Prochain départ par Catherine Collin et Victoria L- Chartrand
L’encouragement des parents est un aspect fortement lié au développement sportif des enfants. Qualifiés pour des compétitions de haut niveau ou débutant un nouveau sport, les jeunes ont besoin de soutien. Ce dernier se traduit à travers plusieurs facteurs ou actions qui engendreront divers impacts sur les entraînements, les performances et le niveau d’intérêt du jeune.
À la découverte de ce monde vaste, la plupart des enfants ont besoin de l’approbation de leurs parents lorsqu’ils entreprennent de pratiquer un sport. Si les géniteurs ne semblent pas s’intéresser au sport que leur jeune pratique, ne le questionnent jamais, ou ne lui remontent pas le moral, le jeune le remarquera. L’enfant sera ainsi dépourvu d’une certaine motivation extrinsèque qui lui aurait été visiblement bénéfique. Une petite félicitation lors d’une fin de saison ou la présence d’un parent lors d’un évènement sportif auquel l’enfant prend part s’avère certainement plus important pour lui qu’on puisse le croire.
À l’inverse, mettre trop de pression sur son enfant pour que celui-ci performe toujours de plus en plus peut être très néfaste. Les parents trop exigeants envers leur progéniture nuisent aux performances du jeune et le découragent en lui faisant sentir que chaque épreuve est échouée par celui-ci. L’idéal est de trouver le juste équilibre entre l’encouragement et le soutien, ainsi que la pression de la performance. Soyez présent pour votre enfant sans devenir une source de stress pour lui.
Dans une autre optique, l’Association canadienne des entraîneurs formule une partie de leur vision ainsi : « Les parents qui agissent comme des « gérants d’estrades », qui critiquent l’adversaire ou qui lancent des injures aux officiels et aux entraîneurs, donnent aux enfants des exemples de mauvaise conduite. » En effet, une attitude positive de la part d’un parent pousse son enfant à adopter un comportement plus adéquat et avoir un respect pour l’éthique de son sport. Le non-respect de l’adversaire ou des règles est à proscrire et mène plutôt vers l’échec que la réussite.
Selon nous, l’exemple d’un parent pratiquant une activité physique valorise un ensemble de valeurs positives transmissibles à l’enfant. Si celui-ci côtoie quotidiennement une personne qui s’adonne à des activités, il sera porté à prendre ce comportement comme modèle. L’enfant, et même l’adolescent, se parfait en imitant les gens avec lesquels il est fortement lié; dans le cas des enfants, les parents. L’environnement familial est donc le lieu de prédilection des enfants pour la reproduction d’une manière d’agir ou de penser. Il faut se montrer persévérant plutôt que défaitiste dans les situations courantes de la vie. La confiance et la motivation qui accompagnent la persévérance est un beau cadeau à donner à son enfant.
D’un autre côté, pratiquer une activité physique s’accompagne d’une alimentation saine; un autre point mélioratif pour la vie d’un jeune qui naît dans l’aire de la malbouffe circulant en quantité industrielle de nos jours. Ajoutons que les parents, en pensant ainsi au bien-être de leur enfant, prennent mieux soin d’eux-mêmes en étant actif et en s’alimentant sainement. C’est d’une pierre, deux coups !
Peut-être allez-vous vous dire : « À quoi bon mettre tant d’efforts, si mon enfant manque de reconnaissance ? » Quand on veut le meilleur pour un être cher, on se dédie sans rien attendre en retour. Et détrompez-vous, en patientant un peu, vous récolterez ce que vous aurez semé. Pour l’instant, soyez comblé par la fierté que vous procure votre enfant en le voyant s’épanouir.
Catherine Collin et Victoria L.-Chartrand pour Courir.org
Courriel : prochaindepart@live.ca



![1385712_10151937561484840_193889939_n[1]](http://courir.org/wp-content/uploads/2013/10/1385712_10151937561484840_193889939_n1.jpg)