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Parscourir par Pierre Bourassa

Un, c’est bien; deux, c’est mieux; trois, c’est super!

Chacun de mes trois derniers voyages mériterait un article du journal, tant il y a à dire. Mais je dois faire place à ce qui s’en vient pour novembre: le marathon du P’tit Train du Nord et celui de New York! De plus, je dois parler de mon voyage à Orlando, en Floride, en janvier prochain pour la 25e édition du Walt Disney World Marathon, et annoncer celui d’Islande en août pour le marathon de Reykjavik et celui de Chicago en octobre. S’il est vrai qu’«un voyage se mesure davantage en amis qu’en kilomètres» (Tim Cahil), alors je n’ai pas fini de m’en faire!

Le 30 août, nous étions 5 à nous envoler vers les Îles-de-la-Madeleine pour les évènements du 3 septembre: marathon (1re édition), demi-marathon, 15K, 10K, 5K, 2K et 1K. Les coureurs étaient particulièrement choyés par la température ce jour-là: la veille et le lendemain, c’était nuageux et venteux. J’ai bien l’intention de récidiver l’an prochain, dans l’espoir que mon groupe sera plus imposant. Ça aura lieu le 2 septembre. Je regarde pour un séjour d’une semaine. C’est une période bien choisie: hors saison, la plupart des touristes partis, beau temps doux pré-automnal… Air Canada a annoncé qu’il réduirait de moitié le coût des billets, ce qui reviendrait à environ 500$. Faites-vous connaître si vous êtes intéressé: il faut réserver beaucoup à l’avance pour l’hébergement. Aux Îles, on n’a pas l’heure, on a le temps! Venez vivre l’insularité!

Le 8 septembre au matin, je rejoignais à l’aéroport de Bordeaux deux amies coureuses pour courir le lendemain avec elles le Marathon du Médoc.

Le souper de pâtes très copieux et bien arrosé, suivi de danses endiablées, nous préparait pour ce qui nous attendait: 20 dégustations de vin sur le parcours, 22 sites de ravitaillement, dont du jambon, des huîtres, des épis de maïs, de l’entrecôte grillée sur BBQ, de la crème glacée… Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle le marathon le plus long du monde, avec toutes ces déviations d’approvisionnement et les dérangements d’estomac, d’autant plus que 90% des participants portent un déguisement… Nous n’avons pas été gâtés par la température: c’était sombre et pluvieux sur une bonne partie du parcours. Mais ça n’a pas refroidi nos ardeurs. Nous trois, nous avons terminé avant les balais (charriot plein de balais délimitant le temps limite de la course), ce qui ne fut pas le cas pour bon nombre de fêtards qui s’en foutaient! Le lendemain du marathon, nous étions parmi ceux qui s’étaient inscrits pour la balade de 10K, une marche de château en château pour visiter et déguster, suivie d’un dîner encore une fois bien copieux et arrosé! Je vous souhaite de vivre un jour ce marathon de bons vivants.

Je revenais le 18 septembre de France pour accompagner le groupe de 46 personnes de Berlin.

Nous quittions le pays le 21 pour Paris (escale) et Berlin. C’était la 44e édition du marathon. Le temps était frais (12 à 16 degrés), mais très humide. Sur les 43 852 inscrits provenant de 137 pays, 39 101 ont terminé. Dans notre groupe, nous étions 33 coureurs; tous ont fini et ont paru satisfaits de leurs performances. La plupart d’entre nous bénéficiaient de dossards garantis achetés par l’agence Contact Amérique. Celle-ci a manifesté son intention de former un autre groupe l’an prochain pour la prochaine édition qui aura lieu le 16 septembre.

Il n’est pas facile de se qualifier pour ce marathon: il faut 2h45 aux hommes (2h55 pour 45 ans et +), 3h aux femmes (3h20 pour 45 ans et +), dans un marathon couru les 3 dernières années (2015-2016-2017).

Vous savez probablement que ce marathon fait partie des 6 Majors avec Boston, New York, Chicago, Londres et Tokyo. Pour un coureur du groupe, Normand Blais, c’était son 6e, et il a reçu sa médaille de reconnaissance à la ligne d’arrivée. Je commence déjà à prendre les noms des intéressés, parce que l’agence va contacter bientôt l’organisation du marathon pour se procurer d’autres dossards garantis.


«Les chanceux sont ceux qui arrivent à tout; les malchanceux, ceux à qui tout arrive.» (Labiche)

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel: hibourassa@gmail.com
418-234-2125