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Surprise en fin de parcours

Publié le 21 septembre 2012

Nous sommes le 25 septembre 2011, jour qu’attendent avec fébrilité toutes les personnes impliquées dans le projet EDLC (Étudiants Dans La Course). Depuis octobre dernier, nos efforts convergeant vers ce but ultime, ce défi lancé à une trentaine de jeunes issus de milieux pour le moins plombés, soit s’engager à courir le marathon de Montréal. Ce matin, 18 d’entre eux ont tenu le coup. C’est à la fois pour eux un test suprême et un jour de fête, ouf!

Évidemment, ces jeunes ne sont pas laissés à eux-mêmes. En s’engageant, ils s’inscrivent à un programme et sont suivis tout au long du processus. Ce qui est fantastique, c’est la valeur du défi. Il est assez grand pour faire peur et oblige à une implication totale des participants pour y arriver. À quoi servirait de se lancer dans un projet facile qui, en fin de compte, n’aurait aucun effet sur le parcours de notre vie quotidienne. Alors, de savoir que moins d’une personne sur 1000 y parvient, encore moins chez les jeunes entre 15 et 18 ans, augmente l’appréciation de son accomplissement.

Lancé dans ce projet depuis octobre dernier, mon rôle de mentor trouve se justification dans l’accompagnement d’Akim pour ces heures ultimes. Cette performance pour lui revêt l’aspect d’une entéléchie. Franchir la ligne d’arrivée pouvant ouvrir la porte à une pléthore de réussites. Quel plaisir pour moi d’en être le témoin. Encore faut-il que je l’accompagne physiquement durant son exécution. Nous savons intuitivement que le marathon tire sa notoriété de la difficulté de la distance à parcourir. Il n’est pas seulement difficile, c’est un écueil, un tourment, la tarasque des temps modernes, curieusement issue de la Grèce antique.

Mais nous ne sommes pas arrivés à ce dimanche 25 septembre peu préparés. Plus de 140 sorties, des courses tests de 5, 10, 20 km et un demi-marathon (pikermi) ont permis de construire la confiance nécessaire pour quiconque veut se présenter à la ligne de départ d’un marathon. C’est donc à la fois anxieux et excités que nous attendons le coup de départ sur le pont Jacques-Cartier. Akim bénéficie d’une situation privilégiée, en ce sens que deux mentors se le sont en quelque sorte approprié. L’un très performant et attentif, l’autre, moi, en l’occurrence plus présent, parce qu’ayant plus de temps libre à lui consacrer, mais un ton en dessous, côté performance. Nous avons donc concocté un plan à trois, pour le fameux jour J. Nous partirons à 6 m, 6 m 15 du km jusqu’à au moins le 30e km et, après, on pourra s’ajuster en fonction des énergies restantes.

Voilà le coup de départ et la fête commence. Après quelques kilomètres marqués par plus d’émotions que de rythme, nous entrons enfin dans notre vrai plan de match. Nous sommes une bonne douzaine dans notre bande rouge, marqués par le maillot caractéristique d’EDLC. Aussi fiers que nous soyons de notre projet, nous ne manquons pas d’occasions de le scander chaque fois que des spectateurs se manifestent sur notre passage. Je cherche à m’ajuster à la cadence, mais j’aurais préféré m’isoler pour mieux entrer dans mon marathon. Mais attention, ce n’est pas mon marathon, enfin, oui un peu, je suis là en synchronie, en cortège, en garniture, derrière l’exécution du défi ultime d’Akim qui, de son côté, tient bien le rythme.

Pourtant après un peu plus de 20 km, Akim se plaint de douleurs aux genoux, mais ne ralentit pas pour autant. Il ajuste plutôt sa foulée et tout semble rentrer dans l’ordre. Pendant ce temps, c’est moi qui commence à montrer des signes de malaise et mes ajustements m’obligent à fouiller dans ma zone d’inconfort. Bien sûr, c’est quasi impossible qu’un groupe d’une douzaine d’individus vogue ainsi en synergie sans quelques aiguillons qui dépassent çà et là. Durant les entraînements, notre rôle de mentor consistait souvent à faire maintenir le rythme, pour le bénéfice de tous. Pourtant, là, aujourd’hui, il me semble qu’on doive s’accommoder de la relation privilégiée que chaque mentor a développée avec son mentoré. François semble s’envoler en avant du groupe, sans jamais devoir y ajouter d’effort. C’est alors que Jocelyn m’offre de l’accompagner à partir du 30e, un peu comme pour le libérer de ses entraves. Voyant qu’Akim semble en plein contrôle, j’abonde en son sens et il s’en va ainsi.

J’ai très confiance au groupe dans lequel circule Akim, heureusement, car quelques signes m’indiquent que je dois ralentir si je veux rallier la ligne d’arrivée en un morceau. Je laisse donc s’éloigner mon groupe et cours seul un certain temps, jusqu’à ce que j’entende une voix familière quelques dizaines de mètres derrière moi. Il s’agit de Thierry qui, ma foi, n’est pas dans sa meilleure journée. Bravo, nous piétinerons à deux. Bien sûr, pour lui comme pour moi, c’est encore affaire de compromis. Prendre le rythme de l’autre, imposer le sien, tout se fait dans la bonne humeur, rassurés qu’ainsi nous vaincrons ces démons qui nous tiraillent et rendent les kilomètres si longs.

La surprise, car c’est là le sujet de mon billet, la surprise donc, arrive au 40e km. Qui ne vois-je pas courir à contresens? Akim! L’air joyeux et pimpant, il me salue en me disant: «Yves, j’ai franchi la ligne d’arrivée, je suis un marathonien.» Et là Thierry, incrédule, lui demande: «Tu n’as pas reçu ta médaille?» «Non, non, c’est avec mon mentor que je veux l’avoir.» Jamais je n’aurais cru qu’un jeune homme de 16 ans, pour qui c’est le premier marathon, s’inquiète ainsi, parce qu’il a dit qu’il s’inquiétait de ma situation, franchisse d’abord la ligne d’arrivée et rebrousse chemin sur deux km, pour les recourir avec son mentor et cueillir enfin sa médaille.

Comme quoi la vie parfois nous réserve des surprises là où on s’y attend le moins. La vie t’appartient Akim. Ce fut un privilège de te côtoyer.

Yves Daigneault pour Courir.org
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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