15 km au pied du mont Saint-Hilaire: Fermeture et futur
Fermeture
Comme à chaque automne depuis mon retour au Québec en 2014, je répète et m’habitue à certains rituels, comme le ramassage des feuilles, l’installation des pneus d’hiver et la fermeture de ma saison de course qui, autrefois, était plutôt l’ouverture de ma saison de longue distance.
Dans cet esprit, le dernier événement auquel je participe, c’est le 15 km au pied du mont Saint-Hilaire qui, cette année, avait lieu le 30 octobre.
Bien que je n’aie jamais parcouru les trois boucles de 5 km d’un trait pour cet événement, j’avais déjà tenté le premier tiers à reculons l’an dernier, avec un certain succès et beaucoup de plaisir d’ailleurs, surtout avec les coureurs et coureuses déguisés.
Cette fois-ci, j’ai décidé de répéter mon expérience de la Classique du parc La Fontaine en me réchauffant sur le parcours du 10 km par devant et en complétant avec la boucle de 5 km à reculons. Je sais, c’est un peu bizarre de courir une plus longue distance pour se réchauffer que pour la course au programme, mais au moins il fait moins froid quand on bouge! Je dois dire que mon expérience de l’an dernier m’a aidé sur ce parcours un peu incliné. Évidemment, puisque c’est au pied d’une montagne. Il aurait été surprenant et même décevant de ne pas avoir au moins un peu d’inclinaison.
Toutefois, les plus gros défis se trouvaient ailleurs, dans les petits espaces à deux sens, sur les pistes cyclables, sur les petits sentiers qui mènent vers la fin, aussi entre les cônes et les participants qui alternent entre marche et jogging.
Mais, au fil des ans, cette catégorie de participants, c’est un peu devenu ma gang. C’est à eux (et elles) que je parle et c’est eux (et elles) que j’encourage et qui m’encouragent, surtout à l’approche de la ligne d’arrivée. On échange des blagues, ils me posent des questions, surtout sur les raisons qui m’amènent à courir comme ça: à l’envers. Et même quand ils ne m’adressent pas la parole, je peux voir dans leurs yeux, parfois, que leur motivation est de ne pas finir la course après le coureur à reculons. Quand je vois ça, je me dis que ça sert à quelque chose la rétro-course, en fin de compte.
Futur
Puis, je pense à la prochaine saison, en me demandant depuis un moment déjà, comment ça pourrait bien servir encore plus et à qui.
C’est ainsi qu’après avoir échangé quelques courriels et passé quelques coups de fil, je vois un projet se dessiner pour l’an prochain.
En gros, j’ai décidé de mieux répondre à la question qui revient le plus souvent: pourquoi tu cours comme ça? En deuxième position: es-tu malade? Ha!Ha!
Courses Thématiques
Ainsi, la saison prochaine, mon objectif sera de participer à tous les événements du circuit des Courses Thématiques (www.coursesthématiques.com) à reculons (sauf le Trail de Pâques de Bromont!). Je le ferai pour aider la Fondation Terry Fox (http://www.terryfox.org/index_Fr.html) à amasser des fonds pour la recherche sur le cancer. Je prévois bien sûr rajouter une des courses Terry Fox de Montréal à mon calendrier, en septembre, et qui sait, peut-être même une petite surprise en octobre, si les choses vont bien! Mais pour ce bonus, je me garde quand même une petite gêne, pour le moment.

Pourquoi la fondation Terry Fox?
D’abord, parce que j’ai énormément d’admiration pour Terry Fox et ce qu’il a entrepris et qui continue à inspirer beaucoup de monde.
Ensuite, parce que les gens de la fondation que j’ai rencontrés ont démontré un enthousiasme inégalé pour le type de projets que je leur ai présentés jusqu’à maintenant.
Et enfin, parce que le cancer touche pas mal tout le monde, de près ou de loin.
En attendant
En attendant le printemps, je continue à réfléchir aux détails de cette aventure, qui devrait commencer en avril 2017, avec le Tour de l’Horloge, dans le Vieux-Port de Montréal.
Pour le moment, je vous souhaite un bel hiver.
Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel: rstrasbourg@hotmail.com


