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Faire plus avec moins par Richard Strasbourg

Publié le 14 avril 2022

La Classique Richard Strasbourg: Équilibre

De retour, après une année 2021 bien remplie, je vous raconte un peu d’ où je viens, où j’en suis et où je pense que je m’en vais.

 

Histoire d’amour: Marathon

Le 8 août, j’ai complété mon sixième marathon, organisé par ma blonde, Sonia, et moi-même. Elle sur son vélo avec les boissons et la bouffe, moi sur mes pieds.

Il faisait très chaud et j’ai marché plus que prévu, mais nous avons couvert la distance, juste en-dessous de six heures.

On a eu besoin l’un de l’autre pour traverser ça. Heureusement qu’on forme une belle équipe! Ce n’était pas notre premier rodéo, vu que nous avions mis notre partenariat à l’épreuve depuis le printemps.

Comme d’habitude, avant d’arriver chez nous, je suis monté sur le vélo et mon amour a complété la distance en alternant course et marche.

J’étais vraiment fatigué mais tellement fier d’elle, qui n’est pas naturellement sportive.

C’est plus ou moins comme ça que toutes nos sorties de fin de semaine se sont passées, du printemps à l’automne: en équipe et en amoureux, faisant chacun notre bout de chemin et chacun à notre façon.

Rendu là, pour moi, courir la semaine devenait progressivement une job, en solo.

À suivre.

Surdose

Le 19 septembre, quelques semaines avant la date prévue pour mes 50 kilomètres, Sonia et moi sommes partis pour une sortie de 5 heures. Aucune distance spécifique, juste 5 longues heures sur la route. Il faisait déjà moins chaud et toutes les conditions semblaient réunies pour une excellente sortie.

Et puis, après plusieurs années à me préparer pour atteindre cet énorme objectif, je me suis rendu compte que j’étais un peu tanné de courir.

Passionné (obsédé?) comme j’ai tendance à l’être, j’étais fatigué, mentalement.

Tout allait bien ce jour-là, mais j’avais un peu perdu le plaisir de courir et celui de découvrir ma région. J’avais fait le tour. Plus tôt, j’avais quand même découvert des chemins jamais explorés auparavant, mais même ceux-là me laissaient maintenant un peu indifférent. J’ai donc décidé de compléter mes 5 heures, de maintenir le cap mais de changer le plan, et surtout, le décor.

Parcours symbolique

Le lendemain, alors que je sillonnais les rues de mon quartier sur ma trottinette électrique et que je récupérais, j’ai esquissé un nouveau plan: le vendredi suivant, j’irais à Montréal et je marcherais mes 50 kilomètres. Peut-être que je courrais, mais je voulais surtout mettre cette distance derrière moi.

Rendu là, le comment était moins important, tant que c’était fait sur mes pieds.

Le parcours établi était symbolique. Entre l’est de Montréal et mon ancien appartement à Lachine, là où mon amour et moi avons vécu nos premiers moments ensemble (où j’ai habité, quelques années plus tard), en passant par le centre-ville où j’ai grandi et la dernière résidence de ma mère, entre les deux.

C’était une sorte de pèlerinage, sur la route de mes souvenirs.

J’espérais que ce parcours me donnerait une certaine mesure de satisfaction et me libérerait de la pression que je m’étais imposée depuis trois ans.

Ainsi, le matin du 1er octobre, j’ai accompagné ma copine au travail à Montréal. Je me suis stationné près du métro Langelier et je suis parti juste avant 8 heures, pour marcher jusqu’à Lachine et revenir vers mon point de départ.

En route, j’ai fait un détour dans le Vieux-Montréal pour mettre des provisions dans mon sac à dos, avant de poursuivre mon chemin vers le Canal Lachine.

C’était une journée parfaite pour la réflexion et un brin de nostalgie.

Ce parcours, je m’y suis aventuré en vélo pour la première fois alors que je n’étais encore qu’un adolescent, peut-être même un peu avant. J’ai vu ses quartiers passer de  »no man’s land » industriels à paradis du condo. J’ai toujours eu un faible pour les reliques architecturales.

En route pour Lachine et perdu dans mes pensées et souvenirs, je sentais mes mollets se tendre, mais rien pour m’arrêter de marcher et de rêvasser.

Quelque part entre 24 et 25 kilomètres, je suis allé chercher mon dîner, que j’ai mangé sur le bord du canal, accompagné par un écureuil, qui ne semblait pas apprécier mes offrandes de sandwich de salade de poulet.

Mes mollets ont profité de cette pause bien méritée, mais ont éventuellement recommencé à se tendre sur le retour, sans toutefois m’empêcher d’avancer.

Plus tard, ma montre GPS a commencé une interminable série d’avertissements de batterie faible, tout en refusant de capituler.

J’étais inspiré et un peu agacé. Même ma montre voulait que j’y arrive.

Finalement, quelque part aux environs de 40 kilomètres, longeant la rue Notre-Dame, à l’ombre sur la piste cyclable,  j’ai décidé de courir, pour arriver à temps pour la fin de la journée de Sonia et parce que je trouvais le temps long.

Ça faisait déjà environ 8 heures que j’étais sur mes pieds.

J’étais seul ce jour-là, mais Sonia et moi avions communiqué par texto,  à chaque 5 kilomètres et, d’une certaine façon, elle m’accompagnait, une fois de plus.

Quelque part entre 43 et 44 kilomètres, ma montre a finalement décidé de  »puncher sa carte » et j’ai dû faire un peu de mathématiques, considérant les détours effectués sur l’aller et la distance me séparant de l’auto.

J’ai fini par faire un détour supplémentaire, juste pour être sûr, et j’ai aussi décidé que ça serait amplement suffisant pour considérer l’objectif atteint.

J’avais, sans l’ombre d’un doute, parcouru 50 kilomètres sur mes pieds et mon corps s’en souviendrait pendant quelques jours, même si ce n’était pas la fin de cette aventure ou même la fin du monde, pour mon corps de quinquagénaire.

Suite et fin

Après ça, Sonia et moi avons fait quelques longues sorties, ensemble en vélo, et en combinaison course et vélo, mais je me suis rendu compte que la motivation manquait toujours et que cette aventure, comme toute bonne chose, tirait à sa fin.

Nous avons donc profité des couleurs et de la fraîcheur de l’automne pour discuter, entre nous ou avec des étrangers et apprécier le silence ou le bruit du vent. De belles choses simples, comme notre vie de couple, en fin de compte.

Fin octobre, j’ai décidé de retourner au gym. Il commençait déjà à faire plus froid et j’avais besoin de changement. Sonia aussi, je pense.

Nous avons alors recommencé à nous lancer des défis maison: burpees et autres exercices pour garder la forme.

Gym (maison)

Inscrit au gym pour un an, avec la menace de la Covid planant au-dessus de mes paiements mensuels, mon élan a été interrompu pendant quelques semaines, entre la fin du mois de décembre et la Saint-Valentin.

J’en ai profité pour m’entraîner dans notre petit appartement, mais ça s’est plutôt transformé en repos forcé, surtout que je me suis remis à travailler en personne, à pelleter, à déglacer mes vitres et à braver les tempêtes dans ma petite auto.

Tout ça, en fin de compte, a été plus bénéfique que néfaste.

J’avais besoin de repos et de retrouver une forme d’équilibre.

Enfin, au moment de compléter ce texte,  je n’ai presque pas couru sur la route depuis l’automne et je ne me sens pas trop en manque.

Étrange

La Classique

Le mois dernier, en regardant le calendrier de courses organisées en 2022, je suis  retourné dans mes souvenirs de 2021 et j’ai décidé de m’organiser une course, de nous organiser une course, juste pour nous donner un objectif précis, mais plus modeste et raisonnable cette fois-ci.

Ainsi, le dimanche 19 juin, ma douce moitié et moi prendrons la route ensemble pour une belle course de campagne de 25 kilomètres.

Le parcours établi, pour le moment, inclura quelques kilomètres en vélo et en duo, 25 kilomètres de course pour moi et le retour à la maison en vélo, tranquillement.

J’ai nommé l’événement La Classique Richard Strasbourg. Ha!Ha!

Il y aura beaucoup de sorties course et vélo d’ici-là, mais c’est là qu’on s’en va.

En planifiant cette sortie, j’ai réalisé que je préférais continuer cette aventure dans notre coin avec ma blonde que de courir ailleurs, seul avec des étrangers. D’une certaine façon, peut-être que la pandémie m’a renvoyé à un état un peu plus sauvage, comme coureur du moins.

Étrange quand même, parce qu’avec le retour au travail en personne, je me suis trouvé plus sociable et content de voir du monde.

Question d’équilibre, je suppose.

Peut-être aussi que je suis un petit peu plus près de ce qui compte vraiment pour moi, en ce début de cinquantaine: passer du temps avec mes proches et me concentrer sur le voyage, au lieu de la destination.

Conscient du fait que Sonia a commencé à m’accompagner pour se sauver des soucis que lui occasionnaient mes longues sorties, je constate qu’elle a beaucoup apprécié ces moments passés sur la route, à profiter du passage des saisons.

Pour ma part, je compte ces moments parmi les plus beaux que nous avons passés ensemble depuis dix ans, même si certains ont été difficiles.

Nous sommes tombés, à tour de rôle, mais nous nous sommes toujours relevés.

Je dois avouer que j’étais un peu émotif, en rentrant de notre dernière sortie. Content d’avoir fait tout ce chemin avec elle mais un peu triste que ce soit fini, quand même, même si on s’est dit à l’année prochaine, avant même de rentrer chez nous.

Nous avons collaboré à un projet ensemble, comme jamais auparavant, et nous y avons mis notre cœur, pour finalement y trouver chacun notre compte.

En rejouant le film dans ma tête, une semaine plus tard, j’ai réalisé que je n’aurais pas pu demander un plus beau cadeau pour mon cinquantième anniversaire.

En fin de compte, ce partage est devenu, pour moi, bien plus important que l’objectif que je m’étais fixé.

Beau printemps…

Au moment de compléter cette chronique, il me reste environ 78  jours avant la Classique et je repousse le moment du retour sur la route, intimidé par le froid et la pluie. Je passe plus de temps sur le tapis roulant, incliné quand c’est possible.

Mon entraînement au gym est fait en fonction d’atteindre une forme plus globale, un meilleur équilibre, physique et mental aussi.

Vivant dans une petite communauté, j’y trouve même une sorte d’équilibre social, entre le sauvage et le civilisé. Ici, la plupart des gens se saluent, dans la rue, sur le sentier et même au gym.

Ainsi, à quelques pas de la rivière, que j’aperçois de mon tapis roulant, je suis le courant.

Je vous souhaite un beau printemps.

Richard Strasbourg

pour Courir.org

rstrasbourg@hotmail.com

 

 

 

 

 

 

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