Archives par mot-clé : hiver

Petit plaisir de la course par Martine Lessard

martine-pierre-amies-hiver

Doux plaisirs d’hiver

Je crois que depuis que je me suis mise à la course à pied, l’une des questions qui m’est le plus souvent posé est: «Est-ce que tu cours à l’extérieur même l’hiver?» Je crois que dès que l’on a été atteint du virus de la course, l’envie de courir à l’extérieur est un symptôme difficile à contrer. Donc, je réponds toujours: «Oui, certainement!», mais avec ce léger malaise comme si j’étais un être bizarre atteint d’une étrange maladie exotique.

Je l’ai mentionné fréquemment dans diverses chroniques, mais l’hiver n’est pas ma saison préférée. cependant, je dois avouer que mon plaisir de la course dépasse de loin les attaques de Dame Nature. Je me dois d’être honnête, la course sur tapis roulant n’a rien pour me tenir pleinement motivée. J’ai beau essayer de me distraire au moyen d’une musique entraînante ou en écoutant un épisode d’une de mes séries télé préférées, j’ai beaucoup de mal à poursuivre ma course jusqu’à la fin d’un épisode qui dure un peu moins de 45 minutes. Dire que j’ai la chance d’avoir un tapis roulant dans le confort de ma demeure. Je ne peux même pas concevoir devoir aller dans un gym, courir sur une rangée de tapis, à côté d’étrangers qui courent chacun à leur rythme.

Bien que ce ne soit pas le moyen de courir que je préfère, je dois dire que mon tapis m’est bien utile pour poursuivre mon entraînement alors que les moments de clarté sont réduits ou encore qu’une tempête de neige rend difficile une sortie à l’extérieur. Je ne suis pas en train d’écrire que la course sur tapis roulant constitue un doux plaisir d’hiver, mais un bon analgésique (lire ici alternatif) quand les signes du virus de la course commencent à prendre de l’ampleur.

Il est donc clair que je préfère courir à l’extérieur, même durant l’hiver, mais pas dans toutes les circonstances. Pour ma part, il n’est pas question de sortir quand il neige abondamment ou lorsqu’il y a eu une bordée au cours de la nuit. Je n’apprécie guère la sensation de courir dans un bac à sable. D’avoir l’impression de ne pas être en mesure de faire une foulée adéquate en raison du manque d’appui. Cependant, j’aime bien courir lorsqu’il tombe quelques flocons dispersés qui viennent fondre au contact d’une joue chaude due à l’effort. Pour moi, il s’agit là d’un doux plaisir de la course d’hiver.

Quel plaisir de devoir ouvrir la fermeture éclair de son manteau, de retirer ses gants parce que la météo montre des signes de redoux? Par contre, ce genre de climat demande une certaine vigilance afin de ne pas se trouver éclaboussée et trempée par le passage d’une voiture dans une flaque d’eau ou dans de la neige giboulée. Difficile de dire s’il s’agit d’un doux plaisir d’hiver ou d’une anticipation d’un printemps à venir.

Le questionnement pour savoir si je cours l’hiver vient généralement avec l’affirmation suivante: «Par contre, tu ne cours pas quand il fait -20 degrés Celsius». En ce qui me concerne, je n’éprouve aucune difficulté à respirer quand l’air est très froid. Je dois avouer qu’il est plus agréable par contre de courir quand il fait très froid, mais que le vent se fait discret. Je n’ai pas souvenir qu’une journée froide m’ait empêché de courir, mais j’ai souvenir de sorties où le vent était si intense que j’avais la moitié du visage gelé à mon retour et que j’étais incapable d’articuler convenablement. Une fois que l’on apprend le bonheur des couches multiples de vêtements, il n’y a aucun froid qui peut venir briser un doux plaisir de course.

Quel est le plus doux plaisir d’hiver pour moi? Je crois que c’est de courir par une belle journée pas trop froide, mais où le soleil brille de mille feux. J’aime sentir une faible chaleur due au soleil, mais avec un fond d’air froid. Ce plaisir est d’autant plus doux lorsqu’il y a eu tempête de neige peu de temps avant et que le soleil se trouve décuplé par ses reflets sur une belle neige blanche. Lors de ces journées, il nous arrive de modifier notre trajet pour avoir, le plus longtemps possible, le soleil face à nous. Ainsi, il nous est possible d’emmagasiner une bonne dose de vitamine D.

Ce que je constate, c’est que même une saison que j’apprécie un peu moins se trouve embellie par le doux plaisir que procure la course à pied. Bien que ça soit le titre de ma chronique… il n’y a pas de petits plaisirs.
Martine Lessard pour Courir.org
Courriel: martyrun@videotron.ca

Faire plus avec moins par Richard Strasbourg

15 km au pied du mont Saint-Hilaire: Fermeture et futur

Fermeture

Comme à chaque automne depuis mon retour au Québec en 2014, je répète et m’habitue à certains rituels, comme le ramassage des feuilles, l’installation des pneus d’hiver et la fermeture de ma saison de course qui, autrefois, était plutôt l’ouverture de ma saison de longue distance.

Dans cet esprit, le dernier événement auquel je participe, c’est le 15 km au pied du mont Saint-Hilaire qui, cette année, avait lieu le 30 octobre.

Bien que je n’aie jamais parcouru les trois boucles de 5 km d’un trait pour cet événement, j’avais déjà tenté le premier tiers à reculons l’an dernier, avec un certain succès et beaucoup de plaisir d’ailleurs, surtout avec les coureurs et coureuses déguisés.

Cette fois-ci, j’ai décidé de répéter mon expérience de la Classique du parc La Fontaine en me réchauffant sur le parcours du 10 km par devant et en complétant avec la boucle de 5 km à reculons. Je sais, c’est un peu bizarre de courir une plus longue distance pour se réchauffer que pour la course au programme, mais au moins il fait moins froid quand on bouge! Je dois dire que mon expérience de l’an dernier m’a aidé sur ce parcours un peu incliné. Évidemment, puisque c’est au pied d’une montagne. Il aurait été surprenant et même décevant de ne pas avoir au moins un peu d’inclinaison.

Toutefois, les plus gros défis se trouvaient ailleurs, dans les petits espaces à deux sens, sur les pistes cyclables, sur les petits sentiers qui mènent vers la fin, aussi entre les cônes et les participants qui alternent entre marche et jogging.

Mais, au fil des ans, cette catégorie de participants, c’est un peu devenu ma gang. C’est à eux (et elles) que je parle et c’est eux (et elles) que j’encourage et qui m’encouragent, surtout à l’approche de la ligne d’arrivée. On échange des blagues, ils me posent des questions, surtout sur les raisons qui m’amènent à courir comme ça: à l’envers. Et même quand ils ne m’adressent pas la parole, je peux voir dans leurs yeux, parfois, que leur motivation est de ne pas finir la course après le coureur à reculons. Quand je vois ça, je me dis que ça sert à quelque chose la rétro-course, en fin de compte.

Futur

Puis, je pense à la prochaine saison, en me demandant depuis un moment déjà, comment ça pourrait bien servir encore plus et à qui.

C’est ainsi qu’après avoir échangé quelques courriels et passé quelques coups de fil, je vois un projet se dessiner pour l’an prochain.

En gros, j’ai décidé de mieux répondre à la question qui revient le plus souvent: pourquoi tu cours comme ça? En deuxième position: es-tu malade? Ha!Ha!

Courses Thématiques

Ainsi, la saison prochaine, mon objectif sera de participer à tous les événements du circuit des Courses Thématiques (www.coursesthématiques.com) à reculons (sauf le Trail de Pâques de Bromont!). Je le ferai pour aider la Fondation Terry Fox (http://www.terryfox.org/index_Fr.html) à amasser des fonds pour la recherche sur le cancer. Je prévois bien sûr rajouter une des courses Terry Fox de Montréal à mon calendrier, en septembre, et qui sait, peut-être même une petite surprise en octobre, si les choses vont bien! Mais pour ce bonus, je me garde quand même une petite gêne, pour le moment.

TFR2012_Header_FR

Pourquoi la fondation Terry Fox?

D’abord, parce que j’ai énormément d’admiration pour Terry Fox et ce qu’il a entrepris et qui continue à inspirer beaucoup de monde.

Ensuite, parce que les gens de la fondation que j’ai rencontrés ont démontré un enthousiasme inégalé pour le type de projets que je leur ai présentés jusqu’à maintenant.

Et enfin, parce que le cancer touche pas mal tout le monde, de près ou de loin.

En attendant

En attendant le printemps, je continue à réfléchir aux détails de cette aventure, qui devrait commencer en avril 2017, avec le Tour de l’Horloge, dans le Vieux-Port de Montréal.

Pour le moment, je vous souhaite un bel hiver.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel: rstrasbourg@hotmail.com