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Joyeuse Pâques

Bonne route !

À vous tous cher amis (es) coureurs et coureuses.

Profitez-bien de ce congé Pascal pour vous rassembler en famille et amis (es). Après quelques pas de course le chocolat est toujours meilleur. Pourquoi pas essayer

De notre côté nous célébrons les 25 années de Courir.org tout au long de la saison 2025, Restez à l’affût des annonces spéciales dans les semaines à venir.

Petit plaisir de la course par Martine Lessard

Bilan du plaisir
Pour cette quatrième saison de course, mes attentes étaient élevées. Peut-être un peu trop d’ailleurs au moment d’en faire le bilan. À plusieurs reprises au cours de la saison, Danielle, notre «Maman poule», nous rappelle qu’il n’y a jamais une course comme l’autre. Même lorsqu’on s’inscrit à une même compétition, plusieurs éléments peuvent venir influencer le résultat. Par exemple, notre niveau de sommeil la veille d’une course, notre entraînement préparatoire, notre alimentation et que dire de Dame nature et de sa météo.

Malgré que je suis consciente pour chacune de mes participations de l’influence de ces facteurs, mon petit (pas si petit que ça finalement!) côté compétitif fait en sorte que j’espère toujours faire mieux que ma course précédente, que mon meilleur résultat sur chaque distance. Cette saison, j’ai connu un nouvel élément qui fait partie de la course à pied: le plateau!

Les objectifs que je m’étais fixés répondaient aux critères normalement attribués à des indicateurs de performance, en ce sens qu’ils étaient SMART. Quand j’y pense, peut-être n’aurait-il pas fallu que je les partage pour que j’aie plus de chance qu’ils se réalisent. Eh oui, en plus d’être compétitrice, je suis un brin superstitieuse. Bref, ce que je voulais atteindre me paraissait assez simple: battre mon meilleur temps sur 5 kilomètres, faire le 8 km de Myrtle Beach en 40 minutes, compléter un 10 km près des 50 minutes et, finalement, avoir un meilleur temps que l’an dernier pour le demi-marathon de la Course de l’Armée du Canada d’Ottawa.

Ai-je réussi en tout ou en partie mes objectifs? Non, je n’en ai réalisé aucun. Lorsqu’on regarde ma performance de la saison, ce n’est pas si mal, car pour plusieurs courses, j’ai réussi à obtenir des résultats similaires à l’an dernier. Ce qui m’agace, c’est que les coureurs expérimentés qui m’entourent m’ont souvent dit que, généralement, ceux qui débutent connaissent une progression au cours des sept premières années, alors pourquoi ce plateau lors de la quatrième saison?

Ma dernière course de la saison (jusqu’ici) est le demi-marathon, et j’ai fait un temps de 2 h 14 et 24 secondes. Soit environ 9 minutes plus lent que mon temps de l’an dernier. Malgré que plusieurs m’aient encouragée en me disant qu’il s’agissait tout de même d’un bon résultat compte tenu de la chaleur qui régnait en ce 18 septembre, je dois avouer que je n’ai pas eu beaucoup de plaisir lors de cette épreuve, et encore moins de plaisir face au chrono réalisé.

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Je dois avouer que même un mois après l’événement (au moment d’écrire ces lignes), je n’arrive pas à trouver du plaisir face à cette course. Je me suis également demandé comment j’allais être en mesure de vous écrire au sujet d’un «Petit plaisir de la course», puisque mes performances en compétitions durant la saison 2016 n’étaient pas en mesure de m’en procurer.

J’ai également traversé une période de remise en question sur ma capacité à courir des distances de plus de 10 kilomètres en compétitions. Heureusement, je compte dans mon entourage des coureurs chevronnés (merci, Danielle et Pierre) et des amies coureuses (merci, Claire et Annie) qui ont su me rassurer qu’il pouvait être normal d’atteindre certaines zones de plateau et qu’il ne servait à rien de se laisser décourager. La présence de mes amis coureurs lors d’une sortie d’entraînement dominicale a su mettre un baume sur mes déceptions.

En terminant, bien que je ne dresse pas un bilan positif par rapport aux objectifs fixés en début d’année, le plus important est que j’éprouve toujours autant de plaisir à courir, soit seule ou avec le groupe des Poussins. En ce sens, mon plaisir demeure intact, alors je crois que je devrai me rappeler ce bilan avant d’entreprendre la prochaine saison.

Je dois donc retenir que plaisir de courir ne doit pas être synonyme de plaisir de performer.

Martine Lessard pour Courir.org
Courriel: martyrun@videotron.ca

Petit plaisir de la course par Martine Lessard

Déranger le plaisir

Pour le début de cette chronique, je ne ferai pas preuve d’originalité, je vais plutôt être un peu redondante par rapport à mes précédents écrits. La course à pied est un sport solitaire où, de façon générale, nous sommes seuls avec nous-mêmes. Dans la majorité des cas, même lors de courses officielles, l’objectif est d’obtenir un résultat personnel, de franchir la ligne d’arrivée plus rapidement que notre dernière participation à cette course ou à notre meilleur temps sur cette distance. Bien souvent, même l’entraînement pour atteindre ces objectifs se fait en solitaire. Pour certains, c’est même le fait d’être seul durant l’exercice de cette activité qui les séduit. Pour d’autres, c’est de se retrouver en groupe pour courir qu’ils préfèrent, et cela même pour des compétitions où ils préfèrent demeurer groupés pour franchir la distance sans chercher à obtenir leur meilleure performance.

Où est-ce que je me situe? Réellement, un peu entre les deux! Je ne saurais me passer de mes sorties dominicales avec Les Poussins (chronique Plaisir partagé) avec qui je suis en mesure de faire de bonnes distances de course sans réellement m’en apercevoir. J’ai constaté au fil des années que j’aime bien courir avec les autres, mais il arrive que je tienne à courir seule, comme si j’avais un besoin de me retrouver. Cependant, il est certain qu’en raison de mon aspect compétitif (voir ma chronique «Quelques secondes du total plaisir»), j’ai tendance à être plutôt solitaire lors de compétitions, car j’aime bien la sensation de dépassement lorsque j’arrive à améliorer ma marque sur un 5 ou un 10 km.

La course à pied est devenue une partie essentielle de mon équilibre physique et mental, et c’est pour cette raison que les gens qui m’entourent doivent composer avec le fait que j’y fais régulièrement référence. Il arrive fréquemment lors de conversation que quelqu’un me dise: «Sais-tu, Martine, j’ai commencé à courir!» Je trouve toujours agréable que quelqu’un essaie l’activité qui me procure tant de plaisir, alors je m’empresse de répondre: «On fait une sortie de course quand tu veux». Je suis toujours abasourdie par la réponse qui vient ensuite: «Bien non, c’est impossible, tu cours bien trop vite pour moi» ou encore «Bien non, tu vas trouver ça plate de courir lentement avec moi».

Lorsque je souligne que si nous courons ensemble, le but est de passer un moment agréable à faire une activité passionnante. Je souligne que mon désir de courir avec eux ne se veut pas un moment pour leur démontrer ce que je peux accomplir, non plus un moment pour moi de m’improviser coach. Malgré cela, je sens toujours un peu de scepticisme de leur part. Fidèle à ma personnalité, ma réaction est toujours, dans un premier temps, de ne pas insister de peur de déranger. Je fais également une introspection afin d’identifier ce que je peux envoyer comme message pour que mon invitation soit ainsi rejetée. Je suis consciente que ma façon de parler de l’importance de mes résultats en compétitions peut effrayer. Cependant, dans ma tête (un peu tordue parfois), ça n’a rien à voir avec le plaisir que je pourrais avoir de courir avec eux.

Dans mes réflexions vient aussi le moment où je me dis que c’est peut-être parce qu’ils préfèrent l’aspect solitaire de la course à pied. Si tel est le cas, alors pourquoi tout simplement ne peuvent-ils pas me répondre: «Merci Martine, mais pour moi, la course à pied, c’est seul que ça se passe».

Considérant la place qu’occupe la course à pied dans ma vie, jamais je ne voudrais que ma volonté d’accompagner quelqu’un pour une sortie vienne d’une façon ou d’une autre déranger son plaisir.

Dernièrement, une amie proche a finalement cédé à mes demandes répétées de courir avec elle. Oui, avec elle, je me suis permis d’insister, car je la connais depuis plusieurs années et je savais que notre belle relation n’allait pas se trouver entachée par mon insistance. Au départ, je la soupçonne d’avoir accepté uniquement pour que j’arrête de lui demander. Je dois avouer que le matin de cette sortie de 5 kilomètres, j’ai même ressenti un peu de culpabilité d’avoir tant poussé pour courir avec elle. Avant de partir, je voulais qu’elle soit à l’aise, alors je lui ai rappelé que je voulais m’adapter à sa façon de courir, que je voulais que l’on apprécie ce moment ensemble. Pour ma part, cette course fut fort agréable et je crois bien qu’il en a été de même pour elle. «Sandra, on remet ça quand tu veux!»

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J’ai décidé de faire cette chronique, car j’espère être en mesure de convaincre tous ceux à qui j’ai lancé une invitation, que peu importe la distance qu’ils sont en mesure de courir ou encore la vitesse à laquelle ils sont en mesure de le faire, je peux m’adapter. Le but étant de profiter de leur compagnie pour effectuer ma belle activité. Ils n’ont rien à craindre, la dernière chose que je souhaite, c’est de déranger leur plaisir!

Martine Lessard pour Courir.org
Courriel: martyrun@videotron.ca

Motivaction par Victoria L.-Chartrand et Sarah David-Riel

Le sourire est sur vos lèvres dès que vous bougez?

«Avoir du plaisir»: Ce sont les premiers mots que vous devriez avoir en tête lorsque vous parlez de sport. Course, soccer, basketball, natation, sport individuel ou en équipe, la pratique d’une activité physique devrait accrocher un sourire à votre visage. Vous êtes peut-être la personne qui se demande comment ce joggeur à l’air si enjoué peut faire sa course matinale à 6h. Comme solution, vous n’avez qu’à simplement rendre votre séance d’entraînement amusante et agréable afin que celle-ci ne soit plus une tâche, mais bien un passe-temps plaisant vous donnant toujours le goût d’en faire plus!

Minute papillon! C’est facile à dire, mais comment y arriver vraisemblablement? Voici des petits conseils que vous pourrez appliquer au quotidien pour retrouver votre sourire.

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Premièrement, le sport que vous tenter d’aimer correspond-il vraiment à votre personnalité ainsi qu’à vos compétences? Un sport individuel pratiqué seul permet de se retrouver, de repousser ses limites personnelles en plus d’apprendre à se connaître. Un sport collectif ou un sport individuel fait avec un groupe vous permet d’épanouir vos relations sociales, d’avoir le respect des autres et de suivre un encadrement.

Deuxièmement, quel qualificatif choisir: loisir ou performance? Dans nos sociétés stressantes et toujours à la recherche de la perfection, vous devez trouver ce qui vous permettra de décompresser face aux contraintes familiales, scolaires, professionnelles, du trafic, etc. Gardez à l’esprit que faire du sport, c’est comme jouer! Si vous êtes une personne recherchant la persévérance, le goût de l’effort, vous mesurer face aux autres tout en gardant un esprit positif même si vous perdez, la performance peut être bien pour vous. Par contre, si vous êtes plutôt du genre à vous sentir stressé de ce que les autres penseront, de croire que vous n’êtes pas à la hauteur ou pas prêt, laissez tomber vos pensées négatives et choisissez plutôt un sport amateur. Des activités sportives amusantes peuvent être un facteur de réduction du stress, mais seul vous savez ce qui vous plaît.

Troisièmement, la méthode «essai-erreur» s’applique autant pour votre pratique sportive. Afin de ne pas être découragé quand vous ne progressez pas, il faut se concentrer sur ce qu’on désire sentir quand on joue ou fait. Pensez à la foulée quand vos pieds touchent le sol, à votre respiration, à votre visage détendu lors de la course. Laissez les sensations vous submerger; les tensions diminueront et l’effort physique semblera plus facile et plus plaisant.

Allez hop, essayez le plus d’activités physiques possible pour trouver celles qui vous rendront heureux au maximum.

Liens intéressants:

http://www.fr.weightwatchers.ca/util/art/index_art.aspx?tabnum=1&art_id=652&sc=3040

http://www.vosquestionsdeparents.fr/dossier/628/loisir-ou-competition-le-sport-doit-rester-un-plaisir

L’important, c’est de sentir votre corps et d’être en harmonie avec votre esprit tout en souriant. 🙂

Victoria L.-Chartrand et Sarah David-Riel pour Courir.org
Courriel: duo.motiv.action@gmail.com