Année marathon de plaisirs
Au moment où vous lirez cette chronique, il me sera possible d’affirmer: «On y est!!!» Dans environ une année, soit en janvier 2018, je compte bien participer à mon premier marathon. Je pense qu’une des raisons qui me pousse à vous en parler dès maintenant, c’est qu’ainsi il me sera plus difficile de me défiler. Même une année à l’avance et même si j’en connais la date depuis un certain temps, je ne peux affirmer que je suis totalement confiante face à ce défi.
Je me dois d’être honnête, lorsque j’ai commencé la course à pied, à faire des compétions de 5 ou 10 km, je ne pensais pas que quelques années plus tard, j’aurais l’intention de faire un 42,2 km. À bien y penser, je me souviens que dans l’état où j’étais à la ligne d’arrivée de mon premier 5 km en mai 2013, je n’y songeais pas du tout.
Quand l’idée de participer à un marathon a-t-elle pris suffisamment de place pour que je me décide? Oh… un certain temps! Au début, j’avais de la difficulté à même réaliser que je serais en mesure de courir un 10 km. Puis, en 2014, j’ai participé à ma première course sur cette distance. Bon, comme je le mentionnais dans de précédentes chroniques, mon côté compétitif s’est exprimé (bien avant que ma raison en saisisse toute la portée) et j’ai annoncé qu’un jour je ferais un marathon complet.
Je vous confirme que lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée de mon premier demi-marathon en septembre 2015, ma résolution a bien failli prendre le même chemin que celles prises le premier jour de chaque année. J’arrivais à peine à croire que je venais de compléter 21,1 km quand j’ai pris conscience qu’un marathon, c’était le DOUBLE. Pendant quelques heures, j’ai même affirmé que je n’en serais jamais capable, que je n’étais peut-être pas faite pour ça. Malheureusement pour moi, comme je m’étais commise auprès de ma «Maman poule» Danielle, elle a veillé et elle veille toujours à ce que j’aille au bout de ce beau, et un peu fou, projet.
Comme vous pouvez le constater, même pour moi qui suis maintenant en mesure de courir près de 20 km plusieurs semaines en ligne, je prends cette épreuve au sérieux. Je considère, à ce jour, qu’il est possible que cela soit la seule fois que je vais courir cette distance. Le choix de l’endroit devient alors important. Je veux que ce marathon soit une fête, qu’il soit spécial.
Le choix s’est un peu imposé de lui-même à l’été 2015 lorsque j’en ai discuté avec mes copines de course Les Poussins. Voici les endroits que j’ai éliminés:
Montréal: Je connais cette ville pour y être née, y avoir demeuré jusqu’à plus de 30 ans. Aucun ne doute qu’il s’agisse d’une belle organisation, mais avec tous les cônes oranges, ça ne répond pas à mon critère de festivité!
Boston: J’aurais bien aimé courir ce marathon mythique, mais comme il faut me qualifier avec un bon temps sur un autre marathon, impossible d’y faire mon premier.
New York: J’aime tant cette ville que ça aurait pu être intéressant d’y courir le marathon. Cependant, sa popularité fait en sorte que compte tenu de mon âge, je devrais faire un demi-marathon en moins d’une 1 h 40. Comme je venais de compléter ma première course sur cette distance en 2 h 5, je savais que c’était peine perdue.
Big Sur (en Californie): Ce marathon demande également une qualification et penser à un voyage sur la côte ouest demande beaucoup de jours de vacances et davantage d’organisation.
Une fois ces endroits écartés, mon choix a fait son chemin. Pierre Bourassa m’avait déjà parlé d’un endroit festif où il avait couru un marathon: Walt Disney World, en Floride. Comme j’ai visité ce site en 2009, emportée par sa magie, et que je songeais à y retourner, je me suis dit que cet endroit serait parfait pour réaliser ce défi. Peut-être vous demandez-vous pourquoi en 2018? La réponse est simple. J’aurai eu 45 ans en juin 2017 et le marathon au pays de Mickey célèbrera son 25e anniversaire. Ainsi ma première course de 42,2 km aura le caractère spécial que je souhaitais.
C’est donc une année de plaisir qui s’amorce. Plaisir de planifier, de s’entraîner, de participer à des compétitions dans le but ultime d’être «prête» pour CE moment. Bon écrit ainsi, ça semble un peu intense, mais ce que je veux dire, c’est que je veux que cette étape remplisse mon année 2017, mais de façon positive pour culminer en un moment festif (et difficile, j’en suis certaine). Tout comme cette course, je veux une saison de marathon de plaisirs!
Martine Lessard pour Courir.org
Courriel: martyrun@videotron.ca










