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Parscourir par Pierre Bourassa

Publié le 2 juillet 2017

B2B: 2 marathons… 2 côtes… 13 jours…

Boston to Big Sur: un défi que les deux organisations de ces marathons lancent depuis 2010 aux marathoniens: courir deux marathons sur les côtes de l’Atlantique, puis du Pacifique dans un intervalle de 13 jours! Dès le début de la formation de mon groupe de Boston 2017, j’avais invité les amis à relever ce défi. Il fallait d’abord se qualifier pour Boston et y réussir son inscription avant de faire application à Big Sur pour le B2B. Il n’y avait que 400 dossards disponibles. Mais on pouvait aussi s’inscrire seulement au Big Sur sans courir Boston.

Le marathon Big Sur est devenu tellement en demande qu’il faut maintenant passer par une première loterie, puis une deuxième pour mettre la main sur un dossard. Pour cette année, je n’avais pas été chanceux à la première ni à la deuxième, mais comme je m’étais qualifié pour Boston et que j’avais été accepté, j’avais pu participer à la troisième loterie pour le B2B… et enfin la chance m’a souri. Ce fut aussi le cas pour Jean Audet de Lévis. Quant à Gilles Gagné de Grand-Mère, il a été chanceux à la première loterie.

Ce n’était pas ma première participation à ce marathon. En 2000, j’avais monté un groupe de 6 personnes pour la 10e édition; c’était aussi 13 jours après Boston. En 2010, j’avais un groupe de 10 personnes, et nous étions quelques-uns à relever le défi B2B, qui avait lieu pour la première fois. Cette année-là, il y avait un intervalle de seulement 6 jours entre les 2 marathons. Une semaine après, j’allais courir le marathon de Vancouver.

Donc, cette année, nous étions un petit groupe de 5 avec les épouses de Jean Audet et Gilles Gagné. Le 28 avril, nous atterrissions à San Francisco et, à bord d’un 7-passagers loué à l’aéroport, nous prenions la direction de la côte du Pacifique. Pour les 3 premières nuits, j’avais réservé un hôtel non loin de l’océan, à Seaside, à proximité de Carmel, où était la ligne d’arrivée. La première chose à faire en arrivant, c’était de récupérer nos dossards. Le lendemain, nous allions en reconnaissance de parcours, sans oublier de se saucer les pattes dans l’eau salée du Pacifique.

Le départ du marathon était fixé à 6h45, mais il fallait prendre un bus pour se rendre sur les lieux, et donc se lever très tôt. Descendre le parcours en pleine nuit donnait une impression d’irréel. De plus, le bus nous déposait à un demi-mille du départ à cause de dommages causés par des pluies torrentielles. Il fallait donc marcher la distance pour se rendre à l’aire d’attente. À l’heure dite, nous étions invités à nous présenter à l’une des 3 vagues selon le temps visé. Fait notable: sur toutes les distances, du marathon au 5K, il y avait plus de coureuses que de coureurs!

Les conditions météo étaient idéales – les meilleures depuis l’existence de cet évènement aux dires des organisateurs : frais au départ (10 °C), maximum de 15 °C, nuageux par alternances… mais venteux comme toujours! Nous avions 5 milles à faire avant d’atteindre la côte: une dénivellation d’environ 300 pieds en descente. Rendus à ce point, c’est l’émerveillement avec le lever du soleil! Une légère remontée de 150 pieds étalée sur un peu plus de 4 milles, suivie d’une descente de 150 pieds sur un demi-mille. Les tambours japonais se faisaient entendre à ce moment, comme pour nous marteler un rythme en prévision de ce qui s’en venait.

Et c’est là que le travail commence: nous étions devant la fameuse montée qui débute à 9,8 milles et se termine au 12e mille au Hurricane Point. Pourquoi ce nom? Parce qu’à cet endroit, il vente plus qu’ailleurs! Dénivelé: 520 pieds. Une fois en haut de cette longue montée, c’était l’euphorie, amplifiée par le spectacle magnifique qui s’offrait à nos yeux: le fameux pont Bixby Bridge, l’icône du marathon. Construit en 1932, il fait 700 pieds de long et 280 de hauteur. Autre source d’inspiration: une musique classique qui se répercute sur les parois rocheuses, jouée sur un piano à queue par un jeune artiste de 22 ans en tuxedo (il le fait depuis 2005!). Au 15e mille, nous descendions à 130 pieds pour remonter à 210 un mille après. Puis nous descendions à 110 pieds et nous nous y maintenions jusqu’au 21e mille. Suivait une succession de 3 montées et descentes, plus abruptes encore, avec une finale en pente douce.

Ces successions de montées et descentes, parfois douces, souvent costaudes, peuvent miner la plus belle énergie si elles sont prises à la légère; elles peuvent être dévastatrices si elles sont attaquées sans ménagement. Au 14e mille, après le pont Rocky Point, on passe un canyon avant de monter une colline assez respectable vers Rocky Point. Les vétérans de Big Sur nomment cette montée «The Predictor». Si vous vous sentez fort et confortable rendus en haut, vous ferez le reste du parcours aisément; mais si cette côte est un problème, les prochains 10 milles seront douloureux! Au 20e mille, un marqueur de 7 pieds de haut montre un coureur s’écrasant sur un mur de briques: si vous le regardez avec humour, c’est que ça va bien. Sinon… En fait, chacune de ces multiples montées est un mur à franchir, chacune exigeant effort et détermination, surtout la dernière au 25e mille. Mais quelle satisfaction quand l’annonceur nous accueille par notre nom au fil d’arrivée!

Jean Audet a terminé en 3h08 (6e de sa catégorie), Gilles Gagné en 3h33 (5e) et moi en 4h39 (4e). Je vous souhaite de vivre un jour cette expérience pour ce que je considère comme le plus dur, mais le plus beau et le plus gratifiant des marathons.

Nous quittions les lieux le lendemain matin pour rejoindre la côte plus bas, jusqu’à un petit village d’inspiration scandinave: Solvang. Il est considéré l’un des 10 petites villes les plus historiques des États-Unis, selon le USA TODAY Readers Choice. Nous y avons passé un bon 2 heures, avant de nous diriger vers la porte d’entrée du Sequoia National Park, où nous attendait notre hôtel pour les 2 prochaines nuits. Nous avons passé par une route sinueuse et traversé des paysages à couper le souffle, avant de nous promener dans les sentiers de la forêt des géants, à travers les majestueux séquoias. Ces arbres magnifiques sont protégés des feux de forêt et des insectes grâce à leur écorce fibreuse très épaisse; ils ne se reproduisent que grâce au feu. On a mis longtemps avant de s’apercevoir que leurs cônes libéraient les graines seulement avec une chaleur intense; maintenant on fait des feux contrôlés. Ils peuvent vivre très longtemps. Le «Général Sherman» a plus de 3000 ans, mesure 84 mètres de hauteur, pèse autour de 1385 tonnes et a une circonférence au sol de presque 31 mètres. Nous avons passé à travers le tronc d’un arbre couché avec notre véhicule.

La route du parc mène à un autre: le Kings Canyon National Park. Nous ne nous y sommes pas attardés, parce que nous devions nous rendre à notre hôtel tout près du Yosemite National Park. Le lendemain, nous nous rendions dans la vallée et faisions quelques randonnées pour admirer les nombreuses chutes et les parois rocheuses. Nous aurions pu séjourner dans ce beau parc quelques jours de plus si notre programme ne nous avait pas obligés à le quitter pour nous diriger vers San Francisco. En route, nous nous sommes arrêtés à un petit village western: Groveland, et nous sommes entrés dans un bar assez typique pour y prendre une bonne bière.

San Francisco est une ville très pittoresque, avec son pont (Golden Gate), ses rues escarpées (Lombard Street), son port (Fisherman’s Wharf), ses tramways à crémaillère (Cable Cars), sa tour (Coit Tower), sa prison (Alcatraz Island), ses bus touristiques (Hop on – Hop off), sa gastronomie (fruits de mer, poissons…), pour ne nommer que cela. Une ville où il fait bon vivre! Nous avons dû la quitter avec regret… et retomber dans notre quotidien au retour.

Pierre Bourassa pour Courir.org
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