Coureurs par ricochet

Ce mois-ci, je vais vous raconter une petite histoire, une histoire vraie, rien de tragique, pas de suspense, pas de gros «punch à la fin». Je trouve que c’est une belle histoire où les noms sont les vrais noms des personnes, car ici pas besoin de les changer pour conserver leur anonymat. Des histoires comme celle-là, les gens qui les vivent peuvent en être fiers.

Alors voilà, en 2009, à mon party de bureau, durant la soirée, je me suis retrouvé à jaser avec Manon, une secrétaire que je voyais au travail, mais avec qui j’avais eu peu l’occasion de parler. On se disait bonjour sans plus.

Devinez le sujet avec lequel j’ai entrepris la conversation? Eh oui, la course à pied! J’explique à Manon que je fais de la course depuis plus de 30 ans, que pour moi c’est un mode de vie, que je carbure à la course et ses endorphines. Et là, je perçois un éclair dans le visage de Manon, qui semble avoir un intérêt pour la course. Je me sens alors comme un gourou qui vient de se trouver un nouveau disciple.

La conversation se poursuit et Manon m’explique que, lorsqu’elle était plus jeune, elle a fait beaucoup d’arts martiaux et qu’elle était en très grande forme, mais qu’avec la vie de famille, le travail, eh bien, la forme physique fut mise de côté. J’invite donc Manon à se remettre en forme par la course et lui offre de la «coacher» dans les mois à venir.

On se retrouve donc à la mi-mars 2010 pour notre premier entraînement extérieur. Celui-ci se fait dans un magnifique sentier (pour ceux qui aimeraient voir ce sentier, ne manquez pas La Classique du Festival le 8 juillet 2012 à Joliette, c’est superbe comme site). Pour ce premier entraînement, je me dis allons-y mollo. Ce que je n’ai pas eu le choix de faire, le sentier fait 2,5 km aller et, à plusieurs reprises, nous devons arrêter, car Manon doit récupérer. Je me dis, nous partons de loin, mais petit train va loin.

Donc, une fois par semaine, entraînement avec Manon à qui je prodigue quelques conseils sur la course afin d’améliorer ses performances (comme boire de l’eau, mais Manon n’écoute pas toujours ce que je lui dis). Au fil des semaines, les résultats sont là, 2,5 km sans arrêt, petite pause de 2-3 minutes et 2,5 km encore. Puis, un soir, j’annonce à Manon que c’est aller-retour sans arrêt. La face de Manon, ce fut comme si je lui avais dit, ce soir on escalade le mont Everest. Bref, après environ 32-33 minutes, nous pouvons nous exclamer comme dans l’émission «Le moment de vérité»: «Et c’est réussi!» Manon venait d’escalader l’Everest avec beaucoup de joie.

À la suite de cette réussite, je suggère à Manon de faire une compétition, pas pour le temps, mais plus pour l’expérience de se retrouver avec plein de monde qui trippe course à pied. Réponse: «Je ne me sens pas prête.» (Cette réponse je l’ai entendue à plusieurs reprises). Mais, au fil des semaines, je garde mon idée pour la compétition, car les temps de Manon s’améliorent toujours. Comme la 1re édition du Classique du Festival aura lieu sur notre parcours d’entraînement, je finis par la convaincre de s’inscrire.

Naturellement, Manon s’entraînait 2 autres fois par semaine chez elle avec son chum Nicolas (coureur par ricochet). Nicolas aussi faisait des arts martiaux plus jeune et était en bonne forme, mais, pour lui aussi, le travail, la famille et la vie mouvementée lui ont fait mettre de côté la forme physique.

Arrive donc la Classique et Manon est inscrite mais pas seule, son chum l’est aussi. Pour moi, le gourou de la course, c’est du deux pour un. Je promets à Manon et Nicolas que lorsque j’aurai terminé la course, je retournerai sur le parcours les chercher pour les encourager. Manon s’en tire assez bien avec un temps sous les 30 minutes. Pour Nicolas, qui a moins d’entraînement, c’est plus ardu et la course fut plutôt une marche. Mais, le point positif, c’est que tous les deux sont emballés par l’expérience qu’ils viennent de vivre et qu’ils veulent continuer l’entraînement et faire d’autres courses (le gourou de la course en moi jubile intérieurement de voir ses adeptes tripper sur la course).

Manon s’est inscrite au 5 km du marathon de Montréal en 2010, temps de sa puce 26 min 57 s. Elle a poursuivi ses entraînements avec son chum en 2011et fait 3 compétitions de 5 km, tous sous les 30 minutes. Elle a toutefois été un peu ralentie par une douleur à la bandelette ilio-tibiale (je lui ai conseillé de faire des étirements, mais, bien qu’elle écoute ce que je lui dis, elle ne le fait pas toujours). Pour ce qui est de Nicolas, le coureur par ricochet, 5 courses en 2011. La première, le 10 km du marathon d’Ottawa en 1 h 27, et la dernière, le 10 km du parc La Fontaine en 1 h 08, près de 2 minutes du km de retrancher. Officiellement, il est inscrit au demi-marathon d’Ottawa en mai 2012.

Dans toute cette histoire, il y a même eu une coureuse par ricochet, Laurie-Anne, leur fille, qui a participé au 2 km du Maski-Courons 2011. J’espère que nous la reverrons en 2012 dans plus d’une compétition. La petite soeur entraînera peut-être son aînée et son grand frère sur les parcours de course en 2012.

Mais ce qu’il faut aussi souligner dans mon histoire, c’est que mes adeptes de la course ne font pas que s’entraîner et courir quelques courses, ils ont également changé leurs habitudes alimentaires: moins de «fast food» et plus de fruits, de légumes et d’aliments sains. Manon me racontait que son chum a perdu plusieurs livres et qu’ils sont très encouragés par leur nouveau mode vie (le gourou de la course se délecte de ce genre de commentaire).

Bref, ce soir de party de bureau de Noël 2009, j’étais loin de penser que j’allais entraîner Manon et son chum Nicolas dans le merveilleux monde de la course. Et pourquoi pas tout le reste de la famille en 2012?

Manon et Nicolas, il y a juste une chose que je ne vous ai pas dite encore: si vous persévérez dans la course, avec les années, possiblement que vous allez utiliser de moins en moins votre carte d’assurance-maladie, vous aurez moins de problème de santé, moins de visite chez le médecin, moins besoin de prendre des médicaments, mais plus d’énergie, plus de tonus musculaire, plus le goût de rire, plus le goût de bien manger et plein de plus positifs.

Lâchez-pas, j’adore vous côtoyer sur les sites de compétitions.

En terminant, en ce mois de mars qui nous annonce la venue du printemps et, par le fait même, la venue de la nouvelle saison de course, je suis allé voir le calendrier 2012 des courses. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je me suis senti comme un enfant entrant dans un magasin de jouets. Je regardais l’ensemble des courses durant les mois à venir et, sincèrement, j’étais émerveillé. Je me disais: «Ah oui! Je vais faire celle-ci et celle-là que j’avais faite les années antérieures, elles sont super le fun. Oh wow! Il y en a une nouvelle qui semble intéressante.» J’essayais de voir si j’allais être capable de participer à toutes celles qui m’intéressaient sans conflit d’horaire.

Le calendrier de course 2012 était devenu mon magasin de jouets et m’excitait (imaginez un calendrier qui vous excite sans qu’il y ait une fille sexy en bikini pour chaque mois). Je me suis dit, tu as 50 ans et tu t’émerveilles encore, ce doit être cela rester jeune.

Yves Pelletier pour Courir.org
Courriel: yvepelletier@hotmail.com

Passion Sport à Radio-Canada

Le 22 février dernier, j’ai fait une entrevue pour l’émission Passion Sport à Radio-Canada. L’animateur René Pothier m’a questionnée pendant 10 minutes au sujet du duathlon. Les recherchistes avaient lu mon article «À la découverte du duathlon» publié par Triathlon Québec le mois passé. Dans ce texte, j’expliquais que le duathlon était une combinaison de course à pied et de vélo. J’en vantais aussi les avantages. J’affirmais, entre autres, qu’il est facile de pratiquer le duathlon, car il regroupe deux disciplines accessibles à tous. Pour la saison 2012, je souhaite que de plus en plus de gens partagent mon enthousiasme pour ce sport. J’ai donc demandé à mon entraîneur, Mathieu Sauvé, consultant en planification sportive chez Peak Centre de Haute Performance, de me donner quelques trucs pour les athlètes qui aimeraient participer à un événement dès le mois de mai.

1- Musculation: C’est le temps idéal pour faire de la musculation. Pendant la saison de compétition, ce sera plus difficile. À cette période-ci, il ne faut pas avoir peur de remplacer une session de course ou de vélo par des exercices qui augmenteront la force et la puissance. Le programme de musculation devrait solliciter le tronc et mettre l’accent sur les muscles inférieurs. Quoi qu’il importe tout de même de renforcir les muscles supérieurs. Comme les bras interviennent pendant la course et le vélo, il faut consolider le tonus au niveau du haut du corps.

2- Vélo: Si vous avez la chance de rouler à l’intérieur, il est recommandé de faire de courts intervalles à haute intensité. Il ne faut pas avoir peur d’y mettre un bon repos. Par exemple, une minute d’effort (à 110 % de la PAM) pour 3 minutes de repos (à 50 % de la PAM) serait approprié. Veuillez noter que la PAM représente la puissance que l’on développe lorsque la consommation d’oxygène atteint sa valeur maximale. Cette puissance est souvent exprimée en watts au cours d’un test progressif.

3- Course: Pour la course, ceux qui ont pris une pause pendant les temps froids doivent recommencer graduellement à faire des intervalles. Encore une fois, il est suggéré d’aller plus rapidement qu’à l’habitude tout en prenant le temps de bien récupérer. Il n’y a rien de mal à marcher entre les intervalles de course! L’important consiste à sortir de sa zone de confort.

4- Cross-training: En février et mars, on construit la base. Si le corps était une maison, il serait juste de dire qu’il faut travailler sur les fondations pour avoir un système solide avant de débuter la structure. Présentement, il faut apprécier les joies de l’hiver en pratiquant des activités sans impact sur l’organisme. Les longues sorties de ski de fond ou de raquette permettront d’oxygéner l’organisme tout en augmentant le volume d’entraînement. N’oubliez pas que vous aurez la chance de courir et de pédaler dehors tout l’été. Si vous commencez trop tôt, il est possible que vous atteigniez votre niveau de saturation avant la fin de la saison. Le but est de garder la forme et d’avoir du plaisir dans ce que l’on fait!

Voilà. J’espère que ces quelques trucs vous aideront à orienter vos entraînements. Le premier duathlon de l’année se déroulera à Sorel-Tracy le 20 mai. C’est une excellente occasion de se tester en début de saison. De plus, cet événement offre des distances variées: initiation, intermédiaire et compétition. Il n’est pas nécessaire d’être dans une forme incroyable. Vous avez seulement besoin d’espadrilles, d’un vélo et d’un casque. Si le niveau compétitif vous effraie, vous pouvez relever le défi dans la catégorie intermédiaire. Il vous faudra alors courir 2,5 km, rouler 11 km et courir 2,5 km à nouveau.

En ce qui me concerne, je vise surtout à performer au Championnat du monde en demi-Ironman au mois de septembre 2012, alors je ne serai sûrement pas à mon meilleur au printemps. Pourtant, je ne manquerai sûrement pas ce premier rendez-vous de l’année en duathlon. Beau temps, mauvais temps, venez vous amuser avec moi!

Merci à Mathieu Sauvé de Peak Performance, Bikram Yoga Montréal, Bicycle Quilicot, Compressport et Bonté Distribution Inc.

Entrevue: http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/SportsExtra/SportsExtra201202221700_m.xml

Peggy Labonté, pour Courir.org
Courriel : pegpeg30@hotmail.com

Le demi marathon des pompiers de Shawinigan, un défi à relever!!!

Le demi-marathon des pompiers se déroulera le dimanche 10 juin 2012 dans le secteur Grand-Mère de la ville de Shawinigan. L’organisation offre plusieurs distances de courses pour tous les types de coureurs, sur un parcours autant en ville qu’en campagne. Le 1 km est offert aux enfants voulant expérimenter tout le plaisir d’une course organisée. Le 5 km offre quant à lui un tracé rapide répondant aux attentes des plus en forme, mais aussi très agréable à courir pour les gens voulant seulement participer à l’évènement pour le plaisir. Le 10km offre la possibilité de courir autant en ville que sur une route de campagne.

Mais l’évènement réside dans le 21,1km. Inspiré du demi-marathon de San Francisco, le parcours traverse un pont , passe devant des maisons centenaires et dans un magnifique parc. La vue sur le barrage de Grand-Mère vaut à lui seul le déplacement! Évidemment il y a aura des côtes et du défi, alors les coureurs doivent se préparer!

Le nombre maximum de coureurs total est de 750, car l’organisation veut offrir un service personnalisé et de qualité aux participants. Les coureurs ne doivent donc pas tarder à s’inscrire afin de réserver leur place!

Des cadeaux aux coureurs, des bourses pour les gagnants et de la nourriture à la fin de la course pour les coureurs seront offerts cette année encore.

Pour plus d’informations et pour vous inscrire, dépêchez-vous d’aller consulter le www.demimarathonshawinigan.ca ou de téléphoner au 819-538-2248 poste 230.

Records et courses exaltantes à LaSalle

 

Records et courses exaltantes à LaSalle

La 33e édition de la Course et marche populaires de LaSalle a offert des spectacles exaltants et des records de participation le dimanche 25 mars dernier, alors que le club local, les Kilomaîtres de LaSalle, a accueilli 1805 fervents de la course à pied et de la marche sous un ciel gris et pluvieux. Des records de participation ont été établis au 5 km (658 participants) et au 10 km (744 participants); de plus, les vainqueurs masculins de ces deux courses ont été déterminés à la toute fin par moins de une seconde.

Au 10 km, Philippe Viau-Dupuis a détrôné le vainqueur de l’an dernier, Said Ali Hadji, par moins d’une seconde grâce à un chrono de 31:31:9 contre 31:32, grâce à un sprint irrésistible dans le corridor d’arrivée. Ryan Noel-Hodge, a pris le troisième rang comme en 2011. Du côté féminin, Myriam Grenon et la triathlète Annie Gervais ont inversé leur place sur le podium par rapport à 2011. Cette fois-ci, Myriam a grimpé sur la plus haute marche grâce à un chrono de 36:34, quelque 5 secondes devant sa rivale. Les deux filles affichaient une forme assez spectaculaire pour le mois de mars puisqu’elles ont retranché environ 30 secondes de leur chrono de 2011.

Au 5 km, Nicolas Morin du Club d’athlétisme Vaudreuil-Dorion, et le triathlète du club ePerformance Jeremy Briand se sont livrés un duel jusqu’à la fin, M. Morin triomphant en 15:31:1 contre 15:31:8 pour son adversaire. Toujours au 5 km, chez les femmes, la lutte a été beaucoup moins serrée alors que Dominique Roy l’emportait assez facilement en 17 min 58, malgré une mauvaise chute à environ 100 mètres de l’arrivée.

Au 1,5 km, les records de parcours chez les garçons et filles ont été pulvérisés par une quarantaine de secondes, alors que Maverick Hoziel, de Laval, remportait la victoire pour une deuxième année consécutive grâce à un chrono de 5 min 23 sec. Il était suivi de près par la gagnante féminine, Jade Custeau, de Trois-Rivières, qui a terminé en 5 min 24 sec.

À la marche de 5 km, Patrick Gaboury, un athlète de l’ex-champion canadien de marche olympique, Jocelyn Ruest, s’est imposé en 31 min 57 sec. Chantal Mark l’emportait chez les femmes en 36 min 53 sec. Les Kilomaîtres avaient embauché Jocelyn Ruest en tant que « lapin » pour tirer les marcheurs.

De nouveau cette année, les Kilomaîtres ont mobilisé une centaine de bénévoles pour fournir tous les services que requièrent un tel événement, et pour la première fois, les participants pouvaient obtenir leur dossard à la Boutique Endurance, sur la rue St-Denis, le vendredi et samedi avant l’événement. Grâce à leurs partenaires IGA Extra Beck, Caisse Desjardins de LaSalle, Future Shop de LaSalle, MédiaMed et au député de Marguerite-Bourgeoys, M. Clément Gignac, et à l’Arrondissement de LaSalle, les Kilomaîtres sont à même d’offrir des services, des prix et une expérience compétitive agréable à tous les participants. Ils espèrent que la communauté de la course sera au rendez-vous pour la 34e édition en mars 2013.

Site web des Kilomaîtres de LaSalle : http://www.kilomaitreslasalle.com

Rosaire

Je ne me souviens plus exactement quand ou comment j’ai rencontré Rosaire Gagné, mais voici ce dont je me rappelle du personnage.

Je me souviens d’avoir fait quelques voyages avec lui, sa femme et quelques autres coureurs, en été pendant mes vacances: Utica, Havelock, Brome, etc. C’était toujours un beau voyage et il y avait à chaque fois une belle gang avec de l’énergie positive plein la voiture.

Je me rappelle l’avoir écouté parler de marathons, jamais en termes de douleur, mais plutôt pour la beauté des parcours et de l’expérience en général. Un peu à cause ces belles expériences, j’ai moi-même commencé à amener du monde en voyage, aux courses et, d’une certaine façon, à essayer de recréer cette belle ambiance dans mon véhicule.

En 2007, je l’ai accueilli à Thibodaux, en Louisiane, avec un groupe de coureurs venus pour le marathon du Mardi Gras à La Nouvelle-Orléans. Je me rappelle aussi d’être allé faire un tour dans le vieux carré pour jouer les touristes avec lui et son groupe de voyageurs. Je me revois aussi lui piquer une petite jasette, quelque part à mi-chemin de ce marathon: un bel échange de motivation, même pour moi qui n’aime pas trop jaser pendant une course, encore moins le marathon. Je pense qu’il en était à environ une centaine à ce moment-là. Moi qui n’en avais que deux ou trois à l’époque, je trouvais et trouve toujours difficile d’imaginer courir 100 marathons et plus. J’ignorais qu’il y avait du monde comme lui qui couraient des marathons tout le temps.

En écrivant ça, je repense à notre dernière rencontre, brève, l’été dernier et aussi à notre dernière conversation, au téléphone, pendant que j’étais à Montréal pour les fêtes de Noël. Je lui ai demandé à combien de marathon il en était, 154 je crois, et je lui ai donné de l’information sur le marathon de la Louisiane à Bâton Rouge en janvier. Il m’a félicité pour mes histoires de course, qu’il a corrigées pendant des années. On s’est souhaité la bonne année.

Je garde en mémoire un bonhomme fort sympathique, tout simple, malgré ses exploits. Un gars qui m’a inspiré quand je me débattais pour atteindre mes objectifs de longue distance. Je ne cours plus de marathons, mais, chaque fois, qu’il me parlait d’un de ceux qu’il avait fait, ça me donnait le goût d’y retourner.

Enfin, je penserai maintenant à lui quand ça ne me tentera pas trop de sortir pour courir ou quand j’aurai besoin de tenir le coup pour un autre mile.

Mes sincères condoléances à tous ceux qui le connaissaient de près ou de loin. Je pense qu’il nous a tous inspirés, d’une manière ou d’une autre.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

ALLIANCE HISTORIQUE EN ATHLÉTISME

Avec à sa tête aujourd’hui l’entraîneur-chef Daniel St-Hilaire, Le club de haute performance Montréal-olympique, présent comme organisation aux Jeux olympiques de 1988 à 2008 avec 18 athlètes, dont Émilie Mondor, Jacqueline Gareau, Bruny Surin et Hank Palmer, a entériné cette semaine un protocole d’alliance avec le club d’athlétisme les Vainqueurs qui a accueilli depuis 1982 plus de 30 entraîneurs et au-delà de 2000 athlètes de tous les âges et de tous les niveaux jusqu’à Nicolas Macrozonaris qui fut des Olympiques de Sydney.

Rencontres espagnoles

Je reviens tout juste d’une escapade de près de trois semaines en Espagne. Couraient dans ma tête plein d’images plus ou moins stéréotypées sur l’Espagne et ses habitants. Par exemple, même si on est en février, j’avais imaginé du soleil mur à mur, des tapas à tous les coins de rue et une énergie débordante à toute heure. Bien sûr, la réalité m’a ramené ces noumènes à des dimensions plus crédibles, les nettoyant au passage de quelques faussetés. Je m’étais fait un plan de voyage à la fois garni et truffé d’espaces à remplir au vif du moment. C’est quand même avec grand enthousiasme que j’ai abordé Madrid.

J’arrête tout de suite, ne suis-je pas en train de chroniquer sur la course à pied? J’y viens, j’y viens. J’étais loin de me douter que la course à pied fait partie du quotidien des Madrilènes. C’est donc en bon touriste tentant d’être anonyme que je me suis lancé un beau matin avec ma conjointe sur la route menant au parc Retiro, en plein centre de la ville. À peine partis, nous voilà à croiser quoi, un jeune homme concentré sur sa foulée, deux dames au mi-temps de la vie trottinant doucement sur la Via Alcala. Rendu au parc, je lance comme ça à ma douce: «Et si on suivait ce joggeur, comme ça on pourrait mieux découvrir le parc?» Sa réplique m’a soufflé: «C’est que, chéri, il y en a 30 à 50 mètres à la ronde et au moins quatre sentiers différents à suivre.» Nous prenons alors le premier devant nous.

La surprise, enfin une des surprises, c’est qu’après quelques minutes j’avais presque complètement oublié que je courrais. C’était une sensation bizarre qui me sortait de mon ébahissement devant les beautés défilant au rythme de mes foulées. J’étais à mi-chemin entre touriste et bougre à l’entraînement et j’étais bien. Tellement que cette sortie nous a servi d’ancrage pour le reste du voyage. Visiter oui, mais le faire aussi en courant. En ce qui concerne le parc Retiro, nous avons découvert un peu d’architecture, d’aménagements paysagers bien conçus et d’autres étonnements, dont quelques oiseaux exotiques, entre autres des paons qui déambulaient en toute liberté.

Une autre particularité de ce parc qui nous a fait dire que les Madrilènes sont de fervents adeptes de la course et de l’activité physique fut de croiser ces joggeurs ou simplement ces passants s’attardant à, comment dirais-je, des mini salles d’entraînement extérieures. On y trouvait des sièges avec pédaliers intégrés, des barres parallèles, des cercles d’acier pour faire bouger les bras, des poutres d’équilibre et j’en passe. Il faut dire aussi et c’est important, que ces stations sont très utilisées et pas seulement par les athlètes d’élite, mais bien plus par M. et Mme Tout-le-monde.

Notre voyage s’est poursuivi sur ce thème reliant deux passions. La découverte et la rencontre des gens et de leur environnement et notre propre expression par la course. L’architecture, les musées, les tapas, les conversations et le transport en commun, enfin tout ce qu’on faisait prenait une nouvelle dimension, celle de l’intégration, celle de s’y sentir bien. Sans être des gens de la place, on s’y sentait à tout le moins à l’aise et c’était là un des buts de notre voyage, de faire des rencontres espagnoles.

Yves Daigneault pour Courir.org
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

Ski de longue randonnée: alternative à l’entraînement

Vous connaissez Clément Pelletier? C’est l’initiateur et le promoteur du marathon de Rimouski, qui en sera à sa 11e édition le 30 septembre prochain. Cet athlète encore très actif, qui ne fait pas son âge et qui ressemble étrangement à Gilles Vigneault, a lancé une invitation à des amis dont je fais partie pour une randonnée d’une centaine de kilomètres en ski de fond dans la réserve faunique Duchénier, à 15 minutes de route de Rimouski.

Cette «eskipade» se faisait allégé: les bagages étaient transportés dans un traîneau tiré par une motoneige. Le rendez-vous du groupe de 9 skieurs avait lieu le 8 février à 10 h au Centre de plein air Mouski, point de départ de notre escapade de cinq jours. Nous avions 19 kilomètres à faire pour nous rendre au premier chalet. Après avoir bouffé chacun notre petit goûter, nous avons emprunté les sentiers tracés et entretenus pour finir dans du hors-piste et du chemin forestier. Le soleil était lui aussi au rendez-vous et contribuait au temps exceptionnellement doux pour cette période de l’année. La fin de la journée a été douloureuse pour moi, à cause des bottes que je n’avais pas mises depuis deux ans. Une ampoule s’est formée au talon, ce qui a nécessité des soins à l’arrivée au chalet.

Mais le mal était fait, et les pansements n’ont pas tenu pour les 26 kilomètres à couvrir le lendemain jusqu’au deuxième chalet. Heureusement, une journée de repos avait été prévue là, puisque nous y couchions deux nuits. Pendant que les amis se lançaient dans du hors-piste sur le grand lac des Baies, je me permettais une petite marche de 2 heures dans les pistes de motoneige et la neige folle. Comme on dit, ça changeait le mal de place.

On revenait sur nos pas les deux journées suivantes, mais avec un raccourci d’environ 4 kilomètres la quatrième journée et une belle finale dans les sentiers tracés pour la dernière. Dans de telles randonnées, des liens d’amitié se tissent immanquablement. Le fait de partager une activité si intense, de se retrouver en plein bois et en tout confort dans de beaux chalets, de mettre en commun nos bouffes et nos vins autour de la même table, d’admirer ensemble la faune curieuse (les chevreuils) à proximité contribue à mieux nous connaître et nous apprécier.

NOUVELLES BRÈVES SUR MES PROCHAINS DÉPLACEMENTS

L’engouement pour le marathon de Boston n’est pas prêt de disparaître. Quel marathonien ne rêve pas de se qualifier pour un tel événement? Nous sommes une cinquantaine de coureurs et une trentaine d’accompagnateurs qui partons le samedi matin 14 avril pour la 116e édition qui aura lieu le lundi 16 avril, journée des Patriotes (Patriots’ Day). Et encore cette année, le 5 km la veille va attirer plus de 6000 coureurs; la période d’inscription pour cette distance est encore ouverte. Même si nous sommes tout près de 80 personnes pour ce déplacement, j’ai encore de la place dans mes deux autocars et mes trois hôtels du centre-ville: bienvenue aux touristes!

Le voyage pour la 18e édition du marathon de Toronto (le 6 mai) est malheureusement annulé, faute de participants. Je devais réunir une trentaine de personnes, coureurs et accompagnateurs d’ici la fin de février. J’avais prévu un départ le samedi 5 mai et un retour le lundi 7 mai. Nous n’étions que 12. J’ai dû annuler l’autocar de 56 passagers et les 15 chambres d’hôtel au centre-ville.

C’est encore plus décevant pour le voyage en France sur invitation des amis de Gascogne: une trentaine de Québécois étaient attendus pour la 37e édition d’un «trail» de montagne dans le pays basque (www.force-basque.org/cdc.asp), les Crêtes d’Espelette. Dix seulement ont répondu à l’appel, mais quatre se sont désistés. Pas question d’annuler cependant! Ce petit noyau de six sera sur place pour sauver l’honneur… à moins que d’autres décident de s’ajouter sur le tard! Nous partons pour Bordeaux le 2 juillet, avec un retour possible autour du 11 juillet; certains prolongent leur séjour en Corse, d’autres à Barcelone…

Londres et Dublin en septembre, ça vous dit? Nous sommes 14 actuellement, pour un départ le 15 ou 16 septembre, un séjour d’une semaine à Londres et les environs, un marathon ou un demi-marathon le 23 septembre à 50 km au sud-ouest de Londres (www.newforestmarathon.org.uk, 30e édition), et un séjour d’une semaine en option en Irlande avec retour à Montréal le 30 septembre.

Nous sommes 20 à partir pour Chicago avec un vol direct le vendredi 5 octobre en vue du marathon le 7 octobre (retour le lundi 8 octobre). Il est trop tard pour obtenir le prix spécial du billet d’avion, mais je pourrais accommoder des coureurs avec mon tarif de groupe pour mes chambres d’hôtel (3 nuits) s’ils s’organisent eux-mêmes avec leur déplacement.

J’ai déjà une quarantaine de participants à mon voyage à New York pour la 43e édition du marathon, juste avec ceux qui se sont assurés d’un dossard grâce à leur qualification. D’autres s’ajouteront en avril s’ils sont favorisés par la loterie. Bienvenue aux touristes!

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : hibourassa@gmail.com
Téléphone : 418-234-2125

Courir un demi-marathon pour la fête des Mères

Le 13 mai prochain, jour de la fête des Mères, aura lieu la troisième édition de la course Au Rythme de nos foulées à Châteauguay.
Cette course est la cinquième étape du calendrier du circuit Endurance du Grand Montréal. Encore une fois, il y aura de magnifiques médailles pour tous les enfants du mini-marathon (1KM) ainsi que tous les participants du demi-marathon. Grande nouveauté, le somptueux parcours du demi-marathon longeant la rivière a été certifié. Faites vites les inscriptions sont limitées à 350 participants. On vous attend en grand nombre!.

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