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Karine Belleau-Béliveau: L’étoile montante

Publié le 9 mars 2012

Look décontracté, regard pétillant et tout sourire, Karine Belleau-Béliveau, notre étoile montante du 800 mètres, m’attendait dans un café branché de la rue Mont-Royal cet hiver. «J’ai malheureusement un début de rhume, tu m’excuseras», me glisse-t-elle à mon arrivée. Eh bien, ça ne semble pas du tout affecter sa bonne humeur ni sa voix! «Je suis présentement en repos d’entraînement de 2 semaines, alors ce n’est pas grave. J’en profite pour faire du yoga et remercier mon corps, ça fait du bien, car je sais que ce qui s’en vient sera très exigeant.»

Karine a connu une année 2011 exceptionnelle marquée par de nombreuses courses sur la scène canadienne et européenne ainsi que plusieurs records personnels. Le plus incroyable dans tout ça, c’est qu’elle en est encore à ses débuts dans le monde de la course à pied, n’ayant commencé à courir qu’en 2008, à 24 ans. «J’ai toujours été active, en faisant de l’aérobie par exemple. Mais je manquais de motivation, de défi. Une collègue au CHUM, où je travaille, m’a parlé que sa fille faisait de l’athlétisme. À ce moment, je ne pensais pas que c’était un sport accessible. Je me suis malgré tout inscrite au 5 km du Montréal souterrain, où j’ai terminé 2e chez les femmes, et j’ai vraiment tripé.»

Karine Belleau-BéliveauKarine Belleau-Béliveau
courir montreal quebec jogging competition courseKarine Belleau-Béliveau Marathon ou 800 mètres?

Elle se voyait déjà courir un marathon, mais voulait progresser tranquillement avec les distances. Afin d’en apprendre plus sur ce sport qu’elle venait de découvrir, elle a joint les rangs du club Les Vainqueurs, dont elle a beaucoup aimé l’ambiance. Jean-Yves Cloutier, son entraîneur actuel qui croit beaucoup en elle, l’a vite remarquée lors d’un entraînement d’intervalles courts. Il a voulu tester sa vitesse au 1500 mètres, puis au 800 où elle s’est définitivement démarquée.

«Je suis chanceuse d’être tombée sur Jean-Yves à mes débuts, car ça m’a évité beaucoup d’erreurs d’entraînement. Il m’a amenée à courir au bon rythme, car je courais souvent trop vite.» Et la vitesse, Karine connaît ça! Son meilleur chrono au 800 mètres est de 2 minutes 2 secondes et 23 centièmes, soit le 4e meilleur temps au Canada et presque un top 100 au niveau international.

Le Canada et l’Europe

«Après les Championnats canadiens d’athlétisme tenus en juin à Calgary, où j’ai terminé 5e au classement général, j’ai pris part en juillet au nouveau circuit de la Ligue Nationale d’Athlétisme. La première course avait lieu à Edmonton, mais elle fut annulée en raison de risques de tornades. C’était la première fois que ça m’arrivait! Finalement, j’ai pris part aux rendez-vous de Vancouver, Victoria, Halifax et Toronto, où j’ai fait d’excellents chronos. J’ai aussi couru à Moncton même si cette ville ne faisait pas partie du circuit. C’était relevé comme compétition, il y a de très bonnes coureuses canadiennes. J’étais fière de moi, mais aussi fatiguée, car j’étais toujours en déplacement entre les villes.»

Ensuite, Karine s’est envolée pour l’Europe, où elle a fait sa première course 3 jours après mon arrivée, soit juste assez pour elle pour se remettre du décalage horaire. «Les compétitions d’athlétisme sont beaucoup plus populaires sur le Vieux Continent. Les stades sont remplis et l’ambiance est magique. Courir sous les acclamations de la foule, c’est motivant! Il y a même des spectateurs qui veulent des autographes! Là-bas, j’ai eu la chance de rencontrer des athlètes de toutes les nationalités, européennes comme africaines. C’est définitivement plus relevé qu’au Canada, ce qui en fait l’endroit idéal pour parfaire ses stratégies de course. C’est vraiment là que ça se passe si tu veux t’améliorer.

«Par exemple, côté tactique, j’ai encore beaucoup à apprendre au 800. À Milan, en Italie, à ma dernière course en Europe le 18 septembre, j’étais très bien partie avec un premier 400 mètres en 57 secondes. J’étais en contrôle, mais j’ai laissé un trou entre moi et la première. Les autres m’ont rattrapée et emboîtée après un tour, puis celle d’en avant s’est mise à ralentir, ce qui m’a fait ralentir à mon tour puisque je ne pouvais plus la dépasser. Je n’ai donc jamais pu rattraper ce retard et j’ai fini en 2 minutes 2 secondes et 23 centièmes sans avoir tout donné.»

Je l’écoute parler et son enthousiasme me contamine. J’ai le goût d’aller courir à mon tour et de tout donner! Est-ce que je pourrais aller moi aussi en Europe dans ces rencontres relevées? «Non, il faut être invité, car les organisateurs tiennent à offrir des courses de haut calibre. Puisque j’avais déjà été en Europe, je m’étais fait des contacts. Là-bas, ça te prend un agent. Malgré tout, à Milan, j’étais sur une liste d’attente. Mais quand on m’a appelée à la dernière minute, j’étais prête à offrir le meilleur de moi-même! Toutefois, même si j’y ai établi mon record actuel, j’ai terminé 6e et j’étais déçue, car je savais que je n’avais pas tout donné. Quand je fais une course, je veux tout donner, tout le temps.

«Sur un 800 mètres, il faut partir à fond et ne jamais relâcher. Il faut apprendre à relaxer malgré l’intensité et l’acide lactique qui alourdit les jambes. Il faut se parler mentalement. C’est un peu ça la difficulté et la clé du 800 mètres. Tu ne peux pas terminer un 800 en te disant que tu aurais pu courir 100 mètres de plus.»

Inépuisable!

Avec autant de compétitions intenses en si peu de temps, n’importe qui serait complètement vidé, mais pas Karine! «On récupère assez vite d’un 800. Quand on est habitué, on peut en faire un autre le lendemain en compétition, et plus on en fait, plus notre corps s’adapte à l’acide lactique. Côté alimentation, je ne suis pas de régime particulier, j’essaie simplement d’avoir une alimentation saine et variée. Et je prends des collations tout de suite après l’effort afin de ne pas connaître de baisse d’énergie. Je dois avouer avoir un faible pour tout ce qui est sucré, comme les fruits et le chocolat, c’est tellement bon!»

Elle garde de beaux souvenirs de ses voyages, même si elle a peu de temps pour visiter quand elle est en compétition. «J’adore la mode et j’ai eu un faible pour l’Italie. Ils ont tellement de beaux souliers là-bas! J’étais gênée de me promener dans les rues de Milan avec mes gougounes!»

Karine Belleau-Béliveau
Karine Belleau-Béliveau
courir montreal quebec jogging competition courseKarine Belleau-Béliveau Les Olympiques

Quand on compare ses chronos avec le standard à réaliser pour se rendre aux Jeux olympiques de 2012, on constate qu’elle y est presque. Le standard A pour Londres est de 1 minute 59 secondes et 90 centièmes, soit environ 2 secondes plus vite que sa meilleure marque. Il doit être réalisé entre avril et juin 2012. «Honnêtement, c’est un rêve, tout le monde veut faire les Olympiques, mais je ne sais pas si je vais y aller, j’ai peut-être 25 % de chances de le réaliser. Mais c’est clair que si je vais à Londres, juste y participer, on va me voir pleurer! De façon plus réaliste, je vise les Championnats du monde d’athlétisme de 2013 à Moscou, puis il y a les Jeux de 2016 à Rio de Janeiro.»

Puisque Karine a présentement 27 ans, cela lui donnerait 32 ans en 2016. Est-ce trop âgé? «Les meilleurs au monde ont en moyenne entre 28 et 32 ans, ce qui serait mon cas à ce moment-là. Mais ce n’est pas tant l’âge que le nombre d’années d’entraînement qui te fait atteindre ton plein potentiel. En moyenne, il faut compter 10 ans avant de devenir un athlète de pointe, d’optimiser l’entraînement et tous les aspects de la discipline, comme les stratégies et l’alimentation. Puisque ça ne fait que 4 ans dans mon cas, je ne crois pas l’avoir atteint. Je tiens à ce que ma carrière dure le plus longtemps possible, alors je ne compte pas sauter d’étape et tout risquer pour Londres.»

Même s’il y a un standard B de 2 minutes 1 seconde et 30 centièmes qui permet d’obtenir un laissez-passer pour Londres, Athlétisme Canada ne le reconnaîtrait pas dans le cas de Karine. La raison? À 27 ans, elle est considérée comme avoir déjà atteint son plein potentiel. Techniquement, elle n’est donc plus une étoile montante. Mais il suffit de lui parler pendant quelques minutes pour voir les étincelles dans ses yeux et comprendre que c’est le standard A qu’elle vise, à plus ou moins long terme. «En avril 2012, j’aimerais prendre part à des compétitions relevées en Californie, puis retourner en Europe au mois de mai où j’aimerais briser les 2 minutes.»

Tout donner pour son sport

Mais comment fait-elle financièrement pour en faire autant et partout dans le monde? «Tous ces voyages, ce n’est pas donné. Étonnamment, l’Europe est plus abordable pour moi, car tout est proche là-bas. J’ai suis choyée d’avoir un employeur très compréhensif qui m’encourage dans mon aventure et qui me permet de prendre des congés sans solde. J’ai aussi la chance d’avoir plusieurs petits commanditaires, comme Asics pour tout l’équipement. Car même si je cours principalement des 800 mètres, ça use autant les souliers sinon plus que de courir des marathons!

«J’aimerais m’entraîner à temps plein, mais ma réalité, c’est un travail 35 heures semaine. Parfois, je dois me contenter de nuits de 5 heures avec les entraînements, ce qui n’est vraiment pas l’idéal. Normalement, un athlète de pointe a besoin de bonnes nuits et même de siestes en après-midi pour bien récupérer entre les entraînements. Je me considère donc chanceuse d’arriver à performer au niveau que je suis sans pouvoir me consacrer entièrement à mon sport.

Varier les distances

Même si elle se donne corps et âme au 800 mètres, Karine aime varier les distances. Elle pratique sa vitesse sur 400 mètres et même sur 200 afin de travailler sa technique et sa foulée, question d’aller chercher quelques dixièmes de seconde ici et là. «J’aime la sensation du sprint, l’adrénaline, c’est grisant. Ça me fait sortir de ma zone de confort et c’est là que c’est payant. Je fais aussi des courses sur route de 5 km dans ma hors saison, pour le plaisir et varier les distances. Ça cadre bien dans mes entraînements de 800 mètres. Comme le 5 km du Marathon de Montréal dont j’aime l’ambiance et que j’ai remporté en 2011 pour une 4e année de suite. Ça me fait décrocher et ça me donne de l’endurance, j’aime ça! Courir un 5 km, ce n’est pas le même genre de concentration que sur un 800 mètres. Il faut avoir un rythme le plus régulier possible et être patient. Quoique, pour un marathonien, c’est probablement l’inverse! Sinon, je cours à l’extérieur, été comme hiver, à l’exception des intervalles que je fais sur piste. D’ailleurs, c’est tellement beau les paysages enneigés, il ne faut pas s’en priver!»

Pour Karine, il n’y a rien de plus important que de profiter de chaque réussite, «car on ne sait jamais ce qui peut arriver. Au fond, je suis contente de simplement m’améliorer, ce qui m’amène à lacer mes souliers jour après jour». Je vous invite à suivre sa quête vers l’excellence sur son site Internet à l’adresse suivante: www.karinebelleaubeliveau.com.

Derniers développements

À la suite de notre rencontre, le destin a souri à Karine: un commanditaire majeur, LesPAC, une filiale de Mediagrif, s’est manifesté pour l’encourager. Cette importante commandite lui permettra donc de diminuer substantiellement ses heures de travail et de se consacrer pleinement, de mars à septembre 2012, à un camp d’entraînement et à des compétitions internationales. Ce coup de pouce providentiel lui permettra de rivaliser à armes égales avec les meilleures au monde et peut-être d’atteindre les objectifs audacieux qu’elle s’est fixés. Je lui souhaite!

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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