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Faire plus avec moins par Richard Strasbourg

Classique du parc La Fontaine: Improvisation

Quelque part entre deux dimanches d’un beau mois d’octobre, j’ai été invité à courir la 67e édition de la Classique du parc La Fontaine.

Cette année, je n’avais pas fait de plans pour y participer, même si mes expériences des dernières années avaient été très plaisantes.

Évidemment, je ne refuse pas souvent une invitation à courir et, comme je devais prendre la route avec un de mes clients, j’ai invité ce dernier à participer au 5 km avec moi. Il a tout de suite accepté.

Une fois sur le site, très en avance comme à mon habitude, j’attendais mon ami, en gardant un oeil sur mon téléphone qui, en d’autres circonstances, serait bien sûr resté au chaud dans mon véhicule.

Juste un peu avant 9 heures, il répond à un texto que je lui envoie en me disant qu’il sera sur le site vers 10 heures. Le départ de la course de 5 km était prévu pour 10h30. Je souris en imaginant l’état dans lequel je serais si je devais me présenter à une course juste 30 minutes avant le départ.

Ainsi, vu qu’il me reste pas mal de temps à tuer, je décide donc de me délier les jambes avec l’épreuve du 10 km, avant de rejoindre mon invité près de la ligne d’arrivée, vers 10 heures.

Le parcours est plaisant et je finis donc par courir un peu plus vite que prévu, ne manquant pas d’admirer les belles couleurs de l’automne (je viens de me corriger: j’avais écrit les belles couleurs du printemps! Ha!Ha!). Facile parfois d’oublier en quelle saison nous sommes cette année.

Puis, de retour sur le site, je retrouve mon téléphone pour découvrir que mon entraîné est allé dans un autre parc et qu’il ne sera pas là à temps pour la course.

Le temps de retourner à mon véhicule pour changer de chandail, je décide comme ça de prendre quand même le départ du 5 km et, en route vers la ligne de départ, je prends une autre belle décision de dernière minute: je vais courir à reculons. Comme ça, pas de stress avec le temps, juste avec les nids de poule, les dos d’âne et les amateurs d’égoportraits.

À quelques minutes du départ, je repositionne mon dossard et je me plante derrière tout le monde. Un coureur me suggère de mettre mon dossard à l’avant pour que ma puce soit bien lue par les tapis magnétiques. Je le remercie en lui expliquant pourquoi et commence ainsi une série de courts échanges avec les autres participants sur ma façon bien à moi de parcourir la distance. Il y a quelques sceptiques et d’autres qui semblent chercher le numéro d’un thérapeute sur leurs téléphones.

Le reste implique les échanges habituels avec un peu tout le monde et même quatre super-héros qui, pour différentes raisons, restent devant ou derrière moi pendant toute la course. Ce qui provoque des réactions intéressantes, comme par exemple: «Oh maman, regarde le monsieur qui court à re… oh! Superman! Oh! Hulk! Oh! Spider-Man! Oh… Zoro? Batman? Ha!Ha!Ha!

Et puis, il commence à pleuvoir, mais je suis trop de bonne humeur pour m’en soucier et je termine ma course sans regarder le temps, avant de continuer à vivre pleinement ce beau dimanche gris et pluvieux qui, quelque jour avant, n’annonçait rien de plus qu’un dimanche comme les autres, peut-être même ennuyeux.

Comme quoi, des fois, il vaut mieux foncer et ne pas trop se poser de questions.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel: rstrasbourg@hotmail.com