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Le triathlon à la portée de tous par Peggy Labonté

Ma grossesse active

Me revoilà après plusieurs mois d’absence! Enceinte de 33 semaines, on m’a suggéré de partager la façon dont j’ai vécu ma grossesse, et c’est avec plaisir que j’ai accepté. Qui sait, peut-être que mon expérience pourra guider d’autres femmes? Je diviserai mon histoire en 3 trimestres, parce que mes activités ont varié d’une étape à l’autre. Par la même occasion, j’en profiterai pour vous donner mon opinion sur les ouï-dire rencontrés en chemin.

Mon premier trimestre

À 3 semaines de grossesse, contre mon gré, mon petit garçon a participé à 2 compétitions pendant la même fin de semaine. Ça faisait 2 mois que mon amoureux et moi essayions d’avoir un bébé, alors j’ai attendu à la dernière minute pour m’inscrire… juste au cas où. J’ai même fait un test de grossesse le matin de mon premier évènement. Malheureusement, celui-ci s’est avéré négatif.

Je ne recommanderais jamais de prendre le départ d’une compétition au premier trimestre, mais en même temps, je pense qu’il vaut mieux continuer à vivre jusqu’à ce que le test soit positif (à moins de contraintes du médecin évidemment). De cette façon, ma vie n’était pas seulement centrée sur l’espoir d’avoir un bébé, et je laissais la nature suivre son cours.

Quoi qu’il en soit, j’ai eu une superbe fin de semaine de courses, même si j’avoue que j’étais fatiguée. L’épuisement me paraissait normal pour un mois de septembre étant donné mon retour à l’école en tant qu’enseignante. Ce qui était anormal, c’était de ne pas avoir envie du combo poutine-bière quand j’étais à Victo. Je ne me reconnaissais pas! À mon retour à Montréal, je suis allée courir pour récupérer et je voulais vomir… Le lendemain, le test était positif. Alléluia!

Le nouveau papa et moi étions fous de joie, mais j’étais un peu inquiète d’avoir autant poussé la machine. Après avoir discuté avec mon docteur, on m’a dit que le foetus se portait bien et qu’il était resté accroché. Par contre, je répète que je ne conseillerais à personne de faire de l’intensité à ce stade précoce, car il y a un risque de fausse couche élevé.

La suite du premier trimestre a été ma pire période. J’ai eu beaucoup de vomissements, de fatigue et j’ai perdu 5 livres rapidement. Je prenais le maximum de médicaments permis, mais c’était insuffisant. J’essayais de faire une activité physique quotidiennement (marche, course, vélo ou musculation), car celle-ci atténuait mes nombreux symptômes. Au début, j’ai juste laissé tomber le yoga, parce que la dernière chose dont j’avais envie, c’était de faire le chien renversé!

Grosso modo, je n’avais pas la force de bouger beaucoup, mais j’étais aussi craintive face à mon premier bébé. Un jour, on me disait que tel athlète compétitive n’avait absolument rien changé à son mode de vie. L’autre jour, on me disait que telle fille avait perdu son bébé en courant enceinte. J’entendais de tout! Je me suis construite ma propre philosophie: je demeure à l’écoute de mon corps, je suis honnête avec les professionnels, j’obéis à mon docteur et j’agis pour le bien-être de mon coco en restant le plus zen possible.

Mon deuxième trimestre

J’ai dû attendre au 4e mois avant de me sentir mieux. J’ai enfin retrouvé mon énergie même si je maintenais mon médicament anti-nausée, c’est-à-dire le Diclectin qui cause la somnolence. Je me réservais du temps pour faire une sieste en après-midi. Ayant la chance d’être retirée de l’école, j’ai pu bouger et me reposer. J’ai recommencé à courir de plus longues distances, faire de la raquette, rouler en fatbike dans des sentiers plats, lever des poids et faire du yoga. J’ai arrêté le yoga chaud et les abdominaux qui s’avèrent contre-indiqués pour les femmes enceintes. J’ai débuté un cours de yoga prénatal pour apprendre à modifier les postures. Ensuite, j’ai poursuivi avec du yoga Ashtanga dans un studio spécialisé. J’y allais presqu’à chaque jour et ça m’apportait un bien fou. Il y a de fortes chances que le premier mot prononcé par mon bébé soit «Namaste»!

Je pense que le truc consiste à ne pas avoir de programme d’entraînement strict lorsqu’on attend un enfant. Ma forme fluctuait d’une journée à l’autre. Dans toutes mes activités, je m’assurais de ne pas être essoufflée. L’intensité demeurait légère ou modérée sans stress. J’étais toujours capable de maintenir une conversation et de sourire. Mes courses à pied se ponctuaient souvent de marche. Chaque jour, je sortais dehors, car je suis convaincue que la nature fait des miracles sur l’esprit. En bref, j’ai adoré mon deuxième trimestre. J’ai été impressionnée par les changements corporels et je me sentais confortable dans mon corps, malgré l’excédent de 15 livres.

Mon troisième trimestre

Le troisième trimestre est vite arrivé. Dans le sprint final de la grossesse, on veut éviter un accouchement prématuré causé par la fatigue, trop d’entraînements ou de longues heures debout. À ce stade, j’ai commencé à rencontrer les spécialistes plus souvent. À chaque visite, je demandais au professionnel s’il était préférable que j’arrête de courir. Je parlais de mes activités et mon amoureux m’accompagnait toujours, alors je ne pouvais pas mentir! J’insistais pour qu’on me signale quoi que ce soit. La réponse était toujours la même: «Ne change rien puisque tu en as l’habitude!» Par ailleurs, veuillez noter qu’il est proscrit de commencer à courir enceinte si vous ne le faisiez pas avant.

J’ai donc continué à mon rythme. Pour ce qui est de la course, je faisais environ 3 sorties de 12 km par semaine. J’évitais de courir lorsqu’il y avait de la glace, le pire ennemi d’une femme enceinte! Les jours de course, je m’assurais de pouvoir m’asseoir au retour pour ne pas avoir une surcharge d’efforts. Parallèlement, j’ai continué à dévorer du yoga, mais j’esquivais certaines postures sur le ventre, car la bedaine devenait encombrante.

Avant de terminer, j’aimerais souligner qu’il n’est pas exceptionnel de bouger lorsqu’on est enceinte. C’est loin d’être un exploit! Il est même fortement recommandé de demeurer active. Les bienfaits pour la mère et le bébé sont multiples. Cependant, il faut oublier la compétition sérieuse. J’ai pris part au 10 km de la Course populaire de La Salle à 8 mois de grossesse, mais il est important de savoir que je suis restée dans une zone confortable du début à la fin. C’était par pur plaisir!

Pour terminer, peu importe le trimestre, ce n’est pas le temps de prendre des risques ou d’établir un record. Il s’agit simplement de respecter ses limites et de vivre sa grossesse sainement. N’essayez pas d’imiter la voisine qui se prend pour une championne si ça ne vous convient pas.

Il faut quand même se garder des moments pour se flatter la bedaine et apprécier notre trésor… qui gigote beaucoup, lui aussi! La pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre, non?
Peggy Labonté pour Courir.org
pegpeg30@hotmail.com | peggylabonte.info

Motivaction par Victoria L.-Chartrand et Sarah David-Riel

Jogging-poupon

Lorsque l’on devient parent, il est parfois plus difficile d’intégrer des séances d’entraînement dans son emploi du temps. C’est la raison pour laquelle courir avec son bébé se trouve être une option avantageuse! En effet, cette possibilité permet de faire d’une pierre deux coups: être avec son enfant et faire de l’activité physique simultanément.

Trucs et conseils

Tout d’abord, informez-vous auprès de professionnels formés en périnatalité, les périodes autour de la naissance pour avoir les bons conseils. Ceux-ci sauront vous conseiller sur les restrictions et les choix d’activités physiques pour la période prénatale, de grossesse et postnatale, ainsi que pour corriger les mauvaises postures, les douleurs liées à la grossesse et faciliter l’accouchement par une bonne condition physique.

Comme de grands changements apparaissent dans le corps lors de la grossesse et à la suite de celle-ci, l’entraînement traditionnel n’est pas applicable concrètement pour la femme enceinte. Les exercices doivent être adaptés aux besoins musculaires et articulaires qui évoluent durant la grossesse. Tous ces petits détails pourront rendre votre période natale et postnatale plus agréable et plaisante.

Le livre 75 exercices thérapeutiques pour la future et nouvelle maman rédigé par Émilie Fecteau, une kinésiologue et ostéopathe de chez Spinal Mouvement, vous propose des programmes d’exercices, des conseils et plein d’autres éléments qui calmeront vos inquiétudes. De plus, le livre Sport et nutrition pendant et après la grossesse de Mélanie Olivier (nutritionniste) et Élise Hofer (athlète), jumelle de l’information de tous les spécialistes de la santé sur les bons choix pour avoir une grossesse équilibrée. Bref, respectez-vous et écouter votre corps serait les meilleurs conseils à suivre pendant la périnatalité.

Modèles de poussettes

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Le choix de la poussette est difficile, complexe et doit être fait avec une attention particulière en fonction de vos besoins. En d’autres termes, celui-ci dépend de votre mode de vie, ainsi que la topographie de l’endroit où vous habitez! Dans le cas du jogging-poupon, la poussette doit être caractérisée comme «tout-terrain» et être munie d’une bonne suspension. Si vous allez courir dans des parcs, le carrosse serait alors résistant à plusieurs types de surface et il vous permettra de gravir et de descendre des pentes. De plus, ces fonctions limitent les rebondissements ainsi que les vibrations faisant en sorte que le bébé sera confortable lors des promenades.

Il y a plusieurs marques offertes en ligne ou en magasin (Bébé Dépôt Plus, Rose ou Bleu, Bô Bébé Montréal, Aux Petits Pas, etc.). Trois compagnies sont ressorties du lot:

Sports parent-enfant

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Il est important de conserver un mode de vie actif malgré l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille. Pour ceux qui voudraient varier leurs activités, il est possible de faire du vélo-poupon en ajoutant une remorque ou un siège pour enfant à sa bicyclette. Également, il y a plusieurs coursparents-enfants qui existent afin d’accommoder les familles. Les cours qui attirent l’oeil: