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5K des rois et des reines

CLIQUE ICI POUR T’INSCRIRE! C’est pour une bonne cause!

Le 6 Janvier 2018.

Viens courir un 5000m sur la piste intérieure de 200m du Centre Multisports de Vaudreuil.

Aucune affiliation n’est nécessaire et c’est ouvert aux coureurs de presque tous les niveaux (36 minutes et moins).

En t’inscrivant, tu auras l’occasion de participer à un 5000m sur piste avec l’organisateur Louis-Philippe Garnier et de commencer ton année en battant ton record!

Et surtout, tu contribueras à lever des fonds pour l’organisation de la course par étapes FONDaMENTALE (https://www.facebook.com/LaCourseFONDaMENTALE/), qui aura lieu du 3 au 9 juin 2018 sur près de 1000 kilomètres entre Gaspé et Montréal afin d’amasser des fonds pour le Mouvement Santé Mentale Québec (http://www.mouvementsmq.ca/) et d’attirer l’attention des Québécois sur cette cause qui touchera la plupart d’entre eux au moins une fois dans leur vie.

Clique ici pour plus d’informations!

Sur la route par Yves Daigneault

Un moment chanceux

Est-ce par pure coïncidence, ou la conséquence d’un entêtement distordu, peu importe au fond, parce que l’une de mes passions allait prendre un bel envol grâce à une personne qui m’a ouvert la route. Je parle ici d’un être exceptionnel, Nathalie Collin. Suffisait de faire se rencontrer la course et l’écriture pour tracer le chemin de leurs vies communes.

Rien de toute cette aventure n’aurait pu arriver sans la contribution, intuitive et pour le moins risquée de cette chère Nathalie. Mais, il faut se placer dans le contexte d’il y a 12 ans. Je lisais déjà plein de sites et de chroniques sur la course à pied et rarement mes yeux s’ouvraient sur des textes en français, sauf en France évidemment. En parcourant des résultats de courses et des calendriers de courses à venir, je suis tombé sur le site de Courir.org et c’est là que la folle idée m’est venue de contacter la rédactrice en chef, whitelithning.com, pour oser offrir mes services en tant que chroniqueur.

Étant entraîneur du club de course Les Riverains, je me commettais déjà depuis un bout, dans des chroniques qui s’ajoutaient à des programmes d’entraînement hebdomadaires. Je me suis donc permis d’en envoyer quelques-unes à Nathalie, en guise de mise en candidature. L’ouverture s’est faite pour un premier essai et s’en est suivi un enchaînement presque ininterrompu depuis 2005.

À tel point que je ne saurais dire aujourd’hui quel ingrédient influence l’autre. Sans la course, pas de texte, et sans texte, peu d’expression. Les deux étant de nature très différente, ils se nourrissent de quoi, de qui, du texte à lire pour l’un et de l’action à vivre pour l’autre.

Bien sûr, on peut écrire sur la course, sans la pratiquer, comme on peut commenter la politique sans la connaître. Mais quand la route, la piste ou le sentier coudoient les mots, les résultats peuvent surprendre parfois; rarement ils seront ennuyeux.

Yves Daigneault pour Courir.org
Courriel: y.daigneault@videotron.ca

Course et marche populaires de Lasalle 2017

Départ 5 km_2013

LaSalle : l’épreuve tout indiquée pour votre test printanier

Le club de course sur route, de marche et d’athlétisme des Kilomaîtres de LaSalle attend plus de 1200 participants à la 38e édition de la Course et marche populaires de LaSalle (CMPL) le 26 mars prochain.

Traditionnellement, de nombreux coureurs et triathlètes se donnent rendez-vous au 5 et 10 km de la CMPL afin de profiter des parcours plats et rapides de l’Arrondissement de LaSalle pour tester leur forme printanière et célébrer le retour du printemps. La CMPL offre des courses rapides et compétitives permettant aux coureurs aguerris d’évaluer leur forme réelle en début de saison sur des parcours totalement fermés à la circulation automobile. Sans contredit, il s’agit de la « proposition de valeur » distinctive de cet événement qui permet à tous les participants de se dépasser en raison des nombreux coureurs et triathlètes d’élite qui vont fixer un tempo rapide aux épreuves de 5 et 10 km.

Autres éléments de différenciation par rapport à la concurrence : les prix très abordables des différentes épreuves selon la philosophie du Circuit Endurance, et des profits qui seront en majeure partie investis dans le développement de jeunes de 6 à 18 ans membres du club d’athlétisme des Kilomaîtres de LaSalle. En outre, les Kilomaîtres versent 7,50 $ à la Fondation de l’Hôpital de LaSalle par personne inscrite au 5 km de marche.

Pour leur 38e édition, les Kilomaîtres regrouperont une centaine de bénévoles qui seront au service des coureurs pendant cette matinée, et dont l’expérience et le professionnalisme sont à la base de la sanction Or décernée par la FQA à cet événement de longue date dans la région de Montréal. De nouveau en 2017, la Caisse Desjardins de LaSalle remettra des bourses aux trois premiers hommes et femmes du 5 km (250 $, 150 $ et 100 $), et l’Arrondissement de LaSalle contribuera à la réussite de l’événement grâce à son soutien logistique, et au soutien des forces policières pour assurer la sécurité des parcours.

Malgré la féroce compétition auquel se livrera l’élite pendant les 5 et 10 km, le clou du spectacle de la CMPL demeure, du moins pour les familles, la populaire course de 1 km des moins de 11 ans où les enfants rivaliseront de vitesse sous les applaudissements de leurs parents. Tous les enfants recevront une jolie médaille de participation, et une cérémonie officielle aura lieu pour les podiums des 0-5, 6-7, 8-9 et 10-11 ans.

Peloton de tête_2015

Il y en aura pour tous les goûts à LaSalle le dimanche 26 mars prochain. Inscrivez-vous!

Inscription et informations : http://www.circuitendurance.ca/

Horaire des compétitions

2 km (12-19 ans et 20 ans et plus) : 8 h 30

5 km Caisse Desjardins de LaSalle : 9 h 00

10 km IGA Beck : 9 h 45

5 km marche Fondation de l’Hôpital de LaSalle : 9 h 55

1 km garçons 11 ans et moins : 11 h 35

1 km filles 11 ans et moins : 12 h 00

Toujours plus loin par Mathieu Gagnon

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Vacances dans le Sud et photos de course

J’aime bien courir l’hiver. Le froid ne me dérange plus autant qu’avant. Probablement parce qu’avec les années, j’ai su mieux m’équiper pour ne pas geler. La petite neige qui tombe rend les sorties de course particulièrement agréables. On est chanceux d’avoir 4 saisons modérées, quand on se compare aux extrêmes.

Mais il y a un endroit où j’aime particulièrement aller courir dans le creux de l’hiver et j’y suis retourné à nouveau fin janvier: Cuba! Vrai, il n’y a pas grand-chose à faire dans les tout-inclus du Sud, et c’est bien ça que j’aime une fois de temps en temps. Pourvoir décrocher pendant une semaine de la course incessante du «métro-boulot-dodo». Avec mon épouse et mes trois enfants, je prends le temps de m’amuser et de vivre autrement, paresseusement. On le mérite!

Ça ne m’empêche pas de partir à la course pour explorer les environs. Ma famille peut bien se passer de moi une demi-heure de temps en temps! Je n’ai toutefois pas pu courir autant que je le voulais cette année. Tout d’abord, avant même de décoller, j’ai amené avec moi une vilaine gastro. Deux ou trois jours plus tard, alors que je me sentais enfin en pleine forme de nouveau, je me suis fracassé le 4e orteil du pied droit sur la base du lit. Un magnifique bleu suivi d’une journée complète à la plage. Pas capable de faire autre chose!

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Heureusement pour moi, j’ai finalement pu courir un peu avant de revenir les deux pieds dans la neige et le froid.

J’avais amené mon appareil photo compact, le Olympus Tough, qui est parfait pour prendre des selfies, des photos sous-marines… et de course. Mais quelle chaleur! Sur la route, je me serais cru en plein mois de juillet, alors que le mercure indiquait 29 degrés. J’en ai donc davantage profité pour courir le long de la plage et des récifs, à la recherche de coquillages et de trésors. Écouter le bruit des vagues et sentir la petite brise de la mer des Caraïbes. Le bonheur!

Si vous vous demandez comment j’ai pu me photographier en plein vol ci-dessus, alors que j’étais fin seul à courir sur les roches en bordure de mer, ce n’est pas si sorcier. Vous pouvez tous le faire si vous avez un retardateur sur votre appareil photo ou votre cellulaire. Voici comment j’ai fait. J’ai placé mon appareil sur une roche de l’autre côté du trou et j’ai mis le retardateur à 15 secondes. J’ai couru me mettre en place et, par chance, j’ai pu voir la lumière clignotante de mon appareil juste avant le déclenchement de la photo. J’ai pris mon élan et clic! Parfois, ça ne marche pas du premier coup, mais là, j’ai été chanceux.

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Hélas, les vacances dans le Sud sont toujours trop courtes.

Me voilà déjà de retour au Québec, mais la tête remplie de nouveaux souvenirs inoubliables de Santiago de Cuba. Ma prochaine course sera ce dimanche au Demi-marathon hypothermique de Montréal. Un énorme contraste de température en perspective! Au plaisir de vous y voir!

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel: gagnon.mathieu@gmail.com
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Faire plus avec moins par Richard Strasbourg

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Changement: Free to Run

Ce mois-ci, comme le changement est dans l’air, je change de «toune» et je vous parle d’une belle surprise que j’ai eue en janvier: le documentaire Free to Run.

Voici un beau film dont je n’avais jamais entendu parler, même s’il est sorti en 2016, sur l’histoire de la course, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Entre autres choses, ce documentaire retrace le parcours des femmes en course à pied, des Jeux Olympiques dans les années 1920, à leur quasi-absence à ces Jeux jusqu’aux années 1960, à leurs premières apparitions sur la route en compétition, vers la fin de cette décennie, jusqu’en 2016.

Belle histoire, racontée par son héroïne, que celle de Kathrine Switzer et de ses débuts au marathon de Boston en 1967. Je connaissais un peu l’histoire de cette coureuse, mais je ne savais pas qu’elle était devenue une militante, contribuant sur plusieurs fronts à permettre aux femmes de trouver leur place en compétition sur la piste et sur la route.

Dans cette veine, j’ai été surpris d’apprendre quand le premier marathon olympique pour les femmes a eu lieu. Surprenant, parce qu’à mon âge, ça ne me semble pas si loin que ça!

Aussi, intéressant de voir comment la course à pied est passée de la piste à la rue, mais aussi des cercles fermés de l’élite à monsieur et madame Tout-le-monde, hors du contrôle absolu des grandes fédérations athlétiques du monde qui, entre autres choses, ne permettaient pas aux coureurs de gagner leur vie en courant, alors que les athlètes de toutes les autres disciplines sportives le faisaient.

Dans cet esprit, de magnifiques segments sur Frank Shorter, Bill Rodgers, Steve Prefontaine, les débuts de la compagnie Nike et d’une sorte de statut de célébrité pour les coureurs, mais aussi sur la naissance d’une belle idée: avoir du plaisir en courant et même courir pour le plaisir.

Le film se penche aussi sur le parcours de personnages moins connus, comme Fred Lebow, qui a permis au marathon de New York de passer de ses débuts relativement modestes aux immenses succès qu’il connaît aujourd’hui.

Et puis, plus récemment, à la suite de l’ouragan Sandy en 2012, grande controverse alors que les coureurs venus du monde entier pour courir dans la Grosse pomme voulaient leur marathon, coûte que coûte, alors qu’on ramassait encore les corps des victimes.

Ça m’a un peu rappelé mes années en Louisiane et l’ouragan Katrina, en 2005.

Coïncidence: quelques jours avant ce visionnement, je suis tombé sur une vidéo qui retraçait le parcours de Jacqueline Gareau, depuis sa victoire au marathon de Boston en 1980.

Voici une belle cette citation que j’entends pour la première fois de la bouche de Jacqueline Gareau, même si elle a été attribuée à plusieurs autres personnes: «On n’arrête pas de jouer parce qu’on vieillit, on vieillit parce qu’on arrête de jouer».

En fin de compte, tout ça m’a ramené à mes débuts, aux petites et grandes douleurs, mais surtout au plaisir de courir, loin de la compétition, des cérémonies et des complications. Loin de la pression de performer.

À mes débuts en 1997, longtemps après les grands succès de ces pionniers et pionnières de notre beau sport, je n’en étais pas moins un personnage étrange aux yeux de certains de mes collègues, amis et voisins. Ce qui ne m’a pas empêché de m’amuser et de découvrir un beau coin de mon pays, en bâtissant la personne que je suis devenu aujourd’hui.

Pour l’année qui commence et pour le reste de vos jours sur la route, je vous souhaite de trouver le temps de jouer dans vos sorties de course et même en compétition, parce que si vous ne le faites pas, vous manquerez sûrement quelque chose. Aussi, parce que quelqu’un quelque part a dû se battre pour que vous ayez le droit de pratiquer votre sport de cette façon.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel: rstrasbourg@hotmail.com

Ces mille pas par Laurianne Roberge

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De la tête aux talons [Confessions]

J’ai une confession à faire.

Plus je cours, plus je réalise une chose: la course est une drogue. Pas une petite drogue inoffensive, non. Plutôt une substance à laquelle on pense constamment, une dépendance chimique dont on ne peut se défaire. Du moment où je me lève, j’y pense. D’une manière ou d’une autre, tout commence à tourner autour de la course à pied. Lorsque j’ouvre mes divers fils d’actualité sur les réseaux sociaux, c’est tout ce qu’il y a: des nouvelles de courses de partout dans le monde, des portraits d’athlètes, des blogueurs-coureurs qui, comme moi, tentent d’insuffler la passion au sein des communautés virtuelles, des résultats de marathons et d’ultra-marathons, des offres de lancement, de la course, de la course et de la course.

La course est devenue ma nouvelle unité de mesure.

Des distances sont évaluées en terme du temps que je prends à les parcourir. Parce que oui, il arrive un moment dans la vie du coureur où ses calculs ne se font plus en distance, mais bien en temps. Il estime le temps que ça pourrait lui prendre parcourir un chiffre à la course, plutôt que d’évaluer la distance en elle-même. Il existe un moment où, lorsque le coureur croise les panneaux verts qui ornent la grand route de leur stature statistique, il a la pensée intérieure qu’il pourrait courir jusqu’à la prochaine ville, ou qu’il a déjà couru aussi loin. Justement hier, en revenant de Val-David, il restait 42 km avant de prendre une sortie. Devinez ce qui me trottait dans la tête pendant ce bout de chemin?

Mais les symptômes ne s’arrêtent pas là.

Non. La relation qui m’unit à la course n’est pas que psychologique. Physiquement, j’en ai besoin. Si je ne cours pas, je suis en profond manque. C’est comme si le volcan interne qui sommeille je ne sais où dans mon anatomie se réveillait en sursaut et du pied gauche, causant ainsi une éruption inlassable alimentée par la sédentarité forcée. En manque des drogues douces sécrétées par mon cerveau à la suite d’une course, mon corps, transis par le jeûne d’endorphines, se révolte contre mon esprit et me rend survoltée. Ma concentration s’échappe en douce, sans laisser de mot pour me dire lorsqu’elle reviendra. Ma patience l’accompagne en lui tenant la main et en me faisant des adieux à la reine Élisabeth, m’abandonnant ainsi aux trois mousquetaires qui se vautrent dans leur douillet divan: Mesdames Colère, Hyperactivité et Impatience.

Mais voyez-vous, le pire dans tout ça, c’est que même blessée, je vais dire à ma douleur de se terrer dans un trou et de me laisser tranquille pour pouvoir aller courir. Tout ça pour quoi? Pour les éphémères endorphines, pour la subtile dopamine. De puissantes drogues qui m’apaisent, m’inhibent même, pendant les quelques heures passées à m’envoler les pieds sur terre.

J’ai une confession à faire.

De la tête aux talons, de mes synapses à mes orteils, de tout mon être, je suis course. Voilà, c’est fait, c’est admis et accepté. Bon, ce n’est pas que je n’vous aime pas, mais je dois y aller. Vous savez, j’ai besoin de ma petite dose quotidienne.

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Laurianne Roberge pour Courir.org
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