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Sur la route par Yves Daigneault

Publié le 11 décembre 2015

De nouveau à normal

Que ce soit pour découvrir la course, apprendre un théorème ou même élucider une énigme, la marche à suivre demeure identique dans tous les cas pour y arriver. L’acquisition, la rétention et le transfert sont les trois étapes du chemin à parcourir. Loin de moi l’intention de m’étendre sur de longues explications quant au fonctionnement de ce processus. Je veux seulement souligner qu’on peut facilement l’observer dans presque toutes les sphères de nos apprentissages.

Étant coureur depuis 38 ans déjà, la course et moi formons un couple dans tout ce qu’une union comporte.

D’ailleurs, il suffit de rappeler mes débuts pour comprendre qu’on est souvent à un cheveu de poursuivre ou d’abandonner une nouvelle activité. À l’époque, la course bénéficiait d’un engouement venu des États-Unis, après que l’américain Frank Shorter eut gagné la médaille d’or au marathon des Jeux Olympiques de Munich en 1972. Suite à quoi, la course sur route et le marathon en particulier provoquèrent une certaine frénésie dans toute l’Amérique. L’ère de la course d’endurance venait de sourdre sous nos yeux.

Nous pouvions nous confronter à quelque chose de grandiose, presque mythique quand on pense à la légende du soldat Phidippidès, ce messager qui mourut en annonçant au roi d’Athènes la victoire des Grecs sur les Perses, à la bataille de Marathon. Il avait parcouru la distance en tenue de combat. Je n’ai pas échappé à cet élan, mais la course me réservait des surprises parfois cruelles. Comme souvent le nouveau comporte sa part d’aigre-doux, elle a beau être attrayante, dans mon cas, au bout de 200 mètres, je commençais déjà à souffler dur, mais je n’allais pas abdiquer avant un kilomètre, disons interminable.

Ce qui est bon avec la nouveauté, c’est qu’il s’en faut de peu pour progresser. Dès la deuxième fois, je m’étais quelque peu ajusté, partant sur des allures plus douillettes, une sorte de réconciliation avec mes poumons tout surpris de tant de sollicitude. À ce moment, je n’en étais pas à rêver d’un marathon, même si c’est lui qui m’a fait sortir mes espadrilles. Car à l’époque, je ne m’encombrais pas de contingences vestimentaires, ni même de programme d’entraînement. Je voulais apprivoiser la course, pour courir plus vite et plus longtemps. Aujourd’hui, c’est toujours le cas…

L’attrait du nouveau perd de son lustre avec la récurrence, ça va de soi. Nous glissons vers le normal, l’ordinaire, moins séduisant, donc le danger d’abandon pointe à l’horizon, si l’on n’y prend garde. C’est ce que j’appelle la transition de l’euphorie à l’habituel qui demande à être apprivoisée. C’est la familiarité qui a son «buzz» bien à elle. Une sorte de bourdonnement en famille. En famille, on se connaît. Quand on a une journée difficile, rien ne peut me faire autant de bien qu’une course. Pourquoi? Parce qu’elle nous connaît. Cette course, ou plutôt cette relation d’amour qu’on a avec, sait quand, où, comment et pourquoi on se sent faible, elle sait comment on est fait.

Parce qu’elle nous connaît, elle accepte tendrement des défections et inconsistances.

Lorsqu’on laisse le nouveau, on marque une étape importante. Une pause nous permet d’évaluer le chemin parcouru. Mais on ne peut pas s’arrêter longtemps, parce qu’il y a d’autres kilomètres, d’autres balises devant. Le voyage de nouveau à normal est un cadeau pour ceux qui persévèrent. La relation intime avec la course s’exprime souvent entourée de silence au fil des kilomètres, tout en cherchant son souffle. La sensation de calme qui s’ensuit vaut tout ce qui nous y a menés.
Yves Daigneault pour Courir.org
Courriel: y.daigneault@videotron.ca

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