Archives par mot-clé : sprint

Le triathlon à la portée de tous par Peggy Labonté

Spartan sprint de Québec

Est-ce que le Trifecta vous dit quelque chose? Si non, c’est que vous n’avez jamais participé à une course à obstacles Spartan et vous manquez un défi palpitant. En ce qui me concerne, le samedi 4 juin dernier, j’ai pris le départ de la Spartan sprint de Québec avec mon conjoint et je me suis rappelé à quel point ça pouvait être drôle… et douloureux à la fois. Avant tout, il faut savoir qu’une Spartan, c’est un parcours avec de la course, des obstacles et de la boue. Je vous dirais que les vêtements blancs ne sont pas de mise ici… Trois distances étaient offertes: sprint (5-7 km, 15 obstacles), super (13-15 km, 20 obstacles) et beast (20-22 km, 25 obstacles). Ces nombres sont approximatifs, car les organisateurs ne révèlent aucun détail à l’avance. «Vous saurez à la ligne d’arrivée», comme le dit la devise Spartan. Ici-bas, je vous raconte comment j’ai vécu l’avant-course, la course et l’après-course de cette expérience hors du commun.

L’avant-course

Faire une course à obstacles n’était pas une première pour moi. J’avais déjà essayé la longue distance (beast) en 2012 et j’avais adoré. Cette année, je me suis inscrite dans la vague élite en considérant mon bon niveau de forme. Je suis arrivée sur le site à 7h30. L’inscription a été rapide et j’ai reçu un bandeau de tête sur lequel était imprimé mon numéro de participante. C’est pratique pour nous identifier et recevoir des photos gratuites après l’évènement. Par la suite, je suis entrée dans la zone pré-course. J’ai été enchantée de voir qu’on pouvait pratiquer des obstacles avant la compétition. J’ai essayé de lancer un javelot dans une balle de foin, d’escalader un mur horizontal de gauche à droite et de marcher sur une slackline. L’ambiance était décontractée et une autre participante a même eu la gentillesse de m’enseigner quelques trucs.

La course

Le départ fut annoncé à 9h au bas de la station de ski Stoneham. Dans les courses Spartan, les départs sont donnés à chaque 30 minutes. J’aime que nous partions en petits groupes. Je n’ai jamais attendu à un obstacle et je pouvais aller à mon rythme. Pour le premier kilomètre, il fallait monter la montagne. Ça n’a pas été long que le peloton s’est mis à marcher. J’avais hâte d’arriver en haut et de voir des obstacles.peggy-spartan-2016-1

 

J’ai dû être patiente, car il fallait redescendre en courant dans le bois pour enfin avoir un mur à sauter. J’étais rassurée de voir des surveillants à chaque obstacle parce que certains athlètes ont tendance à tricher. Le règlement est pourtant clair pour les élites: lorsqu’une épreuve n’est pas réussie, le participant est supposé faire 30 burpees, et il y a une façon précise d’effectuer ces sauts de grenouille. Les voltigeurs de Québec (Forces canadiennes) se trouvaient sur les lieux pour vérifier les exécution.

peggy-spartan-2016-2

Ayant raté 2 obstacles, j’ai dû faire 60 burpees. Un des surveillants était très aimable et m’encourageait. Je l’ai remercié avant de continuer la langue à terre et les bras morts. Pendant ce temps, j’ai été un peu choquée de voir ma voisine contredire sèchement un soldat qui lui demandait de reprendre 2 burpees mal accomplis. Il faut respecter les règles du jeu!

Quoi qu’il en soit, je me sentais comme une gamine lorsque je rampais dans la bouette sous les barbelés, que je grimpais une corde, que je transportais des sacs de sable et que je traversais un feu. Je m’amusais vraiment, mais je dois admettre que j’avais les jambes en compote, alors que je n’avais pas encore fait la moitié du parcours. Je crois avoir monté et descendu la montagne 3 fois. Ces courses à obstacles sont accessibles à tous, mais il faut s’attendre à faire un effort physique considérable et à être endolori pendant plusieurs jours.

peggy-spartan-2016-3

L’après-course

Après 1h30 de parcours tortueux, j’ai traversé la ligne d’arrivée. Même s’il y avait 2 points d’eau dans la montagne, j’avais soif et faim. J’assumais, à tort, que ce sprint me prendrait environ 45 minutes. Si c’était à refaire, j’apporterais des gels et de l’eau parce que j’étais clairement en déficit d’énergie. Malgré la fatigue, j’ai ramassé mon t-shirt de finissante, ma médaille de participante, puis j’ai rejoint mon conjoint couvert de boue.

Un peu plus tard, un participant m’a appris que les médailles Spartan ont maintenant 2 parties, car une des parties sert à former un ensemble appelé le «Trifecta». L’objectif de plusieurs sportifs consiste à réaliser les 3 distances Spartan pour obtenir les 3 morceaux de médailles qui symbolisent les accomplissements.

Avant de terminer, j’ai remarqué que plusieurs participants se procurent la passe de saison, car elle est très avantageuse si on fait 2 ou 3 courses. Les habitués finissent par se reconnaître et chaque compétition s’avère un prétexte pour se rencontrer. Mon ami Mathieu Tourangeau a même créé le groupe Facebook «Course à obstacles Québec (Spartan Québec)» et près de 2600 membres ont joint la communauté. C’est une excellente référence pour ceux qui commencent.

Pour terminer, c’est impressionnant de voir comment les courses à obstacles se sont développées depuis 2012. C’est tant mieux parce que les compétitions deviennent une raison pour s’entraîner, sortir de sa zone de confort et adopter un mode de vie sain.

Et vous, ferez-vous partie du mouvement Spartan cette année?

Pour plus de détails sur les courses Spartan, visitez: http://spartanrace.ca/?lang=fr

Peggy Labonté pour Courir.org