Septembre 2011

Août est arrivé et ce dernier mois de la saison estivale nous fait trotter sur encore un bon nombre de courses. Suivez-nous dans une course près de chez vous! Notre équipe, qui continue sa grande tournée, vous a concocté un journal fort intéressant. Dans ce numéro, vous trouverez, en plus de nos collaborateurs réguliers, deux collaborations spéciales que je vous invite à découvrir. Le récit d’un retour à Montréal par Lynn Moreault et celui de Sacha Cavalier, triathlète.

Après avoir gambadé le jour de ma fête à Yamachiche, je vous invite ce mois-ci à suivre la tournée Courir.org sur le circuit des courses Endurance, notamment au 5 km Endurance à DDO, au Maski-Courons et ensuite à la dernière étape du circuit Dix30. Finalement, venez nous rencontrer à l’expo du Marathon de Québec lors de la fin de semaine des courses.

Ne manquez pas de consulter le calendrier des courses sur www.courir.org et visitez-nous au kiosque Courir.org.

Bonne lecture à tous!

N.B.: Visitez Courir.org sur Facebook.

Nathalie Collin
Courriel : wlightning24@hotmail.com

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Mes souvenirs d’Athlétisme
courir montreal quebec jogging competition course Le mot de White Lightning

Par Nathalie Collin

Je profite de ce mois d’août pour prendre congé d’écriture. Merci à tous nos lecteurs pour votre fidélité et on se retrouve pour la rentrée en septembre.

Bonne lecture, bonne route et bonnes vacances à vous, chers lecteurs!

Nathalie Collin pour Courir.org

Réaction au mot de White Lightning

Vous pouvez faire parvenir vos commentaires sur ce mot ou les autres articles du journal à l’adresse suivante: Wlightning24@hotmail.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

JOURNÉE PLEIN AIR SUR LES LIEUX D’UN VIGNOBLE

Le 23 juillet dernier se tenait le pique-nique annuel précédé du 19 km «fun run» au Vignoble du Marathonien à Havelock, près d’Hemmingford. Une cinquantaine de personnes, coureurs, cyclistes et marcheurs accompagnés de leurs familles et amis ont répondu à mon invitation et à celle de Jean Joly, le vigneron, et une trentaine d’entre eux se lançaient bravement sur ce parcours côteux sous un soleil radieux… et une chaleur accablante. Il faisait tout près de 30 degrés à ce moment, et le vent nous les faisait bien sentir, ces degrés!

Quatre points d’eau étaient prévus à des endroits stratégiques (début et fin de montée, fin de descente, dernier droit…). Comble de malheur, un des contenants s’est vidé tout seul bien avant que la majorité des coureurs en profite. Heureusement, des anges (Angelo Gauthier, Francine et Myriam) veillaient au grain et se sont adressés à une voisine de l’endroit pour le remplir. Mais un 5e contenant entre le 2e et le 3e point d’eau n’aurait pas été de trop… J’en prends note pour l’an prochain.

À l’arrivée, une douche de fortune bien fraîche nous attendait, discrètement installée en plein air derrière un bâtiment. Et nous avions accès à l’eau plus chaude de la piscine hors terre du propriétaire, pour compléter notre hydratation corporelle. Il fallait aussi, bien sûr, s’hydrater le gosier et, personnellement, je peux vous dire qu’une bonne bière fut la bienvenue. Après l’effort, le réconfort!

Il fallait aussi veiller à reprendre les calories perdues, surtout que le déjeuner tôt le matin était volontairement frugal pour ne pas trop s’alourdir avant la course. Les tables de pique-nique étaient disposées à l’ombre d’un immense érable vieux de 150 ans et tout à côté d’un petit étang artificiel où croassaient quelques grenouilles. Elles n’ont pas tardé à se remplir de victuailles de toutes sortes (les tables, pas les grenouilles!), accompagnées comme il se doit des bons vins blancs du vignoble.

Il faisait bon se retrouver tous ensemble à partager une bonne bouffe que chacun avait préparée. On n’avait pas besoin du vin pour se délier la langue, mais disons que ça aidait… Entre deux gorgées, j’ai cru bon de souligner une étape importante d’un des nôtres, Rosaire Gagné: son 150e marathon couru le dimanche précédent (17 juillet). À 70 ans, chapeau! C’est tout un exploit! Toute une inspiration pour les jeunes et moins jeunes qui l’entouraient…

Repus et ankylosés pour être restés trop longtemps assis, nous n’étions pas tellement disposés à aller jouer une partie de ballon-volant, tel que proposé par le propriétaire des lieux. Certains d’entre nous l’ont suivi pour une visite du vignoble et ont apprécié la tournée des différents cépages et la dégustation du nouveau vin rosé. Nous avons appris que certains de ses vins se retrouvent sur les étagères de la SAQ, tel son vin de glace. Rappelons que le Vignoble du Marathonien en est le premier producteur au Québec et qu’il est primé d’année en année dans les concours nationaux et internationaux.

Cette sortie familiale devient de plus en plus un incontournable pour qui veut allier plaisir de la course à pied et plaisir de la table dans un décor champêtre. Et, bien sûr, il y a l’aspect entraînement en côtes dans une ambiance décontractée qui n’est pas à négliger. Bienvenue à ceux qui n’en ont pas fait l’expérience!

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : P_bourassa@hotmail.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

RAPPEL POUR MON PROCHAIN VOYAGE À BOSTON

Ceux qui envisagent une participation l’an prochain devront se qualifier avec les mêmes standards qu’en avril passé dans leurs catégories d’âge, dans un marathon officiel couru à partir du 25 septembre 2010. Mais attention: SE QUALIFIER NE VEUT PAS DIRE S’ASSURER D’UN DOSSARD! À part ceux qui ont complété les 10 dernières éditions et sont automatiquement acceptés (nouveau en 2012), ce sont ceux qui se qualifieront avec un temps plus rapide que requis qui auront préséance.

C’est que le nouveau processus d’inscription va favoriser les meilleures performances. La période d’inscription va s’ouvrir le 12 septembre 2011 pour les qualifiés avec 20 minutes de moins que leur standard; le 14 septembre, ce sera au tour des qualifiés avec 10 minutes de moins que leur standard; le 16 septembre, ce sera ouvert pour les qualifiés avec 5 minutes de moins que leur standard; enfin, tout coureur qualifié avec moins de 5 minutes pourra s’inscrire le 19 septembre. Cette première période d’inscription se terminera le 23 septembre. C’est à partir de cette date que la sélection des meilleurs qualifiés va se faire; ils seront confirmés le 28 septembre.

S’il reste des places après cette date, une nouvelle période d’inscription va s’ouvrir aux autres coureurs qui se qualifieront après le 19 septembre (par exemple avec le marathon de Montréal le 25 septembre) sur la base du premier inscrit, premier servi, jusqu’à l’obtention du maximum de participants visé. Par ce procédé, le nombre ne devrait pas être plus élevé que par les années passées.

Mais ce n’est pas tout. La sélection sera encore plus sévère en 2013. En plus de garder le processus d’inscription de 2012, on va retrancher 5 minutes aux standards de qualification. Autrement dit, pour chaque catégorie d’âge, il faudra courir 5 minutes plus vite pour se qualifier à partir du 24 septembre 2011. Et pour en rajouter, les 59 secondes de grâce qu’on pouvait ajouter à notre temps de qualification seront supprimées. Avis donc aux intéressés: la période d’inscription pour 2013 débutera le 10 septembre 2012. Pour plus de détails, je vous invite à consulter le site www.baa.org.

J’espère que ces changements n’affecteront pas l’intérêt grandissant pour ce marathon et pour mon voyage organisé. J’ai déjà une liste de coureurs qualifiés que je devrai contacter bientôt. Des négociations sont en cours pour le choix du transporteur. Et tout sera fait pour que nos deux autocars obtiennent une passe pour Hopkinton le matin du marathon. Un siège confortable, au chaud, à l’abri des intempéries, avant le départ du marathon est fort apprécié des coureurs. Et nous aurons le choix entre trois hôtels du centre-ville, soit le Midtown Hotel, le Chandler Inn et le Hampton Inn. Le voyage aura lieu du 14 au 17 avril (marathon le 16 avril).

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : P_bourassa@hotmail.com

INVITATION POUR NEW YORK

Joignez-vous à un groupe de coureurs dans un voyage organisé du 4 au 7 novembre 2011 à l’occasion de la 42e édition du marathon. Le transport est assuré par Coach Canada dans un autocar de luxe. Il me reste 3 places. Les trois nuits sont réservées à un hôtel Fairfield Inn de Marriott
(www.marriott.com/hotels/travel/nycfq-fairfield-inn-new-york-long-island-city-manhattan-view/). Les chambres sont à 2 lits doubles ou à un lit King. Le déjeuner, de style continental, est inclus. Pour connaître le coût des forfaits, communiquez avec moi.

Je vous encourage à communiquer principalement par internet.
Courriel : P_bourassa@hotmail.com

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Un Montréalais dans le sud
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Un Montréalais dans le sud

Par Richard Strasbourg

Richard Strasbourg est en route vers la Louisiane. Ne manquez pas ses récits de retour en septembre.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

PREMIÈRE COURSE EN SENTIER!

Il faut dire que l’idée de participer à une course en sentier taraude mes rêves depuis des décennies. Par peur, gêne où je ne sais trop, elle ne s’est jamais concrétisée. Il a fallu ce concours de circonstances, soit des compagnons mentors d’EDLC (Étudiants dans la course), pour raviver la flamme et y mettre du concret.

Ce sont donc trois hurluberlus, coureurs enthousiastes et intrépides dans l’âme, qui m’ont enjoint de m’inscrire à une course en sentier. Mais tant qu’à y être, pourquoi ne pas pimenter l’aventure en en faisant une course ultra-marathon. Après quelques recherches d’événements disponibles, ils se sont arrêtés sur THE LIMBERLOST CHALLENGE, une course de 56 km en sentier dans la région de North Bay, en Ontario.

Trop heureux de pouvoir réaliser mon fantasme, je ne me préoccupe pas trop du détail concernant la distance de 56 km, mais bien plus du plaisir qui m’attend dans les sentiers. Je m’inscris donc au Limberlost, et puisque mes complices veulent devenir des ULTRA-MARATHONIENS, pourquoi pas moi. Première erreur, toujours revoir ses motivations profondes avant de se lancer. Je le savais pourtant.

En ce qui concerne la préparation, je m’en remets aux judicieux conseils d’un autre olibrius, ayant fait ses preuves celui-là, Pierre, pour nous dispenser à la fois des conseils judicieux et endiguer les fautes de débutants, vers lesquelles nous allions plonger tête première. D’abord partir sur des bases plus lentes que pour un marathon, semblait judicieux, s’arrêter pour manger et non seulement s’hydrater s’avérait raisonnable et alterner marche et course, tout à fait approprié. Merci Pierre, même si nous n’avons pas tout suivi à la lettre, évidemment.

C’est donc plein de confiance et exubérants que nous nous sommes rendus au départ, après quelque 560 km de routes, ma foi fort belles, autant qu’entretenues.

Le départ se trouve être fort différent de tout ce que j’ai connu comme course sur route jusqu’à présent. D’abord, les gens se rendent tout doucement au site de départ, sans hâte apparente, comme ils ont eu raison, me suis-je dit quelques heures plus tard. Ensuite, c’est un médecin qui nous met en garde contre tous les problèmes qui nous attendent et nous avertit qu’on sera observé tout au long du parcours, se réservant le droit de stopper nos ardeurs, pour notre propre sécurité. Ce à quoi il continue avec un compte à rebours, nous lançant dans un périple pour le moins inoubliable.

Avant le départ, nous avions, mes trois complices et moi, regarder les résultats de l’an dernier. On se retenait pour ne pas dire qu’on trouvait les temps tellement lents qu’on pouvait presque compter se classer parmi les meneurs dans nos catégories, sans trop de difficulté. Va pour l’égo qui s’est fait bafouer, oserais-je dire dès le premier tour. Bien sûr, il me faut souligner qu’il s’agit d’un parcours de 14 km qu’on sillonne à quatre reprises.

Enfin, nous voilà partis. Je me positionne environ au deux tiers du groupe, croyant y rester jusqu’à la fin. C’est après le premier km que la réalité a commencé à percer le brouillard de mes illusions. Une côte, une vraie, assez raide pour que même les coureurs d’élite l’affrontent au pas de marche. Bon, bon, je me suis dit, tout va bien se placer, après tout, c’est une course en sentier, à quoi d’autre aurais-je dû m’attendre? Puis viennent les roches et les virages serrés en contrebas, O.K., ne manquait que la boue qui m’a salué aux pieds, comme un verre d’eau qu’on avale à pleines goulées. Tel a été mon accueil au merveilleux monde du cross country. J’ai presque perdu mon souffle et ma contenance, me retrouvant haletant, même en terrain plat. Il m’a fallu un sérieux effort pour retrouver le calme tant révéré chez les adeptes de course en nature.

J’ai quand même eu le temps d’admirer le paysage, après m’être réconcilié avec mon nouveau rythme, soit 7 m 30 le km pour le premier des quatre tours au feuilleton de l’ultra. À l’arrivée du centre, au point de départ-arrivée, j’étais un peu assommé par mon vécu. Il me fallait me goinfrer d’un peu de tout, juste pour m’assurer de me lancer dans le deuxième tour, pas trop en dette du minimum vital.

C’est à la fin de la première grosse côte, évidemment qu’elle était encore là, que le doute s’est emparé de mon corps, de mon esprit, enfin de ce qui lui restait de sain, pour m’inciter, me supplier même, de ralentir, mon coeur voulant sortir de ma poitrine, ce qui ne me prit au fait que quelques secondes. En fait, de rythme, il ne m’en restait pas beaucoup. Les mantras disparaissaient plus vite qu’ils ne naissaient.

Alors je me suis rappelé Pierre, ah oui, alterner marche et course. Mais pour les minutes qui ont suivi, ce fut marche et marche. Quelques personnes se sont donc mises à me dépasser, mais encore là, pas comme dans les course sur route. Attention, allez-vous bien, avec un regard secourable, avant de repartir de plus belle. J’ai trouvé le processus des plus sympathiques.

Les postes de ravitaillement me semblaient de plus en plus éloignés. C’est au deuxième poste qu’a germé l’idée de conclure à la fin du deuxième tour. Pas question pour moi d’attaquer un troisième tour, dans l’état où je me sentais. Ouf, que tout était difficile! Il me fallait m’accommoder de ma décision. Finalement, ça m’a pris plus de temps que je n’ose l’avouer pour y arriver. C’est fou l’orgueil, parce que sans lui, on n’irait pas bien loin. Mais de savoir qu’on a DNF au bout de son nom, ça marque, quoi qu’on en dise.

Pourtant, c’est ce que j’ai fait et je me suis servi de mon restant d’énergie pour encourager mes valeureux compagnons qui sont devenus de vrais Ultra-trail racers, me donnant la chance de devenir vaillamment un Trail racer.

Yves Daigneault pour Courir.org
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
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Les rencontres de Jean-Claude

JEAN-CLAUDE RENCONTRE GILLES LAMONTAGNE

C’est au fil des coïncidences que je vous présente des membres du club CentOr, le groupe sélect des 100 marathons et plus. L’occasion est superbe de vous parler de Gilles Lamontagne de Québec. À la fin août, lors du marathon de Lévis-Québec, il devrait compléter un 200e marathon. Gilles sera seulement le quatrième québécois à réaliser pareil exploit. Voici son cheminement.

D’entrée de jeu, je dois vous dire que je ne connaissais pas Gilles avant de le croiser, en juin, au marathon de Charlo. Nous nous sommes côtoyés une bonne partie du parcours et nous avions du plaisir à échanger. Dernièrement, j’ai su qu’il tenterait de réaliser ce 200e à Québec. Je lui ai proposé cet article afin que nous prenions la mesure de sa future réussite.

Comme plusieurs, Gilles commence la course à pied à la suite d’un diagnostic médical… À seulement 35 ans, son taux de cholestérol et son poids sont très élevés, et il se sent souvent étourdi. Prenant au mot son médecin qui lui recommande de suivre un régime puis de faire de l’activité physique, il amorce la course à pied. On est en 1977.

Il passe de 192 livres à 156 en six semaines, ce qui représente son poids actuel à 69 ans. Ses meilleures performances l’ont été à 146 livres. On le sait, un faible poids favorise un meilleur VO2 max chez une personne.

À sa première compétition à vie, en 1978, il réalise 1 h 43 au demi-marathon Phil Latulippe. Gilles est stimulé par ce beau résultat et il prend de plus en plus plaisir à courir. Son premier marathon suivra à Montréal en 1979, en 3 heures 28 minutes.

L'arrivée du plus difficile de ma carrière, le 199ième...

L’arrivée du plus difficile de ma carrière, le 199ième…

courir montreal quebec jogging competition course Il se remémore comme si c’était hier sa visite à la Boutique du Coureur de la rue Cartier. Richard Chouinard, un des copropriétaires, l’avait conseillé pour l’achat de sa première paire d’espadrilles et pour débuter son entraînement.

Pour les fervents d’histoire, il existait à ce moment un club qui s’appelait les Centaures et un autre dénommé La Foulée, encore bien vivant aujourd’hui. On était en 1978. C’était jusque-là un club exclusif aux membres de la Sûreté du Québec et il venait de décider de s’ouvrir à d’autres coureurs. «J’ai été le premier civil admis dans ce club dirigé par Jacques Mainguy. Je trouvais le rouge de leur chandail très attirant», se rappelle Gilles.

Sa carrière de coureur est des plus fascinantes. Il n’a subi que quelques blessures et une seule importante en plus de 30 ans: une entorse sévère à la cheville qui l’a privé de courir durant 8 semaines et brisée sa séquence de participation au marathon de Rimouski, notamment.Ses meilleures performances sont arrivées tôt dans sa carrière. Dès sa deuxième année, il réussit 2 h 58 à Montréal. Son record de 2 h 51 est aussi couru à Montréal en 1983. Il descendra 6 fois sous les 3 heures, dont quatre dans la métropole.

Au début, les marathons étaient moins fréquents puisque de 1979 à 1982, le total est de huit, quatre à Montréal et quatre à l’île d’Orléans. Par la suite, Gilles ajoute Boston et de nombreuses autres destinations. Il en complétera 12 en 1998, dont deux en deux jours en 3 h 22 et 3 h 29… À trois ou quatre autres occasions, il en fera 11, dont 6 en 8 semaines, une année donnée… «Juste parce que cela adonnait ainsi», me dira-t-il!

S’il a eu besoin de près de 20 ans pour réaliser ses 100 premiers marathons, il ne lui en faudra que 13 autres pour les 100 suivants. Comme quoi la vie de retraité lui sied à merveille pour continuer d’écouter son médecin! D’ailleurs, il ne prend toujours pas de médication et tout va pour le mieux au niveau de sa santé.

Il faut savoir que Gilles, tout comme son grand complice Roger Goulet (Journal Courir à Montréal, novembre 2010, #118) est un assidu de certains marathons. En tête de liste, Ottawa, 25 fois, Charlo, au Nouveau-Brunswick, 19 fois sur les 19 éditions, Montréal, une quinzaine de fois, Rimouski, 8 en 9, et Boston, 8 fois, dont le centième en 1996 avec les 37 000 participants pour l’occasion. «J’ai terminé environ 7 400e en 3 h 25 à 54 ans.» Il a aussi réalisé les 12 éditions du demi-marathon Phil Latulippe.

Parmi ses meilleurs souvenirs, il y a son centième couru en 3 h 14 à Charlo en 1998. Un de ses bons amis, Serge Samson, a couru avec lui tout au long du trajet. Il y a aussi eu le marathon mythique d’Athènes, dont le départ se fait de la ville de Marathon pour se terminer dans le stade, à Athènes, «mais avec seulement 200 personnes à l’intérieur», ajoute-t-il.

Gilles se rappelle également le marathon avec son épouse Lorraine: «Je me tenais une demi-enjambée derrière elle afin de ne pas mettre de pression. Notre temps fut d’un peu plus de 4 h 12. C’était le douzième de ses 13 marathons en carrière.»

L’anecdote la plus savoureuse concerne… ses espadrilles. Du 2 septembre 1990 au 4 juin 1994, il a porté la même paire de souliers Diadora pour un total de 26 marathons afin de symboliser les 26 milles anglais du marathon. Puis, avec une autre paire de la même marque et du même modèle, il a couru 42 marathons (le symbole km) du 17 juillet 1994 au 30 août 1998. «Ils étaient usés à la corde. Je ne les portais que pour les marathons. J’ai les photos comme preuve à l’appui.»

Faites le calcul: 42,2 km, plus le réchauffement, multipliés par 42 marathons donnent près de 2000 km avec la même paire de chaussure, et ce, sans blessure! De quoi alimenter le débat actuel sur le choix des espadrilles et leur durabilité.

En terminant, soulignons la déception vécue par Gilles lorsqu’il n’a pu s’inscrire pour Boston cette année, en raison du court laps de 8 heures pour remplir les 25 000 places. Cela compromettait son rêve de réaliser son 200e marathon à Québec. C’était sans compter sur la solidarité de son fidèle ami Roger Goulet avec qui il aura réalisé 160 de ses 200 marathons.

À la suite des recherches de Roger, Gilles vient de réaliser, avec celui-ci, un dernier «sprint» de marathons lui permettant de se présenter à la ligne de départ de Québec pour devenir «bicentenaire marathonien». «J’en ai fait quatre en quatre semaines, puis le cinquième, quatre semaines plus tard, mais ce dernier est mémorable.»

«Intitulé le Mad Marathon (au Vermont), j’ai fait un temps de 4 h 53, terminant 288e sur les 459 qui ont complété le marathon. Cela a été le marathon le plus difficile de ma carrière considérant les nombreuses côtes que nous montions, jusqu’à 750 pieds d’altitude avec un soleil de plomb de 28 degrés. Comme le dit l’expression, il n’y en aura pas de facile. Ma consolation, j’ai terminé 3e de ma catégorie d’âge.»

Gageons que Gilles appréciera le marathon de Lévis-Québec, même si la canicule est au rendez-vous. Plus important, souhaitons-lui un super beau 200e marathon entouré de sa famille et de ses amis, chez lui, à Québec.

Note: pour en savoir davantage sur le club CentOr, allez sur le site www.courir.org. Dans la marge à droite, cliquez sur l’icône du club.

Jean-Claude Drapeau pour Courir.org
Couriel : jeanclaudedrapeau@yahoo.fr

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Course des spartiates d’Ottawa: La folie se poursuit!

Le 3 juillet dernier, les organisateurs bilingues de la course des spartiates (Spartan Race en anglais) ont tenu une autre course à Ottawa, plus précisément juste au nord de notre capitale, soit à Camp Fortune, à Chelsea. Il s’agissait d’une course à obstacles parfois extrêmes de 5 km en montagne. La boue, l’eau et le feu étaient de nouveau à l’honneur! Ainsi que le soleil et la chaleur puisqu’il faisait déjà 26 degrés (ressenti 33) à 10 h, heure du premier départ. En effet, des vagues de départ étaient prévues à toutes les demi-heures entre 10 h et 14 h afin d’éviter d’engorger les sentiers en montagne.

Comme j’avais adoré mon expérience à Mont-Tremblant à la fin mai, je tenais absolument à faire cette course de nouveau. Et je n’étais pas le seul puisque environ 3500 personnes ont convergé vers le centre de plein air québécois, une popularité inattendue et malheureusement supérieure à la capacité d’accueil de l’endroit. Résultat: à mon départ des lieux vers midi, j’ai vu des gens être contraints de se stationner aussi loin qu’à Chelsea, à 6 km du Camp Fortune, et de marcher jusqu’au site de départ puisque le système de navette ne semblait pas suffire à la demande! Il aurait aussi fallu limiter le nombre de participants à la capacité du stationnement, car le fait de promouvoir le covoiturage n’aura visiblement pas suffit…

Les costumes de l’époque des spartiates étaient à l’honneur au site de départ, dont un géant quelque peu intimidant! Le départ est donné dans un nuage de fumée à l’heure prévue et tout le monde s’élance en courant à l’assaut de la montagne. Mais puisqu’on emprunte une piste de ski alpin, rare sont ceux qui courent encore après seulement 1 minute! J’arrive complètement essoufflé au sommet de la montagne, environ 400 mètres plus tard, puis je m’élance dans les sentiers en forêt, passant sous quelques troncs d’arbre et par-dessus un muret placés stratégiquement pour tester notre agilité, et me voilà déjà de retour au bas de la pente.

Des bénévoles nous font signe de prendre un vieux pneu d’auto et de monter la pente de ski avec. Il s’agit d’une montée abrupte d’environ 50 mètres et je sens que ça va faire mal! Aussitôt après avoir redescendu et remis mon pneu, on me fait signe de ramper sous des barbelés. Il y a de la boue à droite, mais j’opte pour les herbes à gauche. Difficile d’avancer rapidement, car dès qu’on remonte un peu trop notre derrière, outch! Ensuite, une petite course me mène au pied d’une autre piste de ski et je vois que les premiers ont déjà commencé à la gravir… en marchant. J’essaie de jogger mollo, mais c’est trop abrupt et je marche à mon tour. J’arrive au sommet avec le coeur qui menace de me sortir de la poitrine et un gentil bénévole me fait aussitôt signe de grimper après l’une des cordes suspendues au remonte-pente! Ok, mais j’ai besoin de 30 secondes pour reprendre mon souffle, c’est trop intense!

Me revoilà parti dans les sentiers en forêt. Je crois que l’épreuve suivante consistait à grimper par-dessus une toile en corde, mais c’était peut-être de remplir un gros seau d’eau dans une rigole, de le trimballer un moment en sentier, puis de le vider dans la rigole plus bas. Dans le feu de l’action, je dois avouer en avoir perdu des bouts! Ensuite, de retour au bas de la pente, c’est un mur de 8 pieds de haut qui m’attend. D’un bord, il y a quelques prises, mais les bénévoles nous font signe, aux gars, de grimper le bord lisse. Évidemment! De l’autre côté, une mauvaise surprise m’attend: il faut remonter la montagne par une pente encore plus abrupte que les dernières! Les organisateurs veulent notre peau ou quoi!? Et je veux bien que croire que les spartiates n’avaient pas de ravitaillement durant leurs épreuves, mais avec une telle chaleur, il aurait été très apprécié d’avoir un point d’eau à mi-parcours. À la limite, nous laisser un boyau d’arrosage pour se rafraîchir afin de conserver le côté « sauvage » de la course.

Après avoir gravi la montagne en marchant, c’est déjà le temps de la redescendre à la course! Au bas de la pente, des bénévoles nous tendent une lance que l’on doit planter dans une cible un peu trop loin à mon goût, mais je réussis de justesse à la toucher et je m’évite la pénalité de 10 «burpees» (genre de saut de grenouille). C’est ensuite le temps de charrier un bloc de béton sur une cinquantaine de mètres, puis les bénévoles nous dirigent vers une petite rivière en nous disant de l’emprunter. Que c’est rafraîchissant! J’ai de l’eau jusqu’aux cuisses, mais j’en prendrais volontiers jusqu’au cou pour refroidir tout mon corps! J’arrive devant 2 tuyaux de canalisation qui passent sous un chemin et c’est alors qu’un bénévole me prend complètement au dépourvu: il me fait signe de passer dans un des tuyaux! Quoi?! Ces petits tuyaux presque entièrement submergés? Laissez-moi vous dire qu’il ne fallait pas être claustrophobe!

C’est bien rafraîchi que j’en ressors et que je me dirige vers l’épreuve suivante. Il faut maintenant passer par-dessus la rivière sur des petits tuyaux pendant qu’un bénévole s’amuse à nous arroser pour être sûr qu’on glisse et qu’on retombe dans la rivière! Que c’est gentil! Heureusement pour moi, j’ai été assez agile. Prochaine épreuve: soulever un bloc de béton au moyen d’un système de poulies. Pas trop difficile. Une pente inclinée et bien glissante se présente ensuite devant moi. Je m’élance et réussis à attraper une corde. Hop, de retour à la course, mais j’ai de moins en moins d’énergie et je grimace de plus en plus. Je vois toutefois la foule qui nous encourage près de l’aire d’arrivée.

Les 3 dernières épreuves y sont regroupées. Il faut d’abord ramper sous des barbelés dans la glace (c’est froid!), puis affronter 2 colosses hyper musclés et leurs coups de bâton en styromousse (impossible de les déjouer!) et finalement sauter par-dessus un feu! Wow, cette course était beaucoup plus difficile que celle de Mont-Tremblant! Une jolie demoiselle costumée me félicite en me remettant ma médaille (j’aime ce moment!). Puis je pars à la recherche de ma blonde et de mes enfants qui me félicitent à leur tour (j’aime encore plus ce moment, évidemment!) et je leur montre fièrement mes nombreuses égratignures aux jambes.

Il n’y a pas de collation d’après-course, mais des hamburgers, hot-dogs et autres grillades sont à vendre. Même chose pour les rafraîchissements et la bière, que l’on peut savourer en regarder les participants se faire cogner par les 2 colosses! Si vous cherchez une course complètement folle aux sensations intenses, les courses des spartiates sont pour vous! Ajoutez-en une à votre calendrier l’année prochaine, vous ne le regretterez pas!

Album photos de l’événement: http://www.facebook.com/media/set/?set=a.10150224701971861.315670.251061411860&type=1

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Demi-marathon de Yamachiche: Sous un soleil de plomb!

Le samedi 16 juillet 2011 avait lieu le 15e demi-marathon Marcel Jobin de Yamachiche, en Mauricie. Cette année, 620 personnes ont pris part aux différentes épreuves, soit le 1 km pour enfants, le 2 km, le 5 km et le demi-marathon, et ce, sous un soleil de plomb comme c’est habituellement le cas à ce temps-là de l’année. À noter: les 200 premiers inscrits avaient droit à un t-shirt.

J’avais déjà participé au demi en 2008 et, même si le parcours est presque entièrement plat et rapide, j’avais fait un temps décevant à cause de la chaleur, ma faiblesse. Cette fois-ci, je compte faire mieux. La remise des dossards au sous-sol de l’église du village se fait rapidement et j’attache ma puce à ma cheville. J’ai déjà chaud et je n’ai même pas commencé la course: ça augure mal! Le départ du demi-marathon est prévu pour 9 h 15, ce qui est un peu tard et ne nous permet pas de profiter de la fraîcheur matinale. Dommage. Mais ça permet aux coureurs de Montréal comme Québec de prendre part à l’événement.

La route 138 qui traverse le village est fermée à l’occasion du départ. On sent la fébrilité parmi la foule de coureurs et de supporteurs. Je me donne comme plan de match de partir lentement et d’accélérer dans la 2e moitié. Évidemment, le départ est donné et je pars (trop) vite malgré tout! On traverse le chemin de fer vers le 1er km et nous voilà déjà loin de la ville. Comme c’est paisible en ce samedi matin! Les rangs de campagne sur lesquels se déroule la presque totalité du demi-marathon restent ouverts à la circulation, mais il y a tellement peu de voitures que la sécurité des coureurs est nullement compromise.

Un point d’eau se présente déjà et j’en profite pour boire même si je n’ai pas vraiment soif. Vaut mieux prévenir par une telle chaleur! Puisqu’on longe des champs, je peux voir facilement les meneurs déjà loin devant moi après seulement 2 km ainsi qu’un spectacle inusité: un troupeau de vaches à notre gauche accourt pour venir nous encourager! Enfin, c’est l’impression que j’aie puisqu’elles s’arrêtent à la clôture près de la route, mugissent en nous voyant et repartent aussitôt à la course!

Il faudrait que je ralentisse, je le sais bien, mais je continue sur ma lancée et j’adapte ma foulée à celle de Nathalie Goyer, présentement 2e chez les femmes. Je trouve ça plus motivant ainsi! Au 3e point d’eau (sur 5), soit vers le 6e km si ma mémoire est bonne, une belle douche rafraîchissante est installée en bordure de la route et j’en profite pour me rafraîchir. Les bénévoles tendent enfin des verres de boisson énergisante, question de redonner un peu de carburant à nos jambes. Personnellement, j’en aurais pris à chaque point d’eau! D’ailleurs, à quelques endroits le long du parcours, de bons samaritains ont eu la gentillesse de nous arroser et je leur en suis très reconnaissant. Car en l’absence de brise, d’ombre et de nuages, j’ai vite eu l’impression que j’allais cuir comme un oeuf sur l’asphalte!

Vers le 9e km, je décide de décrocher de la foulée de Nathalie bien que j’apprécie avoir de la compagnie. Je sens ma température interne monter rapidement et je préfère ralentir et me faire dépasser à ce moment-ci de la course plutôt que de risquer un coup de chaleur plus tard. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais faire 1 h 25. Je savais pourtant qu’il me fallait partir plus lentement… Ah, je n’apprendrai jamais! Les premiers ont déjà fait demi-tour et semblent frais comme des roses. Mais comment font-ils? Sur le chemin du retour, je ralentis et ralentis encore un peu. De toute évidence, beaucoup de coureurs ont mieux gérer leur course que moi puisque je me fais dépasser allègrement. Humm, dur pour l’orgueil!

De retour au 3e point d’eau, je repasse volontiers sous la douche et reprend des forces. Allez, je finis ce demi en force! Malheureusement, mes amies les vaches ne sont plus là pour m’encourager… Mais ma petite famille, après avoir joué au parc et dans les jeux d’eau en m’attendant, est au fil d’arrivée pour m’encourager. Je termine avec un meilleur temps qu’il y a trois ans, mais à plus de 7 minutes de mes chronos du printemps.

J’accepte avec joie qu’on m’arrose une dernière fois, puis je me dirige vers la collation d’après-course entièrement biologique préparée par la ferme Le Crépuscule. Au menu: jus de pomme pur, boisson de soya, banane, orange, melon d’eau, raisins, fèves au lard et sandwich aux oeufs. Un délicieux festin après un tel effort! Quelques douches étaient disponibles sur place ainsi que Monsieur Craquepoutte de l’émission Toc Toc Toc qui était venu encourager les jeunes coureurs du 1 km. De nombreux prix de présence ont aussi été tirés.

Si la chaleur ne vous effraie pas et que vous aimez les courses chaleureuses et les parcours paisibles, le demi-marathon Marcel Jobin de Yamachiche vous enchantera!

Album photos de l’événement: yamachiche.ca/photo/coup-d-oeil/demi-marathon2011/21-1Kmphotos/

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Le triathlon à la portée de tous... par Peggy Labonté
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Par Peggy Labonté

Hommage aux coureurs de la coupe Dix30…

Le mois d’août sonne déjà à nos portes. La moitié de mon calendrier de la saison 2011 est chose du passé. Dernièrement, j’ai participé à la 4e étape de la coupe Dix30 au parc de la Cité de St-Hubert. La coupe Dix30 demeure spéciale pour moi puisque j’y ai gagné la 1re édition. Étant donné la qualité de chaque événement, je ne suis pas surprise que cette série de 5 courses ait connu une croissance notable au cours des 3 dernières années.

À St-Hubert, le 24 juillet, j’ai réalisé à quel point ce genre de course demeurait avant tout un événement social. Chaque athlète y trouve son compte, soit au 5 km ou au 10 km. À mon retour à la maison, je pensais à ceux qui avaient croisé mon chemin en ce beau dimanche ensoleillé. Certains avaient vécu une amélioration spectaculaire, d’autres m’avaient impressionnée par leur conciliation course-famille et plusieurs m’avaient marquée par leur bonne humeur contagieuse. Aujourd’hui, j’aimerais vous faire connaître quelques athlètes qui sont passés sous mes yeux lors de ma participation au 5 km de la coupe Dix30.

L’amélioration : Premièrement, de nombreux coureurs ont grandement progressé depuis le début de l’été. À la coupe Dix30 de St-Hubert, 4 athlètes se sont particulièrement démarqués en établissant des records personnels. Léo Morin, un quadragénaire de l’île Bizard, a réduit son chrono de 7 minutes sur son 10 km. Pour aider à sa cause, il a perdu 15 livres de son poids corporel depuis le défi Tri-O-Lac en juin. J’étais si heureuse d’entendre sa réalisation. Bravo Léo! De plus, j’ai rencontré Gaétan Jr Joyal, un homme de Montréal dans la trentaine, qui espérait faire environ 44 minutes au 10 km. Il a dépassé ses espérances en exécutant son meilleur temps en 43 m 13. Excellente nouvelle! C’était de toute beauté de voir son large sourire après cette performance. Aussi, il y avait Claire Doule, qui s’est méritée l’or chez les femmes de 30 à 39 ans. Cette charmante jeune femme a couru le 5 km le plus vite de sa vie en 20 m 22. Quelle athlète débordante d’énergie! Je lui souhaite de briser la barrière des 20 minutes cette année. Et je ne voudrais pas oublier l’accomplissement incroyable d’un collaborateur de Courir.org et de mon meilleur ami, Frederic Mathieu. Récemment guéri d’une blessure, celui-ci a enregistré un chrono de 34 m 48 au 10 km. Après cet exploit hors du commun, c’était un plaisir de voir la lumière briller dans ses yeux. Super, Fred!

La course et la famille : Deuxièmement, c’était un pur bonheur de voir ces athlètes qui arrivent à concilier course et famille. À la coupe Dix30, j’ai eu le privilège de discuter brièvement avec la gentille et accessible Myriam Grenon. Elle participe souvent aux courses avec ses enfants et son conjoint. D’ailleurs, Myriam et sa magnifique fille, Caroline St-Antoine, se sont retrouvées sur le podium de la coupe Dix30. Myriam est la preuve que lorsque vient le temps d’élever les enfants, l’attitude des parents peut faire toute la différence. La pomme ne tombe jamais très loin de l’arbre et les recherches nous démontrent que cela demeure vrai pour l’activité physique. Isabelle Ledroit, Michel Brochu et leur fils étaient aussi sur place. Isabelle et Michel s’alternent la supervision de leur enfant à chacune des courses. Les deux semblent toujours heureux d’être présents et leur adorable bambin n’est jamais délaissé. Le jeune garçon semble tout le temps trouver un moyen de s’amuser avec un ballon ou autre chose pendant que maman ou papa court. Quelle famille adorable! De surcroît, les organisateurs de la course avait invité nul autre qu’Annie Gervais, une triathlète élite de la région de St-Jean-sur-Richelieu. Cette jeune maman fait un retour à la compétition après un an d’arrêt en raison de la venue de sa deuxième fille Léa. Annie participe surtout à des courses sur le circuit professionnel Ironman 70.3. C’est une maman-médecin qui rivalise avec les gros noms du triathlon. Annie s’est présentée à la course accompagnée de ses deux jeunes progénitures et de son amoureux. Cette triathlète nous a prouvé qu’il n’est pas impossible de combiner performance et famille en gagnant la course de 10 km ce jour-là. D’autres personnes participaient et en profitaient pour se retrouver en famille. Ma soeur, Kim Labonté, était venue de Québec pour l’occasion. Elle s’est méritée la médaille de bronze chez les femmes de 20 à 29 ans. Bel effort! Mon amoureux, François Lefebvre, avait aussi fait le 10 km (à la vitesse de l’éclair!) pour retourner encourager ma soeur en ma compagnie. Qui dirait non à quelques encouragements en fin de parcours? Parallèlement, Julie Drolet, coureuse, se trouvait sur le site pour prendre part à l’événement mené avec brio par sa mère. Julie est la fille de Marie-Christine Thériault, organisatrice de la coupe Dix30. C’est un autre modèle d’entraide familiale, car Julie contribue beaucoup au parfait déroulement des courses. J’ai appris que Julie revenait d’une blessure et qu’elle fera son 1er triathlon à Verdun prochainement. Bonne chance, Julie! Elle est guidée par le conjoint de Marie-Christine, c’est-à-dire Éric Fournier, créateur et organisateur de la coupe Dix30. Elle ne pouvait avoir meilleur guide que M. Fournier puisque celui-ci a participé à 5 championnats du monde de duathlon. Dans les années passées, il y avait également le fils de Marie-Christine, Jean-Philippe, qui aidait à la signalisation avec Signel pour délimiter les parcours de course. Par contre, son travail l’a mené à l’extérieur de la province cette année. C’est donc dire que la famille est depuis de nombreuses années dans le milieu de la course, des duathlons et des triathlons. Les organisateurs semblent être prêts à rendre au merveilleux monde du sport tout le positif que ce dernier a apporté dans leur vie. Ils sont très fiers de leurs événements et travaillent ardemment à la poursuite de leur magnifique projet. Ils affirment adorer les moments et les rencontres exceptionnelles que leur procure la coupe Dix30.

Les fidèles amis : Troisièmement, de multiples coureurs se mêlent aux autres à chacune des courses sans faire de bruit. Ils sont constants, encouragent leurs compétiteurs et démontrent un entrain remarquable. J’aime côtoyer Sylvie Legault pour son assiduité et sa joie de vivre. Elle n’a pas manqué une course de la coupe Dix30 et compte faire toutes les courses du circuit Endurance. De plus, elle est souvent accompagnée de gens aussi joyeux qu’elle, tel que Michel Lafleur et Line Bouchard. J’apprécie tout autant la présence de William (Ted) Fenton, un sexagénaire qui prend plaisir à courir en préparation du marathon d’Hamilton. Ted aime partager son expérience et il possède un coeur en or. Lors de la 3e étape de la coupe Dix30, il s’est rapidement porté volontaire pour conduire à l’hôpital un coureur qui avait un malaise. Lors d’événements mis sur pied par mon club de course (Phoenix), Ted donne généreusement de son temps en se portant responsable de la table d’eau. C’est grâce à des hommes comme lui et aux bénévoles que les courses, petites et grandes, existent. Merci à vous tous pour votre simple présence!

Pour conclure, j’ai déjà hâte de revoir tout ce beau monde! Jacques Marchand ne pouvait mieux dire sur MediaSud.ca lorsqu’il a titré la coupe Dix30 comme étant «un événement social avant tout». Enfin, je me répète peut-être, mais je pense qu’il est merveilleux de voir tous ces athlètes élites et amateurs réunis pour partager un objectif commun: se dépasser soi-même. Je suis déçue de ne pouvoir assister à la prochaine course de la coupe Dix30 qui se tiendra le dimanche 21 août prochain, à Brossard, car je participerai à mon premier Demi-Ironman au New Hampshire, mais vous pouvez être certain que j’aurai une pensée pour tous ces coureurs de la coupe Dix30. Serez-vous de la partie pour battre votre record personnel, pour sortir en famille ou simplement pour célébrer le bonheur d’être en santé? Je vous encourage à le faire puisque ce sera la conclusion de la saison 2011. De magnifiques toiles de France Malo, de généreuses bourses et des prix de présence seront gracieusement offerts. C’est un rendez-vous à ne pas manquer! Pour plus de détails, visitez www.coupedix30.com.

Quelques mercis bien mérités…

Merci à mon entraîneur, Mathieu Sauvé de chez Peak Performance, pour les judicieux conseils et les programmes adaptés.
Merci à Bikram Yoga Montréal pour les classes intenses qui m’aident à récupérer des compétitions.
Merci à Compressport pour les vêtements de compression qui accroissent la performance.

Peggy Labonté pour Courir.org
Courriel: pegpeg30@hotmail.com

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Le triathlon à la portée de tous... par Peggy Labonté
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Exceptionnellement par Sacha Cavalier

Triathlon O2 double olympique de Sherbrooke – Dimanche 17 juillet 2011 –

Depuis que ma première expérience de triathlon avait été un calvaire en ce qui concerne la partie natation, il me restait deux options: raccrocher ma combinaison dans le placard ou m’inscrire au triathlon double olympique de Sherbrooke. En effet, avec 3km de natation, soit je me noyais, soit j’allais vaincre mon manque de confiance en eau libre. Il n’y a pas 36 solutions, pour vaincre une peur, on se jette à bras ouverts dedans, dans la gueule du loup. Et comme je ne renonce pas par principe à ce qui parait difficile, comme l’impossible est ce que les gens appellent ce qu’ils ont peur d’affronter, je n’ai pas hésité longtemps.

J’ai tout de même regretté quelques secondes de m’être inscrit à cette course lorsque le réveil a sonné à 5 h 15. Il m’a fallu au moins trois secondes avant d’aller mieux. Mais la tension était à son comble dans la voiture de Jean Philippe avec qui j’allais gouter l’eau verdâtre du lac Magog. Lui aussi avait un traumatisme de natation de premier triathlon à surmonter. Sur le site, l’eau, qui a eu tout le loisir de monter jusqu’à 28 degrés grâce à la chaleur caniculaire, a rendu interdite le port des combinaisons. Certes, les mouvements seront moins gênés, mais nous flotterons moins bien et nous irons moins vite. Ni une bonne ni une mauvaise nouvelle. Les doutes sont plus que jamais là lorsque je me trouve face à ce lac immense et vert, avec une bouée rouge, qui est si loin qu’on en distingue qu’un point à l’horizon. Le pire, c’est que je vais devoir y aller non pas une mais deux fois pour compléter ma distance. J’en ai les jambes qui flanchent rien que d’y penser. Tant mieux: je n’aurais besoin que de mes bras. En tout cas, sur le coup de 8 h, le départ est lancé. J’ai 3 km de nage à faire, avant de m’élancer pour 80 km de vélo et 20 km de course à pied.

Au bout de 200 m, ma respiration s’accélère anormalement. Je réduis le rythme et ne me concentre pas sur la distance à faire, sur la profondeur du lac, etc., mais sur rien d’autre que mes mouvements. Et puis je me persuade d’être en piscine et rentre dans ma course. Je lève parfois la tête pour vérifier la trajectoire, et le premier tour de 1,5 km se passe. Si j’en ai fait un, pourquoi pas un deuxième. Ainsi, en 1 h 18, je termine le parcours natation. Je suis 26e sur… 28 en sortant de l’eau. Pas un temps canon, mais je manque d’expérience en triathlon, ce n’est que mon deuxième, et du haut de mes 22 ans, je ne vois pas bien loin. C’est donc pour moi une excellente chose de faite: j’en ai le sourire qui monte jusqu’aux oreilles et qui mettra plusieurs kilomètres de vélo face au vent pour redescendre. En sortant de l’eau, mes jambes ont du mal à me porter; elles ne sont pas alimentées correctement en sang, qui a été monopolisé par les bras. Je titube jusqu’à l’aire de transition, enfourche mon destrier et noble compagnon de longues distances… et m’élance à travers les monts de l’Estrie.

Je file avec le vent parfois de face et parfois de dos. Je peine à aller chercher les 20 km/h lorsque ce dernier est défavorable, mais avec son aide, je frôle les 40. Le temps passe soudainement plus vite, en comparaison de celui passé dans ces eaux troubles. Je double des concurrents et gère mon eau. Au demi-tour de la mi-parcours, j’avale sans broncher un demi-litre de Gatorade et remplis mes deux gourdes. Sur le chemin du retour, je gère encore à merveille mon eau puisque je bois avant la soif, malgré les 37 degrés qui réchauffent l’asphalte, et je terminerai ma deuxième gourde à un kilomètre de la fin du vélo. Comme pour mon premier triathlon, je me gave de gels et de barres dans les 10 derniers kilomètres, pour préparer ma transition vélo-course à pied, la plus difficile. Dans les ultimes côtes, des casques profilés aux vélos en carbone jusqu’au moindre rayon montent en zigzag pour ne pas prendre la pente raide de face. Je les double joyeusement, drogué au Gatorade. Je pose enfin le vélo après un formidable 30 km/h de moyenne dans un parcours venteux et vallonné. Une casquette sur la tête, trois barres dans le cuissard et deux chaussures aux pieds, et je repars aussi vite que je suis arrivé.

Ces sensations que j’avais alors dans les jambes resteront un mystère. Comme si je n’avais rien fait avant, comme si je sortais d’une longue nuit de repos, mes jambes me portent sans rechigner à plus de 14 km/h. Ce rythme que j’ai habituellement du mal à tenir sur 20 km, je le tiens sans flancher, sans éprouver la moindre douleur. C’est trop facile, si facile que ça en devient agaçant. C’est bien la dernière chose à laquelle on s’attend, de courir comme un lapin, lorsqu’on participe à un triathlon longue distance. Je dévore le bitume et double encore des coureurs qui se demandent si le missile qu’ils viennent de voir passer était bien l’enclume qui essayait de nager sans boire la tasse il y a quelques heures. Croyant que les gels et le Gatorade sont la cause de cet excès de forme, dès le premier ravitaillement, je bois trois verres de Gatorade, prends du gel et surtout m’arrose de la tête au pied pour tromper la chaleur. Je remets ça au prochain ravitaillement, encore et encore. Et je tiens le rythme.

Puis les kilomètres défilent. J’en suis même à me retenir pour garder du jus pour le final. Je double et encourage ceux qui ont plus besoin d’encouragements que moi. Au dernier ravitaillement tenu par de jeunes futurs athlètes très enthousiastes de me voir vider leur table, je demande s’ils n’auraient pas mis quelques grammes de cocaïne dans leurs boissons pour que je sois dans cet état. Leur réponse négative ne me rassure pas. Mais cela ne m’empêche pas de tout donner dans les ultimes hectomètres. Je termine mon 20 km en 1 h 27. Je suis 8e en tout avec un temps de 5 h 34, bien loin de ma position d’avant-avant-dernier lors de la sortie de l’eau. Je suis sur un nuage, le même qui m’a porté sur ces 20 km. Je suis bien content qu’il n’y ait pas de contrôle anti-dopage, car les organisateurs auraient trouvé bizarre que je ne pisse que du Gatorade. Jean Philippe a lui aussi bien fait dans l’eau et se classe 12e du triathlon olympique. La journée se finit devant un burger qui aura eu une durée de vie très courte dans mon assiette, avec une bande de triathlètes de Montréal. Une journée dont on ne voudrait plus qu’elle se termine. Une journée dont on ne garde pas seulement quelques coups de soleil comme souvenirs.

Pour plus de détails, voir le blog de Sacha à sacha-cavelier-endurance-run.over-blog.com

Sacha Cavalier pour Courir.org

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Courir… dans le temps , par Paul Foisy

Le «Peter Dawson International Relay Race» (2)

Le deuxième marathon Peter Dawson

En 1931, les huit étapes de la compétition, se déroulant du 2 au 9 août, sont les suivantes: Montréal, Saint-Hyacinthe, Sherbrooke, Thetford Mines, Québec, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Trois-Rivières et Joliette. La dernière épreuve de la course se déroule à l’intérieur du Stade Delorimier, à Montréal, où les coureurs devront franchir la distance réglementaire d’un marathon, soit 42,2 km. Comme en 1930, les participants se partagent une cagnotte de 10 000 $, une somme assez importante à l’époque.

Parmi les nombreux officiels de la compétition, mentionnons la présence d’Édouard Fabre, qui occupe la fonction d’arbitre en chef. Afin de compter sur l’étroite collaboration des municipalités visitées, le promoteur Armand Vincent propose aux différents maires la fonction de juges et préposés au départ.

Vincent requiert également les services du boxeur norvégien Peter Sanstol à titre de préposé au départ officiel. Un solide lien d’affaires semble lier les deux comparses: au cours des quelques mois précédant le marathon, Vincent organise trois combats impliquant le champion norvégien. Le 20 mai, Sanstol remporte la victoire sur Archie Bell pour s’assurer du titre mondial chez les poids coq. À cette époque, le titre est vacant et le combat est reconnu par les autorités canadiennes en cette matière. Par la suite, le 17 juin, il défend son titre contre le Canadien français Arthur Giroux Jr et il remporte encore une fois la victoire. Puis le 29 juillet, il inscrit une nouvelle victoire à sa fiche lorsqu’il affronte le Français Eugène Huat.

Le périple du boxeur Sanstol, à titre de préposé au départ, fait partie d’un plan de mise en marché bien orchestré par Vincent. Alors que les journées filent et que le début du marathon approche, les pages sportives de La Presse publient des encadrés présentant les coureurs de cette grande épreuve d’endurance. Il va s’en dire que ces publicités vantent également les qualités du Peter Dawson Special Whisky. À titre d’exemple, dans l’édition du 24 juillet, il est question de Johnny Salo, un coureur surnommé l’homme de fer, à la suite de sa victoire lors de la randonnée transcontinentale Los Angeles-New York, tenue au cours de l’année 1929. «Pas facile à battre» ce Johnny Salo? Tout comme «ce fameux mélange des meilleurs malts et whisky de grain d’Écosse. Ce whisky de qualité exceptionnelle, doux et moelleux… gagnera votre immédiate approbation».

Les forces en présence

Quelques jours avant le signal du départ, plus de 17 formations sont inscrites à la compétition. Quatre de ces équipes sont entièrement québécoises, mais aucune d’entre elles ne figure parmi les favorites. D’autres Canadiens sont en lice et ils composent sept équipes de plus grande envergure. Deux de ces formations sont complètement canadiennes et les cinq autres sont mixtes. Parmi elles, soulignons la présence de l’équipe no 15, formée du Finlandais Wanttinen et de son équipier montréalais Frank Hoey. Ce dernier est en grande forme, car l’hiver précédent, il remporte les honneurs du Marathon de raquette Usher’s Green Stripe.

En plus des Canadiens, les autres participants proviennent de différents pays, ce qui donne un caractère international à cette prestigieuse compétition de 500 milles. Pour la plupart, il s’agit de coureurs confirmés s’étant signalés lors de grandes épreuves. Bien que les experts désignent l’équipe Wanttinen-Hoey comme une des favorites, deux autres formations attirent l’attention. Le duo formé de l’Afro-Américain Eddie Gardner et de l’homme de fer Johnny Salo semble redoutable.

À trois jours du départ, c’est finalement la formation Arthur Newton-Peter Gavuzzi qui est désignée comme étant la favorite. Newton, âgé de 47 ans, est reconnu pour sa grande endurance. Chez les amateurs, il détient tous les records de courses de 29 à 100 milles. En 1930, il remporte le premier marathon Peter Dawson en compagnie de son équipier Gavuzzi. Ce dernier, né à Southampton, en Angleterre, s’est distingué lors de la course transcontinentale de 1929 en terminant à moins de trois minutes du vainqueur, Salo.

Quelques jours avant le départ, le docteur Max Wiseman, médecin en chef de la Commission Athlétique de Montréal, examine les coureurs afin de constater leur bonne forme physique. Selon l’usage du temps, le médecin vérifie la pression du sang, les battements du coeur, etc. Au terme de l’exercice, deux équipes échouent à cet examen et se voient refuser la participation au marathon.

On court en direction de Saint-Hyacinthe

Le 2 août au matin, une grande foule est présente au parc Jeanne-Mance afin d’assister au départ de l’épreuve. À midi, le maire Camilien Houde donne le signal aux 16 coureurs qui s’élancent sous un tonnerre d’applaudissements: «L’avenue du Parc et la rue Sherbrooke donnaient un peu l’aspect d’un jour de St-Jean-Baptiste avec leurs échelonnements de rangs humains massés sur les trottoirs et les balcons pour voir défiler ceux qui vont porter les couleurs de la Distillers Corporation dans toute la province de Québec», note le rédacteur de La Presse du lendemain. La foule est grande et, à certains moments, la circulation automobile entrave les coureurs: une interminable procession de véhicules suit la caravane du marathon et la traversée du pont du Havre (Jacques-Cartier) est périlleuse pour les équipes qui traînent à l’arrière.

Après avoir franchi le fleuve Saint-Laurent, le défilé se dirige vers Chambly, prend la direction de Saint-Hilaire et finalement s’engage vers Saint-Hyacinthe. Dans la première partie de la course, le vent souffle avec force, mais après un certain temps, la température devient plus clémente pour les coureurs. Ceux-ci se donnent le relais à tous les 10 milles (16 km).

Lorsque les premiers concurrents aperçoivent les grandes tours de CKAC situées à Saint-Hyacinthe, il ne reste que 8 milles (12,8 km) à l’étape. On profite de l’occasion pour effectuer un relais. L’équipe favorite, formée du duo Newton-Gavuzzi est en tête. Jokela talonne le petit Italien et prend enfin les devants par plus de 300 pieds. À 4 milles de l’arrivée, l’Américain Joie Ray, détenteur du record mondial du mille sur piste, s’empare de la première position.

Après avoir dépassé les tours de CKAC, les coureurs se dirigent vers le centre-ville en passant sous la Porte des Anciens Maires. Les Maskoutains, curieux de voir ces athlètes de grande renommée, sont rassemblés le long de la rue Girouard. Dès qu’on aperçoit le premier concurrent, la foule l’acclame. Finalement, face au parc Dessaulles, Joie Ray franchit le poteau d’arrivée. «Ray et McNamara entrent en grands vainqueurs à St-Hyacinthe, salués bruyamment par une foule sympathique entre toutes», souligne le journaliste de La Presse.

Cette première étape de 48 milles (76,8 km) est franchie par l’équipe gagnante dans un temps de 5 heures et 5 minutes. Le duo Fager-Jokela termine en deuxième position, 1 minute et 15 secondes après les gagnants. Puis, en troisième place, les favoris de l’épreuve, l’équipe Newton-Gavuzzi, concède 3 minutes et 18 secondes. Si les premières équipes donnent tout un spectacle de course, quelques autres éprouvent beaucoup de difficulté. Il en va ainsi des trois dernières équipes qui se présentent au fil d’arrivée dans des temps de près de 7 heures! Il faut un grand courage pour participer à de telles épreuves.

Tous les participants et les gens formant la caravane du marathon sont logés au Grand Hôtel. En soirée, le boxeur Stanstol fait son arrivée au quartier général et il est accueilli cordialement par les journalistes et les officiels.

Temps des 5 premières équipes après 1 étape

Ray-McNamara: 5 h 05 m 45 s
Fager-Jokela: 5 h 07 m 00 s
Newton-Gavuzzi: 5 h 09 m 03 s
Richman-Desroches: 5 h 34 m 00 s
Hoey-Wattinen: 5 h 39 m 27 s

À suivre…

Si vous désirez en savoir plus sur l’histoire du sport, je vous invite également sur mon site internet Sport et Société au www.sportetsociete.com

Paul Foisy pour Courir à Montréal
Courriel : paul.foisy@sportetsociete.com

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Collaboration spéciale de Lynn Moreault

D’une montagne à l’autre

À l’aube de la soixantaine, où les expériences bonnes et mauvaises se sont accumulées, la vie me pousse à faire un virage à 180 degrés. Un événement inattendu provoque chez moi une remise en question de mes valeurs et de mes priorités. Je sens qu’il est temps de laisser la lourdeur des obligations: entretenir une maison, un terrain, un jardin, etc. Toutes ces exigences qui nous grugent un temps précieux. En même temps, j’ai la crainte de laisser mes magnifiques montagnes des Appalaches avec son panorama à couper le souffle. J’ai l’habitude de m’entraîner en solitaire et à mon rythme. Mes sorties dans ce paysage grandiose me procurent un calme et un bien-être tellement bénéfiques.

Je me retrouve soudain dans l’ambiance survoltée de Montréal. On se croirait à New York. L’excitation l’emporte. Je me sens tout à coup revivre et j’ai l’impression d’être en voyage. La montagne du mont Royal s’offre à moi au pied de mon condo. Que ma personne et les plaisirs de la vie à ma portée! Quelle légèreté!!!

J’apprivoise un nouveau parcours tout aussi accueillant que le précédent. Les montées et les descentes me ravissent. Je suis stimulée par tous ces coureurs inconnus qui me dépassent et les cyclistes en sueur.

Tranquillement, je rejoins la route de l’observatoire où les voyageurs s’arrêtent pour admirer le stade. Les enfants tournent autour du vendeur de glace pendant que d’autres restent immobiles devant l’immensité de la ville. Je descends une pente abrupte. Les genoux fléchis, je rejoins la montée des calèches. Des chiens heureux suivent leurs maîtres, les deux haletant au même rythme. Les amoureux main dans la main les contournent. Je suis soudain envahi par le rythme régulier des tams-tams du dimanche. À l’unisson, ils nous donnent de l’énergie durant toute la montée, puis c’est l’apothéose. Montréal nous apparaît majestueuse tout autant que son fleuve qui l’entoure. Impossible de rester indifférent devant ce tableau de maître.

En contournant le lac des Castors, je reprends un rythme plus doux. Les chevaux de la cavalerie policière attirent mon attention et celle des passants. Nous n’avons plus l’habitude de la présence animale dans cette jungle urbaine. Je coupe par le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, où je retrouve le calme avant la rentrée, en attendant de retrouver les amis coureurs du mardi.

Vive la course à pied qui nous permet partout dans le monde de pratiquer ce sport si bénéfique et de nous retrouver chez nous. Vive les changements et ses agréments.

Lynn Moreault pour Courir.org

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CONFÉRENCE Courir vite, avec plaisir et sans se blesser!

Donnée à maintes reprises par Blaise Dubois, cette conférence a bouleversé la pratique de plusieurs milliers de coureurs dans le monde. Construite à partir des dernières évidences scientifiques, cette conférence remet en question bon nombre de pratiques courantes non justifiées. Planification de l’entraînement, biomécanique, souplesse, orthèses, chaussures: l’heure juste et plein de trucs pour prévenir les blessures… et courir plus vite!

Brossard: 21 septembre 2011, 18h30, 20$
Bibliothèque de Brossard, 7855, avenue San-Francisco
Pour inscription: 450-923-PHYSIO ou chez Physio Dynamik

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Test de produit

Les bas Compressport par Peggy Labonté

La fin de semaine du 18 et 19 juin, j’ai fait deux compétitions. Le samedi 18 juin, j’ai participé au duathlon de Drummondville et le dimanche 19 juin, j’ai couru le 20 km au Tour du lac Brome. J’étais contente de réaliser que je me sentais très bien à l’arrivée de mon 20 km étant donné le duathlon de la veille. Au lac Brome, je peurs appropriés aux très petits gabarits, excepté pour les bas de compression réguliers. Les manchons Compressport fournissent une pression notable sur mon muscle, contrairement à d’autres bas que j’ai déjà achetés et qui ne serraient pas suffisamment. D’ailleurs, il m’arrive parfois d’avoir le léger sentiment que je les porte encore, alors que je les ai enlevés.

Les points à améliorer

Malgré tout, il y a deux améliorations que Compressport pourrait apporter à sa gamme. J’adore l’aspect esthétique du produit, mais j’aimerais qu’il mette plus de couleurs sur le marché. Ce n’est pas si mal puisqu’il offre déjà les vêtements en blanc, noir et même rose avec des brillants. J’aurais souhaité retrouver du matériel orange, mais ce n’est pas encore offert. Par contre, il offrira du bleu dès le mois de juillet. Comme plusieurs triathlètes, j’aime m’amuser à avoir l’ensemble parfait. Heureusement, le tissu blanc convient tout de même à mon équipement et je suis consciente qu’il y a des choses plus primordiales dans la vie. Sur une note plus positive, le matériel est de qualité, il se lave facilement à la main et il sèche en un clin d’oeil… pour la compétition du lendemain!

Au départ, je voulais me procurer les bas de compression, mais le représentant a été très honnête en m’avouant que ceux-ci ne me conviendraient pas étant donné la minuscule circonférence de mes mollets. Il m’a alors proposé les manchons pour les mollets qui offrent des grandeurs plus petites. Après essai, je préfère ceux-ci, car ils s’enlèvent rapidement, sont plus simples à laver et je peux même les porter pendant la nage en triathlon. C’est parfait pour un triathlète qui aime performer sans s’arrêter pour mettre des bas pendant la transition, puisqu’on peut les porter du début à la fin du triathlon. Par contre, il serait tout de même intéressant de retrouver les classiques bas de compression dans des grandeurs plus petites, puisque ceux-ci avaient des points d’acupression qui m’intriguaient. Je serais curieuse d’avoir les impressions d’autres athlètes qui les portent pour savoir si cela fait une différence.

En conclusion, j’ai la ferme intention de continuer à utiliser les produits Compressport puisqu’ils sont adaptés à mes besoins. Ils sont un excellent complément à mes nombreux entraînements et compétitions. J’ai aussi bien apprécié l’expertise de Geneviève Lefrançois et Stéphane Chainé, qui m’ont guidée dans le choix du produit approprié. Ils sont très accessibles et sympathiques. Stéphane et Geneviève seront présents avec leur tente Compressport dans plusieurs événements sportifs cet été.

En voici quelques-uns:

31 juillet: Triathlon de Magog
21 août: Triathlon de Valleyfield
22 au 25 septembre: Marathon de Montréal

Pour les contacter: davinchaine@videotron.ca ou visiter Compressport.ca.

Commentaires recueillis chez des coureurs et duathlètes

Commentaires de Mque ça contribue à diminuer mes douleurs aux mollets et que ça m’aide à mieux récupérer, puis, du même coup, à mieux performer. Enfin, je crois!

Commentaires des distributeurs: Geneviève Lefrançois et Stéphane Chainé :
En effet, après comparaison et commentaires d’athlètes sur différentes marques, nous avons eu un coup de coeur pour ce produit, étant à la fois attirés par ses qualités et ses effets bénéfiques. En tant que vendeurs et distributeurs et avec notre coup de coeur, il est facile de parler en bien de notre produit. Par contre, ce qui est de plus en plus intéressant et aidant, c’est de voir que d’autres que nous commencent à l’apprécier, ce qui nous donne confiance et satisfaction pour bien représenter notre produit.

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Courir avec son chien
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Courir avec son chien

Par Isabelle, Charlotte et Clovis

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Site web : www.partoutavecmonchien.com

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EMBARQUEZ AVEC NOUS POUR LE WATERFRONT MARATHON TORONTO

Le 16 Octobre 2011

Bonjour coureurs et coureuses, aprè
Maison 450-963-7180
Courriel: michel.croteau9@gmail.com

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Course à découvrir en septembre 2011

1re édition du Grand demi-marathon de l’Isle-aux-Coudres

Beaucoup de plaisir et bien des surprises!

Le nouveau Grand demi-marathon de l’Isle-aux-Coudres en promet de toutes les couleurs aux coureurs et à leurs accompagnateurs, la fin de semaine du 11 septembre! En plus de l’hélicoptère d’Héli-Charlevoix qui offrira des tours de la région, dont trois qui seront offerts gracieusement parmi les participants, les athlètes se verront offrir une bière de la Barberie, en plus de leur repas d’après-course. Ces surprises s’ajoutent à l’animation des Productions Boum Boum, percussionnistes et DJ, sur le site de l’évènement, de même qu’aux nombreux prix de présence, au service de garde gratuit avec bricolage et maquillage pour les enfants de trois ans et plus, et au BBQ des coureurs et des bénévoles le samedi soir précédant la journée de la course.

«Nous voulons faire du Grand demi-marathon de l’Isle-aux-Coudres plus qu’un évènement sportif», explique Flora Charlet, membre du comité organisateur. «Nous souhaitons faire vivre aux visiteurs une expérience inoubliable dans une ambiance festive et conviviale!» Rappelons que quatre circuits (1 km, 2 km, 10 km et 23 km) et trois volets (familial, corporatif et scolaire) sont offerts dans le cadre de cette course, qui promet de réunir quelques centaines de personnes au profit de la Maison des jeunes de l’Ancrage.

À moins de deux heures de Québec, le Grand demi-marathon de l’Isle-aux-Coudres propose une aventure unique où se rejoignent tourisme culturel et défi sportif! Une aventure qui débute avec le traversier de Saint-Joseph-de-la-Rive et qui continue par la découverte de nombreux attraits inédits, notamment d’un riche patrimoine maritime. «De plus, c’est une première au Québec, aucune course ne permet pour l’heure de faire le tour complet d’une île, et quel défi que de courir 23 km! Ne manquez pas votre chance!» conclut Flora Charlet. Pour plus d’informations, consultez le site Internet du Grand demi-marathon de l’Isle-aux-Coudres au www.courseiac.com. Les inscriptions en ligne sont déjà ouvertes!

Contact:Marline Côté, 418-977-4969
Courriel : course.iac@gmail.com
Site web : www.courseiac.com

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Venez participez à la 5ième édition de l’événement À Toi Lola

Événement de course à pied ou de marche pour femmes seulement, offrant les distances de 3km, 5km ou 10km.

Dimanche le 4 septembre prochain aura lieu la cinquième édition de l’événement À TOI LOLA. Cet événement de course à pied ou de marche pour femmes seulement, offre les distances de 3km, 5km ou 10km. L’événement peut se faire en solo dans une des catégories d’âge présentées ou en équipe avec la catégorie mère-fille. Cet événement se déroule au domaine St-Bernard à Mont-Tremblant. Les participantes courent ou marchent dans les sentiers de ski de fond dans un environnement magnifique en longeant lac et rivière.

Inscrivez-vous dès maintenant et visitez le site Internet de l’événement pour connaître tous les détails sur l’événement. Vous pouvez aussi nous contacter par courriel à info@atoilola.com ou par téléphone au 819 429-8395.

Site web : www.atoilola.com/

Fondation Lola

En parallèle à l’événement À Toi Lola, une levée de dons est organisée dans le but d’encourager et de saluer les études et l’activité physique chez les filles. Les bourses «Lola» ont été créées et sont dédiées uniquement aux jeunes filles entre 12 et 18 ans. La Fondation Lola reçoit présentement les demandes de bourses Lola 2011.

Pour tous les détails, visitez le site Internet À Toi Lola, sous Fondation Lola.

Site web : http://www.atoilola.com/fondation-lola/levees-de-dons

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Nouvelle de Club

Club athlétique St-Hyacinthe

Club athlétique St-Hyacinthe

Depuis sa fondation, le Club athlétique St-Hyacinthe s’est donné pour mission de faire « bouger les gens », jeunes et les moins jeunes, par la promotion de l’athlétisme et de la course sur route. En plus des deux courses annuelles organisées par le club, les membres ont l’opportunité de courir ensemble. D’où le nom de notre nouvelle activité « Courir en groupe » qui se déroule le mercredi soir d’avril à novembre au Parc municipal des Salines sous forme d’activité sociale de course, intégrant aussi des sessions d’entraînement en endurance fondamentale, endurance active et intervalles à différents rythmes. L’activité est gratuite pour les membres en règle et se veut accessible tant aux débutants qu’aux coureurs expérimentés. De décembre à mars, les « Fun Runs », ayant pour but de permettre aux membres de garder la forme et de continuer à travailler l’endurance sont au programme.

Site web : www.club-athletique.com

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EMBARQUEZ AVEC NOUS POUR LE WATERFRONT MARATHON TORONTO

Le 16 Octobre 2011

Bonjour coureurs et coureuses, après les francs succès de Niagara en 2009 et Philadelphie en 2010 nous nous dirigeons cette année vers Toronto pour le marathon le plus rapide au Canada : Le WATERFRONT Toronto, c’est un parcour plat parfait pour ceux et celles qui veulent se qualifier pour Boston. Encore une fois nous partirons en autocar de luxe, J’ai réservé des chambres à 15 minutes de marche du départ avec déjeuner compris. Le départ de Laval vendredi le 14 vers 9h00 et retour dimanche le 16 à Laval vers 20h00. La date des courses est dimanche le 16 octobre à 7h30 pour le marathon et le demi et 11h00 pour le 5 km.

Le coût sera de $100 par personne pour le voyage aller-retour en autocar et le coût pour 2 nuits à l’hôtel avec déjeuner compris en occupation quadruple est de $33 par jour par personne, en occupation triple $40 par personne par jour et en occupation double $55 par personne par jour.

Si ce voyage vous intéresse, envoyer un courriel le plus tôt possible pour m’indiquer votre intérêt, je vous ferai parvenir par la suite plus d’information et la façon de procéder pour réserver votre place dans le groupe. Vous pouvez aussi communiquer avec moi par téléphone.

Michel Croteau et Rachel Daigneault
Cell (Michel) 514-891-9551 ou (Rachel) 514-502-9432
Maison 450-963-7180
Courriel: michel.croteau9@gmail.com

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Citation du mois

«Une des clés du succès est la confiance en soi. Une des clés de la confiance en soi est la préparation.»

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Bien nourrir sa course par Caroline Allen

TRUCS DE PRO POUR LE «GRAND JOUR»… DE COURSE

La saison des évènements de course bat son plein. Vous êtes probablement inscrit à une de ces activités des plus entraînantes. C’est le Grand Jour qui approche, vous avez les pieds qui dansent à l’idée d’attaquer ce parcours tant convoité? Ce qui ne vous épargne ni les papillons dans le ventre ni le petit stress par rapport à cette journée importante. Ceci dit, j’ai pensé partager avec vous les astuces nutritionnelles qui sont garantes de plaisir et de performance inestimables. Voici donc les erreurs alimentaires à éviter pour votre baptême de course ou votre rituel déjà entrepris:

1. La veille, mais aussi l’avant-veille de la journée ultime : Ça y est, c’est le décompte au moment tant anticipé: vous coursez bientôt et vous prévoyez bien récolter le fruit de vos efforts! Ce que vous mangez la veille contribuera à votre succès, mais sachez que l’avant-veille sera tout aussi déterminante. Il faudra des glucides nutritifs et complexes (les grains complets comme les pâtes de blé entier et le quinoa, puis les fruits et les légumes avec pelures comestibles), des protéines maigres (les viandes sauvages et poitrines de volaille) et des produits laitiers écrémés (les fromages allégés et produits de soya enrichis). Ce sera votre compte en banque une fois sur place!

2. Les stations ne sont pas juste là pour faire impression ou décoration : On s’occupera de vous pendant votre course, alors profitez-en! Bon nombre de participants décident malheureusement de sauter les stations d’eau placées stratégiquement sur le parcours. Elles ne sont pas seulement là en guise de décoration ou pour faire bonne impression. Votre corps et votre tête en ont besoin, alors prenez ce petit détour pour vous permettre de terminer le défi en véritable champion(ne). Généralement, l’eau suffira pour les 45 premières minutes et, par la suite, il faudra faire le ravitaillement de glucides sous forme de boisson sportive ou de gel énergétique.

3. L’heure n’est pas aux essais et à l’oséisme : En préparation pour un évènement de course, évitez de goûter à de nouveaux plats (comme un poulet au beurre ou un café aromatisé) que vous n’avez pas l’habitude de consommer. Ce n’est pas non plus le moment propice pour prendre un virage alimentaire sans trop prévoir le coup (comme de devenir végétarien ou faire le plein de légumineuses). Votre organisme n’aime pas trop les surprises, alors il vaut mieux miser sur les aliments plus routiniers et attendre après la course pour intégrer des ingrédients plus exotiques (je serai alors la dernière à vous décourager de le faire…).

Je vous souhaite des kilomètres de bonheur, des endorphines à la tonne, une énergie indomptable et des découvertes gourmandes en cette période de course. N’oubliez pas de vous récompenser, au-delà de la médaille (j’ai mon gâteau au fromage qui m’attendra!). Au plaisir de vous croiser sur le parcours ou à la ligne d’arrivée!

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Courses à venir en août 2011 par Jean Joly

Commencez à préparer votre mois de courses à pied avec le calendrier des compétitions de Courir.org. Si vous voulez vous donner les moyens de bien figurer en compétition, il ne faut rien négliger, et surtout pas la planification de votre horaire sportif.

Dimanche 14 août
Maski-Courons International
: L’événement en est à sa 33e édition. Venez courir ou marcher sur les rives du lac Maskinongé. Activités sportives connexes dans un environnement qui favorise les défis pour les participants de tous âges qui ont pour préoccupation leur santé. Course #9 du Circuit Provincial Sports Experts. (1, 2, 5, 10, 21.1 km)

Dimanche 14 août
Demi-marathon de Mont-Tremblant
: Participer à la deuxième édition du demi-marathon de Mont-Tremblant. Le seul événement de course à pied sur route dans la région. Nouveaux parcours en 2011 pour le 5, 10 et 21.1km. Le 1 km réservé au 12 ans et moins et 5 km réservé à la marche ou la course. Infos : 819 429-8395 (1, 5, 10, 21.1 km)

Dimanche 14 août
La Galipote
: La Galipote a vu défiler les plus grands noms de la course à pied au Québec. L’événement sportif s’est imposé comme un rendez-vous annuel incontournable. Courriel: emethot@hotmail.com Étape 7 du Circuit régional des 10 km. (1, 3, 10 km)

Dimanche 14 août
Acura Toronto 10-Miler & 5k
: Une compétition de 5 et 16 km dans les rues de Toronto. Infos : 416-944-2765 Courriel : run@canadarunningseries.com Course #7 du Circuit du Canada. (5, 16 km)

Mardi 16 août
Mon Record Personnel
: 18h45 L’objectif de cette grande finale est de réaliser son meilleur chrono de la saison sur le circuit de la Série du Diable. le record de 2007 (15.12) tombera-t-il ?. Sixième étape de la Série du Diable « Brooks-Yéti » 2011. La Brasserie Le Trou du Diable offre un verre à tous les participants. Prix de participation assurés. Infos : 819-537-8416 Courriel : jean.lemoyne@sympatico.ca ( 5 km)

Mardi 16 août
L’Endurance du Fjord (La Baie)
: La 2e édition de cette course aura lieu à l’Hôtel-de-ville de La Baie. Infos : 418-673-6404 Courriel : gaetanbergeron@bell.net Coupe Autocar Jeannois #16 (1, 3, 5, 10 km)

Mercredi 17 août
Le 5km Endurance
: La 19e édition de cette compétition aura lieu au Centre Civique Dollard-des-Ormeaux 12001 Salaberry. Infos : 514-921-9888 Courriel : mbbella@hotmail.com Course #8 du Circuit de course à pied du Grand Montréal Endurance. (1, 2, 5 km)

19-20-21 août 2011
Le XC de la VALLÉE
: Une course de trail running à travers l’un des plus beaux paysages québécois; la Vallée Bras du Nord. Des épreuves uniques comme le 10 km de nuit ou le Trans Vallée, vous permettrons de vivre une expérience de course en sentier incomparable. Formats pour tous les niveaux. (10 km de nuit, 10km, 21km, 33km)

Samedi 20 août
Trois, 2, 1 Go!
: Le Regroupement pour la Trisomie 21 est fier d’annoncer que grâce à une participation exceptionnelle lors de la troisième édition de la Course TROIS, 2, 1, Go !, une somme de 50 000$ a été recueillie dans le cadre de cet événement annuel. Soutenez une bonne cause en sillonnant les sentiers du jardin botanique et du parc Maisonneuve. Infos : 514-605-4091 (1, 5, 10 km)

Samedi 20 août
5 Peaks Camp Fortune
: 5 Peaks présente l’un des parcours les plus uniques à expérimenter dans l’arrière-pays et expose les coureurs à un terrain dont ils ignoraient l’existence. À certains endroits, 5Peaks offre des tracés passablement exigeants en terrain plutôt accidenté. Infos : info@5peaks.com (1, 5-6, 10-12 km)

Dimanche 21 août
Coupe DIX30 – Étape 5 (Quartier DIX30, Brossard)
: Dernière étape d’un circuit de 5 étapes. Épreuves de 5 km et 10 km. La 1re étape est sur le site du Quartier DIX30 à Brossard. Parcours rapide en boucle, Ambiance relevée, animation, café, restos. 15 minutes de Montréal Infos : coupedix30@hotmail.com (5 ,10 km)

Dimanche 21 août
Triathlon Valleyfield
: L’organisation et ses partenaires vous invitent sur le magnifique site du Parc Sauvé, entouré par la Baie Saint-François et le Canal de Beauharnois. Joignez-vous en grand nombre à ce happenning du Triathlon qui se veut avant tout une grande fête. Infos : 450-370-1907 Courriel : info@triathlonvalleyfield.ca (Course Merrell 5, 10 km, Triathlon olympique)

Dimanche 21 août
Intact Canadian Derby Edmonton Marathon
: Marathon d’Edmonton en Alberta. (1, 5, 10, 21.1, 42.2 km)

Mardi 23 août
La série de courses Le Thymbré
: Courses de 1 km et 5 km sur la piste cyclable de Nicolet. Infos : Jean-Yves Fournier, jyfournier@hotmail.com Course Thymbré #3 (1, 5 km)

Vendredi 26 août
La Course des étoiles SSQ
: Dans le cadre des festivités de Célébrations Lévis 2011, l’équipe de Courir à Québec propose une activité tout à fait particulière : la Course des étoiles SSQ. Il s’agit d’un 8 km, à la course ou à la marche, tenu sur les berges de Lévis, offrant ainsi une vue spectaculaire sur le panorama de la ville Québec. Tous les participants recevront une casquette lumineuse. Informations : 418-694-4442 – Courriel : info@marathonquebec.com Course #4 du Circuit Courir à Québec. (8 km)

Samedi 27 août
Défi des dames de coeur de Québec
: Le Défi des dames de coeur est une nouvelle activité dédiée aux femmes qui ont leur santé à coeur, et qui, du même coup, relèvent le défi de venir en aide à un organisme relié à la santé. 800 femmes sont attendues afin de parcourir 5 km dans les rues du Vieux-Québec pour une bonne cause. Ce défi amical, non chronométré, permettra de recueillir des fonds. Pour chaque inscription, l’organisation remettra 5 $ à un organisme. Informations : 418-694-4442 – Courriel : info@marathonquebec.com Course #4 du Circuit Courir à Québec. (5 km)

Dimanche 28 août
Marathon des Deux Rives SSQ
: La 14e édition du Marathon des Deux Rives SSQ, l’événement sportif international le plus important de la région de Québec et l’un des plus courus au Canada. Le caractère distinctif du parcours réside dans le fait que près de 75% de l’action se déroule le long du fleuve St-Laurent, offrant un aspect panoramique très marquant pour les participants. Le départ du Marathon et du Demi-marathon s’effectue sur la Rive-Sud, les participants traversent le pont de Québec pour terminer dans le Vieux-Québec. Informations : 418-694-4442 – Courriel : info@marathonquebec.com Course #4 du Circuit Courir à Québec. (Course des jeunes (5 km), 5 km de la Santé, 10 , 21.1, 42.2 km )

Dimanche 28 août
La Galopade
: 8e édition de cette course. École Dominique-Savio de St-Esprit (région Lanaudière). La Galopade 2011 est associée, cette année, avec le Regroupement Bénévole de Montcalm. NOUVEAUTÉ en 2011: 42,2 km à relais ( équipe de 2 à 4 coureurs ). Infos : André Pelletier 450-839-1029 Courriel : lagalopade@hotmail.com (1, 5, 10 km, 3 km marcheur, 42,2 km relais et Course des Bout’Chous pour tous les enfants de 0 à 6 ans)

Mercredi 31 août
La course de la 3e escadre de Bagotville
: La 1ere édition de cette course aura lieu au Centre récréatif de l’escadre, Base de Bagotville, La Baie. Infos : 418-550-3682 stephane.lavoie@forces.gc.ca Coupe Autocar Jeannois #17 (1.5, 3, 5, 15 km)

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Recette du mois

Salade de haricots verts et de germes de soya du chef Julien Letellier

GAUFRES & COULIS AUX FRAISES

Un excellent et délicieux rituel pour débuter la journée (6 gaufres).

Les ingrédients

– 1 c. à soupe de jus de citron ou de limette
– 2 c. à thé de sauce tamari
– 1 c. à soupe de coriandre ou de persil frais, haché
– 1 c. à thé de sucre
– 1 c. à thé d’huile de sésame
– 1 pincée de poudre d’ail
– 2 tasses de haricots verts cuits
– 1 tasse de germes de soya (fèves germées)
– 1 poivron vert ou rouge, en dés
– 1 c. à thé de graines de sésame, grillées de préférence

Allez, hop, debout!

– Mélanger les 6 premiers ingrédients dans un grand bol.
– Ajouter les haricots, les germes de soya et le poivron.
– Bien mélanger. Couvrir et réfrigérer de 4 à 24 heures.
– Saupoudrer de graines de sésame avant de servir.

Bon appétit!

ATTENTION
La liste des abonnés de Courir à Montréal n’est pas disponible. Nous ne la donnons, ni ne la revendons à personne. En revanche, vous pouvez sponsoriser notre lettre d’information : contactez-nous pour discuter des modalités. Téléphone : 514-387-0404

Août 2011

Place à juillet, en espérant un peu de soleil, qui est bien timide jusqu’ici! Notre équipe vous livre une édition du journal de juillet qui prend la route des vacances. L’équipe court les routes du Québec! La tournée Courir.org est passée par Brome à la fin de juin. Plusieurs d’entre nous sortent des sentiers battus et ont participé à la première édition du 12 km de course en sentier. Pour la citadine que je suis, ce fut un plaisir assuré! Patauger dans l’eau et la boue un brin, c’est bon pour son enfant intérieur. Merci à l’organisation du Tour du lac Brome pour nous avoir permis ce retour en enfance!

Une semaine plus tard, à Québec, je gravissais les 3000 marches du 16 km du Super Défi des escaliers. Chapeau à toute l’équipe de Courir à Québec pour l’impeccable organisation, et une belle expérience incontournable pour ceux qui ont le goût d’un tour de ville bien différent.

Juillet sera un mois de festivals. La tournée Courir.org continue sa route au Festival de Lanaudière et au Festival de la gibelotte. On sera aussi au demi de Yamachiche et à la coupe Dix30. Ne manquez pas de consulter le calendrier des courses sur www.courir.org et visitez-nous au kiosque Courir.org.

Bonne lecture à tous!

N.B.: Courir.org est maintenant sur Facebook.

Nathalie Collin
Courriel : wlightning24@hotmail.com

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Mes souvenirs d’Athlétisme
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Par Nathalie Collin

Quelle équipe!

Les mois se suivent, les chroniques passent, les collaborateurs arrivent, partent et reviennent. Mais à chaque mois, j’ai toujours hâte de voir ce qu’ils vont me raconter et ils me surprennent à chaque fois. Ça ne manque pas! Certains de mes collaborateurs sont arrivés dans l’histoire de ce journal par pur hasard.

D’autres étaient des amis qui sont devenus des collaborateurs à leur tour. Ils ont leur façon bien à eux de nous témoigner leur passion pour la course à pied, ce qui rend ce journal bien différent de tout ce que l’on peut maintenant trouver en course à pied. C’est son côté bien attachant et unique! Je lis inévitablement chaque chronique et savoure en primeur les récits de ces gens qui m’inspirent. Je suis persuadée qu’ils ont cet effet sur vous aussi.

Normalement, je vous raconterais mes histoires de course du mois ou mes péripéties. Ce mois-ci, si je vous racontais tout cela, on aurait peut-être un roman complet!

Une de mes philosophies est que la vie à sa façon de se charger de tout. Les membres de mon équipe qui m’entoure sont mes anges. Un bon matin, l’heure de la tombée va sonner et je leur écris: «Je suis tellement dans le jus que je dois vous avouer que le travail du journal, je dois le commencer là!!! Pouvez-vous m’envoyer vos sujets ou vos intentions…» Eh bien, dans les 12 heures qui ont suivi, chacun avait répondu à l’appel et, par miracle, ils ont livré la marchandise comme s’ils avaient tous lu mes pensées!

Pierre Bourassa a raconté notre périple de 12 km dans les sentiers boueux à Brome. Des 4 amies qui ont eu un fun noir, j’en étais. Yves Pelletier décrit le Défi des escaliers d’une manière si juste. Peggy Labonté me dit: «Je n’ai pas un, mais deux articles pour toi! Est-ce que je peux faire le test de produit?» Ouf! À ma rescousse la jolie Peggy, car je n’avais pas eu le temps encore de formuler cette rubrique. Richard, notre collègue louisianais de retour à Montréal cet été, livre une rubrique touchante toujours teintée d’humour et de sensibilité. Mathieu Gagnon, qui a été courir la course des spartiates, nous fait le récit de cette folle course à obstacles. Moi qui adore ce genre de truc, mais engagée avec un kiosque à Ottawa, je n’ai pu y être. Mathieu était le représentant de Courir.org sur le terrain lors de cet événement.

Jean-Claude, mon prof d’éduc à la retraite qui continue de faire des rencontres remarquables, nous invite à découvrir Pierrette Gauthier. Yves Daigneault, qui fait preuve d’un enthousiasme si marquant ce mois-ci, nous parle de santé. Yves s’implique auprès des Étudiants dans la course. À Brome, ce groupe de jeunes gens et de leurs mentors était si beau à voir et inspirant! Caroline Allen, qui nous concocte de petites recettes santé et si alléchantes, nous propose ce mois-ci une recette aux fraises. Et pour ajouter à tout cela, mon dernier venu dans l’équipe, Paul Foisy, ajoute une touche sublime en nous faisant découvrir l’histoire de la course à pied du Québec. C’est pas beau, ça!

Ouf! Je respire un peu, ce mot est écrit et je peux reprendre mon souffle. Avec l’organisation d’un événement, un déménagement et l’entraînement, c’est vrai que la vie se charge de tout.

Merci à cette équipe qui m’entoure!

Bonne lecture, bonne route et bonnes vacances à vous, chers lecteurs!

Nathalie Collin
Pour Courir.org
En courant, j’ai perdu des dents et j’ai pourtant retrouvé mon sourire.

Réaction au mot de White Lightning

Vous pouvez faire parvenir vos commentaires sur ce mot ou les autres articles du journal à l’adresse suivante: Wlightning24@hotmail.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

«FUN RUN» et PIQUE-NIQUE au Vignoble du Marathonien

Veuillez noter que le rendez-vous au Vignoble du Marathonien, à Havelock, qui était prévu le 16 juillet, a été reporté au 23 juillet.

Pour les personnes intéressées à un entraînement amical en côtes de 19 km: Arrivée: 9 h et départ du 19 km: 9 h 30 (à pied ou à vélo)

D’autres préféreront s’entraîner sur une distance plus courte ou simplement venir marcher et se baigner dans la piscine avant de pique-niquer. N’oubliez pas d’apporter serviettes et autres effets personnels si vous désirez prendre une douche.

Aire de camping: Il y a possibilité de s’installer en camping sur le terrain, la veille ou/et la journée même. Il faudra par contre être autonome. Il y a une toilette extérieure qui peut être utilisée.

Pique-nique: Apportez votre lunch, jus, eau, bière… mais pas de vin! Vous pourrez vous procurer sur place les vins rouges et blancs du vignoble qui ne sont pas offerts à la SAQ, de même que son vin de vendanges tardives et son vin de glace (ce vignoble est le premier producteur de ce produit au Québec). * En cas de pluie, une grande salle sera mise à notre disposition.

Visite du vignoble: Jean Joly, le vigneron propriétaire et ex-marathonien, vous fera visiter son vignoble avec plaisir et vous pourrez déguster sa dernière cuvée. Parents, ami(e)s et enfants sont les bienvenus. Au plaisir de vous voir! Pour avoir une idée du nombre de personnes présentes, j’apprécierais que vous m’avisiez de votre intention d’y être.

Voici les coordonnées et la route à suivre

Site: http://www.marathonien.qc.ca/endroit.php

Vignoble du Marathonien
318 Route 202 Havelock, Qc J0S 2C0 Tél.: (450) 826-0522

Par la route 15 sud: Emprunter la sortie 6 (Hemmingford) et la 202 Ouest sur environ 29 km. Calculer de 60 à 75 minutes à partir de Montréal. Par le pont Mercier: Garder la droite sur le pont et prendre successivement les routes 221 Sud (St-Rémi), 209 Sud (St-Chrysostome) et 203 Sud (Havelock). Prendre la 202 Ouest sur une distance de 3 km. (70 km du centre-ville de Montréal).

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : P_bourassa@hotmail.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

SE LANCER DES DÉFIS SE GARDER BIEN EN VIE!

Qui n’aime pas relever des défis? En cherchant bien, vous en avez au moins un comme tout le monde. Pour certains, il peut paraître modeste, pour d’autres, bien raisonnable ou encore démesuré. Tenez! Vous ne me verrez jamais faire un triathlon, à cause de la natation: je dois me débattre jusqu’à épuisement pour rester à flot… Mes parents avaient-ils une prémonition quand ils m’ont appelé Pierre? Toujours est-il que je coule comme une roche!

Mais avec la course à pied, je suis dans mon élément, comme un poisson dans l’eau! Faire 14 tours pour couvrir la distance d’un marathon, c’est un défi à ma mesure. C’est ce qui s’est passé le 12 juin, à l’occasion de la 10e édition du marathon du Saguenay. Nous étions seulement 24 à le relever, ce défi, dont 4 membres du club CentOr. Vous connaissez? Ce club de marathoniens qui ont accumulé 100 marathons officiels et plus… J’y étais, bien sûr (mon 144e), mais il y avait aussi Luc Gagnon (son 115e) de la région, Gilles Lamontagne (son 198e) de Québec et Roger Goulet (plus de 230) de St-Jean-Chrysostome.

N’eurent été de la flotte qui nous est tombée sur la tête 2 heures après le départ, du petit vent qui nous plaquait le temps humide sur la peau et des flaques d’eau de plus en plus larges et profondes que nous devions contourner, les conditions auraient été parfaites. Heureusement, les organisateurs et les bénévoles, de même que les quelques amis restés sur place, nous ont soutenus jusqu’à la fin. Encore une fois, tous ces gens ont démontré leur sens de l’hospitalité et leur savoir-faire proverbiaux.

Parfois, nous nous lançons un défi sans trop savoir ce qui nous attend. Ce fut mon cas le 18 juin. J’ai coutume de participer au 20 km du Tour du lac Brome, mais j’avais le goût d’essayer autre chose, et comme l’organisation innovait cette année en offrant 3 compétitions le samedi, soit le 5 km traditionnel en plus du 6 km et du 12 km en sentier, je pris la décision de m’inscrire à ce dernier, ce que firent 4 amies coureuses tout aussi téméraires.

J’avais l’impression que l’épreuve consistait en une petite balade dans le bois, à l’abri du soleil, et dans un sentier bien entretenu. Je commençai à déchanter quand on m’avisa, quelques jours avant, qu’il y avait de la «fardoche» le long du parcours et qu’il était préférable de porter des vêtements longs pour éviter les égratignures… Et avant le départ de la course (12 km = 2 fois le parcours du 6 km), on m’informa qu’il fallait compter sur quelques trous de boue, des rigolets, des roches, des troncs d’arbre… et des insectes!

Comble de malheur, 3 heures avant le départ, un orage violent inonda le terrain avec des trombes d’eau poussées par des vents violents assez forts pour arracher les kiosques de leurs ancrages. Je fus parmi les 6 ou 7 braves à se faire arroser copieusement en tenant l’armature d’une tente double durant ce déluge qui a duré une bonne demi-heure. Changer de souliers pour la course? À quoi bon! Ils étaient déjà fortement imbibés d’eau… Et la chaleur revenue, au diable les vêtements longs! Allons-y pour le singlet et le short!

Le départ se faisait sur un terrain asséché, mais ça n’a pas tardé à être plus «humide». Il se forma bientôt un bouchon: je pensais que c’était dû au fait que le sentier se rétrécissait au point de laisser passer un seul concurrent. Mais non: ceux d’en avant hésitaient à se lancer dans les trous de boue, n’en sachant pas la profondeur. Passer à côté, c’était s’aventurer en terrain inconnu; traverser à toute vitesse, c’était risquer de buter contre une roche ou une branche au fond… Alors on y allait en douceur au début. Mais la prudence fit place à l’audace au fur et à mesure qu’on avançait, et on apprit à ne pas hésiter, qu’importe l’obstacle.

La profondeur du trou de boue se chargeait de nous ralentir: il fallait avoir attaché solidement nos cordons pour lutter contre la succion. L’épaisseur de boue qui collait à nos semelles transformait nos foulées en extravagants pas de danse. Nous étions très heureux de nous en débarrasser en pataugeant allégrement dans les trous d’eau… Ça me rappelait mon enfance, sur le chemin de l’école!

Je fus fortement tenté d’arrêter après le 6e km, comme ceux qui terminaient, sachant ce qui m’attendait: les trous étaient sûrement plus profonds, l’eau plus boueuse, les roches et les troncs d’arbres plus glissants. Pas question! Et en avant la musique! Je pris plus de temps à contourner les difficultés. J’avais beau me dire qu’il fallait être plus attentif aux obstacles et lever les pieds davantage, je sentais mes forces diminuer et mes souliers devenir de plus en plus lourds. Je tombai 7 fois (c’est plus que le Christ sur son chemin de croix!), dont 2 fois la tête la première dans la boue! Il m’en est rentré dans les narines… À un certain endroit, un ouaouaron me narguait avec son cri: «Rabbit! Rabbit!»

La ligne d’arrivée passée, il a fallu un jet d’eau assez puissant pour décoller cette boue sur mes jambes. Quelques amis se sont payé ma tête en me voyant avec mon bandeau rouge et mon visage couvert de traces de boue: ils m’ont demandé à quelle tribu d’indiens j’appartenais! Les 4 amies ont eu un «fun» noir à patauger sur ce parcours. Pas moi! Elles cherchent d’autres courses du genre. Pas moi! Vous voyez comment les défis diffèrent d’une personne à l’autre… Loin de moi, les sentiers!

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : P_bourassa@hotmail.com

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Un Montréalais dans le sud
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Un Montréalais dans le sud

Par Richard Strasbourg

Huit secondes

Chaque été, lorsque je reviens de Louisiane, je prends congé d’écriture pendant mes vacances à Montréal, ce qui est un peu contradictoire pour ma collaboration à Courir à Montréal, mais je course moins, donc j’écris moins.

Quand même, comme à chaque année, je suis allé faire le 20 km du Tour du lac Brome et de la façon dont les choses se sont passées, je ne pouvais simplement pas attendre au mois d’août pour partager le récit de cette journée avec vous.

Pour cette aventure, ma préparation a été un peu différente de celle des années précédentes. D’abord, je n’ai pas couru de marathon cet hiver dans le Sud. Au lieu de ça, je me suis concentré sur de courtes distances, ce qui n’augurait pas très bien pour 20 km de pentes, après presque six mois de routes louisianaises très plates.

Ensuite, une fois en ville, je me suis élancé sur les belles rues et trottoirs en réparation de Montréal, à pied et en vélo. Cela s’est fait entre de nombreuses sorties et un certain laisser-aller côté bouffe. Ce qui est un peu normal pour les vacances, mais qui n’aide pas pour faire un bon temps aux courses.

Début juin, je suis retourné à la piste, pour continuer mon travail sur la course à reculons (eh oui!) en solo et la vitesse, en groupe, avec les Vikings. Belle expérience.

Ainsi, quelques semaines après mon arrivée, je suis parti pour Brome, de bonne heure et de bonne humeur, vu qu’il faisait beau, mais surtout parce que je savais qu’il y aurait du monde sur place juste pour m’encourager: Christian, mon neveu, et Sonia, une amie, avaient décidé de venir me voir courir. Ils ne courent pas, mais il faut croire que je leur ai tellement parlé de course qu’ils ont décidé de me suivre dans une de mes aventures. Toutefois, mon enthousiasme, provoqué par tout ça et bien sûr par l’idée de retourner à la compétition après plusieurs semaines de congé, n’allait pas durer très longtemps.

Une fois sur la route, mon GPS a décidé de m’envoyer explorer toutes les petites routes du Québec entre Montréal et Brome, ce qui devait, selon ses calculs, m’amener à destination vers midi. Perdu dans le petit matin ensoleillé, me buttant à quelques ponts fermés et empruntant de force un certain nombre de détours, j’ai commencé à perdre mon calme et à me demander ce que je dirais à mon monde si je ne trouvais jamais le site de la course. Ce qui ajoutait à mon angoisse, c’est qu’il ne faisait aucun doute dans mon esprit qu’eux n’auraient aucun problème à s’acquitter de cette tâche, tout juste sortis du lit, un dimanche matin. Les choses étant ce qu’elles sont, je suis le meilleur quand vient le temps d’être en retard à mon propre party, surtout s’il faut que je conduise pour y aller! Ha! Ha!

Toujours est-il que je réussis, tant bien que mal, à atteindre mon premier objectif: la ligne de départ, enfin presque. C’est-à-dire qu’à un coin de rue du site, je me trouvai forcé d’arrêter et de regarder tous les coureurs défiler devant mon véhicule, avant de pouvoir aller stationner et me diriger en vitesse vers ma puce électronique et mon dossard.

Environ 15 minutes après le départ officiel et sans avoir trouvé mon monde, je me lançai à l’assaut du parcours. Seul sur le chemin, mon but était à ce moment-là de ne pas finir dernier. Pour me motiver, je sautai par-dessus les petits panneaux indiquant les kilomètres parcourus. C’était une façon je crois de minimiser l’importance du défi. Aux alentours du 4e km, je commençai enfin à voir des marcheurs, peu après être passé par le premier point d’eau, déjà démonté et remballé. J’aurais manqué le virage à droite sans l’aide des bénévoles qui gardaient quand même un oeil sur moi, à distance.

À ce moment, je pensais que les membres de mon duo de supporteurs avaient peut-être décidé de retourner en ville pour se recoucher. Mais quelque chose me disait qu’ils seraient quelque part sur le parcours, peut-être au 10e km, mais non! Peut-être à un des sites ou on pouvait stationner un véhicule, mais toujours aucun signe d’eux. Et puis, à 700 mètres du fil d’arrivée, alors que je commençais à manquer de jus, j’ai enfin aperçu deux visages familiers et là, comme par magie, je suis reparti en rugissant (eh oui!), ce qui a provoqué des applaudissements, ainsi que des éclats de rire derrière moi, et un regain d’enthousiasme encore plus important.

Sans retenue, je me suis rué vers la fin de la course, pour finir avec 8 secondes d’avance sur mon meilleur temps pour la distance. En fin de compte, la leçon dans tout ça, c’est qu’on a beau se préparer, s’hydrater, choisir le bon équipement, s’armer de technologie et de philosophie ou de spiritualité pour la compétition, être motivé et compétitif, on n’a jamais de garantie que le résultat sera celui qu’on espère.

La preuve est qu’après avoir rencontré plusieurs obstacles à l’entraînement et n’avoir dormi que quelques heures la veille, avant de me perdre sur les routes et de prendre le départ avec le sentiment d’avoir laissé tomber mes amis et ma famille, en pensant aux histoires que ça ferait autour de la table au prochain souper de famille, j’ai quand même réussi à trouver le meilleur de moi-même, seul sur la route avec mes doutes. Ce qui a fait la différence, ces 8 secondes entre la déception et la satisfaction, c’est le petit coup de main dont on a tous besoin, tôt ou tard et qui n’aurait pu arriver à un meilleur moment pour moi ce matin-là.

J’en profite pour remercier tous les organisateurs et bénévoles qui ont rendu cette belle course possible et bien sûr mon fan-club d’un jour: Christian et Sonia.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

LA SANTÉ, UN PROBLÈME DE TAILLE

«Santé: bon état physiologique d’un être vivant…», Le Petit Robert 2006. À tout prendre, cette définition trace la fine limite entre le bien-être et la non-maladie. Notre système de santé québécois investit plus du quart du budget de l’État dans sa volonté à répondre aux attentes de tous ses citoyens.

Nous avons tellement de difficulté à soigner les malades, mal-portants, détraqués, fadas de tous acabits, les temps d’attente aux urgences et cliniques de tous genres en faisant foi, qu’il ne nous reste aucun temps, voire argent pour dépasser le mal-être et briguer le bien-être. Il devient alors évident qu’une fois qu’on a éradiqué la cause du mal-être d’une personne, on se réjouit du résultat et passons au cas suivant. Nul ne saurait blâmer nos professionnels de la santé dans leurs efforts consentis pour soulager les indisposés, les altérés de ce monde.
C’est seulement ici que mon propos s’affirme. Il m’apparaît difficile de se motiver à l’action par la recherche de la santé. La santé, à mon sens, demeure une lutte incessante face à tous les envahisseurs. Que ce soit les virus, les bactéries et autres parasites, notre organisme combat à chaque instant les assauts extérieurs afin de maintenir un équilibre qui nous permet de poursuivre le chemin de la vie. Les raisons et les buts à atteindre dépassent de loin mon entendement.

Ce que j’en retiens cependant, c’est que ce sont des motivations d’un ordre beaucoup plus premier, terre-à-terre et viscéral qui nous poussent à l’action. Un collègue de travail me confiait qu’il n’arrivait pas à comprendre comment on peut aimer courir sans autre but que de cumuler des kilomètres, parfois même sans les compter. Il préférait, et de loin, poursuivre un ballon avec une équipe et des règles bien établies. J’y ai réfléchi et en ai conclu qu’il avait sûrement raison, mais que ceux qui aiment courir pour le simple fait de se sentir agir sont tout aussi dans le vrai que ce joueur de rugby inextirpable. Je soupçonne aussi que notre physiologie et notre morphologie n’ayant guère changé dans les derniers millénaires, nous affrontons la vie un peu comme l’ont fait nos ancêtres d’Afrique avec les forces et les qualités qui nous ont permis de survivre jusqu’à nos jours.

Un problème cependant est venu perturber cet équilibre, par ailleurs porteur d’une longévité assurée. C’est cette tendance venue d’on ne sait où à trouver des moyens de s’épargner des efforts, avec des résultats semblables quand ce ne sont pas supérieurs. Ainsi, notre physiologie et nos qualités physiques si essentielles alors sont devenues périmées, presque obsolètes. Il n’est plus besoin de parcourir de longues distances pour subvenir à nos besoins de nourriture, de gîte et de sécurité. L’action n’étant plus le moteur principal de la survie, elle devient alors de plus en plus accessoire.

Pourtant, nous avons encore le corps prêt à agir, il nous faut nous bousculer, nous ébranler pour nous élancer dans l’action. Pour les enfants, l’action passe encore, va savoir pourquoi, ils ne se préoccupent pas de leur survie, mais dirais-je d’instinct, ils jouent, courent, sautent, lancent pour le plaisir d’agir. Rendu adulte, sauf dans de rares exceptions, il n’est plus nécessaire d’être autant dans l’action pour se sentir en équilibre et assurer la pérennité de l’espèce. Les maux modernes se pointent alors, obésité, diabète, problèmes cardiaques, etc. Pas que ces maux n’existaient pas avant, seulement on les sentait moins endémiques.

Ce que je crois entrevoir comme solution à tous ces dérangements réside dans l’action motivée par le plaisir. Il faut ajouter cependant que, justement, un de nos plus gros problèmes vient dudit plaisir. Je parle ici du plaisir instantané, celui qui nous arrive presque sur commande. Ce plaisir vient concurrencer le plaisir associé à l’effort.

Pourtant, nous sommes tous pleins d’admiration pour nos héros qui accomplissent des exploits presque impensables à nos yeux. Je peux me pâmer facilement en regardant présentement le tournoi de Wimbledon à la télé, mais il m’est difficile de m’extirper de mon fauteuil pour aller frapper des balles. Alors, comment se motiver à agir? Il nous faut juste savoir qu’il est plus intéressant de vivre sa vie que de la regarder. C’est à mon sens un départ prometteur pour une vie heureuse et équilibrée. Chaque fois qu’une réussite nous a demandé de l’effort, elle nous apparaît plus satisfaisante que celles glanées dans la facilité.

Nous ne sommes pas toujours gagnants à ce jeu, mais au risque de me tromper, j’ose vivre ma vie dans l’action.

Yves Daigneault pour Courir à Montréal
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
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Les rencontres de Jean-Claude

JEAN-CLAUDE RENCONTRE PIERRETTE GAUTHIER

À chaque mois, j’ai à prendre une délicate décision à propos de l’article que je vais écrire. Cette fois-ci, les coïncidences étaient tellement fortes que le choix a été facilité. Cependant, je ne me doutais pas que pour Pierrette, le cheminement dans la vie et dans la course était si intimement relié et si riche au plan humain. Je vous invite à prendre connaissance de l’histoire d’une fille pour qui, dans la vingtaine, la course s’est avérée une voie déterminante.

Née à Shippagan, en Acadie, Pierrette a passé son enfance à Sept-Îles, s’est retrouvée à Rimouski dans la vingtaine avant d’aller à Montréal, puis à St-Jean-de-Matha dans Lanaudière pour finalement revenir à Montréal il y a deux ans. Issue d’une famille de huit enfants, elle a un frère jumeau qui s’adonnait également à la course avec beaucoup de succès.

C’est à Rimouski que tout a commencé. «Je filais un mauvais coton, j’avais pris 10 livres et je trouvais cela épouvantable. Je ne pouvais pas m’accepter ainsi. Je débute alors la course à pied tout en continuant de fumer! Très rapidement, j’ai dû abandonner la cigarette, car la sensation de bien-être en fin de course était telle que je ne ressentais plus le besoin de fumer. Les endorphines faisaient leur oeuvre…»

«Mon frère jumeau m’a fait découvrir les sentiers du parc Beauséjour, le long de la rivière Rimouski. J’adorais ce parcours côteux et boisé où plus souvent qu’autrement je courais en solitaire. Cette solitude me comblait, car j’ai toujours préféré les activités individuelles et la nature, mais en plus, ça me fournissait une belle occasion de réfléchir sur la vie et sur moi.»

Jeannita et Alain Caron du marathon de Charlo

Pierrette Gauthier

courir montreal quebec jogging competition course «Au départ, j’ai choisi la course à pied à cause de la facilité de sa pratique, de son accessibilité, du fait que je pouvais la pratiquer en solitaire et m’isoler dans la nature. Ça me collait à la peau. Je n’imaginais surtout pas y compétionner. Ça ne m’effleurait même pas l’esprit. Jusqu’au jour où je me suis inscrite à un premier 10 km en 1993, soit cinq ans après mon début dans la course. Et, tranquillement, la piqûre de la compétition a fait son oeuvre!»

«Pendant longtemps, j’ai couru de courtes distances allant du 10 km jusqu’au demi-marathon, car le marathon, je ne pensais pas à cela… Sauf qu’un jour, j’y ai songé pour la première fois, mais ça a pris deux ans avant que je ne m’y risque, en 2008, à 42 ans. Avant, les commentaires de différentes personnes m’influençaient: c’est trop long, tes articulations ne tiendront pas. Un jour, j’ai cessé de donner du pouvoir à ces propos et je me suis dit que j’allais foncer et passer par-dessus mes peurs.»

«Une fois mon premier marathon complété, la pensée suivante m’habitait profondément: tout est possible dans la vie. Cette phrase continue d’être mon leitmotiv à tous les jours.»

À la suite de ce premier succès réalisé à Niagara Falls en 3 heures 46 minutes, Pierrette vient, ce printemps, de battre son record personnel lors de ses deux derniers marathons à Boston en 3 h 16 m et 51 s, puis à Ottawa, six semaines plus tard, avec 30 secondes en moins. Elle est comme le bon vin, n’est-ce pas ?

Le marathon de New York, en novembre 2009, reste celui qui lui a fait vivre les émotions les plus intenses et les plus riches de sa vie. «En septembre, j’étais allée voir ma mère à l’hôpital et, sachant qu’elle allait mourir très bientôt, je lui avais dit que je courrais pour elle ce prestigieux marathon.»

«Avant le départ, j’étais très émotive, mais je me suis calmée au départ comme tel. Durant la course, je causais constamment avec ma mère en lui disant, entre autres, qu’elle avait le meilleur siège avec sa vue d’en haut. Tout au long du parcours, je me sentais légère, je flottais, une sensation fascinante. Mon résultat fut excellent en 3 h 21, mais plus encore, je n’avais aucune douleur et ne ressentais pas la fatigue.»

Tout ce qu’a vécu Pierrette peut sembler incroyable, mais c’est un fait avéré chez bien des gens dans des situations particulières de vie: un indice de la grandeur de la vie et du potentiel de l’humain pour surmonter les épreuves. La course à pied, la compétition, ce sont aussi des écoles de vie. Les pensées positives permettent de survivre à la douleur et de se régénérer en quelque sorte par l’activité physique, notamment.

Pierrette ajoute, en conclusion, que riche de ses expériences de vie de toutes sortes et de la philosophie qu’elle a développée face à celle-ci, elle espère encore courir longtemps et compétitionner aussi afin de s’y dépasser personnellement. «Le monde de la course sur route, c’est ma drogue, ma famille, c’est mon monde. Je peux y être profondément moi-même, me réaliser pleinement et fraterniser en toute amitié.»

Ah oui, j’oubliais mes fameuses coïncidences.

D’abord, lors du voyage organisé à Boston où nous étions à un siège d’écart: à un moment, j’ai prononcé le mot Rimouski… Ce fut le début d’un entretien court et riche. Pierrette me précisa qu’elle avait, en plus de son frère jumeau, une soeur dans la région de Rimouski qui travaille à la Conférence Régionale des Élus du Bas-St-Laurent, la CRÉ. Je l’interromps immédiatement afin de lui dire qu’un de mes mentors y est le directeur général. Elle le connaît…

Puis, à Ottawa, quelques semaines plus tard, Pierrette et moi nous retrouvons sur le même autobus pour le retour à Montréal, et ce, tout à fait par hasard. Le voyage en bus a été trop court… On a donc poursuivi en métro: on reste dans le même coin!

Maintenant, vous et moi sommes riches de mieux connaître Pierrette Gauthier et son inspirante histoire de vie. Merci Pierrette.

Jean-Claude Drapeau pour Courir.org
Couriel : jeanclaudedrapeau@yahoo.fr

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Course des spartiates à Mont-Tremblant: Complètement fou!

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les organisateurs de la course des spartiates (Spartan Race en anglais) ont su insuffler une bonne dose de folie et d’adrénaline à leur événement! Car le 5 km qu’ils proposaient le 29 mai dernier au domaine St-Bernard, à Mont-Tremblant, n’avait rien d’une course typique. Au menu: boue, feu, obstacles en tout genre et course en forêt! Oui, les risques de blessures étaient bien réels!

Depuis que j’ai découvert l’existence de cette course hors de l’ordinaire qui nous vient de nos voisins américains, je ressens un petit plaisir coupable d’y participer. Ce n’est pas sérieux comme course… et c’est justement ce qui m’attirait! J’avais regardé plusieurs vidéos sur le site officiel et je savais un peu à quoi m’attendre, bien que chaque course soit différente et tenue secrète jusqu’au jour de l’événement. Donc, pas moyen de connaître les obstacles à l’avance. Et si vous ne comprenez pas l’anglais, pas moyen de connaître grand-chose en fait, puisque le site n’est qu’en anglais, une lacune que les organisateurs devraient vite corriger à mon avis.

Une pluie fraîche m’attend, ainsi que les 2200 autres coureurs inscrits, à mon arrivée sur le site. Il ne fait que 16 degrés, mais on est bien et il n’y a pas de moustiques! Afin d’éviter la cacophonie au départ, des vagues de 200 à 300 coureurs sont organisées aux 30 minutes, et la première vague est réservée aux coureurs les plus rapides. Heureusement pour moi, j’ai déjà été chercher mon dossard, ma puce et mon t-shirt blanc en polyester à l’effigie de l’événement. Juste à enfiler ce super t-shirt et on se sent déjà comme un dur à cuire! Mais j’ai plutôt opté pour du vieux linge et de vieux souliers, car la boue sera au programme. Je vais saluer Rose-Marie à son kiosque Kronobar, puisque je fais partie de son équipe. Si une fille parvient à la battre ou qu’un gars parvient à faire mieux qu’un autre membre de son équipe, cette personne se mérite un panier-cadeaux de barres énergétiques Kronobar, un produit d’ici.

Au micro, un animateur bilingue réchauffe la foule en nous faisant scander à l’occasion le cri tribal des spartiates: AROU, AROU, AROU! Enfin, quelque chose comme ça! Après un réchauffement de groupe, le départ est donné dans un nuage de fumée: l’effet est réussi! Je m’élance comme tout le monde dans le champ détrempé par les nombreuses journées de pluie de mai et je réussis à éviter une première grosse flaque d’eau. On court ensuite sur un sentier large bien entretenu pendant environ 1 km avant d’emprunter un sentier étroit en forêt. Des punching-bags suspendus aux arbres nous bloquent le chemin et je décide de passer en dessous, ça cogne moins!

Un peu plus loin, un lac peu profond. Les quelques gars plus rapides que moi au départ ont ralenti et hésitent: c’est qu’il faut sauter sur des plates-formes flottantes pour traverser le lac! Le gars en avant de moi glisse et tombe dans l’eau! Ok, je m’élance, glisse, me retrouve à quatre pattes, me relève vite et saute sur la prochaine plate-forme. Ok, ça va mieux, une dernière et hop, c’est réussi! J’ai le coeur qui bat à tout rompre et de l’adrénaline à revendre maintenant! Le sentier en forêt se poursuit avec une montée abrupte. Je suis à bout de souffle, comme les autres d’ailleurs.

Le sentier devient soudainement boueux à l’extrême: impossible de contourner les flaques de boue et de garder ses pieds au sec. Ajoutez à cela des roches glissantes et des troncs d’arbre à éviter, et ce sentier devient de plus en plus intense! Maintenant, ça descend, je me fais dépasser, mais il n’est pas question que je cours en fou là-dedans, je vais me fouler une cheville. Au bout de 2 km environ, nous débouchons enfin sur un large sentier bien entretenu. De gentils bénévoles nous attendent en soulevant un filet: il faut passer en dessous. Je me penche et plonge dans cette piscine de glace rouge: ah, c’est donc ben frette! J’en ressors dégoulinant de rouge devant un photographe, c’est chic!

Prochaine épreuve: tirer un bloc de béton dans un champ sur environ 100 mètres aller-retour. J’en profite pour reprendre mon souffle et mes esprits en tirant le bloc en marchant. Si j’essaie de courir, ce sont mes jambes qui deviendront des blocs de béton! Le gars devant moi court avec le bloc dans les bras: il doit être timbré! Après l’épreuve, malheureusement, les bénévoles nous ont envoyés sur le mauvais chemin. Il nous fallait continuer tout droit afin d’aller grimper après une corde puis ramper dans la boue sous des barbelés et non tourner à droite tout de suite. Comme tous les coureurs de la première vague, je n’ai donc pas eu la chance de faire ces deux épreuves. Dommage!

Je reprends la course et dépasse rapidement le gars qui a couru avec le bloc, mais je suis arrêté net par LE mur. Pas celui du marathon, mais celui des spartiates: un mur lisse de 8 pieds de haut! À droite, il y a quelques prises, mais je veux être un vrai de vrai, alors je prends le côté lisse à gauche et saute à bout de bras. Pas évident avec la pluie qui ne cesse de tomber et surtout quand on est à bout de souffle! De l’autre côté, 3 autres murs lisses de 5 pieds de haut! Pas vrai! Ensuite, la course reprend autour d’un lac pour environ 1,5 km. Heureusement, pas question de passer au travers cette fois-ci!

J’entends la foule, l’arrivée approche. Un bon feu coupe le chemin droit devant moi. Un petit saut par-dessus, hop, trop facile… et le jet d’eau en pleine gueule! Qu’est-ce que c’est que ça, ça pince! Un spartiate fou profite de ce moment d’inattention pour nous arroser avec un boyau tel un pompier! C’est beau, mes souliers ne sont pas en feu! Évidemment, question d’étirer le plaisir, nous avons droit à un petit détour juste avant l’arrivée. Il faut maintenant que je trouve la force de monter et redescendre une toile d’araignée en corde. J’ai les jambes mortes, mais j’y arrive tant bien que mal.

De l’autre côté, un bénévole me fait signe de prendre une lance et de viser la cible. Le gars en avant de moi manque son coup et doit faire 10 pompes. Je m’élance à mon tour… et touche la cible de justesse! Je l’ai eu, je peux continuer! Un long mur lisse et incliné se présente maintenant devant moi. Je prends mon élan et attrape la corde tout en haut sans glisser! Les dieux sont avec moi! Je redescends toutefois vite sur terre de l’autre côté: 2 spartiates musclés et armés d’énormes bâtons coussinés me bloquent le fil d’arrivée! C’est quoi ce délire!?! Pas le choix: je fonce vers eux, encaisse les coups en riant et franchis enfin la ligne d’arrivée! Wow, c’était complètement fou! Une jolie demoiselle costumée me remet ma médaille. Ah, un peu de baume sur mon corps meurtri!

Malheureusement, aucune collation n’est servie aux valeureux coureurs ayant réussi l’épreuve. Quant à moi, j’ai manqué le podium de peu et Rose-Marie a terminé première chez les filles, une fois de plus. Toutefois, l’absence de tapis au départ rend le classement final peu fiable, un oublie que les organisateurs corrigeront sûrement la prochaine fois. Serez-vous le prochain ou la prochaine à relever le défi des spartiates? Je peux vous affirmer que vous n’oublierez pas de sitôt cette expérience unique en son genre! AROU!

Vidéo de l’événement disponible au www.spartan.tv.

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Course d’été des îles de Boucherville: Courir en pleine nature

Une journée splendide attendait les 663 participants aux diverses épreuves de la course d’été des îles de Boucherville, qui était organisée par les boutiques Coin des coureurs le samedi 4 juin dernier. En effet, les coureurs ont eu droit à un soleil radieux, une légère brise et un mercure de 13 degrés au départ à 8 h, mais celui-ci a rapidement monté pour atteindre les 17 degrés 2 heures plus tard. Il s’agissait d’une hausse de 34 % de la participation pour cette 6e édition fort réussie. Les coureurs avaient droit à un t-shirt blanc en coton à l’effigie de l’événement et à un dossard avec puce intégrée, une technologie fort appréciée qui simplifie la vie.

Les épreuves qui se déroulaient sur les sentiers en gravier de l’île Ste-Marguerite incluaient un 5 et un 10 km course et marche ainsi qu’un demi-marathon. Le parcours était constitué d’une boucle presque entièrement plate de 5,264 km dont environ le tiers était ombragé. Le départ avait lieu en bordure du fleuve St-Laurent où l’on pouvait voir des gens s’entraîner à l’aviron. Les coureurs passaient, entre autres, sur le petit pont de bois qui enjambe le chenal Petite Rivière, puis dans un champ d’herbes hautes où l’on peut apercevoir des renards, par une clairière où sont souvent tapis des cerfs de Virginie et près du chenal Grande Rivière où il n’est pas rare d’être épié par des marmottes. Petit bémol à signaler: les marqueurs des kilomètres étaient pour la plupart mal situés.

Les participants du demi-marathon devaient effectuer cette boucle 4 fois tandis que ceux du 10 km devaient la parcourir 2 fois. Les points de départ étaient ajustés selon le nombre de boucles à compléter. Trois stations d’eau et de boisson sportive étaient présentes sur le parcours, de quoi satisfaire amplement la soif de tout le monde. À l’arrivée, une bonne collation (bagel, banane et melon d’eau) était offerte à volonté à tous les coureurs et marcheurs, qui avaient également droit à une médaille de participation. Les physiothérapeutes de Kinatex étaient sur place pour offrir gratuitement leurs services aux coureurs qui en ressentaient le besoin. Les profits de cette course étaient destinés à Moisson Rive-Sud.

Si vous aimez courir en pleine nature sur une île peuplée de cerfs, et ce, à deux pas de la grande ville, cette course vous ravira. Mais n’attendez pas à la dernière minute pour vous inscrire l’année prochaine, car la participation sera probablement limitée à 1000 et sera assurément vite atteinte.

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Yves Pelletier
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En passant par Le défi des Escaliers

Par Yves Pelletier

C’est le 26 juin dernier qu’avait lieu la 3e édition du Défi des escaliers de Québec. Et pour moi, c’était ma 3e participation. Le défi porte toujours bien son nom: il y a le super défi, soit 3000 marches à gravir et à descendre réparties sur 16 km, et le défi régulier qui est un parcours de 11 km avec un peu moins de marches.

J’arrive donc la veille, car pas question de partir le matin pour me rendre à Québec, le trajet entre chez moi et le site de départ étant quand même de 2 h 40. Faites le calcul, avec le départ donné à 8 heures, il me faudrait partir de nuit. Alors cette année, comme la famille ne pouvait venir avec moi, mon lieu de résidence pour cette nuit a été les résidences de l’Université Laval. Pour 50 $, vous avez une chambre, la salle de bain commune, le stationnement gratuit et vous êtes à environ 10 minutes du site de départ en auto. Bon, c’est certain que les résidences, ce n’est pas le luxe de l’hôtel 4 étoiles, mais avec le super défi que j’aurai à relever dimanche matin, le grand luxe serait superflu.

Le soir même, après mon arrivé, je vais en reconnaissance, car le site de départ n’est pas le même que l’an passé: il se situe à l’arrière du Musé national des beaux-arts, aux abords des plaines d’Abraham. Cela me permet en plus de repérer un resto Tim «quelque chose» afin d’avoir mon précieux café du matin le lendemain. Je regagne donc mon lieu d’hébergement pour profiter du plus d’heures de sommeil possible.

Le dimanche 26 juin 2011, à 5 h 50, mon réveil se fait entendre. Au menu du déjeuner: bananes, bagel, beurre d’arachides, miel et jus d’orange; il faut prendre des forces, car elles seront nécessaires pour effectuer les 16 km du parcours. À 6 h 30, départ vers le site avec arrêt au Tim «quelque chose» pour mon fameux café, indispensable dans mon cas.

Comme j’avais vu le site de départ la veille un peu à la noirceur, je n’avais pas été en mesure d’apprécier pleinement celui-ci, mais là, en plein jour, je m’aperçois que nous sommes choyés. Tout se déroule dans un environnement vert, du gazon, des gros arbres, de l’espace, bref, un merci aux organisateurs pour le choix du site de départ.

La température en ce matin: c’est nuageux, le sol est trempé et possiblement qu’il y aura de la pluie durant l’épreuve. Récupération du dossard et de la puce et installation adéquate de cet équipement nécessaire à notre identification.

Il est maintenant 7 h 30 et les organisateurs commencent à demander aux coureurs et marcheurs de s’installer dans le corridor de départ. Les marcheurs du super défi partiront en premier suivi par les coureurs et même chose pour ceux qui font le 11 km. 7 h 55, tous ont pris place dans ce corridor et se préparent tels des soldats à livrer une bataille où leur détermination et leurs efforts les amèneront à vaincre ce parcours.

Les départs sont donnés par groupe de 6 à intervalles de 12 secondes, ce qui fait qu’au environ de 9 h, tous devaient être partis. Les 2,8 premiers kilomètres se font en descente et c’est là que les premiers escaliers arrivent: 144 marches à descendre et comme les organisateurs nous l’ont rappelé avant la départ, la prudence est de mise, car la petite bruine qui tombe rend les marches glissantes et une chute de 144 marches, ce n’est pas recommandée. De plus, dans mon cas, le port de lunette sans «wiper» et sans «defrost» rend la vision un peu plus problématique.

Vient ensuite après le 3e km le premier escalier à gravir de 133 marches et, assez paradoxalement, c’est le premier que nous devons monter et son nom est «escalier de la Pente Douce». Puis, de kilomètre en kilomètre, les descentes et montées alternent, avec prudence en descente pour ne pas se planter et détermination dans les montées. Naturellement, au fil des montées, les cuisses deviennent un peu plus douloureuses.

Tout se déroule assez bien et le temps perdu en descente, car je le répète il faut être prudent, est rattrapé sans trop de difficulté sur les portions de rue qui sont plus planches. Fait à remarquer: Québec, c’est Québec, c’est-à-dire des pentes! Donc, il arrive parfois qu’en gravissant un escalier on voit enfin arriver la fin d’une pente. Et qu’est-ce qui nous attend en haut de cet escalier? Une magnifique pente! Et les pentes, bien que non comptabilisées dans le parcours, doivent être elles aussi montées. Un peu plus d’effort pour nos chers quadriceps et mollets.

Juste après le 11e km et juste avant de monter l’escalier de la porte St-Jean, il y a un petit escalier qui, si je ne me trompe pas, est l’escalier du parc de l’artillerie, soit 5 ou 6 marches. C’est le genre qu’on descend facilement en 2 enjambées sans trop se méfier et, malheureusement, c’est là que je ne me suis pas assez méfié. Résultat, comme on dit en bon Québécois: je me suis retrouvé les 4 fers en l’air sur le derrière! Heureusement, pas de dommage, juste l’orgueil qui en prend un coup! Je me relève et repars en remerciant le ciel qu’aucun photographe n’avait eu l’idée de se placer à cet endroit.

Au 13e km, l’escalier Charles Baillargé en descente qui nous amène à la côte de la Montagne, que nous descendons. Pour qui connaît Québec, cette côte descend beaucoup, mais pensez qu’entre le 8e et 9e km, nous avons dû la gravir tout comme les coureurs de l’autre côté de la rue qui, eux, sont à la gravir.

Entre le 13e et 14e km, un seul petit escalier à monter, 32 marches, c’est bien peu avec ce qui s’en vient. Puis, boulevard Champlain sur près de 1 km, le tempo est encore très bon. Et tout à coup, après le 15e km, à environ 200 mètres devant nous, des bénévoles nous font signe de prendre un escalier. C’est ici que se déroule la portion meilleur grimpeur de 398 marches: notre cerveau, notre détermination et notre bonne volonté veulent bien nous faire gravir le plus rapidement possible cet escalier, mais nos jambes nous rappellent que nous ne sommes pas l’homme ou la femme bionique! Après 3 m 26 s, j’arrive enfin tout là-haut pour entreprendre la dernière portion du parcours sur environ 700 mètres et qui constitue la portion meilleur sprinter. Cette section qui nous amènera à la ligne d’arrivée est faite dans sa première portion d’une belle petite montée. Bof, on se dit qu’après 3000 marches et plein de pentes ascendantes, qu’est-ce qu’une petite montée? Et la portion finale, elle, se fait en descente: les organisateurs ont sûrement eu pitié de nous et de nos pauvres jambes.

Je passe la ligne d’arrivée bien heureux d’avoir terminé ce 3e défi malgré les jambes un peu molles. Remise de médailles de participation, on jase un peu avec ceux qui arrivent dans nos temps, comment chacun a trouvé le défi. Puis, direction le lunch, car les réserves du déjeuner sont épuisées. Et ce lunch très généreux est servi dans une boîte en carton, ce qui est très écologique, car des installations sont mises à la disposition des coureurs pour la récupération. Bravo à l’organisation!

Je discute avec d’autres coureurs durant notre lunch et tous sont d’accord pour dire que cette course, par sa particularité et de par son organisation, est une des courses les plus appréciées actuellement. C’est quand même 1380 personnes venant de plusieurs régions du Québec qui ont complété l’épreuve.

Je termine sur ce fait un peu paradoxal et disons cocasse. Parmi les personnes qui ont participé au super défi ou au défi, pour certains, c’était une première, mais plusieurs en étaient à une 2e ou 3e participation. Donc, nous savions à quoi nous attendre, nous savions que nous allions nous-mêmes un peu nous torturer dans ces escaliers et ces rues en pente. Eh bien, saviez-vous que le 26 juin, c’est la journée internationale contre la torture établie par l’ONU?

Bonne course!

Yves Pelletier pour Courir.org
Courriel :yvepelletier@hotmail.com

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Le triathlon à la portée de tous... par Peggy Labonté
courir montreal quebec jogging competition course Le triathlon à la portée de tous…

Par Peggy Labonté

Les IronWOmans de Julia Reicherts

Je me rappelle le temps où je participais à des initiations en triathlon. Je m’étais rendue à Ottawa pour une mini-expérience en eau libre accompagnée de mon amie Julia Reichert. Julia prenait part au triathlon olympique et elle s’était classée 3e au total des femmes. Ce jour-là, Julia m’a beaucoup inspirée. Aujourd’hui, elle cumule les succès en course à pied et en triathlon. Âgée de seulement 24 ans, elle s’entraîne présentement pour l’Ironman de Lake Placid, qui aura lieu le 25 juillet prochain. Elle devra nager 3,8 km, rouler 180 km et courir 42,2 km. Julia en sera à sa 2e participation puisqu’elle a déjà complété ce Ironman en 11 h 12 l’an dernier pour récolter l’or dans sa catégorie d’âge et se qualifier pour les championnats mondiaux d’Ironman à Kona. En octobre dernier, Julia est allée là-bas en compagnie de ses parents pour compétitionner aux côtés des plus grands triathlètes du monde. C’est donc le 9 octobre 2010 que Julia a traversé la ligne d’arrivée du prestigieux Ironman d’Hawaii en 11 h 28. À la suite de cet exploit grandiose, Julia a eu la générosité de partager son expérience par écrit. La lecture de son texte m’a donné des frissons dans le dos, alors j’espère qu’il vous causera autant d’effets. Par la suite, ne manquez pas de lire l’entrevue qu’elle a eu la gentillesse de m’accorder, malgré son horaire d’entraînement très chargé.

Voici le Ford Ironman World Championship 2010 vu par Julia Reichert

Je sais que vous savez tous, en tant qu’athlètes, à quel point je me sens privilégiée de m’être qualifiée pour les championnats du monde d’Ironman. Dans mon texte, j’aimerais vous faire vivre l’atmosphère et l’expérience de cet événement incroyable.

Mes parents et moi sommes arrivés à Kona environ une semaine avant le début de la course pour me permettre de m’acclimater et de m’ajuster au décalage horaire de six heures. Dans les premiers jours, j’ai fait quelques courts entraînements et je suis allée confirmer ma participation. En marchant dans les rues de la petite ville de Kona, nous étions impressionnés par le nombre d’athlètes ayant moins de 5 % de gras corporel. Normalement, lorsque je participe à d’autres triathlons, il est facile de reconnaître les athlètes professionnels, puisqu’ils sont extrêmement bronzés, ont des jambes incroyablement musclées et ont une ossature très prononcée. À Kona, je n’en avais aucune idée, parce que chaque athlète pouvait facilement être celui qui gagnerait la course. Et ce, non seulement parce qu’ils avaient le physique pour gagner, mais aussi parce qu’ils avaient l’attitude pour ça.

Lorsque j’ai été inscrite et que j’ai reçu le bracelet d’athlète officiel, la ville entière a commencé à me traiter comme une célébrité. Les personnes qui remarquaient mon bracelet me félicitaient pour ma qualification à Kona et engageaient la conversation. Plusieurs compagnies se trouvaient sur place pour promouvoir leurs produits (Gu, PowerBar, Timex, etc.). Celles-ci distribuaient des produits, des échantillons et des articles conçus spécialement pour ce Ironman. Mes parents et moi avons même dû acheter une valise supplémentaire pour le retour!

 

Julia Reichert

Julia Reichert

courir montreal quebec jogging competition course Pendant la semaine, de nombreuses activités avaient lieu. J’ai eu droit à des entraînements matinaux à la nage, une course en sous-vêtements, la parade des nations (où j’ai représenté le Canada!) et des discours inspirants présentés par d’anciens athlètes connus, des entraîneurs et d’autres personnes que j’étais censées connaître. Enfin, deux nuits avant la compétition, j’ai assisté à la rencontre obligatoire des athlètes. Habituellement, cette rencontre présente des faits amusants, comme des histoires comiques et des pertes de poids spectaculaires. Cette fois-ci, c’était différent. La cérémonie a débuté avec un luau qui souhaitait la bienvenue aux championnats mondiaux d’Ironman sous le thème «The Way of the Warrior». C’était impressionnant! Durant la présentation, ils expliquaient les règles et les détails spécifiques aux parcours. La partie qui m’a le plus marqué demeure celle de la natation. D’ailleurs, le directeur de la partie natation a commencé en disant: «Oui, c’est vrai… la natation est aussi difficile que ce que tout le monde dit!» Il a continué en expliquant comment se placer correctement sur la ligne de départ selon notre temps de nage estimé. Il a ajouté que si nous étions des nageurs lents (soit prendre plus d’une heure pour faire 4 km), nous devions nous placer à l’arrière du peloton. Laissez-moi vous informer que j’ai complété la natation d’un kilomètre à Lake Placid en 1 h 05 en terminant en tête du peloton. À ce point-ci, j’ai réalisé que cette course serait vraiment TRÈS différente.

Le jour avant la course, je devais aller enregistrer mon vélo et préparer mes sacs dans la zone de transition. Il y avait au moins un bénévole pour chaque athlète. Le bénévole m’a guidé à travers la zone de transition, m’a expliqué absolument tout ce dont j’avais besoin de savoir et a placé mon équipement à l’endroit approprié.

Le matin de la course, mes parents et moi nous sommes rendus à la ligne de départ: LA PLAGE! Tous les athlètes étaient dirigés vers une zone spécifique pour procéder au marquage de leur numéro sur leur corps. En général, les nombres sont marqués avec un marqueur permanent noir, soit par un bénévole ou par soi-même. Aux championnats du monde, ils ont des étampes pour que les nombres soient parfaitement imprégnés. Mon numéro était 1929. Lorsqu’ils ont marqué le 2 sur mon bras, l’encre n’a pas complètement rempli le numéro. Pour que ce soit parfait, ils ont terminé en coloriant les coins. Ensuite, nous avons été dirigés vers la nourriture et les breuvages, suivi d’une visite aux toilettes chimiques et à la station de crème solaire, avant de nous rendre à notre vélo pour placer nos bouteilles d’eau.

J’ai fait ma routine habituelle en jasant avec mes voisins pour contrôler mon anxiété et me calmer les nerfs. Les seules personnes qui étaient ouvertes pour répondre demeuraient les bénévoles, étant donné que tous les athlètes étaient déjà dans leur «zone».

La course en soi était absolument fantastique! Comme prédit, la natation s’est avérée difficile… très agressif et la foule ne s’est jamais dispersée. Tout le monde était rapide! La partie vélo, de mémoire, était exceptionnellement intense. Lake Placid est réputé pour être côteux, mais Kona était VENTEUX et CHAUD. La roche volcanique et le terrain désertique exigeaient une force mentale et physique de la part des athlètes. Avec un niveau d’athlète aussi relevé, il était impossible de ne pas donner son maximum. Chaque participant paraissait tellement entraîné, compétitif et terriblement vite. Vers la fin du parcours vélo, je commençais à m’inquiéter pour la course à pied, car j’étais un peu fatiguée et qu’il n’y avait pas un nuage dans le ciel. Heureusement, aussitôt que j’ai quitté mon vélo, je me suis sentie en terrain connu. Comme toujours, j’étais si heureuse de courir. J’ai croisé tellement de stations d’eau et de bénévoles qu’il m’était impossible d’être déshydratée ou d’avoir un coup de chaleur. La fin de la course était aussi merveilleuse que je me l’étais imaginée. C’était exactement comme à la télévision… et nous avons reçu un collier de fleurs en traversant la ligne d’arrivée.

J’adorerais avoir la chance d’y retourner et d’essayer encore!

Entrevue avec Julia Reichert

Est-ce que tu dois te requalifier pour faire les championnats mondiaux d’Ironman à Kona même si tu l’as déjà fait l’an dernier? Oui, la seule façon de ne pas avoir à me requalifier serait d’avoir gagné mon groupe d’âge à Kona l’an passé. Je vais essayer de me requalifier à Lake Placid le 25 juillet prochain.

Quel temps vises-tu à Lake Placid cette année? Maintenant, mon entraîneur pense que c’est possible que je fasse entre 10 h 30 et 10 h 45. Personnellement, j’aimerais améliorer mon temps de l’an passé (11 h 12). Je veux travailler fort et essayer de toutes mes forces, mais n’importe quel temps me sera satisfaisant.

Quels sont tes trucs pour récupérer rapidement d’un gros entraînement? Normalement, j’essaie de manger ou de consommer quelque chose toute de suite après un gros entraînement. Aussi, après un gros entraînement, je fais une activité à faible intensité pour m’aider à récupérer. Par exemple, le samedi, je fais une longue course et dans l’après-midi je fais un peu de vélo facile. Même si ça ne me tente pas de faire un peu de vélo après une grosse course, je dois le faire. Ça m’aide à être prête pour le dimanche, car je dois faire ma longue sortie de vélo ce jour-là.

As-tu un mantra ou une phrase qui t’encourage à continuer quand tu as envie de ralentir dans une compétition? Normalement, j’essaie de me souvenir de tout l’entraînement que j’ai fait, même quand j’étais fatiguée ou quand ça faisait mal. Ça m’encourage à continuer, parce que je sais que c’est possible. Aussi, j’adore la partie course à pied dans chaque triathlon, alors pendant la natation et le vélo, j’ai hâte de mettre mes souliers et de commencer à courir.

Quel conseil donnerais-tu à un athlète qui fait son premier Ironman? Je pense que c’est vraiment important de s’entraîner et d’essayer de garder une vie normale, même avec tout l’entraînement. C’est difficile parce que ça prend beaucoup de temps. Ainsi, chaque fois que tu sors sur ton vélo ou que tu vas nager, tu devrais être content de le faire et pas stressé parce que ça représente trop dans ta vie. C’est important de s’amuser durant l’entraînement, même si l’entraînement a l’air sérieux, tout le monde peut le faire en demeurant concentré sur l’objectif et déterminé.

À quoi ressemble une semaine d’entraînement un mois avant ton Ironman? Maintenant, c’est un mois avant l’Ironman et l’entraînement est volumineux. Je travaille la vitesse durant tous les longs entraînements. Chaque jour, je cours. J’ai une journée où je fais des intervalles durant une course de 18 km et une autre journée ou je fais une longue course de 34 km avec encore des intervalles. Je fais du vélo presque chaque jour. Une fois, c’est une grosse sortie à vélo de 190 km avec un long intervalle à ma vitesse de compétition. Une autre fois, c’est une sortie à vélo avec des intervalles dans les côtes à répétition. Je pratique la natation 3 fois par semaine. La première journée c’est 3 x 1000 m à ma vitesse de compétition, la deuxième journée, c’est 3 x 800 m à ma vitesse de compétition et la troisième journée consiste en des éducatifs (drills) seulement.

Quelle est la plus grande distance que tu as parcouru à vélo en une journée? La plus grande distance était 196 km. C’était au moins 6 heures et demie suivi d’une petite course à pied (20 minutes).

Comment se sent-on lorsqu’on franchit la ligne d’arrivée d’un Ironman? Satisfaite!!!

Combien de temps as-tu besoin avant de récupérer d’un Ironman? Je pense que je récupère avec au moins une semaine d’entraînement normale, mais même après un mois, c’est difficile d’essayer de faire des entraînements de vitesse. C’est important de prendre le temps de récupérer. La vitesse va revenir quand tu auras bien récupéré.

Pour conclure, j’aimerais souligner le fait que Julia a aussi complété le marathon de Boston en 2 h 57 cette année pour terminer 2e dans sa catégorie d’âge. Elle se classe parmi les meilleures coureuses au Canada. Enfin, j’aimerais lui souhaiter bonne chance pour l’Ironman de Lake Placid. Elle mérite le plus grand des succès et non seulement pour sa forme incroyable, mais aussi parce qu’elle est une femme très sympathique. Julia est toujours souriante, participe à des levées de fonds pour le cancer et est diplômée pour devenir enseignante, dès l’an prochain. Go Julia, go!

Peggy Labonté pour Courir.org
Courriel : pegpeg30@hotmail.com

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

2e étape de la coupe Dix30 2011: Populaire malgré l’humidité!

Le dimanche 26 juin dernier, le parc Michel Chartrand de Longueuil était de nouveau envahi par des centaines de coureurs venus participer à la 2e étape de la coupe Dix30. En tout, ce sont 471 coureurs et coureuses qui ont pris part aux épreuves du 5 et du 10 km, soit une augmentation de 37 % du taux de participation par rapport à l’année dernière! Mais après les fortes averses de la Saint-Jean-Baptiste, ce sont des sentiers en gravier plus détrempés qu’à l’habitude qui attendaient les irréductibles de la course à pied. Aussi, une humidité écrasante régnait sur le site, rendant le parcours plus lent que l’année dernière. Au moins, le ciel incertain n’est pas venu gâcher la plaisir de tous!

Marie-Christine, la coordonnatrice de l’événement, et de nombreux bénévoles étaient présents afin d’accueillir les coureurs sur le site et procéder à la distribution des dossards et des puces (qui étaient attachables à la cheville). Comme aux autres épreuves de la coupe Dix30, l’excellent percussionniste Frédéric Gauld de PEC Percussion était là pour dynamiser la foule de coureurs avec ses rythmes entraînants. Fidèle à l’habitude, avant de donner le départ, l’organisateur Éric Fournier a pris le micro pour présenter la trentaine de coureurs et coureuses élites invités à se surpasser. La coupe Dix30 est de plus en plus courue, autant par les élites que les néophytes!

Cette année, la boucle de 5 km avait été quelque peu modifiée au 3e km afin d’inclure un demi-tour sur une section asphaltée longue d’environ 1,5 km. Le parcours entièrement plat et partiellement boisé est fort agréable à courir et très rapide lorsque la météo coopère. Un point d’eau à la mi-parcours permettait aux athlètes de se rafraîchir quelque peu. Les coureurs du 10 km devaient parcourir deux fois la boucle, ce qui leur donnait une deuxième chance d’apercevoir des chevreuils, puisque plusieurs d’entre eux vivent dans ce vaste parc.

Une fois de plus, un repas complet avec sandwich au choix (oeufs, jambon, poulet) était remis à tous les finissants, une collation fort appréciée après l’effort! Divers prix, dont une nuit à l’hôtel du quartier Dix30, ont également été tirés parmi tous les pré-inscrits. Une excellente raison donc de ne pas attendre à la journée même pour s’inscrire!

La prochaine étape aura lieu sur le site du quartier Dix30 le 10 juillet prochain. C’est un rendez-vous à ne pas manquer!

Site officiel: www.fournier-es.com/coupedix30/

Page Facebook: www.facebook.com/pages/Coupe-Dix30/319788375533

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Courir… dans le temps , par Paul Foisy

Le «Peter Dawson International Relay Race»

Au fil des ans, plusieurs événements marquent l’histoire du sport québécois. Certains se distinguent par les grandes émotions qu’ils apportent aux participants et aux spectateurs, tandis que d’autres sont fondateurs et ils s’inscrivent dans l’histoire comme des points tournants. Le «Peter Dawson International Relay Race», ou marathon à relais Peter Dawson, en fait partie.

L’appellation entièrement anglophone de l’événement nous fait découvrir une autre facette de notre société d’alors. En effet, bien que la compétition se déroule au Québec et que plusieurs participants, tout comme l’organisateur, soient Canadiens français, le programme officiel est rédigé en grande partie en anglais. On dit bien que le sport reflète la société de laquelle il est issu, n’est-ce pas?

En 1931, cette compétition internationale en est à sa deuxième présentation. Il s’agit d’une course à relais comportant huit étapes, où les équipes formées de deux coureurs doivent franchir le plus rapidement possible la distance de 500 milles ou 800 kilomètres. On doit le caractère international de l’événement au fait que les compétiteurs proviennent des États-Unis, du Canada, de Rhodésie (Zimbabwe), de Roumanie, de Finlande et d’aussi loin que l’Australie.

Cette grande course à relais est organisée par Armand Vincent, un promoteur montréalais oeuvrant dans la présentation de combats de boxe et de courses de longue distance. Avant la course à relais de 1931, Vincent organise sept grands événements, présentés devant quelque 325 000 spectateurs et totalisant des recettes de près de 62 000 $. D’ailleurs, Vincent se dit «toujours au service du public en fait de sports et événements populaires» et son leitmotiv est de donner «le meilleur en toutes circonstances».

Le premier marathon Peter Dawson

En 1930, le promoteur Vincent présente sa première course à relais de 500 milles. L’événement porte le nom de Peter Dawson, une marque de whisky écossais distribué par la Distiller’s Corporation, une propriété des frères Samuel et Allan Bronfman. Cette commandite permet de verser des bourses totalisant 10 000 $ aux participants. Les gagnants de cette première grande course sont Arthur Newton de Rhodésie (Zimbabwe) et Peter Gavuzzi d’Angleterre. Ils franchissent la distance dans un temps de 48 heures et 4 minutes. En réalisant cet exploit peu ordinaire, ils se méritent le premier prix, une bourse de 3 000 $ accordée à l’équipe gagnante. Édouard Fabre, le fameux coureur canadien-français, gagnant du marathon de Boston en 1915, termine en troisième position en compagnie de son équipier Ollie Wanttinen de Finlande, un coureur pesant 92 livres et mesurant moins de 5 pieds.

À suivre…

Si vous désirez en savoir plus sur l’histoire du sport, je vous invite également sur mon site internet Sport et Société au www.sportetsociete.com

Paul Foisy pour Courir à Montréal
Courriel : paul.foisy@sportetsociete.com

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Course à découvrir en septembre 2011

1re édition du Grand demi-marathon de l’Isle-aux-Coudres

Le tour d’une île à la course: une première au Québec!

Un tout nouvel événement sportif et familial s’organise dans la région de Charlevoix, le 11 septembre 2011! L’Isle-aux-Coudres s’apprête en effet à accueillir son premier Grand demi-marathon, une course réunissant quatre circuits (1 km, 2 km, 10 km et 23 km) et trois volets (famille, corporatif, scolaire), au profit de la Maison des jeunes l’Ancrage de l’Isle-aux-Coudres. Ce sont quatre jeunes sportifs originaires de l’Isle-aux-Coudres, Québec, Matane et de la France, Julien Harvey, Marline Côté, Pierre-Luc Iza et Flora Charlet, qui ont démarré cette année ce projet original et nouveau.

À ce propos, Pierre-Luc Iza explique: «Nous espérons réunir quelques centaines de personnes des quatre coins du Québec pour cette première édition. Non seulement la course à pied connaît un regain d’intérêt incroyable depuis quelques années partout au Québec, mais la région de Charlevoix demeure relativement délaissée en la matière. Or, l’Isle-aux-Coudres a tous les atouts pour plaire aux coureurs de tout acabit: paysages grandioses, communauté charmante, peu de dénivellation et un défi unique!» Les circuits sont d’ailleurs réalisables pour sportifs de tous âges, de tous niveaux et à des prix fort avantageux! L’atmosphère sera aussi à la fête: animations, musique, kiosques et tours d’hélicoptère seront offerts sur place, de même que des activités pour les enfants. Une médaille de participation et un repas d’après-course à saveur locale, ou une collation pour les plus jeunes, sont également compris dans l’inscription de 5 à 40 $ selon le circuit choisi.

Le maire de l’Isle-aux-Coudres se dit par ailleurs ravi de la tenue de cette première édition du Grand demi-marathon: «Nous sommes très heureux d’accueillir ce nouvel évènement chez nous. En plus de contribuer au dynamisme économique et touristique de notre île, on espère encourager la population locale et régionale à bouger et à découvrir une nouvelle activité sportive. Nous invitons aussi les participants à profiter de leur passage pour visiter la perle de Charlevoix, l’Isle-aux-Coudres», a-t-il commenté.

Évènement à teneur familiale, le Grand demi-marathon de l’Isle-aux-Coudres offre aux familles de trois membres et plus un tarif réduit de 40 $ de même que des services de gardiennage gratuit. Celles-ci courent aussi la chance de gagner un prix de participation d’une valeur de 250 $ dans le cadre du volet famille Simard Cuisine et Salle de bains. Le volet corporatif Construction Rosaire Guay permettra également aux entreprises et organismes de profiter de visibilité et de prix avantageux en inscrivant au moins quatre de leurs employés à l’événement. Finalement, pour le volet scolaire, une bourse de 150 $ sera attribuée à l’école de la région qui fera participer le plus d’élèves.

À moins de deux heures de Québec, le Grand demi-marathon de l’Isle-aux-Coudres propose ainsi une expérience unique où se rejoignent tourisme culturel et défi sportif! Une aventure qui débute avec le traversier de Saint-Joseph-de-la-Rive et qui continue par la découverte de nombreux attraits inédits, notamment d’un riche patrimoine maritime. «De plus, c’est une première au Québec, aucune course ne permet pour l’heure de faire le tour complet d’une île, et quel défi que de courir 23 km! Ne manquez pas votre chance!» conclut Pierre-Luc Iza. Pour plus d’information, consultez le site Internet du Grand demi-marathon de l’Isle-aux-Coudres à www.courseiac.com. Les inscriptions en ligne sont déjà ouvertes!

Flora Charlet, 581-307-1441 Marline Côté, 418-977-4969 course.iac@gmail.com

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Test de produit

Les bas Compressport par Peggy Labonté

La fin de semaine du 18 et 19 juin, j’ai fait deux compétitions. Le samedi 18 juin, j’ai participé au duathlon de Drummondville et le dimanche 19 juin, j’ai couru le 20 km au Tour du lac Brome. J’étais contente de réaliser que je me sentais très bien à l’arrivée de mon 20 km étant donné le duathlon de la veille. Au lac Brome, je portais pour la première fois les manchons (couvre-mollets) Compressport.

De plus, la fin de semaine subséquente, j’ai participé au duathlon de Trois-Rivières et à la coupe Dix30. Le samedi 25 juin, à Trois-Rivières, il pleuvait, faisait froid et c’était venteux. J’avais les manchons qui m’ajoutaient une couche supplémentaire de vêtements. Ce n’était pas de trop. Le lendemain, à la coupe Dix30, j’ai essayé les tubes pour les quadriceps avec l’idée de mieux récupérer et de continuer à performer. Je n’ai pas été déçue.

J’aimerais partager avec vous en quoi consiste le produit et mes impressions sur celui-ci. En dernier lieu, j’aimerais vous faire connaître l’opinion d’athlètes d’ici qui utilisent déjà l’équipement Compressport. Marie-Michèle Paré, Carl Vaillancourt, François Lefebvre et Marie-Claude Cyr ont généreusement accepté de me donner leurs impressions sur le sujet.

Description du produit : D’abord, pour ceux qui ne connaissent pas le produit, la gamme Compressport offre des bas complets, des manchons avec silicone pour les mollets, des tubes pour les quadriceps (compressport for Quad) et de longs cuissards (full leg Compressport). Ces produits sont conçus pour être portés avant, pendant et après l’effort. Il y a des grandeurs spécifiques pour chaque morphologie. Le spécialiste Compressport avait donc mesuré mon mollet pour s’assurer que j’obtienne le résultat désiré. Selon le fabricant, le tissu est compressif et il permet de réduire l’accumulation des toxines au niveau de la jambe et surtout lors d’entraînements prolongés. Le gainage du mollet apporte le sang plus efficacement des pieds vers le coeur. Par le fait même, les muscles reçoivent davantage d’oxygène et la récupération après l’effort est améliorée.

Mon opinion

Les points forts

Comme je le mentionnais, j’ai choisi de porter les manchons au Tour du lac Brome, puisque c’est très côteux et que la fibre du tissu permet de diminuer les chocs. D’après la compagnie Compressport, la fibre utilisée aide à réduire le mouvement oscillatoire des muscles, la fatigue musculaire et les risques de blessures. J’avoue que je n’ai pas ressenti trop de fatigue musculaire à la suite de ma course de 20 km, puisque j’ai été capable de continuer mes entraînements réguliers la semaine suivante. Je crois que mes muscles ont bénéficié de ce support compressif. Au duathlon de Trois-Rivières, j’ai testé les manchons sur le vélo et je n’ai eu aucune crampe aux mollets, alors qu’il m’arrive d’avoir quelques raideurs dans cette région.

À la coupe Dix30, j’ai essayé les tubes pour les quadriceps sous mon cuissard. J’étais sceptique de courir avec un tube compressif autour des cuisses. J’avais peur que le tissu descende et que je sois inconfortable. Au contraire, c’est resté si bien collé que ça m’a un peu irrité. Si vous voulez un conseil, faites confiance aux bandes adhésives et ne montez pas le tube trop haut inutilement. J’ai aussi découvert qu’il n’y aucun problème à porter les tubes pour quadriceps longtemps, car je les ai gardé pendant 8 heures sans inconfort.

Un des points forts des produits Compressport, c’est qu’ils ont des grandeurs appropriés aux très petits gabarits, excepté pour les bas de compression réguliers. Les manchons Compressport fournissent une pression notable sur mon muscle, contrairement à d’autres bas que j’ai déjà achetés et qui ne serraient pas suffisamment. D’ailleurs, il m’arrive parfois d’avoir le léger sentiment que je les porte encore, alors que je les ai enlevés.

Les points à améliorer

Malgré tout, il y a deux améliorations que Compressport pourrait apporter à sa gamme. J’adore l’aspect esthétique du produit, mais j’aimerais qu’il mette plus de couleurs sur le marché. Ce n’est pas si mal puisqu’il offre déjà les vêtements en blanc, noir et même rose avec des brillants. J’aurais souhaité retrouver du matériel orange, mais ce n’est pas encore offert. Par contre, il offrira du bleu dès le mois de juillet. Comme plusieurs triathlètes, j’aime m’amuser à avoir l’ensemble parfait. Heureusement, le tissu blanc convient tout de même à mon équipement et je suis consciente qu’il y a des choses plus primordiales dans la vie. Sur une note plus positive, le matériel est de qualité, il se lave facilement à la main et il sèche en un clin d’oeil… pour la compétition du lendemain!

Au départ, je voulais me procurer les bas de compression, mais le représentant a été très honnête en m’avouant que ceux-ci ne me conviendraient pas étant donné la minuscule circonférence de mes mollets. Il m’a alors proposé les manchons pour les mollets qui offrent des grandeurs plus petites. Après essai, je préfère ceux-ci, car ils s’enlèvent rapidement, sont plus simples à laver et je peux même les porter pendant la nage en triathlon. C’est parfait pour un triathlète qui aime performer sans s’arrêter pour mettre des bas pendant la transition, puisqu’on peut les porter du début à la fin du triathlon. Par contre, il serait tout de même intéressant de retrouver les classiques bas de compression dans des grandeurs plus petites, puisque ceux-ci avaient des points d’acupression qui m’intriguaient. Je serais curieuse d’avoir les impressions d’autres athlètes qui les portent pour savoir si cela fait une différence.

En conclusion, j’ai la ferme intention de continuer à utiliser les produits Compressport puisqu’ils sont adaptés à mes besoins. Ils sont un excellent complément à mes nombreux entraînements et compétitions. J’ai aussi bien apprécié l’expertise de Geneviève Lefrançois et Stéphane Chainé, qui m’ont guidée dans le choix du produit approprié. Ils sont très accessibles et sympathiques. Stéphane et Geneviève seront présents avec leur tente Compressport dans plusieurs événements sportifs cet été.

En voici quelques-uns:

31 juillet: Triathlon de Magog
21 août: Triathlon de Valleyfield
22 au 25 septembre: Marathon de Montréal

Pour les contacter: davinchaine@videotron.ca ou visiter Compressport.ca.

Commentaires recueillis chez des coureurs et duathlètes

Commentaires de Marie-Michèle Paré, duathlète, gagnante des duathlons de Tremblant et de Drummondville : Honnêtement, je commence seulement à utiliser les produits Compressport. J’ai porté mes manchons en récupération après le duathlon de Drummondville et après celui de Trois-Rivières. Je suis très satisfaite du résultat. Ma récupération a été parfaite (manchons Compressport combinés à un jogging ou du vélo à faible intensité après la compétition). Le confort est vraiment super, contrairement à certains pantalons compressifs que je portais auparavant (inconfort derrière les genoux et impression d’être «prise»).

Commentaires de Carl Vaillancourt, duathlète : Je possède des mollets de compression de deux autres compagnies et, d’après moi, le confort des Compressport est meilleur (à cause des bandes supérieures et inférieures qui sont plus larges). Je porte parfois mes bas compressifs à l’entraînement et en course, mais le meilleur résultat se voit surtout lorsque je les porte en récupération. Je ne les utilise vraiment pas pour l’esthétisme, quoi qu’ils sont beaux, mais pour l’effet bénéfique sur la récupération… mes muscles des mollets me disent merci!

Commentaires de François Lefebvre, coureur et duathlète, gagnant des duathlons de Tremblant et de Drummondville : J’ai essayé les manchons Compressport au duathlon de Trois-Rivières pour la première fois. J’ai été enchanté de constater qu’après avoir porté les manchons pendant la compétition et puis après en récupération, je sentais mes jambes moins lourdes qu’à l’habitude. Cependant, je crois que je vais utiliser une grandeur supérieure pour ma prochaine course, et ce, à cause du segment course à pied. Le muscle tend à prendre de l’expansion en période d’effort et je suis probablement habitué au mouvement oscillatoire de mes muscles lors de la phase d’impact. On peut ressentir un peu d’inconfort si les manchons sont trop serrés. Pour le segment vélo, c’était le confort total. Je n’ai ressenti aucune douleur et aucune crampe aux mollets, moi qui suis souvent sujet à ce genre de malaises. Bref, si vous hésitez entre deux grandeurs, je suggère d’opter pour la plus grande et ainsi laisser de l’espace pour le muscle qui prendra de l’ampleur à l’effort. Je compte utiliser les manchons au duathlon de Magog à la fin juillet afin d’évaluer l’efficacité du produit lors d’un parcours plus long comprenant de bons dénivelés. A priori, je suis persuadé que cette gamme complète de produits peut apporter ce que la compagnie prétend, soit une réduction de l’accumulation des toxines par le biais d’une circulation améliorée, donc moins de raideurs et de crampes durant et après l’effort.

Commentaires de Marie-Claude Cyr, coureuse, gagnante du 5 km de la Descente Royale de Québec et du 5 km au Tour du lac Brome : Je porte très souvent les manchons, mais plus particulièrement durant et après de gros entraînements par intervalles, une longue sortie ou une compétition. Il m’arrive même de dormir avec ceux-ci lorsque je sens mes jambes plus fatigués et que l’effort a été très intense. Je crois que le moment où je tire le plus de bénéfices des bas, c’est plutôt après l’effort, en récupération. Toutefois, comme ça ne peut pas faire de mal de les porter durant l’effort, je les porte aussi durant ce moment. J’ai porté les manchons Compressport au demi-marathon à Ottawa, au 5 km de la Descente Royale, au 5 km du Tour du lac Brome ainsi qu’à la 2e étape de la coupe Dix30.

J’ai choisi de porter les bas parce que j’avais souvent des douleurs et des crampes aux mollets à la suite de gros entraînements ou de grosses semaines de kilométrage. J’ai entendu parler que les bas de compression pourraient m’aider. Alors, j’ai lu sur le sujet et il a été prouvé que les bas de compression améliorent de 40 % le retour veineux en récupération (moins pendant que tu cours, puisque les contractions musculaires se chargent de faire un retour veineux efficace). Bref, j’ai décidé de les essayer et, depuis, j’ai vu un changement. Je ne peux plus m’en passer après les entraînements intenses. J’ai vraiment le sentiment que ça contribue à diminuer mes douleurs aux mollets et que ça m’aide à mieux récupérer, puis, du même coup, à mieux performer. Enfin, je crois!

Commentaires des distributeurs: Geneviève Lefrançois et Stéphane Chainé :
En effet, après comparaison et commentaires d’athlètes sur différentes marques, nous avons eu un coup de coeur pour ce produit, étant à la fois attirés par ses qualités et ses effets bénéfiques. En tant que vendeurs et distributeurs et avec notre coup de coeur, il est facile de parler en bien de notre produit. Par contre, ce qui est de plus en plus intéressant et aidant, c’est de voir que d’autres que nous commencent à l’apprécier, ce qui nous donne confiance et satisfaction pour bien représenter notre produit.

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Courir avec son chien
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Courir avec son chien

Par Isabelle, Charlotte et Clovis

N’oubliez pas de venir vous mettre en forme avec nous cet été!

CARDIO-CANIN: Cours au parc Bois de Belle-Rivière tous les jeudis à 18 h 30 et samedis à 10 h 45 * Prenez note que pour cet été seulement, le parc Bois de Belle-Rivière sera ouvert pour les cours de Cardio-Canin. *

OFFRE SPÉCIALE: Vous désirez vous mettre en forme, soit pour perdre du poids ou pour augmenter vos performances, mais n’avez pas nécessairement un horaire flexible? KinoVie vous offre la possibilité de vous monter un programme complet sur 3 semaines ou plus que vous pouvez faire chez-vous ou même dans votre propre centre d’entraînement. Contactez-nous pour plus d’information. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information ou pour les inscriptions au cours de groupe. Faites vite, car il ne reste que quelques places! Au plaisir de vous entraîner!

Angelica Kozak | Kinésiologue (819) 217-5119 | info@kinovie.com | www.kinovie.com

Avis à tous les coureurs propriétaires de chiens. Soyez prudents si vous courez avec votre chien en période estivale. Celui-ci n’élimine pas la chaleur comme vous et pourrait subir des coups de chaleur. L’idéal est de courir tôt le matin ou en soirée et près d’un cours d’eau ou d’une source pour abreuver votre chien. Toutou n’a pas de souliers de course et la chaussée pourrait brûler ses coussinets plantaires. Ces petites précautions vous éviteront de mauvaises surprises et votre ami en sera ravi.

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EMBARQUEZ AVEC NOUS POUR LE WATERFRONT MARATHON TORONTO

Le 16 Octobre 2011

Bonjour coureurs et coureuses, après les francs succès de Niagara en 2009 et Philadelphie en 2010 nous nous dirigeons cette année vers Toronto pour le marathon le plus rapide au Canada : Le WATERFRONT Toronto, c’est un parcour plat parfait pour ceux et celles qui veulent se qualifier pour Boston. Encore une fois nous partirons en autocar de luxe, J’ai réservé des chambres à 15 minutes de marche du départ avec déjeuner compris. Le départ de Laval vendredi le 14 vers 9h00 et retour dimanche le 16 à Laval vers 20h00. La date des courses est dimanche le 16 octobre à 7h30 pour le marathon et le demi et 11h00 pour le 5 km.

Le coût sera de $100 par personne pour le voyage aller-retour en autocar et le coût pour 2 nuits à l’hôtel avec déjeuner compris en occupation quadruple est de $33 par jour par personne, en occupation triple $40 par personne par jour et en occupation double $55 par personne par jour.

Si ce voyage vous intéresse, envoyer un courriel le plus tôt possible pour m’indiquer votre intérêt, je vous ferai parvenir par la suite plus d’information et la façon de procéder pour réserver votre place dans le groupe. Vous pouvez aussi communiquer avec moi par téléphone.

Michel Croteau et Rachel Daigneault
Cell (Michel) 514-891-9551 ou (Rachel) 514-502-9432
Maison 450-963-7180
Courriel: michel.croteau9@gmail.com

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Le Mitsubishi City Chase de Montréal

Le Mitsubishi City Chase Montréal, la plus grande course urbaine au monde, s’arrêtera à Montréal le samedi 9 juillet prochain. Cette série d’aventures urbaines s’engage à faire vivre aux participants un dépassement de soi incomparable.  Les coureurs défieront leurs peurs en prenant part à différentes épreuves qui proposent des défis physiques, intellectuels, aventureux et humoristiques. Seules les énigmes conduiront les coureurs vers leurs destinations.

Afin de gagner cette course urbaine d’une durée de 4 à 6 heures, des équipes de deux personnes courront, marcheront et se serviront du transport en commun pour trouver leur chemin à travers la ville. Ils auront le droit de faire appel à leurs familles et amis pour de l’aide, d’accéder à l’Internet, et même d’obtenir de l’assistance de parfaits étrangers. La première équipe qui réussit à compléter les épreuves requises et qui traverse la ligne d’arrivée GAGNE !

Inscrivez votre équipe aujourd’hui!

Facebook: http://www.facebook.com/?ref=home#!/CityChaseCanada.FR
Site web : http://www.mitsubishicitychase.com/french/fr_schedule.asp?nav=schedule

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Défi Je bouge

La Fondation Santé, pour participer à l’élan positif d’entraide de sa communauté face aux inondations, reporte au mois d’août le Défi Je bouge, qui devait avoir lieu le samedi 18 juin prochain, et invite toute la population à participer à la grande corvée de nettoyage des zones sinistrées.

Toutes les inscriptions déjà reçues seront évidemment valides pour le Défi Je bouge reporté au mois d’août et les participants sont invités à venir chercher leur chandail Syntrel aux couleurs du Défi Je bouge 2011 dès la semaine prochaine au bureau de la Fondation Santé, et à poursuivre leur entraînement tout l’été.

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Citation du mois

Il est vain d’attendre le changement, il faut le créer!

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Nouvelle de Club

C’est le 9 août prochain qu’aura lieu la rencontre des Vainqueurs no 2.

Cette rencontre provinciale d’athlétisme permet aux coureurs de tous les niveaux de participer à une épreuve sur piste avec un 1500 m, un 400 m et un lancer du javelot. Pour les enfants de 6 à 13 ans, il y a trois épreuves, soit un 500 m, un lancer de la balle et un saut en longueur. Inscription sur place et remise des dossards à partir de 17 h 30 à la piste d’athlétisme Étienne-Desmarteau à Montréal. Pagette: 514-765-6470

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Courses à venir en juillet 2011 par Jean Joly

Commencez à préparer votre mois de courses à pied avec le calendrier des compétitions de Courir.org. Si vous voulez vous donner les moyens de bien figurer en compétition, il ne faut rien négliger, et surtout pas la planification de votre horaire sportif.

Vendredi 8 juillet
La Course du Grand Lévis : La 5e édition de la course du Grand Lévis sur le magnifique parcours des Anses de la ville de Lévis. Cet événement propose des épreuves de courtes distances et se veut accessible aux coureurs de tous les niveaux ! Cette course fait partie du Circuit régional des 10km. Infos : info@clubdecourselevis.com Étape 6 du Circuit régional des 10 km. (2, 5, 10 km)

Samedi 9 juillet
The Mitsubishi City Chase : Présenté par BlackBerry Bold : Une course urbaine unique qui requiert des participants un travail d’équipe, détermination et prise de décision pour découvrir les points d’intérêts cachés dans la ville au travers différentes épreuves les plus casse-cou. Infos : : Cityguru@citychase.com

Dimanche 10 juillet
Coupe DIX30 – Étape 3 (Quartier DIX30, Brossard) : Troisième étape d’un circuit de 5 étapes. Épreuves de 5 km et 10 km. La 1re étape est sur le site du Quartier DIX30 à Brossard. Parcours rapide en boucle, Ambiance relevée, animation, café, restos. 15 minutes de Montréal Infos : coupedix30@hotmail.com (5 ,10 km)

Dimanche 10 juillet
Courons à la Classique du Festival : Une course de 5 kilomètres dans les sentiers boisés du Parc Riverain situés à l’arrière de l’Amphithéâtre de Joliette et longeant la rivière L’Assomption. Événement organisé conjointement avec Louis-Philippe Garnier, quadruple champion canadien Master en marathon. Infos : sgariepy@lanaudiere.org (5 km)

Dimanche 10 juillet
Boilermaker d’Utica : Cette année, la course est de retour pour sa 34e édition, avec une participation prévue de 13,000 coureurs (5, 15 km)

Mardi 12 juillet
La Grande Prédiction : 18h45 Les montres sont interdites. Vous devez prédire votre temps de 5km avec le plus d’exactitude possible. Un prix pour la meilleur prédiction. Y aura-t-il un Nostradamus en 2011 ? Quatrième étape de la  Série du Diable « Brooks-Yéti » 2011. La Brasserie Le Trou du Diable offre un verre à tous les participants. Prix de participation assurés. Infos : 819-537-8416 Courriel : jean.lemoyne@sympatico.ca ( 5 km)

Mercredi 13 juillet
5 km du Festival de la Gibelotte : Départ en face du Énergie-Cardio , 57 rue Augusta à Sorel-Tracy. Inscription sur le site web de Quid-Chrono sous l’onglet calendrier. Pour informations: Dany ou Martine au 450-402-0574 (5 km)

Mercredi 13 juillet
Le Tour du Lac Labrecque : La 30e édition de cette course aura lieu à l’Hôtel-de-Ville St-Léon 3425. Ambroise à Labrecque. Infos : 418-481-2917 coordonnateursports@patrojonquiere.org Coupe Autocar Jeannois #12 (1.5, 3, 5, 15 km)

Samedi 16 juillet
Le Demi-marathon Marcel-Jobin de Yamachiche : Cette course en sera cette année à sa 15e édition. À l’École Omer-Jules Désaulniers 450 rue Ste-Anne à Yamachiche. Infos : 819-372-7635 VO2 Max #6 et course #8 du Circuit Provincial Sports Experts (1, 2, 5, 21.1 km)

Mardi 19 juillet
Courses au crépuscule : Organisées par le club Milpat. Courses au crépuscule sur la piste du parc Ste-Ursule de Trois-Rivières au pavillon Ste-Ursule de l’école secondaire Des Pionniers à 18 h 30. Courses au crépuscule #4 Infos : milpat@milpat.ca (1, 3, 5 km)

Mercredi 20 juillet
Le Défi de 20 minutes : Venez courir ou marcher avec l’équipe du Coin des Coureurs à la boutique de votre choix, pour un défi de 20 minutes de course ou marche. Infos : ckronlov@runningroom.com. Organisée par les boutiques Coin des Coureurs.

Mercredi 20 juillet
La Course Vincent Létourneau : La 1ère édition de cette course aura lieu au Patro de Jonquière. Infos : 418-542-7536 couturerene@hotmail.com Coupe Autocar Jeannois #13 (1.5, 3, 5, 15 km)

Dimanche 24 juillet
Coupe DIX30 – Étape 4 (Parc de la Cité, Saint-Hubert) : Quatrième étape d’un circuit de 5 étapes. Épreuves de 5 km et 10 km. La 1re étape est sur le site du Quartier DIX30 à Brossard. Parcours rapide en boucle, Ambiance relevée, animation, café, restos. 15 minutes de Montréal Infos : coupedix30@hotmail.com (5 ,10 km)

Mardi 26 juillet
La série de courses Le Thymbré : Courses de 1 km et 5 km sur la piste cyclable de Nicolet. Infos : Jean-Yves Fournier, jyfournier@hotmail.com Course Thymbré #2 (1, 5 km)

Mardi 26 juillet
La Course de la Traversée de Roberval : La 12e édition de cette course aura lieu à l’École Notre-Dame 830, boulevard St-Joseph à Roberval. Infos : 418-671-2332 marioetlouise@hotmail.com Coupe Autocar Jeannois #14 (1, 3, 5, 10 km)

Samedi 30 juillet
Tour du Lac-à-la-Tortue : Cette course en sera cette année à sa 8e édition. À la Plage Idéale près de Shawinigan. Infos : Roger Langevin 819-538-1329 VO2 Max #7 (1, 5, 11.2 km)

Dimanche 31 juillet
Le TriMemphré : Le 31 juillet 2011 aura lieu la 16ième édition du Trimemphré à Magog. Plusieurs épreuves sont au programme. Le Trimemphré est fier d’accueillir le « Championnat National 2011 de Triathlon Longue Distance ». Un événement qui fait bouger bien du monde au Québec. Courriel : info@trimemphre.qc.ca

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Recette du mois Par Caroline Allen

La saison des fraises bas sont plein profitez-en pour cuisiner ce délice !

GAUFRES & COULIS AUX FRAISES

Un excellent et délicieux rituel pour débuter la journée (6 gaufres).

Les ingrédients du déjeuner sublime.

— 2 tasses (500 millilitres) de farine de blé entier
— 2 cuillerées à table (30 millilitres) de sucre brun
— 2 cuillerées à thé (10 millilitres) de poudre à pâte
— 1 cuillerée à thé (5 millilitres) de bicarbonate de soude
— ½ cuillerée à thé (2 millilitres) de sel
— 2 tasses (500 millilitres) de lait de babeurre
— ¼ tasse (60 millilitres) de margarine réduite en calories
— 4 blancs d’oeufs
— 2 tasses (500 millilitres) de fraises fraîches tranchées
— 1 cuillerée à table (15 millilitres) de sirop d’érable
— 1 cuillerée à table (15 millilitres) de jus de citron

Allez, hop, debout!

#1. Dans un bol moyen, mélanger la farine, le sucre, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude et le sel, puis réserver. Dans un grand bol, combiner le lait de babeurre, la margarine et les blancs d’oeufs et mélanger avec un fouet. Ajouter les ingrédients secs et mélanger pour obtenir une préparation semi-homogène (ne pas trop brasser).

#2. Chauffer un gaufrier et l’enduire d’enduit antiadhésif (si vous n’avez pas de gaufrier, transformez vos gaufres en crêpes dans un poêlon antiadhésif!). Verser la préparation dans le gaufrier en laissant un espace de ½ pouce au dessus des plaques. Cuire les gaufres environ 3 minutes ou jusqu’à ce qu’elles soient dorées et croustillantes. Réchauffer les gaufres au four et répéter avec le reste du mélange.

#3. Dans une petite casserole, combiner les fraises, le sirop d’érable et le jus de citron. Porter à ébullition, puis réduire à feu moyen-doux pour mijoter environ 8 minutes. Servir comme coulis sur les gaufres et accompagner de lait chaud épicé et chocolaté!

1 gaufre: 256 calories, 41 grammes de glucides, 10 grammes de protéines, 6 grammes de lipides.

Bon appétit!

ATTENTION
La liste des abonnés de Courir à Montréal n’est pas disponible. Nous ne la donnons, ni ne la revendons à personne. En revanche, vous pouvez sponsoriser notre lettre d’information : contactez-nous pour discuter des modalités. Téléphone : 514-387-0404

Juillet 2011

Le mois de juin est déjà à nos portes! C’est la fin des classes pour nos jeunes coureurs, le début des vacances pour certains et la venue de quelques longs week-ends pour profiter un peu de la belle saison. Plusieurs beaux événements sont au calendrier pour commencer le mois: le 21 km des îles de Boucherville le 4 juin et la Grande virée des sentiers à St-Bruno le 5 juin. Et également le Tour du lac Brome qui échelonne ses activités sur deux jours, avec les courses en sentiers le samedi et un 5 km sur route, puis le 20 km et 10 km le dimanche. Courir.org continue sa tournée et sera, entre autres activités, présent lors de cette fin de semaine.

Ne manquez pas de venir au kiosque Courir.org cueillir votre copie du calendrier des courses sur route et goûter au produit québécois Pro Circuit X1. Visitez Courir.org pour toutes les infos sur ce produit sous le bouton Pro Circuit.

Je vous invite à découvrir ce 125e numéro que notre équipe vous présente tout spécialement. Et acclame la venue de Paul Foisy deviens notre 11ième collaborateurs à la famille du Journal Courir à Montréal.

Notez bien: Courir.org est maintenant sur FaceBook. Voulez-vous être mon ami?

Bonne lecture!

Nathalie Collin
Courriel : wlightning24@hotmail.com

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Mes souvenirs d’Athlétisme
courir montreal quebec jogging competition course Le mot de White LightningPar Nathalie Collin

Sortir de la zone de confort!

Lorsqu’on débute la course à pied, inévitablement on sort de notre zone de confort. En fait, le simple fait de s’être décidé à s’entraîner crée un petit inconfort. Pourtant, au fur et à mesure que l’on gagne de l’haleine à courir des distances de plus en plus grandes, c’est suffisant pour continuer sa route dans une zone qui devient confortable. Au début, on ne comprend pas tout de suite c’est quoi, mais on aime cela et on est motivé. Le nouvel adepte tient de plus en plus à son rendez-vous de course à pied. Il le dynamise et ça devient incontournable.

Le mois dernier, je vous disais que lorsqu’on croit qu’on a fait le tour de quelque chose, et bien, au bout de la route, un nouveau quartier voit le jour. Pourtant, je me surprends encore quelquefois à faire des petites erreurs, comme oublier de faire des doubles boucles à mes lacets. Je me trouve l’excuse que, chaque matin de course, le processus en est un en lui-même. Juste à faire le montage du kiosque, répondre à quelques questions, ramasser le dossard et se réchauffer, cela souvent je le fais dans mon premier km… Mon entraîneur me chicane souvent. L’heureux problème est que je vis avec!

Merci à ceux qui ont essayé de me conscientiser lors de ma dernière course à la coupe Dix30. Oui, mon lacet s’est détaché, mais j’ai été surprise par le rythme que j’avais malgré un grand manque d’entraînement. Il n’était pas question que je casse le rythme pour le rattacher.

Désolé les gars, mais avec le temps, je sais que j’aurai l’occasion de le rattacher au fil d’arrivée. Je vais éviter de piler sur celui-ci avec l’autre pied.

Au fil des ans, ce que l’on voyait comme une montagne devient soudainement une petite colline, puis une légère butte. Au fil des ans, la course à pied nous a permis de relever les défis qu’on s’est lancés. Elle nous aura permis également de mesurer la grandeur de nos idées, quantifier ces limites et les repousser. Sortir de sa zone de confort est un exercice qui doit être pratiqué régulièrement, car forcément pour s’améliorer, c’est la ligne à franchir. Et cela à tous les stades de la vie.

Ces derniers temps, pour sortir de ma zone de confort, je sors de mes souliers de course pour entrer dans ceux de l’organisation pour la deuxième édition de la Classique du Festival 5k. Mon défi est d’espérer que Mère Nature n’emportera pas la route sous nos pieds comme l’an passé. Heureusement, les responsables de la ville de Joliette avaient été très efficaces. Un matin de course, en tant qu’organisateur, il faut s’attendre à toutes les éventualités. Mais des imprévus, cela arrive. Seras-tu prêt à les affronter?

Tel le coureur qui un matin de course se dit au fil de départ : «Je me suis bien préparé. J’ai fait tout ce qu’il faut pour y arriver. Je suis prête. 3-2-1, partez!»

Au plaisir de vous accueillir.

Un p’tit tour à Joliette le 10 juillet prochain dans le cadre du festival de Lanaudière. Pour tous les détails: www.courir.org bouton Courons à la Classique du Festival. www.lanaudiere.org/fr/classique.html

Nathalie Collin qui le temps d’une pièce de Beethoven devient coorganisatrice avec Louis-Philippe Garnier de Courons à la Classique du Festival.

Réaction au mot de White Lightning

Vous pouvez faire parvenir vos commentaires sur ce mot ou les autres articles du journal à l’adresse suivante: Wlightning24@hotmail.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

TOUT UN DÉFI!

Où étiez-vous, coureurs et marcheurs du Québec, le premier mai dernier? Aviez-vous reçu l’invitation provenant de Sutton en Estrie? Faisiez-vous partie des 387 qui y ont répondu et se sont inscrits à l’une des trois épreuves (10 km, 5 km, 1 km)? Si oui, vous vous êtes sûrement félicités comme moi d’avoir relevé le Défi des Côtes de Sutton en participant à l’une ou l’autre des épreuves, soit comme coureur, soit comme marcheur.

Arrivé tôt sur les lieux, j’ai pu constater la fébrilité des organisateurs avant celle des participants. Ça bourdonnait sur le site, les bénévoles s’affairaient dans leurs tâches respectives… En un rien de temps, tout était prêt pour l’évènement, et l’ambiance n’a pas tardé non plus à s’installer avec l’arrivée des participants. Dame Nature avait décidé de collaborer. Il faisait autour de 8oC au départ des 10 et 5 km, 14oC à l’arrivée, et pas plus de 17oC en après-midi.

Je ne sais pas pour le 5 km, mais le mot « épreuve » prend son véritable sens sur le parcours du 10 km que j’ai couru. C’est une succession de montées et de faux-plats montants et descendants dans les premiers 8 km, dont une côte crève-cœur (la montée Draper), avec une finale de 2 km en descente assez prononcée. Le défi, ce n’est pas d’accomplir son meilleur temps sur la distance d’un 10 km, mais de faire le mieux possible, compte tenu des difficultés. On oublie un peu celles-ci en portant attention au paysage qui s’offre à nous en hauteur : c’est à couper le souffle… même s’il est déjà passablement coupé!

Des exploits, il y en a eus, et à tous les niveaux! Pour en signaler quelques-uns, au 10 km, David le Porho (premier canadien à Boston 2 semaines auparavant) l’a emporté en 34:30. Il a été suivi par trois joyeux lurons qui ont performé eux aussi à Boston: Laurent Jugant (37:48), Mathieu Girard (38:07) et Jean-Philippe Leclerc (39:58). Soulignons que Mathieu, un résident de Sutton, était le parrain de l’évènement. Chez les femmes, la première place est allée à Jeanne-Evelyne Turgeon, avec un temps de 44:30.

Les participants du 5 km n’étaient pas en reste. Là aussi, nous avons eu droit à des exploits. Le premier, Marc-Antoine Senneville, 16 ans, a terminé en bas de 20 minutes (19:45), tandis que Claire Doule passait le fil d’arrivée en 23:43. Mais le clou de la journée, ce fut la présentation du 1 km mixte chez les 1 à 12 ans avec 121 participants. C’était beau de voir avec quel sérieux ces jeunes faisaient leurs exercices de réchauffement avant le départ, et avec quelle concentration ils se positionnaient sur la ligne. C’était impressionnant de les voir se lancer à corps perdu sur le parcours dès les premiers mètres. Et quel retour fulgurant!

Nous nous sommes prêtés au jeu passionnant d’évaluer les capacités prometteuses des arrivants d’après leurs foulées! Là encore, il y a eu des exploits. Le premier, Mika Bédard-Johnson, 10 ans, est arrivé en trombe en 4:03.9, suivi de près par la première fille, Camille Bourdeau-Marcil, 11 ans, en 4:09.6. La plus jeune qui a complété l’épreuve, Eloane Tremblay, n’avait qu’un an! Bien des parents ont été soulevés par cet enthousiasme débordant et ont pris la décision de s’inscrire pour un autre évènement local, le Tour du Lac Brome, à Knowlton, les 18-19 juin. Ça ne déplaira sûrement pas à M. Jean-Yves Cloutier, l’un des deux organisateurs de cette fin de semaine, lui qui était le président d’honneur à Sutton. On peut dire sans exagérer que la première édition du Défi des Côtes de Sutton a été une vraie réussite!

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : P_bourassa@hotmail.com

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Un Montréalais dans le sud
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Un Montréalais dans le sud

Par Richard Strasbourg

Duathlon, prise 3

Lorsque j’ai tenté ma chance avec un premier duathlon (2 miles de course, 10 miles de vélo et 2 miles de course) en septembre 2009, je roulais sur un gros vélo de montagne bien confortable, mais aussi très lourd et donc assez lent.

Après cette première expérience, j’ai bien compris que je n’avais pas l’équipement pour être compétitif, ce qui n’était simplement pas acceptable, même si j’avais tenu mon bout dans cette folle aventure où se mêlaient pluie, chaleur, vent et certainement la peur de l’inconnu. Toujours est-il que j’étais pendant plus d’une heure cet animal tout à fait inconscient de sa place dans l’ordre normal des choses et ça, ça me rendait heureux. J’ai eu le goût d’y retourner.

La seconde tentative a eu lieu un an plus tard, avec un vieux vélo hybride, un peu plus léger, bien que plus lourd que les bicyclettes de course et de triathlon, plus nombreuses pour la seconde édition de cette course locale. Étonnamment, je m’en tirai encore mieux cette seconde fois, toujours poussé par ce désir de surprendre.

À partir de ce moment, je commençai à repenser l’ensemble de mon entraînement pour y inclure de longues randonnées et de courtes sorties pour gagner de la vitesse, tout en gardant mes jambes de coureur pour les autres fins de semaine de l’année. Je compris aussi rapidement que je devais me fixer des objectifs et établir une progression, en termes de distance mais aussi de vitesse moyenne.

En mars 2011, ayant atteint mon objectif de 80 miles (128 km), ce qui me permettait de me procurer un nouveau vélo et de meilleurs temps à l’entraînement, je me présentai donc à St-Bernard, au milieu de nulle part, pour mon troisième duathlon.

Loin de mon cercle d’amis habituel, je me sentais ce matin-là comme à mes premières compétitions de 5 km, ici dans le sud de la Louisiane. Très peu de compétiteurs savaient qui j’étais, majoritairement des cyclistes et des triathlètes, mais ils pouvaient sans doute deviner par mon équipement et ma tenue que j’appartenais à une autre culture, celle des batteurs d’asphalte, peu nombreux ce matin-là.

Là, sur l’autoroute fermée à la circulation, je compris vraiment qu’en fin de compte c’est ce que je préférais dans toute cette nouvelle aventure: me présenter en territoire étranger, en désavantage numérique et technique, mais quand même aller gagner de petites batailles, me faire ramasser un peu moins que la dernière fois et me rapprocher de la prochaine étape, sans toutefois faire trop de sacrifices, côté course à pied. Sans perdre qui je suis et qui je serai toujours: un coureur.

Aujourd’hui, avec tout ça derrière moi, les résultats sont plus que satisfaisants: deux minutes plus rapides que mon record précédent, malgré les forts vents, quelques secondes perdues à chercher mon vélo dans la zone de transition et tous mes petits doutes, alors que je me faisais dépasser sur les 5 premiers miles de la partie vélo. Je commence à rêver.

À quelques petites semaines de mon retour à Montréal pour l’été, je pense à de belles randonnées que je veux faire ou refaire au Québec. J’ai hâte de rouler sur les petits et grands chemins, les pistes cyclables et autres sentiers, plus ou moins battus. Je suis prêt à faire ce qu’il faut pour mon retour dans le Sud en août et de nouvelles aventures. Que la vie est belle quand on se lance ainsi vers l’inconnu.

«Au fond du gouffre, enfer ou ciel, qu’importe? Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau.» – Charles Beaudelaire

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

Quand la musique fait sensation

Je ne sais pas si c’est l’âge, l’habitude qui vient avec ou si c’est à cause de mon manque de capacité d’adaptation, mais je ne cours jamais avec un iPod ou tout autre bidule du genre. J’avoue à ma courte honte que ça ne m’est jamais même venu à l’esprit, ayant trop à me préoccuper sans rajouter la musique à tout le reste.

Oui mais justement, me disent tous les tenants de ce support, ma foi brillant, léger, adaptable à tous les goûts et à toutes les bourses, il existe un peu pour ça. Il peut nous servir d’évasion pour chasser l’ennui que provoquent les répétitions accablantes de gestes monotones, perdant peu à peu leur sens. Plus, à l’inverse selon nos choix, il peut nous stimuler au moment désiré, lorsque programmé d’avance. Il est à la fois polyvalent, peu encombrant et divertissant, un outil semble-t-il presque indispensable au coureur moderne.

Pourtant, je ne crois pas être réfractaire au dernier cri. La preuve, je viens de me procurer des chaussettes de compression, à l’image des Paula Radcliffe de ce monde. Je sais, ça ne prouve rien, mais qu’importe, on n’écoute sûrement pas de la musique en courant pour faire in! Alors mon penchant pour la musique trouve satisfaction dans mes promenades en auto, ou plus simplement dans des moments tranquilles à la maison.

Il y a aussi ce je ne sais quoi qui me dit qu’on manque quelque chose de viscéral lorsqu’on se prive, devrais-je dire plutôt lorsqu’on se pare, de ces bidules qui nous dégagent, diront les uns, d’une part essentielle de la course à pied, celle d’être partie prenante de l’environnement et de le ressentir ainsi. Lorsqu’on n’a que son corps à écouter et l’écho qu’il produit à la ronde, on est bien, je ne peux mieux l’exprimer, et ça pour moi, c’est sensationnel.

Yves Daigneault pour Courir à Montréal
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
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Les rencontres de Jean-Claude

Jean Claude rencontre Jeannita et Alain Caron du marathon de Charlo, au Nouveau-Brunswick

Étant de Rimouski, dans le Bas-du-Fleuve, j’avais entendu parler du marathon de Charlo. Connaissant un peu cette petite municipalité du Nouveau-Brunswick, je me demandais comment ce milieu avait pu réussir à mettre en place un événement de cette envergure. Quand j’ai rencontré Alain Caron, il m’a parlé de sa conjointe, Jeannita, la conceptrice et principale organisatrice de ce marathon qui en sera à sa 19e édition le 5 juin.

L’histoire débute en novembre 1992, au retour du marathon de New York. Jeannita s’est levée dans l’autobus de coureurs et de supporteurs des Maritimes qui voyageaient ensemble pour l’occasion: «Je vous annonce que le 6 juin prochain, j’organise la première édition du marathon de la baie des Chaleurs à Charlo.» Précédemment, elle avait dit à son conjoint, Alain, que «comme il devait courir tout le temps à l’extérieur de son patelin, elle allait lui donner la chance de le faire chez lui, à Charlo même».

Une fois cette déclaration faite, Jeannita se souvient encore du scepticisme des coureurs sur sa capacité de réaliser ce défi. Certains ont même prétendu qu’une femme ne pourrait jamais réussir à organiser un tel événement. Mais ils connaissaient mal Jeannita qui, avec l’aide d’Alain et de nombreux bénévoles dévoués, réalisera le tour de force d’une 19e présentation consécutive de ce marathon cette année. Toutes nos félicitations à Jeannita et à Alain ainsi qu’à toute l’équipe!

Jeannita et Alain Caron du marathon de Charlo

Jeannita et Alain Caron du marathon de Charlo

courir montreal quebec jogging competition course Évidemment, ce ne fut pas facile les deux ou trois premières années. Il fallait «vendre» le projet, trouver des commanditaires, obtenir des permissions pour courir sur la route nationale et assurer la sécurité, les points d’eau (10 personnes à chacun), une vingtaine de chronométreurs, inviter et accueillir coureurs et supporteurs. Mais, maintenant que c’est acquis, on repart chaque année avec un petit fond de roulement.Charlo est une municipalité de près de 1600 personnes, dont une grande proportion de retraités et peu de jeunes de moins de 30 ans. Par contre, au niveau du bénévolat, c’est environ 120 personnes qui s’impliquent dont 50 % sont des retraités. De plus, il faut ajouter les 15 pompiers, les ambulanciers et 2-3 voitures de la GRC. Soulignons aussi la participation de gens de Dalhousie et des jeunes de la réserve amérindienne d’Eel River Bar.

Le parcours, à 100 % plat, est certifié, ce qui signifie que les temps sont valides pour la qualification au marathon de Boston, par exemple. La vue sur la baie des Chaleurs y est saisissante et le vent se fait généralement discret. Pour aussi peu que 45 $, vous avez droit à un souper 100 % maison la veille, puis au marathon et à un autre repas nécessairement maison après votre épreuve. Vous pouvez également y courir un demi-marathon, un 10 km ou un 6 km.

Bon an mal an, c’est environ une centaine de personnes qui sont au départ de ces 4 courses. Par contre, le fait que le marathon d’Ottawa ait modifié sa date de présentation (fin mai plutôt que début mai) cause un tort certain. Il faut avoir un certain bagage pour courir le marathon deux dimanches de suite, mais cela se fait. C’est un beau défi à relever.

D’ailleurs, parmi les coureurs qui sont des irréductibles des 18 éditions réalisées jusqu’ici, trois sont des membres du club CentOr: Roger Goulet de St-Jean-Chrysostome, son ami Gilles Lamontagne de Québec et, bien sûr, Alain Caron. Mike Morton est le quatrième fidèle des 18 éditions.

Note: Pour en savoir plus sur le Club CentOr et ses membres actuels, cliquez sur l’icône du CentOr, à droite dans la page d’accueil du site Courir.org

Des coureurs et coureuses des États-Unis participent aussi au marathon de la baie des Chaleurs. Voici d’ailleurs une anecdote savoureuse. Un jour, une dame se présente pour s’inscrire: «Bonjour, mon nom est Charlo Chase et je suis venue faire ce marathon parce qu’il porte mon prénom. J’ai trouvé cela génial et je voulais venir courir ici pour vous connaître.» Elle est repartie avec le drapeau aux armoiries de la municipalité de Charlo… afin de le placer devant sa maison.

ET SI ON PARLAIT UN PEU D’ALAIN, MAINTENANT…

Très tôt dans ma carrière de marathonien, vers 1998, j’ai entendu parler d’Alain Caron. Puis, j’ai eu la chance de le connaître en allant au marathon d’Albany, l’an dernier. Aussitôt, j’ai su qu’un jour je voudrais écrire pour partager avec vous son histoire.

«À 25 ans, je pesais 240 livres et je fumais… me dit-il, mais j’ai décidé de perdre du poids et de cesser la cigarette tout en commençant à faire du ski de fond, puis de la course à pied.» Alain est un gars qui a du caractère. En 6 mois, il perdait 40 livres, rien de moins, et depuis il maintient son poids autour de 200 livres. Admettons que ça fait tout de même de lui un coureur de marathon imposant compte tenu de ses 5 pieds et 11 pouces.

Mais cela ne l’a pas empêché de tomber en amour avec le marathon, bien au contraire. «De 84 à 87, j’ai fait quelques 10 km en compétition. C’est en 1988 que j’ai amorcé l’entraînement de longue distance et que j’ai réalisé mon premier marathon à Montréal. Aujourd’hui, j’en ai complété 189.» Je vous laisse faire le décompte de sa moyenne annuelle. Une vraie force de la nature, cet Alain!

Imaginez, en 2003, il court son 100e à Québec et moins de 10 ans plus tard, il devrait franchir le cap des 200. «En 2003, j’ai 13 marathons à mon actif, puis 14 et 13 en 2004 et 2005, pour un total de 40 durant ces 3 ans ou 36 mois.» Ouf!

«Mon meilleur temps, 3 heures et 2 minutes, se voulait un long entraînement au marathon de l’île d’Orléans en prévision de celui de New York, où j’ai fait 3 h 15 en 1992, cette fameuse année de l’annonce dans le bus.»

Un des meilleurs souvenirs d’Alain date de l’an 2000. «Je venais d’être opéré à la prostate et j’avais décidé de faire le marathon chez nous un peu comme un essai pour voir ma forme. J’ai finalement rejoint Wally Herman d’Ottawa (85 ans et membre honoraire du club CentOr, qui avait aussi participé au 1er marathon de Charlo). C’était un honneur de compléter avec lui le dernier kilomètre.»

Alain a vécu un autre moment où il a fait preuve de beaucoup de détermination. Il a couru à Boston, en avril, trois semaines après une vilaine blessure à la suite d’une chute en ski de fond. Bien sûr, il a dû y mettre beaucoup plus de temps, mais il a pu le compléter.

Voici un dernier mot d’Alain: «J’aime la course à pied et l’entraînement surtout dans la nature, où je peux me ressourcer, et j’espère continuer à faire des marathons le plus longtemps possible.» On te le souhaite Alain.

En terminant, je vous invite à aller rencontrer Jeannita et Alain au marathon de la baie des Chaleurs de Charlo. Vous y découvrirez des gens de grand coeur et fiers de leur petit coin de pays.

Jean-Claude Drapeau pour Courir.org
Couriel : jeanclaudedrapeau@yahoo.fr

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Le tour de la montagne: Du plaisir en équipe!

Le lundi 25 mai dernier, à l’occasion du jour férié des patriotes, près de 400 personnes, dont le maire de la ville et le porte-parole Éric Lucas, s’étaient donné rendez-vous au pied du mont St-Hilaire pour en faire le tour seul ou en équipe. Il s’agit, pour cet événement unique en son genre qui en était à sa deuxième année, d’une augmentation de près du double de la participation. Des épreuves de 5 km et de 1 km pour enfants étaient également au programme de la journée.

Au point de départ, en face de l’hôtel de ville, tout avait été pensé pour recevoir les coureurs, leurs familles et leurs vélos, dont des jeux gonflables pour amuser les plus petits et des mécaniciens pour ajuster les vélos. Un grand chapiteau avait également été érigé en cas de pluie, mais ce sont plutôt des vents de 35 km/h du sud et des rafales parfois beaucoup plus fortes qui ont mis au défi les participants. Une période d’échauffement était offerte avant le départ, qui a été retardé de 15 minutes en raison du fort achalandage.

Le concept de cet événement est assez simple: il s’agit d’une course à relais de 23 km autour du mont St-Hilaire durant laquelle les membres d’une même équipe, qui peut en compter jusqu’à 4, se relaient à la course. Donc, pendant qu’un membre court, les autres doivent le suivre en vélo, et les relais peuvent se faire aussi souvent que souhaités et sans ordre préétabli. L’important, c’est que tous les membres d’une même équipe terminent la course en même temps.

Le tour de la montagne: Du plaisir en équipe!

Le parcours emprunte d’abord la route 116, fermée à la circulation à l’occasion du départ, jusqu’à la route 229, où les champs permettent une vue imprenable sur la montagne escarpée et sa carrière. Les champs se succèdent en terrain plat jusqu’au rang de la Rivière-Nord, puis le chemin Rouville, vers le 14e km, où la montée commence. L’ascension se fait alors lentement, mais sûrement, et il est possible d’admirer quelques pommiers en fleurs. Toutefois, du 16e au 17e km, sur le chemin des Moulins, la montée est si abrupte que la beauté du paysage bucolique avec sa rivière en retrait passe largement inaperçue en raison de l’effort!

Les joies de la descente commencent une fois passé l’entrée du Centre de la nature du mont St-Hilaire, après avoir gagné 87 mètres d’altitude en moins de 3 km. De nombreux pommiers en fleurs égayent alors la route, qui est à cet endroit un peu plus passante. Il faut donc redoubler de vigilance, tant à la course qu’en vélo. Finalement, le chemin Ozias Leduc et sa piste cyclable, puis le chemin Radisson ramènent rapidement tous les participants au fil d’arrivée.

Une généreuse collation d’après-course, incluant jus, fruit, barre, fromage et sandwich au jambon, était offerte dans un sac réutilisable à tous les participants. Il était même possible de se prendre un deuxième breuvage au choix entre une boisson sportive, un lait au chocolat et une bière. Le centre aquatique, situé à côté de l’arrivée, mettait ses vestiaires et ses douches à la disposition des participants. Deux bourses étaient offertes aux écoles pour promouvoir l’activité physique chez les jeunes. Quant aux profits de cette course conviviale, ils sont destinés à la fondation Honoré-Mercier de l’hôpital du même nom.

Site Web Facebook de l’événement: www.facebook.com/pages/Tour-de-la-Montagne/167500519968726

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Défi course et marche de Sainte-Thérèse: Un événement fort couru!

Une météo idéale de 13 degrés avec de légers vents et du soleil attendait les coureurs et marcheurs de la 9e édition du Défi course et marche de Sainte-Thérèse le 1er mai dernier. Cette année, 1183 personnes ont pris part aux différentes épreuves allant du 1 km pour enfants au 10 km, soit une augmentation de près de 23 % du taux de participation par rapport à l’année dernière. Félicitations au club de course Lions, l’organisateur de cet événement faisant parti du circuit Endurance! L’équipe de Courir.org était sur place pour distribuer des dépliants et répondre à vos questions.

Les départs des différentes épreuves ont tous eu lieu sur la rue Saint-Louis, au pied d’une bonne côte dont le dénivelé est de 8 mètres. La boucle de 5 km empruntait les rues résidentielles paisibles de Sainte-Thérèse et traversait un joli parc tranquille environ à la mi-chemin. Quelques résidants encourageaient les coureurs de leur résidence et de nombreux bénévoles dynamiques étaient présents tout au long du parcours. Un point d’eau et de Gatorade était situé à la jonction du 1er et du 4e km.

Évidemment, la côte du début était fort agréable à descendre dans le dernier kilomètre, avant de terminer par un tour de piste de 400 mètres autour d’un terrain de football où les supporteurs étaient massés pour encourager les coureurs dans leurs derniers efforts. Pour leur part, les coureurs du 10 km devaient effectuer cette boucle de 5 km à deux reprises.

Une fois leur épreuve complétée, les coureurs et marcheurs avaient droit à une collation complète de fruits et de barres tendres qu’il était fort agréable de manger assis dans l’herbe du parc Ducharme. Cet événement rondement mené du début à la fin vaut définitivement le détour!

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Yves Pelletier
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En passant par mon premier marathon d’Ottawa

Par Yves Pelletier

J’écris cet article au lendemain du marathon avec encore quelques courbatures dans les jambes, mais avec le souvenir d’une très agréable fin de semaine dans la capitale nationale.

Je suis arrivé vendredi en fin de journée à notre hôtel qui est à Hull. Le temps de s’installer et de souper au restaurant, et c’était déjà l’heure du coucher.

Samedi, je récupère mon dossard à l’expo-marathon et, par la suite, alors que 3 membres de mes supporteurs décident de faire du magasinage, je me dirige avec mon 4e supporteur vers le site de départ/arrivée pour faire un peu de repérage en vue de la course de dimanche. Les préparatifs pour les courses du samedi sont déjà amorcés, et je dois dire que cela semble déjà assez impressionnant.

Plus l’heure de départ des différentes courses approche, plus l’activité augmente autour des installations. Vers 16 h 30, après avoir retrouvé mes 3 supporteurs, nous nous installons sur un muret près du départ pour voir le 5 km. À 17 h, coup de départ et je peux vous dire que c’est hallucinant: plus 7000 coureuses et coureurs de tous âges passent devant nous. Entre le coup de départ et le dernier coureur qui passera la ligne de départ, il s’écoulera 11 minutes. On m’avait dit que le marathon d’Ottawa c’était gros, et je viens de comprendre pourquoi.

Par la suite, notre journée se terminera à l’hôtel par le souper, un peu de repos et ensuite le dodo, car le départ est prévu pour 7 h et le réveil, lui, est prévu pour 4 h. Je ne sais pas pour vous si c’est comme cela, mais habituellement le jour de ces évènements de course où l’on doit se lever dans la nuit, bien que l’on ait mis un réveil, 9 fois sur 10 nous sommes toujours réveillés avant. Eh bien, en ce matin de marathon, pas d’exception: 3 h 50 et j’ai déjà les yeux ouverts! Réveil de mon premier supporteur qui m’accompagnera sur une bonne partie du parcours à différents points. Pour les trois autres supporteurs qui grignotent encore un peu de sommeil, le lever est prévu pour 5 h 30, heure de notre départ vers le site de départ, mais ils seront là pour 7 h.

Après avoir déposé mon sac au dépôt des sacs, avoir bien graissé mes pieds avec de la vaseline, mis des bas bien secs, installé ma puce, rattacher mes souliers 4 fois et avoir visité les toilettes 5 fois, je crois que je suis prêt pour le départ. Dernier encouragement de la part de mon fils Félix et je prends place dans mon «corral» de départ près du lapin de 3 h 15, puisque c’est mon objectif. Une fois l’hymne national chanté, tous se rapprochent vers la ligne de départ et hop, c’est parti!

La température est quand même agréable: pas de pluie, pas de gros soleil ardent, l’humidité n’est pas trop lourde; il me semble que les conditions sont assez bonnes.

Tout au long du parcours, les gens sont très présents pour nous encourager. L’animation est particulièrement appréciée, entre autres la demoiselle qui chantait aux environs du 20e km et sur le retour, vers le 30e km, alors qu’elle était au centre du parcours avec son micro, nous donnant une décharge d’énergie. J’ai bien aimé aussi la jeune fille avec sa pancarte qui nous offrait des «free highfives».

Les portions difficiles du parcours se situent entre le 20e et le 28e km, où les supporteurs sont moins nombreux, et, par la suite, le long du canal Rideau, où là aussi il y avait moins d’encouragement. Pour ma part, j’avais l’impression que le fameux canal allongeait à chacune de mes foulées. Mais bon, à l’approche du 40e km, on entend de plus en plus de gens encourager et de façon assez bruyante, et c’est ce qui nous permet de donner le dernier effort.

L’accueil au fil d’arrivée est sans faille: bénévoles avec bouteilles d’eau, couvertures d’aluminium (bien appréciées avec la pluie qui avait commencé à tomber), préposés médicales, etc. Le fait également que la puce n’a pas à être récupérée désengorge la ligne d’arrivée.

Mon temps: 7 minutes de plus que prévu. Je suis un peu déçu, mais en même temps satisfait d’avoir complété un autre marathon, mon dernier en tant que quadragénaire. Le prochain est prévu pour août ou septembre, et je serai alors un tout jeune quinquagénaire.

Ce fut, comme je le disais plus haut, une fin de semaine des plus agréables, une expérience que je vais sûrement refaire. Le marathon d’Ottawa n’a vraiment rien à envier à des marathons comme New York ou Boston, car c’est plus de 33 000 coureuses et coureurs qui se sont présentés aux différentes épreuves de cette fin de semaine, et j’ai vraiment eu l’impression que, peu importe l’épreuve, les organisateurs ont donné tout ce qu’ils pouvaient pour rendre cette expérience unique à chacun.

Si vous n’avez jamais participé à la fin de semaine du marathon d’Ottawa, n’ayez crainte d’y aller.

En terminant, merci à mes supporteurs: ma blonde Josée, mes 2 fils Félix et Grégori et Marie-Hélène (la copine de Greg), qui se sont faits réveiller durant la nuit, qui se sont levés à l’aube et qui ont couru dans les rues d’Ottawa afin de pouvoir m’encourager 3 ou 4 fois sur le parcours et qui se sont faits mouiller, bref toutes des choses qui, lorsque que l’on n’est pas un fou de la course, sont plus ou moins palpitantes à faire, et en plus un dimanche matin pluvieux. Mais un marathon est beaucoup plus facile quand tu sais qu’à un moment donné il va y avoir quelqu’un que tu connais, un membre de ta famille le long du parcours qui va être là pour t’encourager.

Yves Pelletier pour Courir.org
Courriel :yvepelletier@hotmail.com

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Le triathlon à la portée de tous... par Peggy Labonté
courir montreal quebec jogging competition course Le triathlon à la portée de tous…Par Peggy Labonté

Mon premier duathlon de la saison 2011

Le calendrier de triathlon commence officiellement au mois de mai. De mon côté, je fais des compétitions sans cesse depuis le mois de février. Cette année, je compile déjà une course de raquettes, sept courses à pied, deux compétitions de natation, deux courses contre la montre (en vélo) et un duathlon. En effet, j’ai participé à mon premier duathlon de la saison à Sorel-Tracy la semaine dernière.

Depuis janvier 2011 et pour la première fois de ma vie, je me suis résignée à suivre un plan d’entraînement sérieux à la natation, au vélo et à la course. Ce fut un changement de cap pour moi qui avais toujours refusé de suivre une recette à la lettre. J’ai fait confiance à mon entraîneur, Mathieu Sauvé de chez Peak Performance, pour me guider vers mes objectifs (demi-Ironman Timberman au mois d’août et championnats mondiaux de duathlon en septembre). Puisque le vélo est la discipline la plus importante du triathlon en terme de chrono et que j’ai peu d’expérience dans ce domaine, l’accent a été mis sur celui-ci. Avec trois entraînements d’intensité à vélo par semaine, je visais à augmenter ma vitesse et ma puissance. J’avais entendu dire qu’il n’y avait rien de plus efficace que de s’entraîner en intervalles sur un «computrainer» pendant l’hiver. J’avais hâte de le confirmer!

À mon arrivée à Sorel, la pluie tombait intensément et le vent était de la partie. Ma confiance n’était pas très forte. Le dernier duathlon auquel j’avais participé me paraissait si loin. J’avais l’impression d’avoir tout oublié. Il est vrai que cela remontait à plus de huit mois. Bref, ça faisait une éternité! Je songeais à toutes ces étapes à suivre avant de commencer l’événement.

-Ajuster mes vitesses pour être prête à accélérer au départ.
-Fixer mes souliers sur mes pédales et les attacher à la barre arrière avec des élastiques (ou plutôt demander à mon copain de le faire pour moi!).
-Placer l’odomètre à zéro pour être certaine de rouler le nombre de tours requis.
-Déposer le casque sur le guidon pour m’assurer de le mettre avant de prendre le vélo.
-Placer une serviette de couleur pour identifier rapidement ma place dans la zone de transition.
-Etc.

Voici pourquoi j’étais arrivée près de deux heures à l’avance. Je souhaitais me préparer tranquillement et faire un réchauffement efficace en course à pied tout en repérant le parcours. Aussi, je voulais absolument voir mes deux amis, Caroline Martineau et Jean-Philippe Leclerc, qui participaient à leur premier duathlon. Comme prévu, j’ai eu amplement le temps de partager avec eux. Ils débordaient d’énergie comme toujours et j’étais vraiment excitée pour eux. Pour ajouter au plaisir de l’événement, plusieurs membres de l’équipe cycliste Quilicot dont je fais partie étaient sur place. Tout le monde semblait en excellente condition et prêt à débuter la saison. Comme si la météo était de connivence avec les organisateurs, la pluie s’arrêta une heure avant le départ. À dix heures, nous étions tous rassemblés et le décompte fut lancé: 3, 2, 1, partez!

Le parcours commence avec une course de 5 km. Cette épreuve se déroule à merveille. Je saute rapidement sur mon vélo et dévale la première côte à toute allure. Quel bon sentiment de voir mon odomètre atteindre plus de 40 km/h! Puisque chaque bonne chose a une fin, le vent de face me ramène à la dure réalité après 8 km. Je dois alors me battre pour maintenir 30 km/h. C’est une tout autre histoire, mais je me console en me disant que mes concurrents rencontrent le même défi. Il y a trois boucles de 11 km à parcourir, alors il vaut mieux m’y faire parce que le même scénario va se répéter. Près d’une heure plus tard, après avoir serré les dents plusieurs fois, j’entre dans la zone de transition pour terminer un dernier 2,5 km de course à pied. Je suis incapable d’enfiler mes souliers. J’ai mis mes cordons élastiques beaucoup trop serrés. J’ai l’impression de passer de précieuses minutes à tenter de lacer ces chaussures, alors que ça ne représente sûrement qu’une dizaine de secondes. Enfin, j’entame ma dernière course à pied avec des jambes lourdes comme le béton. J’ai vraiment oublié ce sentiment désagréable de devoir transporter le double de mon poids. Heureusement, je retrouve rapidement mon rythme et termine la course avec un excellent sentiment de mission accomplie. À la ligne d’arrivée, plusieurs de mes amis Quilicot ont déjà terminé l’épreuve. Je suis contente d’apprendre qu’ils ont bien performé. Aussi, Jean-Philippe est là et semble heureux de sa première expérience. Puis, Caroline ne tarde pas à franchir la ligne d’arrivée avec son plus grand sourire. Pour terminer, la remise des médailles et le repas clôturent l’événement avec brio.

Avec un peu de recul, je peux affirmer que mon programme de triathlon m’a vraiment aidé lors du duathlon de Sorel-Tracy. Je me sentais forte sur le vélo, malgré les conditions difficiles et, surtout, j’ai eu beaucoup de plaisir à me dépasser. Je pensais aux intervalles à vélo que j’avais faits pendant des mois et ça me redonnait confiance en mes capacités. En ce début de saison, je suis vraiment enthousiaste quant aux nombreux événements qui approchent. En fait, je le suis davantage en pensant à la chance que j’ai de pouvoir partager ces merveilleux moments en présence d’athlètes en or comme les membres de l’équipe Quilicot, Caroline, Jean-Philippe et j’en passe. Vive l’été!

Merci à mes commanditaires Bikram Yoga Montréal et Bonté Distribution Inc. Courriel: pegpeg30@hotmail.com

Peggy Labonté pour Courir.org
Courriel : pegpeg30@hotmail.com

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Demi-marathon de Châteauguay: Champêtre et enchanteur

Le mercure n’affichait que 8 petits degrés le 15 mai dernier et la pluie froide qui tombait ne donnait guère le goût de s’aventurer à l’extérieur. Qu’à cela ne tienne, 802 coureurs ont pris part à la 2e édition d’Au rythme de nos foulées, à Châteauguay, et prouvé que rien n’arrête les vrais mordus de la course à pied! Cette course, qui fait maintenant partie du circuit Endurance, présentait les épreuves traditionnelles du 1 km pour enfants jusqu’au 10 km populaire en plus de tenir en primeur un demi marathon, et ce, à un coût défiant toute compétition. Grâce à l’ajout de cette nouvelle épreuve, l’événement organisé par le club de course des Riverains est parvenu à tripler sa participation — tout un exploit!

J’avais hâte de courir ce demi-marathon depuis que j’avais appris son existence. Je n’avais jamais mis les pieds à Châteauguay, mais l’idée de longer sa rivière pendant 21 km m’inspirait beaucoup. Grands espaces et course se marient tellement bien après tout! Mon enthousiasme fait toutefois place à une certaine appréhension à mon arrivée à l’école Louis-Philippe Paré le matin de la course. Il mouille, il fait froid et il vente assez fort avec des vents du Nord-Est de 30 km/h. Bref, des conditions pas tout à fait idéales pour une longue sortie sur la route. La récupération de mon dossard se fait rapidement et j’attache la puce à mon soulier, mais la question demeure: quoi porter ? Après quelques hésitations, j’opte pour un simple t-shirt en polyester et un coupe-vent pour me garder au chaud et au sec.

Contrairement aux autres épreuves, le départ du demi marathon n’a pas lieu à l’école, mais de l’autre côté de la rivière, 4,5 km plus loin. Des autobus scolaires ont été nolisés pour faire la navette. À notre arrivée au bistro culturel Merlon, des joueurs de tam-tam nous accueillent avec leurs rythmes entraînants. Ça vient mettre un peu de vie dans cette journée grise, et j’aime ça! De plus, ce bistro aux allures médiévales est particulièrement invitant avec son feu de foyer à l’intérieur. Il n’y a pas à dire, les organisateurs ont mis le paquet pour nous recevoir en grand! Puisque les derniers autobus sont arrivés avec un peu de retard, le départ est repoussé de 15 minutes, ce qui me laisse le temps de terminer mes réchauffements. Même si l’on peut laisser nos vêtements au bistro afin qu’ils soient ramenés à l’arrivée, je préfère être prudent et garder mon coupe-vent.

Le départ donné, je réalise rapidement, ma foi, que j’ai chaud. J’enroule donc mon coupe-vent autour de ma taille et j’essaie de ne pas trop m’emballer par cet agréable vent de dos. Le boulevard Salaberry qu’on emprunte, légèrement sinueux et vallonné, se laisse découvrir dans un silence reposant entrecoupé seulement des pas légers des coureurs sur le bitume. D’un côté, de vastes champs de fermiers; de l’autre, quelques maisons et fermes; ici et là des vaches et des chevaux. Aucun bruit d’oiseau en raison de la pluie fine. Et même si la rue n’est pas fermée à la circulation, aucune auto pour interrompre cette parfaite communion avec la nature et la rivière, toujours présente à nos côtés.

Mais en tournant sur le rang St-Charles au 6e km pour faire un bref aller-retour, le vent nous rentre froidement dedans! Vite, je remets mon coupe-vent. Ici, en raison d’une plate erreur d’un employé de la ville, le cône du demi-tour n’a pas été placé au bon endroit, mais 150 mètres trop tôt, donnant un 8e km trop court de 300 mètres. Patrick Cool, le directeur de l’événement, m’a assuré que cette erreur ne se répétera pas à l’avenir. Aussi, le parcours sera officiellement homologué l’année prochaine pour en garantir la distance.

Au 10e km, il est déjà temps de rebrousser chemin en empruntant le pont de la route 205, puis le chemin de la Haute-Rivière qui nous ramènera à l’école. Même si de nouveaux paysages s’offrent à moi et que je peux voir les coureurs plus lents de l’autre côté de la rive, le vent accapare toute mon attention. Il est froid, cinglant et ininterrompu! Et cette petite pluie qui ne cesse de tomber… À cause de la météo, j’ai trouvé cette deuxième moitié de course moins agréable que la première, d’autant plus que je me suis vite retrouvé seul contre le vent. Pas évident pour le mental, mais j’étais résolu à terminer ma course en force et c’est ce que je réussis à faire.

Je tiens à féliciter tout particulièrement les dizaines de bénévoles présents sur le parcours qui nous ont indiqué le chemin et tendu des verres d’eau. Vraiment, par une telle météo, je vous lève mon chapeau! À l’arrivée, le chanteur invité Yann Perreau, sur la scène aux côtés de l’annonceur, a encouragé les coureurs du début à la fin en interprétant à l’occasion ses chansons. Dommage qu’il n’ait pas fait plus beau pour que l’on puisse profiter davantage de sa présence! Une très belle médaille était remise à tous les participants du 1 km pour enfants et du demi-marathon. Petite déception toutefois pour la collation d’après course servie à la cafétéria de l’école: elle était plutôt frugale. Personnellement, cela ne me dérangerait pas de débourser un peu plus pour me régaler davantage après l’effort.

Je vois très bien cette course devenir un incontournable au Québec et je souhaite vivement son retour l’année prochaine, surtout son demi marathon si bucolique!

Vidéo de l’événement: http://www.cybersoleil.tv/video/256

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Courir… dans le temps , par Paul Foisy

Si vous cherchez à établir un record personnel ce parcours est pour vous!

C’est avec grand plaisir que j’ai accepté l’invitation de me joindre à l’équipe de collaborateurs de Courir.org. Par le biais de ma chronique « Courir… dans le temps », je vous ferai découvrir des événements, des anecdotes et des personnages qui ont façonné l’histoire de la course à pied au Québec.

Depuis plus de seize ans, je me passionne pour l’histoire du sport au Québec. À la fin des années 1990, j’ai commencé des recherches afin d’en connaître davantage sur le grand marathonien Gérard Côté. Cette quête d’informations m’a amené à chausser les espadrilles. Je voulais connaître quelles étaient les motivations et les sensations d’un coureur. J’ai été bien servi lors de mon premier marathon à Québec en 2002. Alors que j’étais sur le Chemin du fleuve un peu avant la demie, j’entendais des spectateurs qui m’encourageaient sur le bord de la rue. Tout à coup, je me suis dit que si l’on applaudissait un coureur de milieu de peloton, qu’est-ce que ça devait être lorsque l’on était en avant!

Cette recherche sur Gérard Côté m’a fait découvrir l’histoire de notre discipline qui est riche et fascinante. Par exemple, saviez-vous que le championnat canadien du marathon s’est tenu à quelques reprises Saint-Hyacinthe?

Ce qui est intéressant dans l’histoire du sport, c’est d’aller plus loin que la compétition ou du résultat. La raison pour laquelle le championnat canadien du marathon s’est tenu à Saint-Hyacinthe, c’est que Gérard Côté en plus d’être un fameux coureur a également été un grand bâtisseur de la course à pied. Il avait la confiance absolue de l’Union Athlétique Amateur du Canada qui était alors l’organisme national responsable de la course à pied et de l’athlétisme.

Pour mesurer tout l’impact des exploits de Gérard Côté à son époque, il faut retourner en 1940. Au printemps, Gérard remporte le marathon de Boston pour la première fois. La presse québécoise célèbre cette grande réussite. En novembre, il récidive et gagne le marathon de Yonkers qui détermine le champion américain. En mettant la main sur les deux plus importantes épreuves de course à pied en Amérique, il acquiert une réputation mondiale. Vous vous rappelez peut-être la fierté des Québécois lors de la conquête du Championnat du monde de Jacques Villeneuve en 1997? En 1940, c’est la même chose pour Gérard Côté.

En décembre 1940, la « Sportmen Association of Montreal » nomme Gérard Côté athlète montréalais de l’année. Puis, au début 1941, on lui attribue le trophée Lou-March, accordé au meilleur athlète canadien. Chez les francophones, on s’interroge sur les honneurs dévolus à Gérard Côté par les membres de la communauté anglophone. Comment peut-on souligner les exploits de notre compatriote? À ce moment, aucun trophée, aucune organisation n’est en place pour mettre en valeur les exploits sportifs des Canadiens français. Le doublé historique réalisé par Gérard est tel que l’on ne sait pas comment saluer cette performance.

À la fin de l’année 1940 et au début de 1941, des journalistes et des sportifs québécois mettent en place un gala et un bal pour honorer le marathonien. Le 8 février 1941 est une date qui passera à l’histoire: pour la première fois, l’ensemble de la communauté sportive du Québec rend hommage à un athlète canadien-français. Lors de ce gala réunissant 450 convives, Gérard Côté devient le premier récipiendaire du nouveau trophée Jos. Cattarinich (ancien joueur et propriétaire des Canadiens), décerné au meilleur athlète canadien-français de l’année. Plus de 800 personnes assisteront au bal en soirée. Eh oui, un bal en l’honneur d’un coureur!

En terminant cette première chronique, je vous invite à venir me rencontrer lors du Tour du Lac Brome Merrell. Je disposerais alors d’un kiosque pour vous présenter le deuxième cahier d’histoire de Sport et Société. Comme vous vous en doutez bien, il est entièrement consacré à Gérard Côté.

Si vous désirez en savoir plus sur l’histoire du sport, je vous invite également sur mon site internet Sport et Société au www.sportetsociete.com

Paul Foisy pour Courir à Montréal
Courriel : paul.foisy@sportetsociete.com

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Un engouement pour participer au Tour du Lac Brome Merrell

À une semaine de l’événement, il y a un engouement pour participer au Tour du Lac Brome Merrell. Cette année, la course est sur deux jours, le samedi est réservé aux courses de trails ainsi qu’au traditionnel 5 km route. Le dimanche laisse place au fameux tour du lac, le 20 km route ainsi qu’au 10 km route qui permet au coureurs de voir la deuxième moitié du lac.

Parlons TRAIL!

À noter que le parcours trail est un sentier aventure, en effet, c’est une course en forêt qui attire les aventureux qui n’ont pas peur de se salir. Pour que l’expérience de course en nature soit meilleure, nous conseillons à tous les coureurs de se munir de vêtements longs qui couvriront la peau, pour éviter les écorchures. Aussi, il faut prévoir des chaussures adaptées pour la boue, puisque les pluies au québec ont fait des ravages dans les derniers temps.

Pour les enfants, le 2 km s’adresse à un jeune qui peut courir de façon autonome et qui n’a pas peur de se salir. Les enfants s’amuseront beaucoup dans le parcours, puisqu’ils devront enjamber des obstacles et traverser des ruisseaux. Alors, attachez bien vos souliers et c’est parti!!!

Parlons TOUR DU LAC!

Cette année, nous en sommes à la 33e édition du Tour du Lac Brome Merrell. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que la région vous recevra pour que vous puissiez voyager autour du magnifique Lac Brome. Le 10km, pour une deuxième année, débutera à l’autre bout du lac. Pour les participants de cette épreuve, nous conseillons aux coureurs d’arriver tôt au Parc des Lions afin de prendre la navette en autobus le plus rapidement possible.

C’est une fierté pour les habitants de la région de vous offrir les 8 postes d’eau sur le parcours ou nous prévoyons une ambiance digne de la place.

Et c’est avec un grand plaisir que nous offrons à tous les coureurs de déguster un repas de canard avec une bonne bière en écoutant la musique du très bon chanteur Amos Joannides.

Merci et au plaisir de vous voir pour la fête du Tour du Lac Brome Merrell!!

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Test de produit

Les vêtements conçus pour toutes les occasions.

Au fil des ans, Courir.org a porté fièrement les produits de la compagnie . Nous avons testé à plusieurs reprises les vêtements conçus pour les activités de plein air, de course et tout-aller et nous avons été surpris par leur grande qualité. Ces vêtements sont confortables et durables et leur design est de très bon goût.

Je vous invite à visiter la page des nouveautés pour vous, mesdames, à www.merrell.com/CA/fr/Women-Clothing-NewArrivals et pour vous, messieurs, à www.merrell.com/CA/fr/Men-Clothing-NewArrivals.

Découvrez tout ce que Merrell offre à la femme active.

1. Camisole Louella, 2. Veste Reece, 3. Jupe Atalaya — gamme de couleurs Rio.

Parfaites pour ensoleiller vos journées!

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Courir avec son chien
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Courir avec son chien

Par Isabelle, Charlotte et Clovis

Avis à tous les coureurs amoureux des chiens. Soyez prudents si vous courez avec votre chien en période estivale. Celui-ci n’élimine pas la chaleur comme vous et pourrait subir des coups de chaleur. L’idéal est de courir tôt le matin ou en soirée et près d’un cours d’eau ou d’une source pour abreuver votre chien. Toutou n’a pas de souliers de course et la chaussée pourrait brûler ses coussinets plantaires. Ces petites précautions vous éviteront de mauvaises surprises et votre ami en sera ravi.

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EMBARQUEZ AVEC NOUS POUR LE WATERFRONT MARATHON TORONTO

16 Octobre 2011

Bonjour coureurs et coureuses, après les francs succès de Niagara en 2009 et Philadelphie en 2010 nous nous dirigeons cette année vers Toronto pour le marathon le plus rapide au Canada : Le WATERFRONT Toronto, c’est un parcour plat parfait pour ceux et celles qui veulent se qualifier pour Boston. Encore une fois nous partirons en autocar de luxe, J’ai réservé des chambres à 15 minutes de marche du départ avec déjeuner compris. Le départ de Laval vendredi le 14 vers 9h00 et retour dimanche le 16 à Laval vers 20h00. La date des courses est dimanche le 16 octobre à 7h30 pour le marathon et le demi et 11h00 pour le 5 km.

Le coût sera de $100 par personne pour le voyage aller-retour en autocar et le coût pour 2 nuits à l’hôtel avec déjeuner compris en occupation quadruple est de $33 par jour par personne, en occupation triple $40 par personne par jour et en occupation double $55 par personne par jour.

Si ce voyage vous intéresse, envoyer un courriel le plus tôt possible pour m’indiquer votre intérêt, je vous ferai parvenir par la suite plus d’information et la façon de procéder pour réserver votre place dans le groupe. Vous pouvez aussi communiquer avec moi par téléphone.

Michel Croteau et Rachel Daigneault
Cell (Michel) 514-891-9551 ou (Rachel) 514-502-9432
Maison 450-963-7180
Courriel: michel.croteau9@gmail.com

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Le Mitsubishi City Chase de Montréal

Le Mitsubishi City Chase Montréal, la plus grande course urbaine au monde, s’arrêtera à Montréal le samedi 9 juillet prochain. Cette série d’aventures urbaines s’engage à faire vivre aux participants un dépassement de soi incomparable.  Les coureurs défieront leurs peurs en prenant part à différentes épreuves qui proposent des défis physiques, intellectuels, aventureux et humoristiques. Seules les énigmes conduiront les coureurs vers leurs destinations.

Afin de gagner cette course urbaine d’une durée de 4 à 6 heures, des équipes de deux personnes courront, marcheront et se serviront du transport en commun pour trouver leur chemin à travers la ville. Ils auront le droit de faire appel à leurs familles et amis pour de l’aide, d’accéder à l’Internet, et même d’obtenir de l’assistance de parfaits étrangers. La première équipe qui réussit à compléter les épreuves requises et qui traverse la ligne d’arrivée GAGNE !

Inscrivez votre équipe aujourd’hui!

Facebook: http://www.facebook.com/?ref=home#!/CityChaseCanada.FR
Site web : http://www.mitsubishicitychase.com/french/fr_schedule.asp?nav=schedule

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Défi Je bouge

La Fondation Santé, pour participer à l’élan positif d’entraide de sa communauté face aux inondations, reporte au mois d’août le Défi Je bouge, qui devait avoir lieu le samedi 18 juin prochain, et invite toute la population à participer à la grande corvée de nettoyage des zones sinistrées.

Toutes les inscriptions déjà reçues seront évidemment valides pour le Défi Je bouge reporté au mois d’août et les participants sont invités à venir chercher leur chandail Syntrel aux couleurs du Défi Je bouge 2011 dès la semaine prochaine au bureau de la Fondation Santé, et à poursuivre leur entraînement tout l’été.

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Citation du mois

«La vie ne se compte pas aux respirations que l’on prend, mais aux moments qui nous ont coupé le souffle.»
– Nancy Mawn

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Le monde de la course selon Marc Lajoie

Le monde de la course selon Marc Lajoie

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Nouvelle de Club

Chinook Aventure

Fusion dans le monde du sport et de la course à pied

Martin Fontaine est un passionné de course à pied depuis plus de 25 ans et a fondé des groupes d’entraînement à Longueuil, Saint-Hilaire et Saint-Hyacinthe. Il a conclu une entente avec Chinook Aventure pour y intégrer ses trois clubs de la Montérégie, soit Saint-Hyacinthe, Mont Saint-Hilaire et Longueuil.

Les groupes de course Chinook proposent une approche de l’activité en groupe non compétitive. «Nos groupes sont composés de toutes sortes de personnes intéressées par la course, nous avons beaucoup de plaisir, ça permet de s’entraîner, de rencontrer de nouvelles personnes et d’atteindre des résultats», raconte Martin Fontaine. Roger Paquette, Dorys Langlois et François Brophy, tous des éducateurs physiques, coureurs et passionnés de course, forment l’équipe d’entraîneurs de Chinook.

La fusion s’est faite pour offrir plus de services aux membres. En plus de garder les mêmes tarifs, les membres auront maintenant accès aux horaires, paiements et informations en ligne. Les membres auront aussi accès à des compléments d’information sur la nutrition, les étirements et la mise en forme sur le blogue de Chinook. «C’est un grand plus que j’offre à tous mes membres», confirme Martin Fontaine.

L’entraînement de course à pied est supervisé par des entraîneurs qualifiés, dont Roger Paquette et Martin Fontaine, éducateurs physiques et coureurs. Pour les débutants, l’intégration est progressive et à raison d’une fois par semaine. Le tout se déroule dans un contexte de plaisir où vous ferez les échauffements et les exercices musculaires tout en approfondissant votre technique de course.

L’inscription permet de participer aux autres groupes de course de la région.

Pour plus d’informations ou pour vous inscrire, contactez Martin Fontaine au 450-464-1151 ou consultez le site internet www.chinookaventure.com.

 

Club les ASPirants de Repentigny

Depuis le printemps 2010, Repentigny possède son club de course à pied. En collaboration avec Devault Sports et le Défi 30 heures, un club de course à pied a été fondé par la clinique Action Sport Physio Repentigny.

Que vous soyez débutant ou compétitif, nous vous invitons à vous joindre à notre club. Venez bénéficier de l’entraînement en groupe encadré par du personnel qualifié et chevronné, pour qui la course à pied est une vraie passion. Il vous guidera dans votre progression afin que votre entraînement soit sécuritaire et des plus agréable!

L’adhésion au Club les ASPirants de Repentigny comprend:
· 1 à 2 séances de groupe par semaine: Lundi et mercredi à 17h30 (entraînement sur pistes et collines)
· Une priorisation dans la prise de rendez-vous à la clinique Action Sport Physio Repentigny.
· Une camisole du club.
· Un programme d’entraînement personnalisé selon vos objectifs et votre niveau
· Un rabais de 10$ sur le service d’analyse du coureur chez Action Sport Physio Repentigny fait par un thérapeute spécialiste formé par la clinique du coureur.

120.00$* par année
50.00$* pour la session d’hiver
75.00$* pour la session d’été
* Taxes en sus

Action Sport Physio Repentigny
467, rue Notre-Dame, Suite 205
Repentigny, QC, J6A 2T3
450-585-1467

Jean-François Guimont, B.Sc. CAT(C)
jfguimont@actionsportphysio.com

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Survêtement coupe-vent Response adidas pour femmes
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Courses à venir en juin 2011 par Jean Joly

Commencez à préparer votre mois de courses à pied avec le calendrier des compétitions de Courir.org. Si vous voulez vous donner les moyens de bien figurer en compétition, il ne faut rien négliger, et surtout pas la planification de votre horaire sportif.

Samedi 11 juin
Triathlon Mont-Tremblant : Cette année, dans le cadre du Triathlon Mont-Tremblant, nous recevrons la Coupe Québec de duathlon sprint du Québec. Le Circuit Mont-Tremblant vous réserve, encore cette année, un site de qualité supérieure et très sécuritaire, dû à son emplacement privé et fermé à toute circulation routière ! Infos : 514-963-3900

Samedi 11 juin
CHUS Intensif : Au Parc Jacques-Cartier à Sherbrooke. Courriel : ckronlov@runningroom.com. (3.5, 5, 10 km)

Dimanche 12 juin
Rosemère en santé : La 25e édition de compétition aura lieu dans les rues de Rosemère. L’événément est principalement axé sur les familles et la participation. Les circuits de 5 et 10 km sont homologués par la Fédération québécoise d’athlétisme. Infos : 450-965-7727 Courriel : mjmoisan@videotron.ca ( 1, 3, 5, 10 km)

Dimanche 12 juin
Alexandria XII Walk/Run : Départ à l’école d’éducation internationale de Laval (5075 chemin du Souvenir) et arrivé à l’Église Holy Cross (4865 chemin du Souvenir). Les participants recevront gratuitement une chemise. Les fonds bénéficieront aux écoles de communauté de la CHGM. Les fonds bénéficieront aux écoles de communauté de la CHGM. Option de faire 15k (le 10k suivit du 5k) et on est commandité par Running Room. Chronométrage à puce, médailles aux 3 premiers de chaque catégories, et musique et bouffe à la fin. Infos : info@AlexandriaRun.org (1, 5, 10 km )

Dimanche 12 juin
Défi Deux-Montagnes : Le Défi Deux-Montagnes en sera à sa 5e édition. Une course de participation d’une distance de 1 km est gratuite et ouverte à tous les 12 ans et moins. Organisée par le Club de coureurs Ventus DXM. Infos : 450-491-3495 Courriel : info@ventusdxm.org (1, 2, 5 km course, 5 km marche, 10 km )

Dimanche 12 juin
La Virée du Maire: Dans le cadre de la 21e édition, un circuit unique de 5 et 10 km se tiendra au coeur du centre-ville avant le critérium qui attire des centaines de spectateurs. Infos : 819-377-1121 poste 4102. VO2 Max #4 (5, 10 km)Dimanche 12 juin
Demi-marathon des pompiers de Shawinigan 2e édition : Forts de leur première expérience, les pompiers de la Ville de Shawinigan réitèrent, en 2011, en organisant la deuxième édition de leur Demi-marathon auquel toute la population est invitée à participer. L’événement se tiendra encore une fois dans le secteur Grand-Mère de la Ville de Shawinigan et proposera aux participants des parcours de différentes distances. Le départ aura lieu à l’école secondaire du Rocher, dans le secteur Grand-Mère. VO2 Max #5 (1, 5, 10 km et 21.1 km)

Dimanche 12 juin
Triathlon & Duathlon du Mont Habitant : L’événement se déroulera au Centre de Ski Mont Habitant à Saint-Sauveur. L’épreuve sera disputée de façon individuelle ou en équipe de deux (2) ou trois (3) personnes. Venez revivre un des plus beaux Triathlons des années 80. Infos : 450-227-3578 Courriel : info@sportriple.com (Duathlon, triathlon)

Dimanche 12 juin
Le Festival Sportif de Sainte-Marie : Le Festival Sportif Tean, c’est une fin de semaine remplie d’activités sportives permettant aux petits et grands de s’impliquer, de s’amuser et de se surpasser. Étape 4 du Circuit régional des 10 km Infos : Michel Lavoie 418-387-4195 (1, 5, 10 km)

Dimanche 12 juin
Marathon de Saguenay : La 10e édition de cette course aura lieu à la Polyvalente Arvida 2215, boul. Mellon, Jonquière. Boucle de 2,8 km entourant la Polyvalente Arvida. Infos : 418-548-7757 Courriel : jocelyntalbot@videotron.ca Coupe Autocar Jeannois #9 (5, 21.1, 42.2 km)

Dimanche 12 juin
Le Défi ça marche de Weight Watchers 5k : Marche de 5 km dans la pluparts des Coin des Coureurs. (10, 16 km)

Mardi 14 juin
La Rencontre des Vainqueurs no. 1 : Cette rencontre provinciale d’athlétisme permet aux coureurs de tous les niveaux de participer à une épreuve sur piste avec un 3000m, 800m, lancer du javelot et pour les enfants de 6 à 13 ans, il ya trois épreuves incluant le 500m, lancer de la balle et le saut en longueur. Inscription sur place et remise des dossards à partir de 17h30 à la piste d’athlétisme Etienne-Desmarteau à Montréal. Pagette : 514-765-6470

Mardi 14 juin
Les Débutants en Feu : 18h45 coupons de tirage supplémentaires  à tous ceux qui invitent des coureurs débutants. Parcours de 5 km, prix de présence assurés ! Possibilité de s’arrêter à 3 km pour les nouveaux coureurs. Deuxième étape de la  Série du Diable « Brooks-Yéti » 2011. La Brasserie Le Trou du Diable offre un verre à tous les participants. Prix de participation assurés! Infos : 819-537-8416 Courriel : jean.lemoyne@sympatico.ca ( 5 km)

Samedi 18 juin
Ultimate Xc Édition Mont-Tremblant : Cette course de cross-country s’effectuera sur des sentiers autant existants qu’inexistants. Parfois traversant des ruisseaux, marécages, clairières et forêts. Infos : 514-710-7535 Courriel : rd@ultimatexc.com (13, 21, 35, 58 km)

Samedi 18 juin
Triathlon & Duathlon du Lac-Beauport : Le quartier général de l’épreuve est situé au Manoir Saint-Castin. Les athlètes bénéficieront d’un site enchanteur, d’un lac propre, d’un parcours cycliste et de course à pied à la fois difficiles et varié. Infos : 450-227-3578 Courriel : info@sportriple.com (Duathlon, triathlon)

Samedi 18 juin
Tour du Lac Brome Merrell (Les courses du samedi) : Venez découvrir la merveilleuse région des Canton de l’Est. Cet événement en est à sa 33e édition. Au plaisir de vous rencontrer après la course, canard à la main! Infos : 514-295-6202 Couriel : cloutier.janie@gmail.com Course #7 du Circuit Provincial Sports Experts. (2 km trail, 6 km trail, 12 km trail, 5 km route)

Samedi 18 juin
Défi Je Bouge : La Fondation Santé organise le Défi Je Bouge au parc Wilfrid-Laurier à Saint-Jean-sur-Richelieu. Cette grande activité offrira un volet courses à pied de 5 ou 10 km, homologuées par la Fédération d’Athlétisme du Québec, un volet marches de 5 ou 10 km et une randonnée de vélo de 20 km pour toute la famille. Infos : 450-359-5777 Couriel : valerie@fondationsante.com. (5, 10 km)

Samedi 18 juin
Triathlon de Port-Cartier : Événement participatif en circuit fermé avec zone de transition intérieure. Prix de présence, souper, garderie et remise des médailles. Infos : triathlon.port-cartier@hotmail.com (Duathlon et triatlon)

Samedi 18 juin
La Course des pionniers : Cette course a lieu à L’Islet. Infos: 418-247-0099 Courriel : davetibo@globetrotter.net Étape 5 du Circuit régional des 10 km. (1, 5, 10 km)

Dimanche 19 juin
Tour du Lac Brome Merrell (Les courses du dimanche) : Venez découvrir la merveilleuse région des Canton de l’Est. Cet événement en est à sa 33e édition. Au plaisir de vous rencontrer après la course, canard à la main! Infos : 514-295-6202 Couriel : cloutier.janie@gmail.com Course #7 du Circuit Provincial Sports Experts. (1, Duck Mile, 10, 20 km)

Dimanche 19 juin
La Course du Mocassin : La 25e édition de cette course aura lieu à Les Escoumins (Essipit) Infos : 418-233-2509 poste 250 Courriel : lilyvachon@essipit.com (1, 3, 5, 10 km)

Mardi 21 juin
La série de courses Le Thymbré : Courses de 1 km et 5 km sur la piste cyclable de Nicolet. Infos : Jean-Yves Fournier, jyfournier@hotmail.com Course Thymbré #1 (1, 5 km)

Mardi 21 juin
Le 5km prédiction Coureur Nordique : La 1er édition de cette course aura lieu à la piste d’athlétisme du parc St-Jacques de Jonquière. Infos : 418-548-3923 Courriel : jmnormandin@videotron.ca (1.2, 5 km)

Samedi 25 juin
Défi Beauceron : Cette compétition amicale se déroulera dans les rues de la municipalité et empruntera la piste Probiski, une piste cyclable de 8 km en forêt qui donnera un cachet particulier au parcours. Des épreuves de course et de marche sont au programme de cette belle journée axée sur la famille. Infos : jfmaheux@samplingproduct.com (2, 6, 11 km)

Samedi 25 juin
6th Annual Emilie Mondor Memorial Run for Women Only : Compétition de course de la série de courses Somersault dans la région d’Ottawa. (1, 5 km)

Dimanche 26 juin
Mont Royal Summit Quest : 9e édition de cette course de 50km entre Beaconsfield et le sommet du Mont-Royal, qui est une excellente étape dans votre progression au-delà de la gloire du marathon. Infos : 514-833-8417. (50, 100 km, 50 miles)

Dimanche 26 juin
Défi des escaliers de Québec : Dans un périple de 16 kilomètres, les amateurs auront à passer par tous les escaliers qui relient le bas et le haut de la ville et plusieurs autres. En alternant entre un escalier à monter et un escalier à descendre, les participants franchiront près d’une trentaine d’escaliers pour un total de près de 3000 marches. Un parcours de 11 kilomètres est aussi offert. Infos : 418-694-4442 Courriel : info@marathonquebec.com Course #3 du Circuit Courir à Québec. (10, 16 km)

Dimanche 26 juin
Coupe DIX30 – Étape 2 (Parc Régional de Longueuil) : Première étape d’un circuit de 5 étapes. Épreuves de 5 km et 10 km. La 1re étape est sur le site du Quartier DIX30 à Brossard. Parcours rapide en boucle, Ambiance relevée, animation, café, restos. 15 minutes de Montréal Infos : coupedix30@hotmail.com (5 ,10 km)

Dimanche 26 juin
Le Marathon Mamu des Galeries Montagnaises : À Sept-Îles/Uashat, les participants emprunteront la piste cyclable sillonnant les magnifiques Jardins de l’Anse, en direction Ouest. Ils feront demi-tour au secteur Ferland et emprunteront la boucle le nombre de fois nécessaire pour accomplir la distance requise. L’arrivée s’effectuera aux Galeries Montagnaises. Le site sera balisé et sécurisé, afin de s’assurer du bon fonctionnement du Marathon. Des points de ravitaillement seront aménagés et des secouristes seront sur les lieux et prêts à intervenir si nécessaire. Infos : 418 961-5948 ou par courriel : rogervachon@globetrotter.net. (5, 10, 21.1, 42.2 km)Dimanche 26 juin
12th Annual Smiths Falls Figure Eight 5Km Run : Compétition de course de la série de courses Somersault dans la région d’Ottawa. (2, 5 km)

Dimanche 26 juin
Scotiabank Vancouver Half-Marathon & 5k Run / Walk : 12e édition de cette course. Une compétition de 5 et 21.1 km dans les rues de Vancouver. Infos : 416-944-2765 Courriel : run@canadarunningseries.com Course #5 du Circuit du Canada. (5. 21.1 km)

Mardi 28 juin
La Course du Physio : 18h45 Les dames sont à l’honneur, alors que le départ du 5 km féminin sera donnée quelques minutes avant celui des hommes. Fête nationale à l’honneur, les coureurs portant du rouge se voient obtenir des coupons de tirage supplémentaires. Troisième étape de la Série du Diable « Brooks-Yéti » 2011. La Brasserie Le Trou du Diable offre un verre à tous les participants. Prix de participation assurés Infos : 819-537-8416 Courriel : jean.lemoyne@sympatico.ca ( 5 km)

Mardi 28 juin
La Uishaui de Masteuiatsh : La 14e édition de cette course aura lieu au Carrefour d’accueil Ilnu Nikuishkushtakan 1516, rue Ouiatchouan à Mashteuiatsh. (90 participants en 2009) Infos : 418-275-5192 Coupe Autocar Jeannois #10 (1, 3, 5, 10 km)

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Recette du mois

Si vous participer aux activités du Tour du lac Brome, ne manquez pas de faire un tour à la Boutique du canard du lac Brome.

Site web : www.canardsdulacbrome.com

Brochettes de magrets de canard glacées au vinaigre balsamique et au miel.

Ingrédients :

2 magrets de canard d’environ 14 oz (400 g) chacun
Huile végétale
4 tranches de bacon coupées en carrés
Quartiers de poivrons rouges
Larges tranches de courgettes

La préparation

1. Retirer la peau et le gras sur les magrets, mais en laisser un tout petit peu. Couper les magrets en grosses bouchées, puis les mettre dans un bol en vitre creux et légèrement étroit. Y verser la marinade au vinaigre balsamique et au miel. Mélanger, couvrir, puis réfrigérer de 12 à36 heures selon les goûts et le temps disponible.

2. Retirer le bol du réfrigérateur, puis égoutter le reste de la marinade dans une petite casserole. Réserver la marinade. Déposer les bouchées de canard sur plusieurs épaisseurs d’essuie-tout, puis bien les assécher. Les réserver sur une assiette bien huilée. Mélanger délicatement les bouchées de canard afin de bien les enrober d’huile.

3. Enfiler les bouchées de canard sur des brochettes en les alternant avec des carrés de bacon, des quartiers de poivrons rouges et des tranches de courgettes. Réserver les brochettes sur l’assiette huilée où reposaient les bouchées de canard. Porter à ébullition, à feu moyen, la marinade contenue dans la petite casserole. Baisser le feu, puis laisser mijoter jusqu’à ce qu’elle épaississe légèrement. Retirer la casserole du feu, couvrir, puis réserver.

4. Préchauffer le barbecue à feu moyen-élevé. Lorsqu’il est bien chaud, gratter la grille, puis baisser le feu à moyen. Y déposer les brochettes, puis les griller environ de 12 à 14 minutes au total ou jusqu’à ce que la chair au centre des bouchées soit médium-saignante. Retirer les brochettes du gril, puis les répartir dans quatre assiettes. Badigeonner chacune avec le reste de la marinade réduite pour bien les laquer, puis servir immédiatement. Accompagner de légumes grillés en papillote et de pommes de terre nouvelles grillées.

Marinade au vinaigre balsamique et au miel

2⁄5 tasse (100 ml) de vinaigre balsamique
1⁄3 tasse (80 ml) de miel liquide
1 c. à thé (5 ml) de poudre d’ail
Sel de mer et poivre blanc du moulin
5. Mettre tous les ingrédients dans un petit bol, puis saler et poivrer généreusement. Bien fouetter, puis utiliser immédiatement ou couvrir et réfrigérer jusqu’au moment d’utiliser. Cette marinade aromatisera très bien la volaille, le gibier et les viandes exotiques.

http://www.leguidecuisine.com/Barbecue/brochette-canard-miel.html

Bon appétit!

ATTENTION
La liste des abonnés de Courir à Montréal n’est pas disponible. Nous ne la donnons, ni ne la revendons à personne. En revanche, vous pouvez sponsoriser notre lettre d’information : contactez-nous pour discuter des modalités. Téléphone : 514-387-0404

Juin 2011

La tournée courir.org se poursuit!

Chaque année, le kiosque Courir.org pique sa tente sur les terrains d’événements de toute envergure. Cela représente plus de 30 événements par saison que nous visitons pour distribuer l’information de l’ensemble des circuits. Nous avons également distribué dans notre kiosque les boissons énergétiques et, cette année, nous sommes fiers d’annoncer qu’à certains événements nous distribuerons le produit québécois PRO CIRCUIT EnduranceX1. Vous aurez la chance de goûter le produit au demi-marathon de Québec le 1er mai et au Défi du printemps des Y le 7 mai prochain. Ce produit à surveiller et à découvrir sera offert dans différents événements cette saison. Pour de plus amples informations, visitez le site Courir.org et trouvez le bouton Pro circuit. Venez faire un tour au kiosque et nous faire part de vos commentaires.

Ce mois-ci, une 123e édition du journal à lire sans faute! Du début à la fin, chaque chroniqueur vous fait parcourir à sa façon un bout de chemin avec lui.

Yves Daigneault nous offre un Sur la route bien touchant et rend un hommage à Rose en ce mois de la fête des Mères. Je vous invite à lire la rubrique en dossier spécial Les deux font la paire. Peggy Labonté démystifie la natation avec Le triathlon à la portée de tous. Jean-Claude nous propose une rencontre avec Jocelyn Talbot du marathon du Saguenay. Richard Strasbourg nous fait une surprise en sol américain à lire dans Un Montréalais dans le Sud.

Yves Pelletier passe par Ville St-Laurent et parle aussi de record. Pierre Bourassa Parscourir et vous invite ou vous raconte des voyages. Rosaire Gagné a testé un ceinturon Nathan. Mathieu Gagnon va toujours plus loin, irez-vous avec lui? Oh oui, en passant, je tiens à remercier publiquement Mathieu pour la correction de ce journal. Sous la chronique Dans la voie de gauche, Stéphane Dubreuil a couru le demi-marathon de Montréal Banque Scotia, c’est à lire aussi. Vous avez envie de cuisiner? Découvrez la recette santé de pad thaï offerte par Caroline Allen.

Pour ma part, avril a été un mois plein de découvertes et de rencontres spéciales et de moments inoubliables. En même temps que la belle saison commence, je suis pleine d’enthousiasme pour cette saison estivale à nos portes…

Bonne lecture à tous!

Le prospectus calendrier Courir.org est maintenant offert gratuitement. Visitez Courir.org et abonnez vos amis à ce journal – un cadeau gratuit à leur offrir.

Nathalie Collin
Courriel : wlightning24@hotmail.com

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Mes souvenirs d’Athlétisme
courir montreal quebec jogging competition course Le mot de White Lightning

Par Nathalie Collin

Découvrir la route c’est bon pour tous!

Il n’y a pas à dire, lorsque l’on croit qu’on a tout compris, il y a quelque chose qui arrive pour se revisiter. Ce qui oblige à une ouverture d’esprit. Le mois dernier, j’ai vraiment eu droit à plusieurs surprises. Des petits cadeaux de la vie.

Pour débuter, je me suis intéressée à cette nouvelle tendance qu’est le minimaliste. Le mois précédent, j’ai testé une paire de barefoot de la compagnie Merrell. Bien que très attrayantes, j’ai essayé les chaussures avec beaucoup de scepticisme. Je me croyais prudente en n’essayant que dix minutes à la fois…

Après avoir assisté à une conférence donnée par Blaise Dubois de la Clinique du Coureur, mon scepticisme fut atténué. La théorie du minimaliste me semble plein de bon sens, mais doit être appliquée avec parcimonie… Et pour un vieux routard bien coussiné, il va falloir une plus grande période d’adaptation et de sagesse, sinon on prendrait des risques. Donc ma conclusion: minimalisme bien dosé ça peut marcher! L’avenir nous le dira, mais une chose est certaine, presque toutes les compagnies ont emboîté le pas.

Deuxième surprise. Un soir de semaine, le téléphone sonne à la maison. Richard Cartier au bout du fil. Il discute avec Louis-Philippe Garnier, “Hey! Mon ami, M. Quenneville de Radio-Canada veut faire une entrevue”. Avec la venue de Boston, une émission de “Culture Physique” parlera marathon. Génial! Une visite à la radio de Radio-Canada au programme… Ceux qui lisent les mots depuis toujours se souviendront des souvenirs et des textes parlant de la gang de Radio-Canada, qui courait les marathons lors du premier boom de la course à pied…

J’étais vraiment excitée de faire la rencontre de M. Quenneville, qui a fait partie de mon enfance, car il commentait les soirées du hockey. Grand amateur de course à pied et ex-marathonien: des problèmes au dos l’empêchent de continuer, et à regret, on le sent dans son discours.

Entrevue audio : http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBF/CulturePhysique201104152305_2.asx

Quelques jours après la visite à Radio-Canada, débute un séjour à Boston dans le cadre des événements du prestigieux marathon. En plus d’être une fin de semaine de série du Canadien \ Boston. Ça grouille à Boston. Au risque d’être redondante, quelle ambiance lors de ce week-end. Véritable convention du coureur. C’est tout à fait fascinant.

Cette année lors de l’ouverture, les inscriptions se sont remplies en 8 heures. Engouement en course à pied? Clairement, et si vous avez visité les nouvelles du site courir.org, vous avez entendu M. Denis Therrien en entrevue avec M. Quenneville:

Entrevue audio : http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBF/CulturePhysique201104152305_1.asx

Je ne peux que me réjouir du discours de M. Therrien, qui a bien passé le message du bienfait de la course à pied. Ce message est pour l’ensemble de la population et est également porté par notre équipe depuis le premier jour de son existence. Et se joint aux efforts de l’ensemble des gens bien intentionnés de notre milieu. Le message est clair: bougez et invitez ceux que vous aimez à bouger, ça tient tout le monde en forme et nous tient loin de l’hôpital et de la médication… C’est bon, bon!

Bonne route en forme à tous!

Nathalie Collin pour Courir.org

http://youtu.be/dtslwxL_Leg

Réaction au mot de White Lightning

Vous pouvez faire parvenir vos commentaires sur ce mot ou les autres articles du journal à l’adresse suivante: Wlightning24@hotmail.com

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Les deux font la paire

Courir le Québec par Louis-Philippe Garnier et Nathalie Collin

Notre duo compte conjointement 35 années de course sur route au Québec et ailleurs dans le monde.

En début de saison, on décortique le calendrier pour voir l’ensemble des événements afin de courir les nouveautés et nos classiques. Nous vous présentons donc un bref aperçu.

Nous avons également accumulé de l’expérience dans différentes facettes de la course à pied en travaillant auprès des organisateurs et en se tenant dans les pelotons lors de nombreuses courses. Nous avons également cumulé de l’expérience en déployant des efforts en tant qu’organisateurs, bénévoles et chefs d’équipe. Ce qui nous place en bonne position pour donner nos commentaires constructifs en tout point de vue.

Ce compte rendu est donc un survol des courses que vous pourriez à votre tour découvrir ou redécouvrir durant la saison 2011.

Circuit de course à pied du grand Montréal Endurance

Nous débutons avec ce circuit (anciennement le Circuit de l’ouest de l’île) parce que c’est sur celui-ci que nous courons depuis le plus longtemps. Il comprend 12 courses dont la plupart comptent de nombreuses éditions. On y retrouve aussi la plus vieille course au Québec, La classique du parc La Fontaine, qui en sera cette année à sa 62e édition. Dans son ensemble, chaque organisation est choisie avec soin. Les coureurs reçoivent les services attendus lors d’une course. En plus d’offrir des prix avantageux et un forfait pour l’inscription à l’ensemble des courses en début de saison. Ce circuit clôture sa saison par la soirée Gala Méritas.

Circuit Coin des Coureurs

L’ambiance dans l’ensemble des courses de ce circuit est très familiale et conviviale. Ces événements sont souvent organisés au profit d’une bonne cause tout en offrant les services attendus par les coureurs.

Circuit Coupe Dix30

Ce circuit a vu le jour il y a 2 ans. Les organisateurs ont tout d’abord proposé une série de 4 courses de la fin mai à la fin août. Ces courses avaient lieu autour du quartier commercial Dix30 à Brossard. À sa deuxième année, on ajouta une 5e épreuve et 2 des courses élurent domicile dans des parcs, soit le parc régional de Longueuil et le parc de la Cité à St-Hubert. Les organisateurs ont le souci du moindre détail et on traite les coureurs aux petits soins. Un grand décorum entoure ces courses et on couronne les gagnants avec une montée officielle sur le podium. C’est apprécié après tous les efforts! Un circuit à découvrir.

Circuit Courir à Québec

Pour courir dans la capitale et la découvrir d’une bien belle façon. L’organisation des courses de ce circuit est réellement hors pair. Avec le demi-marathon en mai, la descente royale en juin et les évènements du marathon en août. Saviez-vous que le marathon de Québec a été voté l’un des plus beaux marathons au monde dans un article du Runner’s World paru en avril 2010? Cette année, le Rutters de Londres rapporte l’article écrit par le cheap flight.com sitant le marathon de Québec dans une liste des 10 plus beaux marathons au monde. Québec se tient donc dans la cour des grands avec Berlin et Athènes! Un tour à Québec est donc recommandé sur votre liste d’événements à faire durant la saison.

Circuit provincial Sports Experts

Il s’agit de 13 courses dans les régions du Québec qui commencent avec celle des Pichous et se terminent avec le marathon de Montréal. La mission de Jean-Claude Arsenault, président du circuit, est d’amener les coureurs à découvrir différentes régions du Québec. Ce circuit a la particularité de papillonner sur les différents circuits. Nous avons couru la course des Pichous, la course du printemps des Y du Québec, le Tour du lac Brome, le Maskicourons, le demi-marathon Marcel Jobin de Yamachiche et le marathon de Montréal.

Circuit Jeannois Autocar

Sur ce circuit, j’ai découvert la gentillesse et l’accueil des gens de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cet hiver, à la course des Pichous, mais ce n’est qu’une des courses de ce circuit.

Courir les festivals

Le 5km du Festival de la Gibelotte : À Sorel, en juillet, le 5 km au sein des activités de ce festival en plein coeur de la ville, un événement festif qu’il faut découvrir.

Courons à la Classique du Festival : Un autre 5 km qui en est à sa deuxième édition. Courir à Joliette le long de la rivière L’Assomption. Clôturez votre course par un concert au magnifique amphithéâtre.

Courir les marathons

Nous participons à chaque année aux activités du marathon de Québec et de Montréal. Il y a également le marathon de Rimouski qui a lieu au mois d’octobre et qu’il faut absolument prendre en note. Le parcours qui longe le St-Laurent avec son odeur de varech vivifiant est superbe. L’organisation est également à l’affût des besoins des coureurs. À découvrir également le marathon du Saguenay , celui à Charlo et celui du Vieux-Port à Chicoutimi. Nouveau cette année: le marathon de Sept-Îles/Uashat.

Série du Diable

Mon collègue et cofondateur, Jean Joly, a couru à plusieurs reprises cette série et nous dit que c’est un concept de course de 5 km à découvrir. Nous comptons donc participer à ces courses et vous en reparler au cours de la saison.

En conclusion, voilà un bref aperçu des possibilités à découvrir au Québec. Il faut donc consulter le site Courir.org pour trouver le calendrier complet des courses. Également, abonnez-vous au Journal Courir à Montréal en vous inscrivant à notre liste d’envoi et joignez plus de 5000 abonnés afin de découvrir les récits de nos collaborateurs. Une course pour répondre à vos besoins vous attend dans la grande province! Suivez donc la tournée Courir.org avec son kiosque dans une course près de chez vous. Nous serons très heureux de vous rencontrer et de recueillir vos commentaires.

Louis-Philippe Garnier et Nathalie Collin pour Courir à Montréal

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

DU NOUVEAU POUR LE MARATHON DE BOSTON

La 115e édition de ce prestigieux marathon vient tout juste d’avoir lieu que déjà on pense à la suivante. Avec les conditions idéales que nous avons connues le 18 avril dernier, la barre est haute pour l’an prochain. Le temps frais, sans pluie, avec un vent de dos de 20 milles à l’heure, tout a contribué à rendre cette édition mémorable. À l’exemple des deux gagnants kényens Geoffrey Mutai et Caroline Kilel, plusieurs records personnels ont été réalisés sur la distance.

On ne peut passer sous silence les exploits remarquables de ce Mutai et de son compatriote Moses Morop, qui ont battu tous les deux le record du monde de Haile Gebrselassie de 2 h 03 m 59 s avec des temps respectifs de 2 h 03 m 02 s et de 2 h 03 m 06 s, et ce, sur le parcours difficile de Boston, comparativement à Haile sur le parcours plat de Berlin. Et que dire de ces deux Japonais, Wakako Tsuchida chez les femmes et Masazumi Soejima chez les hommes, les grands vainqueurs en chaises roulantes qui ont fait honneur à leur pays éprouvé!

Soulignons en passant quelques performances des nôtres dans leurs catégories:

Louis-Philippe Garnier: 4e des 45-49 ans en 2 h 33 m 23 s;
Gilles Lacasse: 1er des 65-69 ans en 3 h 04 m 52 s, le jour de sa fête;
Louise Voghel: 3e des 55-59 ans en 3 h 10 m 29 s;
Gilles Cadotte: 9e des 60-64 ans en 3 h 16 m 11 s;
Pierrette Gauthier: 23e des 45-49 ans en 3 h 16 m 51 s;
Lise Proulx: 27e des 50-54 ans en 3 h 31 m 24 s;
Albert Miclette: 28e des 70-74 ans en 4 h 13 m 51 s.

Des 26 907 inscrits au marathon, 24 338 ont pris le départ et 23 879 ont terminé. Pour la 3e année, il y avait la veille du marathon un 5 km avec 5 000 participants. C’est une Kényenne, Lineth Chepkurui, qui l’a remporté en 15 m 52 s. Chez les hommes, le gagnant est un Américain, Benjamin True, en 14 m 07 s. Tous les deux ont établi le record du parcours.

Ceux qui envisagent une participation l’an prochain devront se qualifier avec les mêmes standards dans leurs catégories d’âge, dans un marathon officiel couru à partir du 25 septembre 2010. Mais attention: SE QUALIFIER NE VEUT PAS DIRE S’ASSURER D’UN DOSSARD! À part ceux qui ont complété les 10 dernières éditions et sont automatiquement acceptés (nouveau en 2012), ce sont ceux qui se qualifieront avec un temps plus rapide que requis qui auront préséance.

C’est que le nouveau processus d’inscription va favoriser les meilleures performances. La période d’inscription va s’ouvrir le 12 septembre 2011 pour le qualifié avec 20 minutes de moins que son standard; le 14 septembre, ce sera au tour du qualifié avec 10 minutes de moins; le 16 septembre, ce sera ouvert pour le qualifié avec 5 minutes de moins; enfin, tout coureur qualifié qui ne l’aura pas fait pourra s’inscrire le 19 septembre. Cette première période d’inscription se terminera le 23 septembre. C’est à partir de cette date que la sélection des meilleurs qualifiés va se faire; ils seront confirmés le 28 septembre.

S’il reste des places après cette date, une nouvelle période d’inscription va s’ouvrir aux autres coureurs qui se seront qualifiés (par exemple avec le marathon de Montréal le 25 septembre) sur la base du premier inscrit, premier servi, jusqu’à l’obtention du maximum de participants visé. Par ce procédé, le nombre ne devrait pas être plus élevé que par les années passées.

Mais ce n’est pas tout. La sélection sera encore plus sévère en 2013. En plus de garder le processus d’inscription de 2012, on va retrancher 5 minutes aux standards de qualification. Autrement dit, pour chaque catégorie d’âge, il faudra courir 5 minutes plus vite pour se qualifier à partir du 24 septembre 2011. Et pour en rajouter, le 59 secondes de grâce qu’on pouvait ajouter à notre temps de qualification sera supprimé. Avis donc aux intéressés: la période d’inscription pour 2013 débutera le 10 septembre 2012. Pour plus de détails, je vous invite à consulter le site http://www.baa.org.

J’espère que ces changements n’affecteront pas l’intérêt grandissant pour ce marathon et pour mon voyage organisé. Cette année, j’ai répondu à la demande de 104 personnes, soit 89 pour le forfait transport-hôtel, 14 pour l’hôtel seulement et 1 pour le transport seulement. L’aller à Boston a été frustrant avec un arrêt forcé d’une heure et quart aux douanes, un autocar plus lent que l’autre, et un personnel hôtelier mal préparé pour une distribution rapide des clés de chambre. Des correctifs vont être apportés pour éviter ces problèmes et arriver plus tôt à Boston.

Et tout sera fait pour que nos deux autocars obtiennent une passe pour Hopkinton le matin du marathon. Un siège confortable, au chaud, à l’abri des intempéries, avant le départ du marathon est fort apprécié des coureurs. Et nous aurons le choix entre trois hôtels du centre-ville, soit le Midtown Hotel, le Chandler Inn et le Hampton Inn. Le voyage aura lieu du 14 au 17 avril (marathon le 16 avril).

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : P_bourassa@hotmail.com

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Un Montréalais dans le sud
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Un Montréalais dans le sud

Par Richard Strasbourg

Surprise, surprise!

Eh bien, voilà que juste après avoir envoyé mon dernier texte qui parlait de relâchement et de doutes, je réussis à faire quelque chose que je n’avais jamais fait avant, à 39 ans, en presque 12 ans de compétition et 14 années à battre l’asphalte.

Samedi et dimanche matin, mi-mars, j’ai traversé deux parcours de 5 km sur route en-dessous de 20 minutes. Je me suis aussi mérité des mentions dans mon groupe d’âge en courant pour deux clubs de course différents, deux jours de suite dans deux villes différentes.

Ça fait maintenant deux fins de semaine de suite que je me maintiens sous la barre des 20 minutes, un chiffre magique pour moi, même pour la course de 3 miles qui a amorcé cette heureuse séquence.

Il n’y a pas si longtemps, le 6 février, il me fallait presque 21 minutes pour franchir ces 5 kilomètres. Pour un non-coureur, cette minute ne représente pas grand-chose: le temps de passer à la caisse au dépanneur ou de traverser la rue en trottinant. Mais pour le junkie de compétition que je suis, à qui il a fallu des années pour y arriver et ensuite plusieurs années pour se faire à l’idée que ça ne deviendrait pas la norme, ces secondes sont très importantes.

Ainsi, je me disais, comme c’est une chose étrange que de courir à fond, de sentir qu’on donne tout ce qu’on a et de ne pas atteindre ses objectifs à la fin de la course. C’est aussi une très belle expérience que de courir heureux, entouré de coureurs qu’on n’a pas l’habitude de côtoyer, le pas léger, et de se voir agréablement surpris au fil d’arrivée. Surpris de voir le temps sur l’horloge, surpris de voir qu’on a encore de l’énergie pour finir fort et parfois même surpris de ne pas s’être cassé la gueule à force de se faire aller les pattes comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Après ces trois dernières courses, je me demande évidemment ce qui s’est passé depuis le 6 février et je me rends compte que, dans ma vie de tous les jours, je suis moins stressé. J’ai réglé certains problèmes personnels et je me suis concentré sur des choses qui comptent vraiment pour moi. Je me suis remis à fond dans l’aménagement de ma cour arrière où je vais enfin pour relaxer après le travail et avant l’entraînement. J’ai aussi recommencé à faire de la peinture et de la photo, après une longue pause.

À trois jours d’un samedi bien rempli avec deux compétitions de 5 kilomètres, une le matin et une l’après-midi, je me demande si je peux maintenant continuer sur ma lancée et rester sous les 20 minutes deux fois en une journée.

En fin de compte, peu importe ce qui arrive samedi, je garde ces moments dans mes plus beaux souvenirs et comme munitions quand ma motivation ne sera pas à son meilleure, dans le futur. Je me souviendrai alors que, fin 2010, début 2011, j’avais presque oublié comme il est agréable de repousser mes limites et de me surprendre.

Au moment de compléter cet épisode de mes aventures en Louisiane, je viens de courir le mile sur piste le plus rapide de ma vie, peut-être même le mile le plus rapide, toutes catégories confondues. J’ai ce sentiment étrange que tout est possible et que depuis les dernières semaines, je donne à mon petit monde le meilleur de moi-même, et ça, c’est très satisfaisant.

«L’homme arrive novice à chaque âge de la vie.»

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

MERCI ROSE

La course n’a pas fait de moi un athlète. Georges Sheehan a dit: «Nous sommes tous des athlètes, certains s’entraînent.»

J’ai pratiqué plusieurs sports, avec des résultats plus ou moins heureux. J’étais, comme on dit, moyen un peu partout. Sauf peut-être en gymnastique, le talent dans ce cas était manifeste. Mais le talent ne suffit pas toujours, il faut être bien dirigé, ou avoir beaucoup de chance. Est-ce une esquive? Les deux m’ayant échappé, ma carrière fut de courte durée.

Ce qui ne m’a pas empêché de réussir, physiquement du moins. D’abord, qu’est-ce que la réussite, vous me direz. Je crois bien que c’est de suivre sa voie et d’en être satisfait. C’est par la course et le vélo que j’ai rencontré la confiance, ma voie et par le fait même la sensation d’agir librement. J’avais des démons à secouer, alors j’ai fait un grand voyage à vélo. Le diable est allé paître et j’ai pu trouver une paix qui m’a servi dans les temps difficiles. Mais c’est par la course que j’ai pu reconnaître l’héritage immense que m’a laissé Rose. Rose, c’est ma mère. Elle m’a encouragé à tester mes talents de coureur, devant les prix remportés à plusieurs kermesses. Elle voyait mon bonheur de courir et, qui plus est, de performer face aux enfants de mon âge. Elle faisait donc en sorte de favoriser ma participation aux épreuves de tout acabit qui se présentaient à ma portée. Mais aussi, elle me voyait m’exprimer dans plein de domaines et donnait son aval à presque tous mes plans. Et des plans, devrais-je dire des objectifs, ma cervelle d’ado en débordait. Il me suffisait de lui en faire part pour qu’elle me regarde droit dans les yeux et me dise: «Si c’est vraiment ce que tu veux, tu es capable, vas-y, fais-le.» J’avoue que cette voie fut assez étourdissante, à la fois pour elle et pour moi, même qu’elle m’a parfois désarçonné.

Je reviens à la course, car c’est bien grâce à elle et à un peu de maturité de ma part que j’ai pu prendre conscience qu’on a chacun sa voie et que Rose le savait, plus que tout autre. Par ces mots, elle m’a aidé à ce que je trace des ornières assez profondes pour bien voir la direction. Pourquoi la course, je ne saurais dire. Peut-être la route, le mouvement répétitif, la sensation d’unicité, l’universel, le transcendant, la grande simplicité, la mesure universelle de l’espace et du temps, très différente de la discipline de la gymnastique, où la subjectivité entrait en ligne de compte, j’imagine que la course remporte la palme pour toutes ces raisons.

Merci Rose de m’avoir montré la voie.

Yves Daigneault pour Courir à Montréal
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
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Les rencontres de Jean-Claude

Jean Claude rencontre Jocelyn Talbot du marathon du Saguenay

C’est au printemps 2002 qu’est né le marathon du Saguenay, qui se déroule dans le secteur de l’ancienne ville d’Arvida autour de la polyvalente du même nom. Jocelyn Talbot, Gilles Lajoie et Robert André Gagnon ont donné suite à l’idée qui a germé en 2001 lors de la rencontre annuelle de bilan du club Jakours. L’objectif était d’ajouter un second marathon dans la région, celui-ci au printemps. (Voir l’article du mois précédent sur le marathon du Vieux-Port.)

La date choisie, le 2e dimanche de juin, permet d’éviter les marathons d’Ottawa et de Charlo (au Nouveau-Brunswick) afin de permettre une meilleure participation de coureuses et de coureurs de l’extérieur de la région. Dès la première édition, un site Internet était opérationnel et l’organisation de la course était planifiée afin d’offrir des conditions et des services de qualité, dont un parcours certifié.

Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté

Jocelyn Talbot du marathon du Saguenay

courir montreal quebec jogging competition course D’année en année, le comité organisateur se fait un devoir de tenir compte des nouvelles recommandations des participants. La particularité de ce marathon à 100 % sur le plat, c’est qu’il se court en circuit fermé (14 fois 3 km) autour de la polyvalente et des rues avoisinantes. Le rôle des compteurs de tours devient déterminant. En conséquence, la capacité d’accueil du marathon est de 60 personnes, ce qui est tout de même un nombre intéressant sur un tel parcours.

La fréquence de passages des coureurs derrière la polyvalente où se trouve une bonne concentration des spectateurs dans les estrades permet de créer une ambiance dynamique pour tout le monde. Les participantes et les participants peuvent profiter à la fois d’un parcours ultra-sécuritaire et de ce contexte énergisant afin de rester dans leur bulle, plus aisément durant les 42,195 km de l’épreuve.

Ce marathon fait partie du circuit régional Autocar Jeannois. De plus, un 5 km et un demi-marathon sont au programme. Le départ du marathon est le premier à 7 h 30 afin de profiter au maximum de la fraîcheur du jour. C’est maintenant M. Donald Dubois qui assume la responsabilité de cet événement qui en sera à son 10e anniversaire le dimanche 12 juin prochain.

En terminant, je vous invite à aller goûter à l’hospitalité des gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dès ce printemps, en allant vivre l’expérience du marathon du Saguenay. Vous pouvez en savoir davantage sur cet événement en allant sur le site suivant: http://www.courir.org.

Jean-Claude Drapeau pour Courir.org
Couriel : jeanclaudedrapeau@yahoo.fr

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Être parent et s’entraîner: mission impossible?

Le fait de devenir parent pour la première fois chamboule une vie… et les entraînements! Quand bébé fait son entrée dans la maison familiale, on est heureux et fébrile, et ça se comprend. Sauf qu’au bout de quelques jours, on remarque nos souliers de course dans l’entrée de la maison et l’envie de sortir courir nous reprend. C’est bien beau le bébé, mais il ne faut pas s’oublier non plus!

Prenez Kara Goucher, l’une des meilleures marathoniennes américaines actuellement. Elle a repris la course exactement une semaine après son accouchement en septembre dernier et vient de terminer 5e au marathon de Boston! Évidemment, elle avait poursuivi l’entraînement tout au long de sa grossesse. Elle raconte sur son blogue qu’elle part souvent courir avec son amoureux, lui aussi marathonien, et leur poupon dans la poussette de course. Évidemment, le fait que la course soit leur travail facilite un peu les choses.

Dans un autre extrême, vous avez l’ultramarathonien Dean Karnazes, père de deux enfants plus âgés, qui est présentement en train de terminer la traversée des États-Unis à la course. De la Californie à New York en 2 mois et demi, soit l’équivalent de près de 2 marathons par jour! Il raconte dans son DVD, UltraMarathon Man (que je vous recommande d’ailleurs), qu’il se lève à 4 heures du matin pour aller courir avant que les enfants ne se lèvent, puis qu’il retourne courir le soir jusqu’à minuit après avoir travaillé toute la journée, et ce, à tous les jours. Eh oui, ça ne lui laisse que 4 heures de sommeil par nuit. Aucune idée comment il fait!

Bon, c’est bien beau tout ça, mais nous, coureur ordinaire, comment faire pour concilier vie familiale, professionnelle et sportive? On n’a pas tous le luxe d’une Kara ni la folie d’un Dean! Ici, je crois qu’il n’y a malheureusement pas de secret. D’après mon expérience de père de 2 jeunes enfants, il suffit d’être discipliné et de savoir optimiser son temps. Voici donc quelques conseils tirés de mon quotidien qui pourraient ou non s’appliquer à d’autres coureurs.

*Aller travailler en vélo ou même en courant. C’est le meilleur conseil que je pourrais vous donner et qui fait toute la différence pour moi. Le fait d’aller travailler en vélo me permet de faire des entraînements d’intensité faible à modérée toute la semaine. Je pensais que je ne pouvais pas le faire… jusqu’à ce que j’essaie un jour. Essayez-le avant de dire que vous ne pouvez pas aller travailler en vélo! Évidemment, l’hiver, il faut être drôlement motivé et prudent pour continuer, ce qui n’est pas mon cas.

*Aller courir sur l’heure du dîner, au travail. On parle ici d’un entraînement bref d’intensité faible à modérée, évidemment. La clé pour s’améliorer, c’est de courir souvent et de profiter de chaque instant. Amenez un collègue avec vous et jasez avec lui en joggant plutôt qu’à la cafétéria.

*S’adapter à l’horaire de bébé. S’il fait de belles siestes en avant-midi ou en après-midi, ou s’il s’endort tôt, sautez sur l’occasion. Évidemment, s’il ne dort pas de la nuit, profitez de sa sieste pour vous reposer vous aussi. Le repos est tout aussi important que l’entraînement.

*Aller courir avec bébé en poussette. Ce dernier dormira tout le long, c’est presque assuré, ce qui permettra à sa maman ou à son papa de se reposer seul à la maison. Par contre, ça rend l’entraînement plus difficile, ce que j’aime moins, mais qui est très bon.

*Profiter des dessins animés les samedis et dimanches matin. Ce n’est pas l’idéal de laisser son jeune enfant pendant des heures devant la télé, mais une heure de temps en temps fera son bonheur et le vôtre.

*Aller courir dans la belle-famille. Pour réussir à faire une longue sortie de course la fin de semaine, il n’y a rien de tel qu’une visite dans la belle-famille. Les beaux-parents sont contents de voir bébé, l’amoureuse est heureuse d’être avec ses parents et moi, ça me permet d’explorer de nouvelles rues. Bref, une situation gagnante pour tout le monde.

Je crois bien avoir fait le tour. Si vous avez d’autres trucs pour optimiser vos entraînements, n’hésitez pas à m’en faire part et je les publierai dans le prochain journal.

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Yves Pelletier
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En passant par Ville St-Laurent

Par Yves Pelletier

Dimanche 10 avril 2011, 19e édition de la Course St-Laurent, 3e étape du circuit Endurance. La température est, comment dire en ce matin, incertaine. En faisant le trajet pour me rendre, de gros nuages surplombent le ciel. Dilemme: comment se vêtir. Si le soleil se montre, la température va augmenter; dans le cas contraire, c’est un peu frisquet. J’y vais pour la chaleur et décide de porter mes vêtements communément appelés «à grandes manches», ce que je vais un petit peu regretter.

Le départ du 10 km est donc donné à 10 h 15 tel que prévu. Un peu plus de 400 coureurs et coureuses s’élancent sur ce parcours de 5 km en forme de 8, ce qui a comme attrait de permettre aux spectateurs de voir et d’encourager les membres de leur famille et leurs amis à plusieurs reprises (c’est bien agréable pour les bouts de chou qui viennent encourager papa ou maman).

Après 3 km, je décide d’enlever mes gants (eh oui, je n’aime pas avoir froid!). Le rythme est bon, première boucle en 20 minutes, et sur l’aller de la seconde boucle, je croise le premier (ça, c’est toujours un peu décourageant, mais bon, si j’accélère, j’ai peut-être des chances de le rejoindre!!!). La chaleur se fait sentir, pas énormément de soleil, mais assez pour rouler mes manches.

Dernier tournant, la ligne d’arrivée au bout de la rue, un cri d’encouragement de la part de Louis-Philipe Garnier (c’est bizarre, j’étais certain que Louis-Philipe était loin derrière moi…) et hop la ligne d’arrivée en 40 m 49 s, bien satisfait pour cette première de la saison. Juste à titre informatif, dans les 10 premiers coureurs, 5 sont de la catégorie 40-49 ans, dont les 3 premiers.

Autre fait à souligner lors de l’épreuve du 5 km. Possiblement que certains sont déjà au courant. Il s’agit de la coureuse Diane Légaré qui, dans sa catégorie, soit les 60-69 ans, a établi un nouveau record canadien avec son temps de 19 m 51 s, soit 3 m 58 s le km.

Cela fait un bout de temps que Mme Légaré court, et je me suis demandé combien de temps par semaine elle passait assise devant son téléviseur ou son ordinateur versus le temps qu’elle passait à s’entraîner. Avis à ceux et celles qui aiment relever les défis: pourquoi ne pas suivre les traces de cette «rapide dame»?

Yves Pelletier pour Courir.org
Courriel :yvepelletier@hotmail.com

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Également au sein de notre équipe dans la région de Sainte-Mélanie, dans Lanaudière, notre collaborateur Yves Pelletier, apiculteur, exploite l’entreprise familiale de miel Roméo Pelletier et fils.

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Yves Pelletier
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En passant par mes conférences

Par Yves Pelletier

Le 7 avril dernier, j’ai assisté à une conférence donnée par Blaise Dubois sur la prévention des blessures en course à pied. Qui est Blaise Dubois? C’est un diplômé en physiothérapie et un sportif invétéré ayant une passion pour la course à pied. La meilleure façon de mieux le connaître, c’est d’aller sur le site http://www.lacliniqueducoureur.ca. En termes Québécois, disons que ce n’est pas un deux de pique!

La conférence comme telle. Je dois dire que le but premier pour lequel j’assistais à cette conférence était d’en connaître un peu plus sur le principe des chaussures de course dites minimalistes. Mais ce fut, à ma grande surprise, beaucoup plus que ce que j’espérais. Blaise Dubois aborde tous les aspects des causes des blessures. Le manque d’adaptation, la progression trop rapide à l’entraînement, le stress mécanique, les facteurs intrinsèques (tels les étirements), doit-on s’étirer avant un entraînement, avant une course et après, quelles sont les incidences des étirements?

Comment rendre plus efficace sa technique de course. Ceci nous amenant aux facteurs extrinsèques dont le type de chaussures. Blaise Dubois est un adepte de la chaussure minimaliste et sa théorie sur le sujet est bien documentée et fort intéressante. De part ses connaissances et ses expériences en clinique avec des coureurs, il vient nous démontrer que les chaussures de course actuelles avec leur haut niveau d’absorption ne sont pas nécessairement plus sécuritaires que des chaussures minimalistes qui, elles, ont beaucoup moins de support absorbant.

Naturellement, la technique de course avec des minimalistes versus les chaussures de course actuelles n’est pas la même. Il est pratiquement impossible avec des minimalistes de courir en ayant le talon qui arrive en premier au sol, ce qui rendrait la foulée plus efficace.

Bien sûr, plusieurs adeptes de la course qui courent actuellement avec des chaussures traditionnelles obtiennent de bons résultats, mais est-ce que le fait de courir avec des minimalistes permettrait de connaître également de bons résultats? Est-ce que toutes les technologies d’absorption entourant les chaussures de course actuelles sont nécessaires? Les minimalistes ne nous rapprocheraient-elle pas plus de la foulée normale du pied? (Petit test proposé à la conférence: essayez de courir sans chaussure, le talon n’arrive jamais en premier).

Certains seront convaincus après la conférence de passer aux minimalistes, d’autres resteront sceptiques et garderont leurs chaussures bien absorbantes.
Est-ce qu’il y aura plus de blessures avec des minimalistes ou avec des absorbantes? Une chose est sûre, et cela revient aux points les plus souvent soulevés lors de la conférence, «pour éviter les blessures: adaptation et progression».

En terminant, je dois vous dire que oui, je vais essayer les minimalistes, et ce, à compter du début du moi de mai. Comme le changement doit se faire de façon progressive pour laisser le corps s’adapter, il est peu probable que je cours une compétition avec des minimalistes avant l’automne. Dans les mois qui viendront, je vous ferai part de la transition entre les deux types de chaussures. Si certains parmi vous utilisent actuellement des minimalistes ou feront la transition vers ce type de chaussures, j’aimerais bien avoir vos commentaires que je pourrai partager avec nos lecteurs.

P.-S.: Mon texte résume très sommairement la conférence qui dura 2 heures et, que vous soyez débutant ou expert en course à pied, adepte ou pas du minimaliste, c’est vraiment fort intéressant comme conférence. C’est ce que j’appelle un investissement.

Yves Pelletier pour Courir.org
Courriel :yvepelletier@hotmail.com

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Le triathlon à la portée de tous... par Peggy Labonté
courir montreal quebec jogging competition course Le triathlon à la portée de tous…

Par Peggy Labonté

Démystifions la natation

La saison de triathlon est à nos portes. Pour mes amis, le plus difficile demeure de se jeter à l’eau. Plusieurs me contactent et me questionnent avant de faire le grand plongeon. À cette période de l’année, l’anxiété monte d’un cran. Au moment d’écrire ces lignes, je suis en route vers Trois-Rivières pour les championnats provinciaux des maîtres-nageurs. J’y ferai une course de 800m en nage libre pour la première fois. Pendant que le paysage défile et que mon amoureux dévore ses beignets (en voici un qui a compris l’importance des glucides!), je réfléchis aux nombreux conseils accumulés au fil du temps. Les trucs reçus par mes entraîneurs et coéquipiers, ainsi que les articles trouvés sur le web me trottent dans la tête. Peut-être que certaines de ces idées profiteront à quelques-uns d’entre-vous qui s’initient au triathlon.

En préparation

*Pratiquez-vous à nager et respirer à chaque quatre ou cinq coups de bras. Vous allez connaître le sentiment d’être à bout de souffle.
*Faites des entraînements de longue distance dans l’eau. Plutôt que de nager plusieurs fois 400 mètres, essayez de faire un 800 mètres continu. Vous pourrez prédire votre temps plus facilement et vous gagnerez en confiance.

Avant de nager

* Relaxez. Pensez à une place un endroit calme que vous aimez et visualisez. Demeurez positif.
*Mettez vos lunettes sous votre casque de bain pour qu’elles restent fixées dans le chaos.
*Évitez la buée dans les lunettes en les humectant avec de la salive.
*Arrivez très tôt à la ligne de départ. Faites un bon échauffement pour vous habituer à la température de l’eau et pratiquez-vous à respirer des deux côtés.

Pendant que vous nagez

*N’essayez pas le sprint au départ si vous êtes débutant. Vous voulez éviter l’accumulation d’acide lactique. Rappelez-vous aussi que vous aurez besoin d’énergie pour apprécier le reste des épreuves.
*Si vous êtes nerveux, partez sur le côté ou derrière le groupe. En eau libre, ne tentez pas de tourner le plus près possible des bouées. Prenez de l’espace. Vous perdrez quelques secondes, mais vous serez plus confortable.
* Rappelez-vous aussi de jeter un coup d’oeil devant de temps à autres. Pour ma part, je lève la tête après environ dix tractions de bras. L’important est de garder le cap pour aller en ligne droite.
*Allongez vos bras loin devant et derrière pour être plus efficace.
*Soyez conscients que les autres nageurs sont là dans le même but que vous: nager. Ils n’essaient pas de vous noyer, même si vous en avez l’impression. Ne paniquez pas.
*Si vous avalez de l’eau ou que vos lunettes se déplacent, rien ne vous empêche de nager à la brasse. Quelques coups de pieds à la brasse libéreront l’espace et vous remettront sur le droit chemin.

Pour terminer, soyez conscient que vous ferez des erreurs. Gardez aussi en mémoire que pour performer, il importe de compétitionner à son niveau. Prenez des risques raisonnables et lancez-vous. Expérimentez ces trucs et découvrez ce qui vous convient. Ainsi, vous aurez du succès et développerez votre propre stratégie.

Demeurez zen et imaginez-vous en train de nager sous le magnifique soleil d’Hawaii. Allons, un peu d’imagination… Je vous laisse, puisque j’arrive à la piscine de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Mon départ est prévu dans deux heures. Oups, je commence à m’énerver…

Peggy Labonté pour Courir.org
Courriel : pegpeg30@hotmail.com

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Dans la voie de gauche  Par Fréderic Mathieu
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Dans la voie de gauche

Par Fréderic Mathieu

Une collaboration spéciale de Stéphane Dubreuil

Demi-marathon de Montréal Banque Scotia 2011: Autant m’importe le vent!

5 h 30, le cadran se fait entendre. Ça y est, «it’s race day». Premier constat, les jambes sont bonnes. Deuxième constat, il pleut comme prévu. Je déguste mon classique petit déjeuner de deux toasts 12 céréales avec miel et beurre d’arachide avec café, mais hélas un seul, car c’est jour de course et que le jour de course, pour pas visiter trop le petit coin avant (ou pendant), ce n’est qu’un café. Je le sirote l-e-n-t-e-m-e-n-t. Je fais mes bagages et tout comme le beurre d’arachide, j’en mets épais. Ce chandail s’il ne pleut plus ou celui-ci s’il pleut fort. Ce manteau s’il pleut très fort ou celui-là? Les deux, tiens. Bon, le sac à dos est rempli autant qu’une poche de gardien de but de hockey, mais je ne vais que courir! J’aurai cependant un judicieux éventail de choix. Métro Longueuil, je vois les participants fiers de leur médaille du 5 km sous la pluie. Ils font bien de l’exhiber. Juste un 5 km, mais sous la pluie, très tôt: chapeau, m’sieurs dames!

Station Jean-Drapeau, la pluie cesse pratiquement quand je sors à l’extérieur, aurais-je un don? Je n’ai JAMAIS fait une course sous la pluie! Je me dirige dans le centre où l’accueil se fait. Ça me rappelle une ambiance de discothèque, on est très collés, on se bouscule, mais «it’s race day», et la seule boisson d’usage est le Gatorade pré-course. On doit bien être 3000 dans ce petit établissement! Je vois un ami commanditaire de l’événement, lui refile mon sac à dos de gardien de but et hop, là, dehors au plus vite! Ce n’est pas le genre d’échauffement que je souhaitais une minute de plus! On entend la voix de Jean-Pierre, notre célèbre animateur de course, qui rend nos épreuves, en quelque part, chaleureuses. Il est de la famille, on dirait, et son timbre de voix est rassurant, décontractant même. Il sait nous motiver et rendre notre présence agréable. J’aime quand il est là.

Le départ se fait bientôt pressant, ai-je le temps d’aller porter ce chandail, de faire cet étirement si important? D’aller m’alléger du seul et damné café si bon? De faire un petit sprint ou deux? C’est ça, le «race day». Mais on aime ça. On se voit tout fébrile, il y a ce débutant qui fera la course en kiwi d’époque, c’est-à-dire effet de serre garanti avec espadrilles de tennis. Et il y a les autres là, les gazelles, ces gars et ces filles qui sont en petite tenue «racing» et qu’on sait qu’ils feront ça rapido et sans trop avoir l’air à bout. Je croise Reid Coolsaet (l’éventuel gagnant) qui se cherche un arbre (!) et au parc Jean Drapeau, ça manque pas, je le salue, sans trop brimer son intimité, car c’est maintenant SON arbre.

Jean-Pierre entonne les paroles d’usage pour signifier que «tout le monde au poste, c’est dans moins de deux». Je ne me rappelle plus s’il y avait le traditionnel air de Fort Boyard qui nous fait dire: «oh non, on décolle!», mais on prend son rang, dandine à gauche et à droite en saluant ici et là des connaissances, puis on a le doigt sur la montre: 3, 2, 1, bingo! On démarre! Ça part vite! Mais j’en ai vu d’autre. Mon collègue du club des Vikings, Nicolas, veut bien stopper le chrono avec un record personnel. On est conservateur et on fait le premier km en 4 m 45. Le 2e, c’est autre chose, on est en 4 m 00. On en dépasse un qui est parti trop vite, il est vêtu d’un kiwi et de souliers de tennis.

Il est intéressant dans ce parcours de se croiser dans différents endroits. Pour les gens de l’extérieur, faire le circuit Gilles Villeneuve est quand même intéressant. Il y a quand même un aspect cross-country, car à l’occasion, le parcours est accidenté, mais au moins on décroche du bitume. L’enfer maintenant, le contour du bassin d’aviron, le dernier droit est de 2 km et j’ai deux mots à dire à Postes Canada: leur facteur éolien est TROP PRÉSENT, voire décourageant. Des rafales de 70 km/h durant 2 km! Je crois honnêtement que l’on peut se retrancher 1 ou 2 minutes chacun à notre temps, allez, c’est moi qui paie! J’ai trimé dur pour être aérodynamique et j’en ai payé le prix. Je faisais ma star à doubler ici et là, mais à la sortie du bassin, alors là, le coup de pompe. Mon collègue me largue et la détresse psychologique embarque «t’es fait fort, t’en a vu d’autre, go, Rocky, go», puis «maudit que je serais bien sous une douche chaude». À deux pas de me dire dans cette détresse habituelle «petite vitesse et on le finit» ou «allez, remue-toi et finit ça le plus tôt!» J’y vais pour la deuxième option.

Le facteur éolien est maintenant favorable et je n’irai donc pas me plaindre à Postes Canada. Les postes d’eau et de Gatorade sont bien placés et un contingent de bénévoles suffisant fait bien le travail. C’est le début de la fin, et j’entends Jean-Pierre qui scande les noms des finissants. C’est là que je l’aime le plus celui-là. Je ne sais trop s’il m’a annoncé, mais, hé ! hé ! j’ai une bonne moyenne là-dessus, j’entends ma puce électronique de dossard qui se fait entendre (quelle belle invention!) et c’est fini, je mérite bien un bon café! Mon collègue Nicolas a réussi son pari et il vient d’établir une nouvelle marque. Pour ma part, je suis loin du compte, mais heureux d’avoir partagé ça avec lui et d’avoir terminé une autre course du mieux que je pouvais sans avoir flanché pour l’option 1 précédemment.

On m’enrobe d’une belle cape métallisée, et pour la moyenne de météo de cette course, c’est fort apprécié. J’ai droit à ma médaille qui est fort belle, je remercie les bénévoles (ne vous gênez surtout pas pour le faire vous aussi, c’est leur salaire!) et je retourne dans le sauna d’accueil.

Je récupère mon sac de gardien de but, salue des connaissances qui ne sont que des personnes croisées lors de courses et on se dit pratiquement à la prochaine! Ouais, comme il est agréable d’avoir ce sentiment du devoir accompli et d’être d’un rendez-vous du genre avec des gens qui prennent soin d’eux ou qui auront la piqûre de vivre ça encore. On peut dire avec fierté que nous, on est dans le vent!

Stéphane Dubreuil pour Courir.org

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Courez le Marathon GoodLife Fitness de Toronto le 15 mai 2011

Si vous cherchez à établir un record personnel ce parcours est pour vous!

La course offre des épreuves pour tout le monde. Il y a un 5K marche/course, un demi-marathon marche/course, le marathon et le relais.

Le Marathon offre un parcours en descente nette et rapide qui permet aux coureurs de voir tous les grands sites de la ville. Le Depart à 9h00 à partir de Mel Lastman Square. Le parcours se déroule en descendant la fameuse rue Canadienne, Yonge St. et puis à travers de Forest Hill et Casa Loma et puis se dirige vers le bas de la ville. Le parcours passe au Centre Rogers, la Tour CN, St Lawrence Market et Air Canada Centre.

Il est alors dirigé vers Queens Quay et c’est une belle course le long de la Goodman Martin Trail passé la Place de l’Ontario vers la rivière Humber. Il est maintenant temps de faire votre chemin de retour à la plaque tournante de la ville et prendre Lakeshore Blvd. et puis University Ave. tout en appréciant les orchestres musicaux et les spectateurs le long du chemin. Profitez de la superbe ligne d’arrivée à l’Assemblée législative provinciale de l’Ontario à Queens Park. On vous attend avec 300 massothérapeutes dans le parc, et après une bouchée, vous serez sûr d’avoir assez d’énergie pour ramener à la maison votre énorme médaille. Si vous voulez vous qualifier pour Boston, ce parcours est impératif!

Le Demi-Marathon de Molson 67 est considéré par de nombreux coureurs vétérans d’être une voie rapide très pittoresque. Si vous cherchez à établir un record personnel, ce parcours est pour vous. Vous courez vers le sud sur la rue Yonge, la route descend à travers le panoramique ravin de Rosedale Valley, où vous pourrez profiter des odeurs de printemps. Après un voyage vers le sud rapide sur l’avenue Bayview, Il est temps de faire votre chemin le long de la rue Front, puis un court trajet jusqu’à l’avenue University. Vous arrivez à la ligne d’arrivée avant même de le savoir. Assurez-vous de venir participer dans une course de grande ville vraiment fantastique.

Le 5k Loblaws a une nouvelle heure de départ et une nouvelle ligne de départ. La course commence maintenant à 10h00 sur Hoskin Ave. près de Tower Road. Prendre le métro jusqu’à la station Museum et suivre la foule. La course passe au sud sur l’avenue University et est orientée vers le nord à la rue Wellington et se termine à Queens Park.

Pourquoi ne pas en faire une semaine de cet évènement et de voir tous les sites que Toronto a à offrir. Vous cherchez quelque chose à voir la nuit avant le marathon? Venez dîner les meilleures pâtes de tous les Marathons. La nourriture est très bonne ainsi que les animateurs. Venez rencontrer Kathryn Switzer, la première femme participante à Boston, l’historien en courses Roger Robinson, et le fondateur de Running Room, John Stanton. C’est sûr d’être une nuit que vous n’oublierez pas.

Avec des participants provenant de plus de 50 pays, une superbe route, des divertissements fantastiques et des foules enthousiastes, le Marathon GoodLife Fitness de Toronto est un « must »!

Pour plus d’informations, visitez notre site Web : www.torontomarathon.com.

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Test de produit

La ceinture d’hydratation Nathan

Nathan Sport est un spécialiste de l’hydratation. Sa série Speed offre un éventail de bouteilles, en nombre et en format, pour toutes les distances de course. La première de la série est la SWIFT. Son petit format de 8 oz (235 ml) la destine aux petites sorties (1 heure max). Comme toutes les bouteilles Nathan, elle est techniquement bien pensée. Tout y est: bouteille moulée, ceinture élastique, petite poche, carte d’identité, attache pour dossard et tissu imperméable.

À la suite d’expérimentation, la bande élastique du ceinturon gagnerait à être plus large pour un meilleur confort. De plus, malgré la position inclinée du porte-bouteille, il est difficile de saisir le flacon à l’aveuglette lorsque positionné dans le dos. Puisqu’il s’agit de la première de la série SPEED de Nathan, la facilité d’usage pour un coureur de courte distance est primordiale.

Découvrez la gamme de produits à l’adresse suivante : http://www.nathansports.com/our-products/hydrationnutrition/racespeed-series/swift

Les produits nathan sont offerts dans les boutiques spécialisées.

Rosaire Gagné, collaborateur spécial pour Courir.org

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Courir avec son chien
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Courir avec son chien

Par Isabelle, Charlotte et Clovis

Quelques conseils pour courir avec son chien par temps chaud.Par Sandra Friedrich

Les Canisportifs pratiquent les plus beaux sports qui soient: les sports attelés à son chien (canicross, cani-VTT, cani-trottinette…). Dans ce duo, il revient au maître de respecter le bien-être de son chien et d’observer tous ses signes de faiblesse, de blessures, d’épuisement, de coups de chaleur.

Quand il fait chaud, il ne fait pas nécessairement bon courir avec son chien, même s’il est en bonne santé et sportif. Et peu importe sa race, à nez plat ou pas, la prévention et la vigilance valent pour tous les canins. Notre fidèle compagnon, qui se donnera de tout cœur pour être avec nous, n’a que ses coussinets et son halètement pour évacuer le trop plein de chaleur. Dans les sports attelés, il est fortement déconseillé de courir sur l’asphalte, qui plus est en été : ça brûle littéralement!

Les Canisportifs préfèrent les terrains en terre battue proches de cours d’eau courante donc fraîche (rivière ou fleuve). Lors des entrainements, nos chiens peuvent plonger, se refroidir et s’hydrater. De toute manière au-dessus de 20 degrés, Les Canisportifs sont extrêmement prévoyants. Si l’indice humidex est trop haut, aucune sortie en sport attelé. Au mieux les chiens courent libres à nos côtés ou nous optons pour nous entrainer sans nos partenaires restés bien au frais à la maison. Car le canicross demande un gros effort sur le squelette et le cardio du chien, et en période estivale cet effort peut tourner vite au cauchemar. Une hyperthermie chez le chien n’est pas visible extérieurement. Or, les conséquences peuvent être mortelles en un laps de temps très très court. Mieux vaut connaître les symptômes!

En été, Les Canisportifs sortent soient très tôt le matin ou tard le soir mais plus souvent qu’autrement cette période est réservée à d’autres activités ludiques et cognitives : l’agilité, le herding, le camping… bref vivent les vacances!

Sandra

Voir : http://www.lescanisportifs.com/

P.S : Une sortie sans plan d’eau?… À la limite, un bon palliatif serait de transporter avec soi une bouteille en spray avec laquelle on asperge le chien pendant les sorties chaudes de l’été. Et, ne pas oublier qu’un chien trempé placé dans la voiture sans être séché se réchauffe encore plus vite…

Les fondateurs de Courir.org qui pratiquent la course avec leurs fidèles compagnons Charlotte, Isabelle et Clovis vous invitent à visiter les sites suivants :

Sur la zoothérapie, avec écrits et tranches de vie.
Site web : http://sandraetlechien.com/

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Première édition du Défi des Collines de Sainte-Catherine-de-Hatley

Le Défi des Collines, qui aura lieu le 4 septembre prochain, consiste en cinq (5) épreuves de course à pied de différentes distances; 5,5 km, 11 km, 15 km, 30 km ainsi qu’une course pour enfants. Le Défi des Collines se veut un événement sportif d’envergure régionale ouvert aux amateurs de course à pied, allant du néophyte au marathonien expérimenté. Le défi des Collines prévoit recevoir environ 250 inscriptions pour la première édition.

«Depuis que j’ai commencé à organiser le Défi des Collines, je suis agréablement surpris de l’enthousiasme que l’événement génère tant chez les commanditaires, les coureurs, qu’à l’hôtel de ville», affirme Patrick Mahony, organisateur du Défi des Collines. Pour la municipalité, la tenue d’un tel événement représente l’occasion de faire participer et de rassembler les citoyens. «Le Défi des Collines est le genre d’événement qui est positif pour la communauté, explique Jacques Demers, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley. Les gens se rencontrent, se côtoient et apprennent à se connaître. Il ne faut pas oublier qu’il y aura aussi des retombées économiques intéressantes pour les commerçants de la municipalité.»

De son côté, Joel Saint-Louis, propriétaire de la Boutique Le Coureur, a immédiatement embarqué dans le projet. «Le Défi des Collines vient combler un vide dans le calendrier de course au Québec et vient ajouter à l’offre des événements de course en Estrie. Le Défi des Collines tombe à point pour quiconque se prépare au marathon de Montréal ou pour ceux et celles qui veulent s’initier à la course.»

Annick Gazaille, propriétaire du IGA Gazaille de Magog, voit son association avec le Défi des Collines comme naturelle. «Nous faisons la promotion d’une saine alimentation et de saines habitudes de vie, dit-elle. Donc, le Défi des Collines cadre parfaitement avec notre vision.»

De plus, le Défi des Collines aura un aspect caritatif puisqu’une partie des revenus sera remis à l’Association québécoise de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). La SLA, mieux connue sous le nom de la maladie de Lou Gehrig, est une maladie neurodégénérative fatale dont on ne connaît pas l’origine et pour laquelle il n’y a aucun remède.

Site web : http://www.defidescollines.com

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Citation du mois

Allons sagement et doucement: trébuche qui court vite.
– William Shakespeare

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Le monde de la course selon Marc Lajoie

Le monde de la course selon Marc Lajoie

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Des nouvelles du Circuit de course à pied du Grand Montréal Endurance

AU RYTHME DE NOS FOULÉES – CHÂTEAUGUAY LE 15 MAI 201

Un chandail sera remis aux 400 premiers inscrits, au total, pour les épreuves de 5 km, 10 km et 21.1 km. Épreuve de 21.1 km: limite de 350 participants et un temps de 2H45 doit être imposé pour des raisons de sécurité et de logistique. N’attendez plus!

Attention – Départ du 21.1km. Le matin de la course, les participants seront transportés par autobus vers le site de départ se trouvant à 4.5km de l`école secondaire L.P.P Le premier transport est à 7:30, alors que le dernier est a 8.10. Prévoir ce délai et arriver plus tôt.

Site web : http://www.circuitendurance.ca/

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Recette du mois par Caroline Allen, nutritionniste

PAD THAÏ AUX CREVETTES

Une spécialité asiatique de la boîte à recettes de maman (Donne 4 portions)

Ingrédients délicieux:

— 2 cuillerées à thé (10 millilitres) chacune de sauce hoisin et d’eau
— 2 cuillerées à table (30 millilitres) de sauce de poisson
— 4 cuillerées à table (60 millilitres) de sauce soya réduite en sodium
— 2 cuillerées à table (30 millilitres) de fécule de maïs
— 250 grammes (environ 8 onces) de crevettes crues, équeutées
— 150 grammes (environ 5 onces) de nouilles de riz larges
— 1 cuillerée à thé (5 millilitres) d’huile de sésame
— 4 oignons verts, tranchés
— 2 branches de céleri, tranchées finement
— ¼ tasse (60 millilitres) de bouillon de poulet réduit en sodium
— 4 tasses (1 litre) de fèves germées, rincées
— 2 tasses (500 millilitres) de coriandre fraîche, hachée
— au goût: poivre noir
— quartiers de lime

La préparation du pad thaï

1. Dans un petit bol, mélanger la sauce hoisin, l’eau et la sauce de poisson et garder de côté. Dans un moyen bol, mélanger la sauce soya et la fécule de maïs, et faire mariner les crevettes. Dans un chaudron rempli d’eau bouillante, tremper les nouilles selon le temps sur l’emballage. Égoutter et rincer à l’eau froide, puis réserver.

2. Dans un poêlon antiadhésif, chauffer l’huile à feu moyen et faire revenir les oignons et le céleri. Ajouter les crevettes marinées et faire sauter 4 à 5 minutes, en incorporant le bouillon pendant la cuisson. Transférer les nouilles cuites, le mélange de sauces, les fèves germées et le poivre au poêlon, et chauffer 1 à 2 minutes tout en brassant. Garnir de coriandre et de quartiers de lime. Servir avec un saké froid ou un thé à la menthe et déguster.

Valeur nutritive: 1 portion: 237 calories, 40 grammes de glucides, 14 grammes de protéines, 2 grammes de lipides.

Bon appétit!

ATTENTION
La liste des abonnés de Courir à Montréal n’est pas disponible. Nous ne la donnons, ni ne la revendons à personne. En revanche, vous pouvez sponsoriser notre lettre d’information : contactez-nous pour discuter des modalités. Téléphone : 514-387-0404

Mai 2011

La tournée Courir.org poursuit sa route le 10 avril prochain à Ville Saint-Laurent, ensuite à la course des Vikings le 12 avril, puis au Banque Scotia 21k de Montréal le 17 avril (voir calendrier Courir.org à http://www.courir.org/calendrier_2011.html). Venez nous rencontrer! Notez que quelques-uns de nos collaborateurs seront en sol américain pour le célèbre marathon de Boston. Le prospectus et calendrier Courir.org sera également disponible.

Ce mois-ci, je vous invite à lire la collaboration spéciale de Jean-Philippe Leclerc sous la rubrique Dans la voie de gauche avec un Retour au bercail assez intéressant. Un nouveau collaborateur se joint à nous: Marc Lajoie, coureur et caricaturiste, nous proposera des petits clins d’oeil artistiques cocasses. Un sourire assuré à ne pas manquez!

À lire dans Le Triathlon à la portée de tous de Peggy Labonté, en collaboration de sa soeur Kim, nutritionniste, prône les bienfaits du miel au service du coureur. Jean-Claude Drapeau fait la rencontre de Paul-Henri Bergeron. Yves Daigneault nous parle de leçons de la course. Yves Pelletier nous propose des lectures sur la nutrition. Pierre Bourassa raconte son voyage à Barcelone. Mathieu Gagnon nous offre un toujours plus loin en compagnie de ses enfants. Et dans le mot de White Lightning, je partage avec vous mes souvenirs.

Bonne lecture à tous et bonne route!

Nathalie Collin
Courriel : wlightning24@hotmail.com

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Mes souvenirs d’Athlétisme
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Par Nathalie Collin

Dans mes souvenirs

Au fil des ans, je vous raconte des tranches de vie. Les années passent et vous semblez toujours apprécier ces écrits où je vous raconte mes joies et mes peines. Mes défis et mes rêves.

Aujourd’hui, je me trouvais dans une des courses du circuit Endurance qui a été ma seconde expérience en 1997. Mon père était venu me voir avec ce qui lui restait de vision. Sa pouliche prenait son escapade. Ma mère était à ses côtés et mon conjoint de l’époque croyait que je vivais un épisode «Forest Gump». Ce dernier est parti, mais mon amour pour la course à pied, elle, est demeuré.

J’ai souvenir aussi de ces athlètes que j’ai regardés évoluer dans différents sports. Bien entendu, je regardais ce que mon père avait choisi. À cette époque, on ne possédait qu’un téléviseur par maisonnée. Je me souviens lors de soirées bien programmées que mon papa s’assoyait sur le bout de la table du salon. Cela facilitait la manoeuvre rapide, car on devait tourner le bouton pour changer les postes. Alors pour rien manquer, il alternait entre un combat du grand Mohamed Ali (qui était mon préféré) et, pendant les annonces, un match de baseball ou de hockey et vice versa. Vous auriez dû voir mon père se ronger les ongles pendant toute la soirée. On aurait juré qu’il faisait partie du combat ou du match!

Moi, eh bien, je me concentrais à chercher les détails plus féminins qui pouvaient bien m’intéresser. Les couleurs des uniformes ou des noms qui me semblaient sympathiques. Au hockey, bien entendu, mon préféré était M. Lafleur et, au baseball, c’était M. Valentine des Expos. Bon, euh, je ne choisissais pas nécessairement mes favoris de par leurs performances! Au football, j’adorais ceux habillés en tigre… les Bengals.

Mon père était un sportif infatigable: il jouait de longues heures à la balle au mur, au hockey et, bien entendu, il courait. Il est responsable de ma passion pour la course. Il m’a aussi appris que si on veut arriver à nos fins, il faut bûcher. C’est avec coeur qu’on voit le bout des choses, et c’est avec ce modo en tête que je cours.

Bien plus tard, je me souviens d’avoir vu l’hommage à Maurice Richard au Forum. Je me souviens d’avoir pleuré. J’ai pleuré également la première fois que j’ai vu sur les chaînes américaines une émission en après-midi où on y montrait des marathoniens. Le reportage parlait de la préparation et de l’émotion au fil d’arrivée.

J’étais rivée sur le téléviseur. Comme mon père, qui se préparait à faire le marathon. Un peu plus tard, lors des Olympiques, je voyais l’équipe du relais dont faisait partie Donovan Bailey et Bruny Surin remporter l’or. Je sautais de joie dans mon salon car, dans le fond, j’étais sur piste avec eux… Plus tard, c’est notre regrettée Émilie Mondor que je vis réaliser des exploits. J’étais tellement heureuse, moi qui la voyais comme d’autres courir dans les rues de Mascouche. Plus tard, un matin de septembre sur le pont Jacques-Cartier, je pleurais, car Émilie n’était plus… J’ai courue ma course en souvenir de la joie qu’elle m’avait donnée lors de ses exploits. Elle qui avait tant de coeur, elle aurait sûrement fait des malheurs au marathon…

Le sport, en fin de compte, c’est pour les émotifs. Et pour ceux qui ne veulent pas se l’avouer et cache leur coeur tendre, le sport est pour les amateurs de sensations. Ne croyez-vous pas que notre société gagne à s’impliquer dans des démarches sportives?

Je pense que l’on est bien parti. De plus en plus de gens se tournent vers des pratiques plus saines on bougent plus. Bien que l’on ne tourne plus les postes du téléviseur en marchant vers celui-ci, mais en pressant du pouce sur la télécommande. Les sportifs de salon ont peut-être plus tendance à sortir faire du sport avant d’apprécier celui pratiquer par les pros.

Peu importe, toujours est-il que je chéris ces moments que j’ai passés aux côtés de mon père lors des soirées de hockey et de boxe. C’était avant que l’on lasse nos souliers ensemble pour un jog sur piste… Il a apporté sa pouliche à l’anneau de 400 m du patelin et fièrement il me tira sur le premier tour. Se doutait-il que ce serait une longue histoire d’amour?

Mon père, aujourd’hui, s’entraîne sur un tapis à l’intérieur. Il marche rapidement, c’est sa façon de rester en forme, car il a besoin de sa dépense d’énergie quotidienne. C’est sa façon de maintenir la santé. Cette si précieuse santé… Ça devrait être la responsabilité de chaque individu de la préserver, car quand la santé s’en va…

N’oubliez pas, la passion peut vous aider à traverser bien des choses (des défis, des maladies). Laissez celle-ci vous guider et suivez votre coeur à votre rythme.

La vie, c’est parfois un combat de boxe. Si vous baissez les gardes, on vous mettra KO.

Nathalie Collin pour Courir.org

Father and son de Cat Stevens : http://www.youtube.com/watch?v=Q29YR5-t3gg

Réaction au mot de White Lightning

Vous pouvez faire parvenir vos commentaires sur ce mot ou les autres articles du journal à l’adresse suivante: Wlightning24@hotmail.com

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Vos réactions au Mot de White Lightning

Je suis un Québécois expatrié en France depuis 15 ans et je suis vos nouvelles avec intérêt. Je voudrais proposer à vos lecteurs les textes suivants :

Petit manuel de la drague en courant (http://runners.fr/petit-manuel-de-la-drague/) et, à 26 ans, Florence, capitaine au service de santé des armées, a couru son premier demi-marathon en Afghanistan (http://runners.fr/courir-en-afghanistan/) dans la fournaise d’un camp américain…

En tout cas, c’est cool d’avoir des nouvelles de la course à pied venant du Québec! 🙂

Cordialement, Pierre Derome Courriel : pierre@derome.net

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

COURT SÉJOUR À BARCELONE

Si vous disposez de peu de temps pour visiter l’Espagne, concentrez-vous sur Barcelone. Cette métropole bien située sur le bord de la mer Méditerranée offre tout ce qu’il faut pour tous les goûts.

Vous désirez faire la farniente? Vous trouverez de belles plages tout près du port, des aires de promenade dans l’ancien quartier des pêcheurs de la Barceloneta, des places publiques avec terrasses extérieures où il fait bon s’attarder en dégustant des tapas (bouchées) accompagnées d’une bière ou d’un bon verre de vin (Plaças Reial, de Catalunya, del Rei, de Sant Jaume, Del Sol…), des marchés publics comme le Mercat de la Boqueria avec des centaines d’étals pleins de produits frais et alléchants, de grandes avenues bordées de boutiques de mode, de cafés et de bars. Vous voulez vivre à l’heure des Catalans? Alors vous déjeunerez très tard, vous ne dînerez pas, vous mangerez des tapas à partir de 17 heures et vous ne souperez pas avant 22 heures.

Vous êtes passionné d’histoire? Cette ville bâtie au 3e siècle avant J.-C. a été conquise peu après par les Romains, puis par les Wisigoths au 5e siècle après J.-C., les Maures au 8e siècle et enfin par Charlemagne en 800. On assiste à la naissance d’un empire catalan au 12e siècle. Il connaît des hauts et des bas jusqu’à la mort de Franco en 1975. La Catalogne obtient officiellement son autonomie peu après avec l’instauration d’une nouvelle constitution, la reconnaissance de la langue catalane et l’élection de son gouvernement. Une nation à l’intérieur d’un pays… vous connaissez? Le serveur de tapas est catalan, pas espagnol, qu’on se le dise! Les Expositions Universelles de 1888 et de 1929 avaient témoigné de la croissance industrielle de la Catalogne; le succès des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 la propulse sur la scène mondiale.

Vous êtes attiré par la culture, l’art et l’architecture? La ville abonde de vestiges romains, d’étroites ruelles médiévales (Barri Gotic), de nombreux musées, de chefs-d’oeuvre d’architecture, de galeries d’art, de bâtiments modernistes. Autrefois ceinturée de remparts, Barcelone s’est dotée d’une nouvelle planification urbaine. La Rambla, cette vivante artère piétonnière longue d’un kilomètre, coupe la vieille ville en deux, de la Plaça de Catalunya au Port Velle (vieux port). Les collines Montjuic et Tibidabo et les nombreux parcs sont aménagés comme des oasis de verdure.

Mais ce qui a surtout retenu mon attention, c’est l’oeuvre gigantesque de l’inventif et prolifique architecte catalan Antoni Gaudi. Il a conçu et construit une dizaine de bâtiments qui tranchent par leur originalité et leur audace. Récemment sacrée basilique, la Sagrada Familia est son chef-d’oeuvre le plus imposant et le plus impressionnant. Nommé chef de projet en 1883, Antoni Gaudi mourut en 1925 en laissant à ses successeurs les plans pour terminer ce superbe lieu de prière. L’achèvement complet est prévu en 2030. Comme il le souhaitait, les travaux sont financés uniquement par souscription publique (frais d’entrée des touristes).

Le but de ma visite d’une semaine à Barcelone était de courir son marathon le 6 mars. Son parcours partait de la Plaça Espana et y revenait. Il passait à côté des principaux monuments, y compris la Sagrada Familia. Les conditions étaient idéales: peu de vent, ensoleillé, 10 degrés au départ, 16 degrés à l’arrivée. Des 15 127 coureurs inscrits, 13 062 ont pris le départ et 12 534 ont passé la ligne d’arrivée. Avec 3 côtes fracturées un mois auparavant (le 3 février), j’espérais qu’en alternant jogging et marche, je pourrais finir avant la limite de 6 heures; il faut croire que j’ai fait plus de jogging que de marche, car j’ai terminé un peu sous les 5 heures.

Avec cette participation, ce marathon se situe parmi les 15 plus grands du monde, et le 6e plus grand d’Europe. Le premier homme, Levi Omari Matebo du Kénya, a terminé en 2 h 07 m 31 s; la première femme, Josephine Ambjömsson de la Suède, a complété la distance en 2 h 45 m 31 s.

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : P_bourassa@hotmail.com

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Un Montréalais dans le sud
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Un Montréalais dans le sud

Par Richard Strasbourg

Finies les vacances!

Depuis les vacances de Noël, le calendrier de course a été plutôt vide. Le club de course de La Nouvelle-Orléans s’est séparé en deux avec une course de chaque côté et le club local n’a pas exactement amorcé la nouvelle année, sauf pour une course en janvier.

Entre-temps, je m’entraîne plus sérieusement, à pied et en vélo aussi. Je regarde le calendrier et réalise que je n’aurai plus beaucoup de fins de semaine sans compétition d’ici les vacances d’été. Je me rends compte que, bientôt, je passerai beaucoup plus de temps à courir les médailles et autres récompenses, parfois deux ou trois fois par week-end.

Entre-temps, j’entretiens certains doutes, mais je me prépare sans retenue (j’adore douter, avant de reprendre la compétition). Je retourne à la piste pour l’entraînement de vitesse, pour la première fois depuis l’automne. Côté psychologique, j’élimine tranquillement tous les soucis qui pourraient m’empêcher de bien courir et je continue de procurer la motivation nécessaire à ceux qui en ont besoin autour de moi, ce qui contribue à me motiver aussi.

Ces derniers jours, alors que je montais et descendais les escaliers du stade de l’université ou que je courais dans le stationnement intérieur de l’hôpital pour me préparer aux parcours en pente du printemps, je me suis fais la réflexion suivante: en ce moment, je travaille davantage mentalement que physiquement. Bien sûr, je fais un effort physique, mais faire de 30 à 60 minutes de ce genre d’entraînement cultive une certaine force morale. Ça n’est pas le genre d’exercice après lequel j’hésite à me présenter à une course. Après ça, je ne veux pas rester avec le sentiment d’avoir fait tout ce travail de fou pour rien.

Quand je suis là à faire des allers-retours comme un rat dans un labyrinthe, je pense à ce que beaucoup de compétiteurs ne sont pas prêts à faire, et cette citation de Muhammad Ali me revient:
«Le combat est gagné ou perdu, loin des témoins, derrière les lignes, à la salle de gym et là-dehors, sur la route, bien avant que je ne danse sous les lumières.»

Je réalise que tout est dans la préparation: entraînement de corps et d’esprit, parce qu’une fois commencée, la courte distance se fait, pour moi, sur le pilote automatique.

Enfin, au moment de vous envoyer ce petit bout de texte par le cyberespace, je viens de courir 5 km qui se sont avérés être 3 miles, à cause d’une erreur de marquage du parcours et même si j’aurais pu être déçu ou fâché, le temps sur l’horloge, mon meilleur temps pour ces 3 miles, ne me permettait pas une telle réaction.

Depuis toutes ces années en compétition (d’ailleurs il faut que je me rappelle de compter tous les dossards de course accumulés, certainement quelques centaines!), je n’ai jamais aperçu les 18 minutes sur l’horloge du fil d’arrivée. C’est dans des moments comme celui-là où tous mes doutes s’effacent et que je suis heureux d’être allé un peu plus loin.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

 

LES LEÇONS DE LA COURSE

Certains l’apprennent tôt, certains ont besoin d’un crescendo de coups durs avant de comprendre, (j’en suis), d’autres n’apprennent jamais. Il en va ainsi de la course comme de la vie. Peut-être est-ce parce qu’il y a presque toujours une multitude de facteurs qui interfèrent entre nos performances de coureurs et les interprétations qu’on en fait. À la fin, on s’y perd un peu et on refait inexorablement les mêmes erreurs.

Un peu d’humilité, de sang-froid, de réalisme pourraient dans de tels cas nous être d’un grand secours. Prenons un exemple au hasard, hum! On s’est bien préparé pour une course de 5 km. Les intervalles ont bien été, le repos, l’alimentation, tout semble parfait. Arrive le jour du test, vous partez comme prévu sur le bon rythme, mais soudain après deux kilomètres, les choses se gâtent, un doute vous assaille et la foulée n’est plus si fluide. Vous commencez à vous crisper, votre souffle devient plus court, vous ne paniquez pas, mais ralentissez pour sauver les meubles. Résultat: une contre-performance. Pas catastrophique, mais disons décevante. Vite, vous vous empressez de trouver des faux-fuyants, des excuses sans fondement qui camouflent, quoi, un manque de courage, quoi, une mauvaise estimation de votre valeur, quoi encore pire, une peur de la réussite.

De toute évidence, on est en face d’une belle observation à faire. Car, il est vrai que l’humilité citée plus haut nous aurait conduit tout droit vers une analyse objective de notre état. Nous valons ce que nous faisons aujourd’hui et non la performance dont on a seriné nos collègues et qui remonte à Mathusalem. Le sang-froid, quant à lui, aide à regarder les choses en face, ce qui est rarement dramatique, entre nous. Notre coureur aurait dû oser, au risque de se retrouver avec la même contre-performance, mais cette fois avec l’assurance que le but était au-dessus de ses moyens. Oser, donc, aller au bout de son plan de course. Au lieu de cela, il reste dans l’expectative d’un grand brouillard d’explications confuses. Pourquoi cela? Bien, en partie, parce que des fois on ne veut tout simplement pas regarder la vérité en face. Le réalisme ici s’exprime sans ambages.

Veut-on réellement savoir notre valeur sur 5 km? Peut-on accepter sans grincer le résultat d’une course comme notre point de départ pour un nouvel objectif? Si nous avons répondu oui à ces deux questions, nous sommes sur la bonne voie, non seulement pour une meilleure performance, mais aussi vers un meilleur nous.

Yves Daigneault pour Courir à Montréal
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
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Les rencontres de Jean-Claude

Jean Claude rencontre Paul-Henri Bergeron de la course des Pichous.

Je l’écrivais dans l’article précédent, la course sur route jouit depuis longtemps d’une belle tradition au Saguenay-Lac-St-Jean. Qui de mieux que celui qui a organisé la première course autour de 1964-65 pour nous en parler, c’est-à-dire Paul-Henri Bergeron. Avec ses 85 ans bien sonnés, il peut être vu comme le patriarche de la course sur route dans cette région; voyez pourquoi.

D’ABORD, UN PEU D’HISTOIRE

Revenons d’abord à l’origine de la course sur route racontée de la bouche même de Monsieur Bergeron. «À l’époque du Collège classique de Jonquière, j’ai participé à une séance de conditionnement physique où j’appris que la course était une activité physique exigeante. Comme je voulais perdre du poids, je me suis mis à courir et à courir… Puis, avec l’aide de Bob Laroche, professeur d’éducation physique, j’ai organisé, trois ans durant, une course au Collège de Jonquière dont les longueurs variaient entre 10 et un mille. On était encore en mesure anglaise, à cette époque.»

«Cependant, je dois dire que je ne faisais pas partie du premier groupe de coureurs. Nous avions, bien avant moi, un quasi légendaire français, Lucien Brunel, qui courait tous les matins avec son chien et qui nous faisait revivre les souvenirs de notre légendaire Alexis le Trotteur. Professeur d’éducation physique et entraîneur de boxe, il avait convaincu certains de ses élèves à l’importance de la course.»

PUIS, LA COURSE DES PICHOUS

«Ce n’est pas moi, mais ce petit groupe de coureurs qui a donné naissance à la course des Pichous en 1969. En ce temps-là, comme elle venait de faire son entrée dans la programmation du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi, on courait avec des pichous et les parcours à caractère historique avaient plus d’importance que les distances. À titre d’exemple: il y eut un départ de la cathédrale de Chicoutimi avec l’arrivée à l’église Sainte-Anne de Chicoutimi-Nord.»

Henri Paul Bergeron
Henri Paul Bergeron

courir montreal quebec jogging competition course «En 1974, le directeur général du Carnaval-Souvenir me demande, le jeudi avant la course programmée pour le samedi, si j’accepterais la responsabilité de cet événement. Comme un bel innocent, j’ai dit oui. Le parcours était de l’hôtel de ville de Kénogami à l’hôtel de ville de Chicoutimi. Une distance d’environ 14,5 km. 19 coureurs et 2 coureuses complétèrent l’épreuve. Un certificat en latin et une lettre de félicitations furent envoyés à tous les participants. Il n’en fallait pas plus pour que les Pichous deviennent le symbole de la noblesse et de l’excellence.»

«L’arrivée de Loto-Québec comme commanditaire des principales courses au Québec nous a permis d’attirer les meilleurs coureurs et les meilleures coureuses du Québec. Voici les records du parcours de 15 km: Philippe Laheurte: 44 m 21 s. Ellen Rochefort: 49 m 59 s. Record de participation en 1983: 1256 finissants et 181 finissantes.»

«En 1988, je prenais me retraite comme directeur des services aux étudiants de l’UQAC et ainsi je perdais l’aide d’une centaine de bénévoles. Je me suis donc retiré après ma 15e implication comme responsable de cette activité.»

«En 1979, j’ai créé le circuit régional de course sur route et j’en ai assumé la responsabilité durant 19 ans. Ce circuit qui comprend 19 courses contribue grandement à la promotion de la course et à la reconnaissance des meilleurs coureurs et coureuses de la région. J’ai aussi assumé la responsabilité de l’organisation du championnat Mini-Loto qui s’est déroulé à Jonquière le 7 octobre 1990.»

«Parmi les autres personnes qui ont le plus contribué à la promotion de la course dans notre région, je me dois de mentionner Raymond Bluteau de Dolbeau et René Couture d’Alma. Ces deux personnes ont été très actives au niveau de l’athlétisme et comme organisatrices de courses sur route.»

Pour revenir à la course des Pichous, notons qu’elle en était à sa 42e édition le 5 mars dernier (une seule édition n’a pu être tenue au fil des ans). Ceci en fait une des courses sur route parmi les plus vieilles au Québec. C’est le 10 km du parc La Fontaine à Montréal, avec ses 61 rendez-vous automnaux, qui détient le record de longévité.

Traditionnellement, cette épreuve avait lieu le 3e samedi de février dans le cadre du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi. Puis, en 2006, le Carnaval-Souvenir a été remplacé par les Hivernades et la date est devenue le premier samedi de mars.

À la suite du record de participation de 1983, il y a eu une certaine baisse, mais on assiste, depuis quelques années, à un nouvel engouement pour cet événement. Le 5 mars dernier, près de 600 personnes couraient ou marchaient le 15 km entre Jonquière et Chicoutimi. Étonnamment, il a souvent fait beau pour cette course hivernale, mais cette année, la neige était du rendez-vous!

Cette compétition est la première de la saison du circuit provincial de course sur route Sports Experts Pegasus, ce qui est un bel incitatif à la participation de plusieurs des élites du Québec.

Je vous invite à aller visiter le site des Pichous. Vous y trouverez d’autres renseignements dont la provenance de l’appellation «Pichous».
http://web.me.com/pichous/AutocarJeannois/Pichous.html

En terminant ce bref historique, je veux ajouter que M. Bergeron a pu vivre sa passion de la course jusqu’à tout récemment. D’ailleurs, à 80 ans, il réalisa un marathon dont il avait été lui-même l’organisateur, et ce, dans un temps de 5 h 41 m. Si vous êtes amateur d’histoire de courses, je vous souhaite de rencontrer M. Bergeron; il pourra vous en apprendre davantage, car sa mémoire est étonnante, tout autant que sa forme physique d’ailleurs.

Jean-Claude Drapeau pour Courir.org
Couriel : jeanclaudedrapeau@yahoo.fr

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

«Papa, on court-tu?»

Ces belles paroles sont de mon grand garçon, qui aura bientôt 3 ans. Quand il me dit: «Papa, on court-tu?», ça vient faire vibrer une petite corde sensible en moi. Impossible de lui dire non! C’est donc avec plaisir que je m’élance avec lui dans le corridor de la maison, que l’on contourne la table de la cuisine et que l’on repasse à toute vitesse dans le corridor sous les encouragements de maman. C’est qu’il s’en vient de plus en plus rapide, mon petit bout d’homme! Naturellement, sans que je lui montre comment courir, il a appris à allonger sa foulée, à tenir ses bras près de son corps et à courir d’un pas assuré. Rien à voir avec ses tentatives de course à 2 ans où je faisais semblant de courir! Là, il faut que je cours pour vrai pour le suivre. Des beaux moments père-fils, déjà.

Ça me fait un petit velours que mon plus grand aime le même sport que moi. Mais, d’un autre côté, à peu près tous les enfants aiment courir. Ça semble inné chez eux. Ça ne leur prend qu’une petite étincelle pour qu’ils se mettent à courir et à rire. Évidemment, je ne rate pas une occasion pour me joindre à eux et retrouver mon coeur d’enfant! Mine de rien, ça fait un bon petit entraînement.

Par contre, avoir des enfants et s’entraîner pour vrai, ce n’est pas toujours évident. Il faut constamment faire des concessions sur les entraînements. On ne peut plus vraiment aller courir au moment qui nous convient le mieux; il faut aller courir au moment qui convient le mieux à la famille. Le petit dernier pleure et le plus vieux est en crise car il ne veut pas aller au lit? La tentation est grande de refiler le problème à la maman et de partir courir quand même, mais ce n’est pas très sain pour la relation de couple. Alors on reste, on tourne en rond avec le bébé qui pleure pour essayer de le calmer ou on tente d’être ferme avec le plus vieux, et ce, jusqu’à ce qu’ils s’endorment d’épuisement. Après, souvent, c’est nous qui sommes trop épuisés pour aller courir. Alors on remet ça au lendemain en espérant passer une bonne nuit.

J’imagine que plusieurs parents se reconnaissent dans mes propos et je comprends maintenant pourquoi de nombreux parents se découvrent un intérêt pour la course à pied sur le tard ou y reviennent. J’entends par là qu’ils se mettent ou remettent à courir une fois que les enfants sont plus grands. C’est pratiquement impossible de courir régulièrement avec de jeunes enfants et je suis bien placé pour le comprendre. Surtout dans les premiers mois de vie du bébé. Malgré toute ma bonne volonté, ma discipline et ma passion, je n’ai presque pas couru de l’hiver. Manque de temps et d’énergie.

Mais ça finit par se replacer un peu et on prend une certaine routine. Petit à petit, on reprend l’entraînement et on retrouve un peu de vitesse. Je ne m’attends pas à courir le demi-marathon de Montréal le 17 avril prochain aussi rapidement que l’année dernière, mais je sais que ma petite famille sera là pour m’encourager et ça, ça fait chaud au coeur. Et qui sait, ce sera peut-être à mon tour cet été d’encourager mon plus vieux à sa première course de 1 km. Je sens déjà que les émotions me serreront la gorge en le voyant tout sourire avec son premier dossard et sa première médaille!

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Course et marche populaires de LaSalle: Un franc succès malgré le froid!

La 32e édition de la course de LaSalle a eu lieu dans des conditions hivernales le dimanche 27 mars dernier. La vague de froid qui balayait alors le Québec avait fait chuter le mercure à -8 degrés, mais les coureurs ont plutôt dû lutter contre une température ressentie de -17 et des vents glaciaux de près de 30 km/h en provenance de l’Ouest. Fred, notre marmotte gaspésienne qui a vu son ombre cette année, ne s’était donc pas trompé: le Québec n’a pas eu droit à un printemps hâtif en 2011!

Malgré tout, 1562 coureurs ont bravé le froid pour participer à l’une des nombreuses courses organisées, allant du 1,5 km pour enfants au 10 km populaire, soit une augmentation de 10 % de la participation par rapport à l’année dernière. Une belle performance de la part des organisateurs, le club de course des Kilomaîtres de LaSalle.

À leur arrivée à l’école Lester B. Pearson, les coureurs étaient clairement dirigés vers la collecte des dossards et des puces, puis vers les différentes aires de départ des courses. Un magazine québécois de qualité sur la course à pied, KMag, était offert pour la première fois aux coureurs par la même occasion.

Le parcours du 5 km comprenait d’abord une boucle autour de l’école, permettant ainsi aux braves supporteurs d’encourager les coureurs un peu avant le 2e km, puis une boucle autour du canal de l’Aqueduc. Une superbe vue du canal encore entièrement gelé s’offrait alors aux coureurs, qui ralliaient ensuite le fil d’arrivée en face de l’école, où musique et encouragements réchauffaient l’atmosphère. Quant aux coureurs du 10 km, ils devaient effectuer deux boucles de ce parcours exposé aux vents.

Une mention spéciale ici aux nombreux bénévoles présents à l’extérieur qui ont vaillamment tendu des verres d’eau, dirigé les coureurs et enlevé les puces à l’arrivée malgré le froid intense. Sans eux, cette course n’auraient pas été chaleureuse!

Après l’effort, une collation complète (bagel, barre tendre, jus, pomme, banane et orange) était servie à la cafétéria de l’école où tout le monde pouvait enfin se réchauffer. Cette année, les jeunes garçons se sont particulièrement démarqués à l’épreuve du 5 km. Et, grâce au commanditaire FutureShop, les gagnants des différentes épreuves ont eu droit à des iPod Touch et des iPod Shuffle. Un incitatif de taille pour encourager les jeunes d’aujourd’hui à courir et à se dépasser!

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Yves Pelletier
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En passant par… mes lectures (2e partie)

Par Yves Pelletier

Le mois dernier, mon article portait sur le livre de Guy Thibault qui traitait de l’entraînement, et tout le monde sait aujourd’hui que vous aurez beau vous entraîner comme un diable jour après jour, si votre alimentation n’est pas adéquate, les résultats ne seront pas à leurs meilleurs. C’est pourquoi Guy Thibault au début de son ouvrage nous réfère au volume dont je vous parle aujourd’hui.

Marielle Ledoux, Natalie Lacombe et Geneviève St-Martin ont cuisiné un volume remplit d’informations faciles à repérer et à comprendre. Il m’est déjà arrivé de lire des textes sur l’alimentation sportive et, après 3 ou 4 paragraphes, de décrocher de l’article car, en bon visuel que je suis, j’en perdais l’intérêt. Par contre, dans le volume de nos trois auteures, il y a du texte, mais il y a également des tableaux et des graphiques, et quoi de mieux pour visualiser et comprendre.

Le volume commence avec un éclaircissement sur le carburant, l’énergie nécessaire pour fonctionner et s’entraîner. Il nous explique comment comprendre les fameuses étiquettes des valeurs nutritives sur les emballages. Comment calculer ses besoins énergétiques journaliers versus son métabolisme de base et l’activité physique à laquelle on s’adonne.

Le chapitre deux traite du type de carburant à choisir car, tout comme un bolide de formule 1 bien «rodé», l’athlète même bien entrainé offrira de moins bonnes performances si son réservoir ne contient pas le bon carburant. Donc, on y traite des glucides, comment les choisir, les quantités à prendre avant, pendant et après l’effort. Un tableau nous donne une série d’aliments avec leur indice glycémique tout en expliquant ce qu’est cet indice. On y traite également de la surcharge en glycogène en préparation d’une compétition de longue durée, du besoin en protéines, les quantités nécessaires, où les retrouver, s’il est nécessaire de prendre des suppléments en poudre…

Le chapitre quatre aborde l’importance de l’eau et, pour y consacrer un chapitre, il faut croire que l’eau est bien importante dans la vie d’un coureur, mais cela tout le monde le sait bien.

Il est également question de l’apport en calories, les bonnes calories versus les calories vides, la présence des gras dans les aliments, les bons et les mauvais gras. Les autres nutriments nécessaires, quels sont-ils? Où les retrouver et en quelles quantités en prendre?

Une partie complète est réservée à un guide de portion, c’est-à-dire que pour chaque groupe alimentaire, exemple les féculents, vous pourrez évaluer par portion la teneur en sucre et en gras d’un aliment. À titre de comparaison, pour une portion de 10 frites, vous aurez 7 g de sucre et 15 g de gras alors que pour 575 ml de maïs soufflé nature (pas celui du cinéma arrosé de beurre et de sel), vous aurez 0 g de sucre et 1 g de gras. Ces tableaux jumelés à la partie suivante portant sur les plans alimentaires permettent de bien planifier l’alimentation journalière en prévision des entraînements prévus et des compétitions à venir.

Bref, tout comme le volume de Guy Thibault sur l’entraînement, celui-ci de nos trois mousquetaires de l’alimentation sportive ne devrait pas être considéré comme une dépense, mais plutôt comme un investissement, car un bon entraînement jumelé à une alimentation adéquate ne peut que donner que de bons résultats.

Bonne lecture et bonne alimentation!

Yves Pelletier pour Courir.org
Courriel :yvepelletier@hotmail.com

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Le triathlon à la portée de tous... par Peggy Labonté
courir montreal quebec jogging competition course Le triathlon à la portée de tous…

Par Peggy Labonté

Le miel chez l’athlète

Dans ma dernière chronique, je vous racontais comment l’entraînement en groupe m’apportait une énergie positive. Récemment, je discutais de ce texte avec ma soeur Kim. Elle m’a rappelé qu’il y a aussi mon rituel de rôties au miel, beurre d’arachide et banane qui me soutiennent avant chaque entraînement matinal. Il est vrai que je consomme beaucoup de glucides, spécialement du miel. Kim s’est fait un plaisir de me partager les documents de recherche de l’Université Laval à ce sujet. J’ai beaucoup de chance d’avoir une source de référence aussi fiable, puisque ma soeur détient une maîtrise en nutrition à l’Université Laval.

Les athlètes ont des besoins très élevés en glucides, allant de 6 à 7 g de glucide par kg de poids pour les activités d’endurance pratiquées une dizaine d’heure par semaine, alors que ceux qui s’entraînent plus de 10 heures doivent viser plus de 7 g de glucides par kg de poids pour bien récupérer entre chaque séance d’entraînement et optimiser leurs réserves de glycogène. Concrètement, cela représente, pour un individu de 70 kg qui s’entraîne 10 heures par semaine, plus de 15 portions de produits céréaliers et plus de 15 portions de fruits et légumes par jour, si on se concentre à minimiser les sucres ajoutés de l’alimentation. Comme cet objectif est difficilement atteignable, les sucres ajoutés ont tout à fait leur place dans l’alimentation d’un athlète.

Parmi les sucres ajoutés, on retrouve le miel. Composé à plus de 80 % de glucides, il s’agit d’un aliment riche en énergie qui contribue à l’atteinte des besoins en glucide des athlètes en plus d’avoir un goût agréable et naturel. Le miel est composé de fructose et de glucose, deux sucres simples qui ne nécessitent aucune digestion et qui sont donc facilement absorbés par l’organisme. Le pouvoir sucrant élevé du miel lui vient de sa teneur élevée en fructose, qui le rend 25 % plus sucré que le sucre de table pour une même quantité, ce qui fait qu’on peut en mettre moins pour avoir le même goût de sucre. Le miel contient également une faible quantité de potassium, de même que des traces de quelques autres nutriments.

En plus de sa teneur en glucides élevée, le miel aurait aussi possiblement un effet prébiotique et antioxydant. En effet, pour une même quantité, le miel possède un pouvoir antioxydant équivalent à celui de la majorité des fruits et légumes. Ce pouvoir antioxydant pourrait même fournir une protection contre le cancer du sein.

Intégré dans une recette de barres tendres, sur des rôties, ajouté à du yogourt nature ou autre, le miel est un aliment de choix dans l’alimentation quotidienne des athlètes d’endurance. D’ailleurs, je vous suggère une recette simple pour soutenir vos entraînements (voir rubrique recette du mois).

Kim Labonté, Dt.P. M.Sc.

Pour conclure, le message est clair. En tant que triathlète, il ne faut pas négliger l’importance des glucides.

J’en profite pour mentionner que mon amour pour le miel est aussi une affaire de famille depuis plus de 70 ans. En 1937, à Victoriaville, mon grand-père Rolland Labonté a fondé Miel Labonté qui fut un vif succès. Cet été, j’aurai l’immense privilège d’être commanditée par cette entreprise familiale. C’est donc avec fierté que je porterai le logo Bonté Distribution Inc. lors de mes nombreuses compétitions.

Peggy et Kim Labonté pour Courir.org
Courriel : pegpeg30@hotmail.com

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Dans la voie de gauche  Par Fréderic Mathieu
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Dans la voie de gauche

Par Fréderic Mathieu

Une collaboration spéciale de Jean-Philippe Leclerc

Retour au bercail

Il est vendredi 14 h, mon partenaire Fréderic Mathieu et moi prenons la grande route en direction de Saguenay, ma mère patrie. La course des Pichous sera la première fois que je cours chez moi, étant maintenant un Montréalais d’adoption. Retourner dans mon patelin me confère une très grande motivation. Les prédictions météo étant assez clémentes, nous avons le très fort désir de bien faire sur la terre des bleuets.

Lors de notre arrivée en soirée, ma mère m’annonce la nouvelle: alerte météo pour tout le week-end sur la région 2! Les plans changent, nous devons donc ajuster notre approche vis-à-vis ce 15 km. En effet, une abondante neige tombe le matin du 5 mars. Vent, poudrerie, accumulation et « slush » sont de la partie au départ, où près de 500 courageux viennent s’aligner pour une course qui risque d’être difficile et certainement mémorable. Malgré tout ca, je veux bien faire devant les miens, je suis prêt!

C’est parti, le cross-country hivernal commence, je m’efforce d’avancer et de réveiller la machine, c’est dur, je dérape… Les kilomètres passent et j’ai l’impression que je suis déjà au bout de mes énergies. Vers le 6e km, ma montre m’indique seulement une vitesse moyenne de 4 minutes par kilomètre! Ce sera incontestablement une course de classement, au diable les bons temps. Ma visibilité est souvent réduite en raison des boules de neige bien accrochées à mes cils.

Ma petite maman est là, fière de son petit garçon, ce qui me donne une énergie nouvelle. Donc, je continue fort, allez, tiens le coup, ça achève! Je connais l’endroit, je sais qu’il ne nous reste que quelques minutes de souffrance… J’entends la foule. Je talonne Fred, mon mentor, il pousse sa gracieuse foulée d’un cran… Où trouve-t-il l’énergie? Je tente tout de même de le suivre vers un sprint final endiablé: on vide les réserves jusqu’à la ligne! Définitivement, nous méritons amplement notre spaghetti chaud au Cégep de Chicoutimi.

Conclusion, mon comparse et moi sommes top 10 et je termine même, à ma grande surprise, 3e de mon groupe d’âge. Pour la toute première fois de ma jeune vie de coureur, je fais de l’argent! Je ne déteste pas ca, soit dit en passant. Mes grosses semaines d’entraînement sur la neige semblent m’avoir avantagé, mais nous avons su nous ajuster, alors mission accomplie! Ce n’est que partie remise pour un meilleur chrono… La tempête continue, mais l’été arrive. Mémorable course.

Jean-Philippe Leclerc pour courir à Montréal
Courriel : Jpleclerc45@hotmail.com

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Courez le Marathon GoodLife Fitness de Toronto le 15 mai 2011

Si vous cherchez à établir un record personnel ce parcours est pour vous!

La course offre des épreuves pour tout le monde. Il y a un 5K marche/course, un demi-marathon marche/course, le marathon et le relais.

Le Marathon offre un parcours en descente nette et rapide qui permet aux coureurs de voir tous les grands sites de la ville. Le Depart à 9h00 à partir de Mel Lastman Square. Le parcours se déroule en descendant la fameuse rue Canadienne, Yonge St. et puis à travers de Forest Hill et Casa Loma et puis se dirige vers le bas de la ville. Le parcours passe au Centre Rogers, la Tour CN, St Lawrence Market et Air Canada Centre.

Il est alors dirigé vers Queens Quay et c’est une belle course le long de la Goodman Martin Trail passé la Place de l’Ontario vers la rivière Humber. Il est maintenant temps de faire votre chemin de retour à la plaque tournante de la ville et prendre Lakeshore Blvd. et puis University Ave. tout en appréciant les orchestres musicaux et les spectateurs le long du chemin. Profitez de la superbe ligne d’arrivée à l’Assemblée législative provinciale de l’Ontario à Queens Park. On vous attend avec 300 massothérapeutes dans le parc, et après une bouchée, vous serez sûr d’avoir assez d’énergie pour ramener à la maison votre énorme médaille. Si vous voulez vous qualifier pour Boston, ce parcours est impératif!

Le Demi-Marathon de Molson 67 est considéré par de nombreux coureurs vétérans d’être une voie rapide très pittoresque. Si vous cherchez à établir un record personnel, ce parcours est pour vous. Vous courez vers le sud sur la rue Yonge, la route descend à travers le panoramique ravin de Rosedale Valley, où vous pourrez profiter des odeurs de printemps. Après un voyage vers le sud rapide sur l’avenue Bayview, Il est temps de faire votre chemin le long de la rue Front, puis un court trajet jusqu’à l’avenue University. Vous arrivez à la ligne d’arrivée avant même de le savoir. Assurez-vous de venir participer dans une course de grande ville vraiment fantastique.

Le 5k Loblaws a une nouvelle heure de départ et une nouvelle ligne de départ. La course commence maintenant à 10h00 sur Hoskin Ave. près de Tower Road. Prendre le métro jusqu’à la station Museum et suivre la foule. La course passe au sud sur l’avenue University et est orientée vers le nord à la rue Wellington et se termine à Queens Park.

Pourquoi ne pas en faire une semaine de cet évènement et de voir tous les sites que Toronto a à offrir. Vous cherchez quelque chose à voir la nuit avant le marathon? Venez dîner les meilleures pâtes de tous les Marathons. La nourriture est très bonne ainsi que les animateurs. Venez rencontrer Kathryn Switzer, la première femme participante à Boston, l’historien en courses Roger Robinson, et le fondateur de Running Room, John Stanton. C’est sûr d’être une nuit que vous n’oublierez pas.

Avec des participants provenant de plus de 50 pays, une superbe route, des divertissements fantastiques et des foules enthousiastes, le Marathon GoodLife Fitness de Toronto est un « must »!

Pour plus d’informations, visitez notre site Web : www.torontomarathon.com.

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Courir.org était présent au lancement du livre Courir au bon rythme.

Dans la voie de gauche  Par Fréderic Mathieu
courir montreal quebec jogging competition course «Un peu de magie dans l’air»: ce sont les mots employés par Jean-Yves Cloutier, co-auteur du livre Courir au bon rythme. Environ 200 personnes ont été à ce lancement qui se voulait un événement heureux puisqu’il y près de 30 ans qu’un ouvrage sur le sujet n’avait pas vu le jour. Les deux auteurs du livre, Jean-Yves Cloutier et Michel Gauthier, étaient visiblement fébriles au lancement de cette aventure. Un ouvrage qui sera fortement apprécié de tous et surtout par le deuxième boom de course à pied au Québec. Notre équipe était sur place pour accueillir ce nouveau venu.

Bonne route à Courir au bon rythme!

Nathalie Collin pour courir.org

Site web : http://couriraubonrythme.com/2011/03/21/un-lancement-reussi/

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Test de produit

Le modèle Pace glove de Merrell

Ce printemps la compagnie Merrell lance sa gamme de chaussure barefoot pour homme et femme. Le minimaliste à découvrir graduellement. Le modèle testé, Pace Glove permet au pied de suivre son instinct et lui donne une pleine liberté de mouvement. Toute l’attention est axée sur la protection du pied : enveloppement ultraléger au niveau de la tige et bride de cuir synthétique au talon pour stabiliser le pied.

Le modèle Pace glove pour femme

Le modèle Pace glove pour femme : http://www.merrell.com/CA/fr-CA/Product.mvc.aspx/23943W/53981/Femmes/Pace-Glove

Pour découvrir les 10 règles en or pour la pratique du Barefoot : http://www.merrell.com/CA/fr/BarefootConnectionTips

visitez aussi : http://barefootrunners.org

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Courir avec son chien
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Courir avec son chien

Par Isabelle, Charlotte et Clovis

Les fondateurs de Courir.org qui pratiquent la course avec leurs fidèles compagnons Charlotte, Isabelle et Clovis vous invitent à visiter les sites suivants :

Pour tout savoir sur le canicross.
Site web : www.canicrossquebec.org

Sur la zoothérapie, avec écrits et tranches de vie.
Site web: www.sandraetlechien.com

Cardio-Canin : Entraînement inspiré de canicross et conditionnement physique tout en un!
Site web : http://www.kinovie.com/fr/cardio-canin.php

Animalerie Chico : Les Boutiques d’animaux Chico sont des animaleries de quartier à vocation générale.
Site web : http://animaleriechico.com/

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Citation du mois

Tu dois être le changement que tu veux voir dans ce monde.
– Mohandas Ghandi

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Le monde de la course selon Marc Lajoie

Le monde de la course selon Marc Lajoie

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Des nouvelles du Circuit de course à pied du Grand Montréal Endurance

AU RYTHME DE NOS FOULÉES – CHÂTEAUGUAY LE 15 MAI 201

Un chandail sera remis aux 400 premiers inscrits, au total, pour les épreuves de 5 km, 10 km et 21.1 km. Épreuve de 21.1 km: limite de 350 participants et un temps de 2H45 doit être imposé pour des raisons de sécurité et de logistique. N’attendez plus!

Attention – Départ du 21.1km. Le matin de la course, les participants seront transportés par autobus vers le site de départ se trouvant à 4.5km de l`école secondaire L.P.P Le premier transport est à 7:30, alors que le dernier est a 8.10. Prévoir ce délai et arriver plus tôt.

Site web : http://www.circuitendurance.ca/

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Survêtement coupe-vent Response adidas pour femmes
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Courses à venir en avril 2011 par Jean Joly

Commencez à préparer votre mois de courses à pied avec le calendrier des compétitions de Courir.org. Si vous voulez vous donner les moyens de bien figurer en compétition, il ne faut rien négliger, et surtout pas la planification de votre horaire sportif.

 

Dimanche 10 avril
Course Saint-Laurent : La 19e édition de cette compétition aura lieu aux Ateliers Municipaux 13001, boul. Cavendish, Saint-Laurent. Infos : 514-337-7255 Courriel : sls@slsathletisme.com Course #3 du Circuit de course à pied du Grand Montréal Endurance. (1, 2, 5, 10 km)

Dimanche 10 avril
Course de Laval à Champfleury : 3e édition de cette course dans le quartier bucolique de Champfleury à Ste-Rose Laval. En partenariat avec l’association des résidents de Champfleury et au profit de la maison des jeunes. Belle occasion de découvrir un magnifique secteur de Laval. Infos : 450-963-0676 poste 221 Courriel : evenement@champfleury.qc.ca (1, 3, 5, 10 km)

Dimanche 10 avril
Tour des 3 sommets Brébeuf : Le T3SB est un défi populaire qui se tiendra deux fois par année, soit aux mois d’avril et d’octobre. Il vise à faire participer les étudiants, et le public en général, à un évènement qui favorise la pratique sportive à Montréal, à l’extérieur, et à découvrir un des plus beaux parcs de Montréal, le mont Royal. Tous les bénéfices de la course serviront à promouvoir la pratique sportive chez les jeunes des clientèles défavorisées, du collège et du quartier environnant. Infos : patrick.daigle@brebeuf.qc.ca (15 km)

Dimanche 10 avril
La Jakours : La 19e édition de cette course aura lieu à l’École Secondaire Kénogami 1954, rue des Étudiants à Jonquière. Infos : 418-678-2598 Courriel : arancourt@videotron.ca Coupe Autocar Jeannois #4 (1.5, 3, 5, 10 km et 5 km marche)

Mardi 12 avril
La course des Vikings : Venez courir la deuxième édition de la course des Vikings. Dans le cadre des activités du Collège de Maisonneuve, les étudiants du collège ainsi que le public sont invités à venir courir avec le club des Vikings. La course aura lieu dans le parc Maisonneuve. Ce parcours agréable est sécurisé et est entièrement dans le parc. Infos : sdubreuil@cmaisonneuve.qc.ca(3, 5 km)

Samedi 16 avril
Le 5 km prédiction Sports Experts PEPS : Une course à pied pour tous, consistant à prédire un temps pour compléter la distance de 5 km, n’ayant pour unique repère temporel que votre horloge interne. Avenue des Sciences humaines du campus de l’Université Laval. Infos : 418-656-2187 Courriel : Richard.Chouinard@kin.msp.ulaval.ca Prologue du Circuit régional des 10 km. (1, 5 km)

Dimanche 17 avril
Banque Scotia 21k de Montréal : Joignez-vous à nous pour la 8e édition du 21k de Montréal, au Parc Jean-Drapeau. Les inscrits du demi-marathon recevrons un chandail ASICS Hydrology. Infos : 514-272-9267 run@canadarunningseries.com Course #3 du Circuit du Canada. (5, 21.1 km)

Dimanche 17 avril
1ère course annuelle du pont couvert de Wakefield : Les profits de cette épreuve seront versés au Centre récréatif de Wakefield. Infos : ckronlov@runningroom.com. (2.5, 5, 10 km)

Lundi 18 avril
Le Marathon de Boston : Le Marathon de Boston en est à sa 115e édition.

Samedi 23 avril
Défi des Cocos : Le club de course à pied des Loisirs Duberger les Saules est fier de vous inviter à la première édition du « Défi des Cocos ». Le défi des cocos est une course mixte par équipe de 2 ou 3 personnes, sans catégorie d’âge où chaque coureur doit parcourir une boucle de 4 km pour on équipe dans les rues résidentielles du quartier Duberger à Québec. Nous offrons un trajet de 8 km pour les équipes de 2, un trajet de 12 km pour les équipes de 3 ainsi qu’un trajet de 1 km pour les 12 ans et moins. Infos : loisirsdls@mediom.qc.ca (1, 8, 12 km)

Mai 2011

Dimanche 1er mai
Demi-Marathon International de Québec : La Ville de Québec sera l’hôte de la 8e édition du Demi-Marathon International de Québec (DMIQ). Cet événement international de course sur route se veut une occasion de découvrir un autre visage de la ville. Infos : 418-694-4442 Courriel : info@marathonquebec.com Course #1 du Circuit Courir à Québec. (Course des jeunes 2 km, 10 km, 21.1 km)

Dimanche 1er mai
Défi course et marche Desjardins du Club Lions de Ste-Thérèse : La 9e édition de cette compétition aura lieu au parc Ducharme (derrière le poste de police) 150 boul. Ducharme, Ste-Thérèse. Infos : 450-979-9000 # 110 Courriel : courselions@yahoo.ca Course #4 du Circuit de course à pied du Grand Montréal Endurance. (1, 2, 5, 10 km, 5km marche)

Dimanche 1er mai
La Course des Ours : Parcourez la pittoresque boucle nord dans le décor enchanteur du parc de la Gatineau. Préparation idéale pour la Fin de semaine des courses d’Ottawa. Accent sur la mise en forme enfants/famille et la voie est fermée aux automobiles. Des prix seront tirés parmi les coureurs et marcheurs. Médailles fabriquées à la main pour les coureurs et marcheurs des courses de 1 km et 3 km (1 ,3, 5, 10 km)

Dimanche 1er mai
Course/Marche pour l’Autisme : Vous êtes invités à participer à une marche/course de sensibilisation, dans le cadre du mois de l’autisme. Veuillez aider notre communauté à comprendre les besoins des familles vivant avec l’autisme. Informations : 514-923-7044. (1 km course des jeunes, 5km)

Dimanche 1er mai
La Course du Printemps du CEGEP de Trois-Rivières : La 26e édition de cette compétition aura lieu au Cégep de Trois-Rivières / Pavillon des Humanités 885, Marguerite-Bourgeois. Téléphone : 819-376-1721 # 2516 Courriel : daniel.cyrenne@cegeptr.qc.ca VO2 Max #1 (1, 3, 5, 10 km)

Dimanche 1er mai
Défi Côte Sutton : Une invitation à découvrir les côtes et vallées de Sutton et un beau défi pour débuter la saison de marche et course! Tous les départs et arrivées auront lieu au même endroit, au parc municipal Goyette-Hill, rue Western à Sutton. Stationnement à proximité. D.J. sur le site, échauffement en groupe, annonce de l’arrivée des coureurs et remise des médailles. Infos : 450-538-8455 (1, 5, 10 km)

Dimanche 1er mai
Courses en sentier du P’tit Bonheur (Ste-Agathe-des-Monts) : 1ère édition de cette course sur sentiers en terre battue. Courriel : info@ptitbonheur.com 1-800-567-6788 (1, 5, 10, 20 km)

Dimanche 1er mai
La Dupont Auto d’Alma : La 28e édition de cette course aura lieu au Centre sportif Mario Tremblay 50, boulevard St-Luc Ouest à Alma. Infos : 418-343-2525 Coupe Autocar Jeannois #5 (1.5, 3, 5, 10 km)

Dimanche 1er mai
Big Sur International marathon : 27 édition de ce marathon de la région de Carmel en Californie. Classer selon le magazine Runner’s World un des 3 plus beau marathon au monde.

Dimanche 1er mai
Sporting Life 10k : Une course de 10 km sur Yonge Street à Toronto. Informations : 416-944-2765 Courriel : run@canadarunningseries.com Course #4 du Circuit du Canada. (10 km)

Dimanche 1er mai
Marathon de Vancouver BMO : Marathon de Vancouver. (1.6, 8, 21.1, 42,2 km)

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Recette du Mois

Recette de barres tendres énergétiques

Ingrédients

½ tasse de beurre d’arachide
½ tasse de miel
½ tasse de poudre de lait écrémé
1 ½ tasse de gruau
½ tasse de raisins secs
30 ml de cacao
½ tasse d’eau

Préparation

Mélanger le beurre d’arachide et le miel. Ajouter les autres ingrédients secs. Terminer en ajoutant l’eau graduellement, selon la texture désirée. Presser fermement dans un moule. Réfrigérer toute la nuit, puis couper en barre.

Bon appétit!

ATTENTION
La liste des abonnés de Courir à Montréal n’est pas disponible. Nous ne la donnons, ni ne la revendons à personne. En revanche, vous pouvez sponsoriser notre lettre d’information : contactez-nous pour discuter des modalités. Téléphone : 514-387-0404

Avril 2011

Chers lecteurs et chères lectrices, dans ce numéro, j’ai le plaisir d’accueillir dans notre équipe une nouvelle collaboratrice au journal. Je vous invite à lire la chronique Courir pour bien se nourrir par Caroline Allen, qui est diététiste nutritionniste.

Également dans ce numéro, Peggy Labonté nous livre un deuxième «Triathlon à la portée de tous» inspiré d’une question d’une nouvelle recrue au triathlon. Richard Strasbourg nous raconte la course The Wall de la Louisiane, où le lion court après la gazelle. Jean-Claude rencontre les organisateurs du marathon du Vieux-Port de Saguenay, Mario Gravel et Robert André Gagnon. Pierre Bourassa nous parle voyage. Yves Pelletier, dans sa campagne, prépare sa saison en lisant de bons bouquins. Et moi, eh bien, je prends la route pour La tournée Courir.org. Suivez-nous tout au long de la saison.

La tournée Courir.org, c’est parti!

Courir.org a commencé sa tournée dans les courses des différents circuits. Comme dans les 10 dernières années, notre équipe va courir sur les différents circuits et être présente avec le kiosque Courir.org.

Le mois dernier, nous avons été présents au demi-marathon hypothermique du Coin des coureurs et au défi hivernal de l’île Bizard du circuit Endurance. Il n’y a pas à dire, il y a du monde en forme en ce début d’année! L’excitation des coureurs à faire leur première course de la saison et de voir leurs amis était palpable. Vous rencontrer et vous saluer a été un vrai plaisir.

Bonne lecture à tous et bonne route!

Nathalie Collin
Courriel : wlightning24@hotmail.com

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Mes souvenirs d’Athlétisme
courir montreal quebec jogging competition course Le mot de White Lightning

Par Nathalie Collin

Courir en harmonie

La tournée Courir.org a pris son envol le mois dernier avec notre participation au défi hivernal de l’île Bizard et au demi-marathon hypothermique. Ça fait toujours du bien de se retrouver parmi vous après avoir hiverné (comme les abeilles et non les ours). Ça crève les yeux: vous êtes heureux de retrouver les amis sur les parcours. Les sourires sont sur tous les visages. Et vous venez en grand nombre, beau temps, mauvais temps. Ces courses hivernales en sont la preuve évidente.

Le mois de mars, lui, annonce un peu le printemps qui s’envient doucement. Enfin! L’hiver qui est presque derrière nous, comme la nature de chez-nous, j’ai l’impression de revivre comme le printemps. C’est le moment de mettre à exécution les plans que j’ai projetés tout au long de l’hiver.

Mon année 2011 a commencé en harmonie et c’est sur cette note que je compte courir mon année. J’ai la chance d’avoir un ami contrebassiste. Cet ami m’a invitée à un concert au Festival de Lanaudière Et ma foi, quel spectacle!

C’était pour moi une deuxième expérience de concert et j’ai été frappée par la force que peut avoir l’action de gens qui unissent leur passion. C’était la perfection. L’harmonie de chaque son et instrument réalisés par autant de musiciens. Que dire de l’émerveillement et des sourires que cette harmonie crée.

Le musicien doit appliquer une rigueur, une discipline, pour arriver à la synchronicité de la musique au jour du concert. Le coureur a des règles à suivre, de la rigueur et de la discipline. La répétition du coureur se pratiquera sur la route ou sur la piste. Son rythme comme le tempo apportera le résultat… les fréquences de son coeur qui bat comme le tambour, métronome de sa cadence, évaluateur de son effort. Sa scène est le fil de départ et la route sa feuille de musique. Sur celle-ci il rencontrera des notes, des pauses et sûrement quelques bémols. Le chef d’orchestre est l’organisateur qui dirige la pièce à courir. Le peloton est l’ensemble. Enfin le coup de départ: maintenant la symphonie du coureur peut se jouer. Et le résultat à la fin du parcours: des sourires!

Cet ami qui est coureur a encouragé plusieurs musiciens de l’orchestre à se convertir à la course à pied. Il m’a confié que ceux qui ont lassé leurs chaussures ont noté une amélioration de leur vitalité et de leur performance. N’est-ce pas harmonieux! Un des chefs d’orchestre pourtant jeune a eu un bilan de santé plutôt inquiétant et a décidé de se mettre en forme. Il a perdu plusieurs kilos. Et lui aussi son boulot s’est avéré bien moins ardu. Avez-vous remarqué avec quelle passion le chef d’orchestre dirige son ensemble?

Une autre preuve que la course est bonne pour tous! La musique classique est comme la course, elle stimule les neurones. C’est un baume pour l’âme. Et vous, aimez-vous la musique?

Nathalie Collin pour Courir.org

Réaction au mot de White Lightning

Vous pouvez faire parvenir vos commentaires sur ce mot ou les autres articles du journal à l’adresse suivante: Wlightning24@hotmail.com

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Vos réactions au Mot de White Lightning de janvier #120

C’est avec plaisir que j’ai lu votre billet. Un baume au coeur. Je suis prise avec une tendinite du moyen fessier depuis mai dernier. Je consulte en ostéopathie en ce moment, je devrais pouvoir courir à nouveau en mai prochain. Un an plus tard! Au moins vos billets me donnent la sensation que je n’ai pas cessé complètement la course!

Bonne journée, Josiane Audet

Réponse: Bonjour Josiane!

J’aimerais vous remercier de nous lire et je vous encourage à garder le moral. Soyez patiente avec la guérison et dites-vous que ces moments d’arrêt vous permettent de vous reconstruire et d’être plus forte et sage aussi lors de votre retour. Je vous souhaite un bon retour en mai.

Surveillez La tournée Courir.org et n’hésitez pas à venir faire un tour sous la tente pour nous saluer!

Nathalie Collin

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Par Pierre Bourassa

Voyage à Hawaii

Qui n’a pas rêvé de s’envoler un jour vers ce coin de paradis? Cet archipel perdu dans l’océan Pacifique provoque l’imagination et représente une destination des plus enviées. Faute de pouvoir se la payer, on se rabat sur la Floride, Cuba, la République dominicaine, le Mexique… tout en continuant à rêver à Hawaii…

Quelle que soit la destination que je choisis pour satisfaire ma passion de la course à pied, mon objectif est de réaliser le projet avec un coût abordable et de trouver la meilleure formule qui soit. Certaines destinations, comme la Chine en 2008, exigent de vivre pratiquement dans ses valises, tellement il y a grand à découvrir. D’autres, comme Hawaii, se prêtent à un séjour de cintres, c’est-à-dire pendant lequel ça vaut la peine d’accrocher son linge…

Du point de vue touristique, janvier n’est pas en haute saison à cet endroit: c’est le mois le plus froid, et la floraison n’est pas à son meilleur. C’est pourquoi cette destination est abordable… si on s’y prend un an d’avance pour réserver. Avec Karine, la responsable de mon dossier à l’agence, nous avons obtenu un billet d’Air Canada à 890 $ (avec une seule escale, à Vancouver) et 10 nuits d’hôtel à 890 $.

Il y a un décalage horaire de 5 heures avec Hawaii. Les vols ont une duré de 5 h 35 pour Montréal-Vancouver et de 6 h 05 pour Vancouver-Maui. L’escale de 6 heures ne nous a pas paru très longue avec notre passage à la douane. Nous sommes donc partis à 8 heures, heure de Montréal, ce 20 janvier, et nous sommes arrivés à l’aéroport de Kahului à 20 h 25, heure de Maui.

Il faisait déjà nuit durant notre transport en navette de l’aéroport à notre hôtel à Lahaina. C’est dans cette ville typiquement hawaiienne, autrefois la capitale d’Hawaii, que nous devions passer notre séjour. L’hôtel, le Pioneer Inn, maintenant sous enseigne Best Western, le plus vieux d’Hawaii (1901), est situé en plein milieu d’une artère commerciale très prisée, face au port d’où partent toutes les excursions. Il a gardé son cachet colonial et tranche avec les luxueux complexes hôteliers qui longent la côte quelques kilomètres plus au nord.

Pourquoi choisir Maui plutôt qu’une autre île à Hawaii? Pourquoi le Maui Oceanfront Marathon plutôt que le Honolulu Marathon? Parce qu’il est plus jeune (3e édition par rapport à la 39e), parce que le parcours le long de la côte est plus pittoresque, que l’organisation est plus sympathique, qu’il est moins asiatisé (plus de la moitié des participants sont japonais à Honolulu). En fait, Maui est restée hawaiienne, alors qu’Honolulu avec Pearl Harbor, Waikiki Beach, Diamond Head, s’est américanisée. Le peuple hawaiien est fier de ses origines, et on le sent plus à Maui. Il y a un mouvement autant chez les jeunes que chez les moins jeunes pour retrouver les coutumes et traditions qui les distinguent.

Les départs du marathon et des différentes courses se faisaient très tôt le matin, pour éviter la chaleur (jusqu’à 33 degrés à midi). Une bonne partie du parcours du marathon a été couru à la noirceur. Il fallait faire attention où mettre les pieds, et les points d’eau étaient parfois visibles au dernier moment. Nous étions 13 coureurs et 3 marcheurs à entreprendre la distance, et 5 se sont illustrés dans les 5 premières places de leur catégorie: Odette Fortin et Michel Charbonneau premiers, Rémy Guérin et Laurent Bouchard deuxièmes, et Yasmina Redjouani quatrième. Rémy s’est même permis une septième place toutes catégories avec un temps de 3 h 0 m 33 s. Le gagnant a mis 2 h 35 m 39 s, et la gagnante 3 h 20 m 30 s.

Nous avions aussi dans notre groupe 7 personnes inscrites au 5 km: les 3 couples de Cantley à la marche et Carole Therrien à la course. Celle-ci a terminé première de sa catégorie. Les parcours se terminaient à quelques coins de rue de notre hôtel (d’où son choix). Quelques-uns comme moi ont profité de la proximité de la mer pour faire une petite saucette après l’épreuve: rafraîchissement garanti!

La portion touristique de notre séjour consistait à explorer cette île qualifiée de «magique». La température a continué de nous gâter: beau soleil, très peu de pluie. Aucune difficulté à mettre en application l’invitation des maka aïna (résidents) de la place: «hang loose» (équivalent de «take it easy» ou prends ça cool)! C’était la saison idéale pour l’observation des baleines, et certains ont pris une excursion spécialement pour cela. L’eau de la mer pour les nordiques que nous sommes était suffisamment chaude pour se faire bercer voluptueusement par les vagues. Les plages de sable fin nous invitaient à nous y prélasser pendant des heures. Le paradis, quoi!

La plupart d’entre nous se sont regroupés pour louer un véhicule et partir à la découverte des côtes et des régions montagneuses. Une destination à ne pas manquer, c’était le cratère Haleakala, qui trône à plus de 10 000 pieds. Pour assister au lever du soleil sur son sommet, on a dû se lever tôt, mais ça en valait vraiment la peine. Quelques-uns en ont profité pour faire un bon 2 heures de marche à l’intérieur de ce volcan éteint. D’autres ont fait l’expérience d’une descente vertigineuse en vélo sur ses flancs à partir d’une altitude de 7 000 pieds.

Des vols intérieurs permettaient d’aller visiter les autres îles. C’est ainsi qu’un groupe a fait un aller-retour sur l’île d’Oahu pour voir Honolulu, le Diamond Head, Waikiki Beach et Pearl Harbor. D’autres se sont organisé une excursion à la petite île de Molokini pour faire du tuba parmi les poissons exotiques.

Huit d’entre nous prolongeaient leur séjour: un couple avec 2 nuits de plus à Maui, moi et 5 autres avec une croisière de 7 nuits dans l’archipel à partir d’Honolulu. Nous avons pu ainsi nous rendre à Big Island (aussi nommé Hawaii) et à Kaui. Des excursions sur terre nous permettaient de nous rendre à différents points d’intérêt, comme le parc national des volcans. Nous avons pu marcher dans un tunnel formé par la lave, nous avons observé les fumées d’un volcan et même la lave couler dans l’océan. La Big Island continue à s’étendre grâce à cette lave. Il y a même tout près un volcan en activité sous l’eau, qui va surgir… dans quelques milliers d’années!

Somme toute, un merveilleux voyage, qui nous laisse sur notre appétit puisqu’il est impossible de tout voir en 9 ou 10 jours. C’est juste assez… pour nous donner le goût d’y retourner un de ces jours!

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : P_bourassa@hotmail.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Par Pierre Bourassa

La suite du récit (voir le journal # 120 de février)

Suite et fin du récit d’une marathonienne vivant avec son époux l’expérience d’un voyage à Boston en 2009 en vue du marathon.
Pierre Bourassa pour Courir.org – courriel: p_bourassa@hotmail.com

Marathon de Boston

Trente minutes après le départ de Michel, c’est à mon tour à me diriger vers le départ; 700 mètres séparent le village des athlètes du lieu du départ. Les marathoniens avancent lentement en écoutant les consignes. Certains enlèvent le gros chandail qui les gardait au chaud jusqu’au moment de partir. Des bénévoles ramassent tous les vêtements abandonnés pour les redistribuer aux pauvres!

N’entre pas qui veut à ces portes d’enclos («corrals»): il y a trois personnes qui vérifient si tu as un dossard et que tu es au bon endroit; ne t’avise pas d’entrer plus en avant! Chacun sa place selon son temps de qualification! Une sensation assez intense de se retrouver enfin sur le fil de départ du marathon de Boston! Tous ceux qui sont là ont dû se qualifier sur un autre marathon dans l’année précédente… et ils ont fait tout un entraînement! Ça fait des années que Michel se classe, mais c’est un évènement à vivre ensemble!

C’est un deuxième départ. Je fais les premières foulées de mon 4e marathon. Le trajet descend, je suis impressionnée de voir, à perte de vue, cette immense vague de marathoniens! Peut-être que je peux faire sous les 3 h 50? Je déguste cette ambiance! Je pars prudemment, en me laissant aller sans forcer, à mon niveau.

Lorsque tous ces coureurs sont passés avant moi, j’te dis que tu sais vraiment que tu es au poste de Gatorade! Incroyable, les pieds te collent sur l’asphalte! Au 17e km, je ne suis pas à l’aise dans mon corps, j’ai des points… OK, je me rappelle à Ottawa, l’an passé. Ça va se replacer!?! J’espère!? Oui, les points sont passés. Peut-être que je peux faire mieux qu’Ottawa en 3 h 55? Mais quelques kilomètres de plus et les cuisses se font sentir! Qu’est-ce que je fais ici? C’est donc ben dur, un marathon! J’arrête, passé le demi, pour aller au p’tit coin… Aïe! Aïe! Aïe! Les cuisses me font souffrir! Peut-être que je peux faire au moins sous les 4 heures?

Tantôt dans ma bulle, tantôt je retourne sur les côtés aller chercher de l’énergie. Tape, tape, tape: je réussis à garder le «beat» jusqu’au 27e km. Veux, veux pas, le tempo diminue… Let’s go, Denise, tu vas y arriver! Puis arrive le 32e: il ne me reste que 10km. Comme aller à la poly et revenir à la maison. C’est difficile, mais je cours toujours. Les cuisses surchauffent et je suis près du but. L’adrénaline remonte, la foule est de plus en plus bruyante. Je tourne à gauche. Voilà le fil d’arrivée au loin. Je cours, je cours, le regard fixé vers l’arrivée. Je suis très fière, j’ai la larme à l’oeil… Les frissons me traversent le corps… WOW! Quel feeling! Je passe le tapis d’arrivée… RÉUSSI! J’AI COURU BOSTON! I GOT IT! 4 h 14 m 44 s!

Passé la ligne d’arrivée, c’est la fin de la guerre… On avance tranquillement: librement pour Michel, plus tassée dans la foule pour Denise. Les bénévoles sont là: «CONGRATULATIONS!» Et ils t’offrent une bouteille d’eau, une bouteille de Gatorade récupératrice. On t’enveloppe dans une couverture métallique. «Congratulation Sir!» «Congratulation Miss!» en te passant au cou la médaille du marathon de Boston! Denise a les yeux pleins d’eau. Michel est très ému. WOW! Les frissons parcourent le corps… Quelle fierté! On te donne un petit sac à lunch plein, on récupère nos sacs de vêtements qu’on a laissés au départ.

Sortant tranquillement de la foule, on marche jusqu’au Midtown Hotel. Michel prend sa douche, se désaltère et revient sur le trajet près de l’arrivée, scrutant l’abondance de marathoniens pour essayer d’apercevoir sa chère Denise… Mais il y a une multitude de spectateurs. C’est quasi impossible de la voir…

On s’était donné rendez-vous à notre chambre d’hôtel si on ne se voyait pas. C’est là qu’on s’est serré dans les bras et que la jasette a commencé. Qu’on en avait des choses à se dire! À ce moment, c’était fini pour moi les marathons: F-I-N-I! Cette journée-là, même le soir, la médaille reste accrochée au cou! Les gens que l’on rencontre en chemin: «CONGRATULATION!»

Le lendemain, Michel va acheter le journal. Tous les résultats sont inscrits. Il feuillète et vérifie les pages en attendant l’embarquement dans l’autobus. Le chauffeur s’approche, tout étonné, l’air inquisiteur, ayant dans la main un chronomètre imaginaire (celui-là qu’on pèse sur le bouton du dessus avec le pouce): «Est-ce qu’ils vous chronomètrent tous?»

Et lors de l’arrêt au «Liquor Store», voyant ces mêmes passagers boitant avec quelques AÏE, AÏE, AÏE, le chauffeur d’un air inquiet demande à l’organisateur: «Que s’est-il passé tout d’un coup avec ces personnes-là? Elles semblent toutes atteintes de la dystrophie musculaire.»

Puis, tout en jasant dans l’autobus: «Il faut revenir à Boston, c’est trop magique! Je ne suis pas classée? Ou bedon je me classe à Montréal sous l’aile de Michel et 8 semaines d’entraînement intense cet été, ou bedon ma base est faite, je m’entretiens et je fais le marathon d’Ottawa qui est à 96 % plein?» Aïe, aïe, aïe! J’ai bien peur d’avoir été contaminée… J’ai changé mon 10 km contre le marathon pour revenir ici, à Boston! Je ne me reconnais plus!

Denise Huneault, épouse de Michel Villeneuve, pour Courir.org

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Un Montréalais dans le sud
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Un Montréalais dans le sud

Par Richard Strasbourg

Le lion et la gazelle

Chaque matin, en Afrique, une gazelle se réveille. Elle sait qu’elle doit courir plus vite que le lion le plus rapide ou elle mourra. Chaque matin, en Afrique, un lion se réveille. Il sait qu’il doit courir plus vite que la gazelle la plus lente ou il mourra de faim. Il n’est pas important que vous soyez une gazelle ou un lion, mais quand le soleil se lèvera, il vaudra mieux courir.

Ce mois-ci, je pars avec une citation. Il y a bien longtemps que je trouve l’inspiration dans les mots de ceux qui ont eu du succès et qui ont dit quelque chose qui soit resté gravé dans la mémoire collective.

Je me souviens d’un temps où j’avais même couvert un mur de mon appartement avec mes citations préférées. Il y avait du grand monde là pour m’inspirer avant de sortir dans le vrai monde: Muhammad Ali, Albert Einstein, William Shakespeare, Martin Luther King, Vince Lombardi, Gandhi, Steve Prefontaine, Bill Bowerman, Roger Bannister, Emil Zatopek, Jacqueline Gareau, etc.

Aujourd’hui, alors que j’ai atteint la plupart des objectifs que je m’étais fixés en course à pied et que mon but est de continuer à être compétitif en ayant du plaisir aussi longtemps que je le pourrai, les mots sont encore très importants, peut-être même plus qu’à l’époque ou tout était à faire. En effet, je pense qu’une fois qu’on est allé au bout de ses limites et même au-delà, il est facile de perdre la motivation. On peut sentir qu’il est temps de passer à autre chose et qu’on a un peu perdu le feu sacré. Dans ces moments, je me souviens des mots de ceux qui sont passés par là et qui ont poursuivi leur quête de succès.

En ce moment, je suis un peu en vacances. Je suis en congé de tout ce qui est extrême. Et pourtant, je me trouve quand même assez en forme, faisant toujours beaucoup d’exercice, mais je me sens un peu entre le lion et la gazelle. Dans cet esprit, je me suis pointé sur la levée, en banlieue de La Nouvelle-Orléans par un sombre dimanche matin de janvier, cherchant quelque chose de spécial qui ferait à nouveau de moi un animal à temps plein, pour une course qu’on appelle The Wall. Dans les années précédentes, j’y choisissais toujours la plus longue de deux distances possibles, le 30 kilomètres, en préparation pour le marathon en février, mais cette année, je décidai de m’en tenir à l’autre course, le 10 kilomètres. Comme le parcours est un simple aller-retour et que j’ai toujours rêvé de prendre le premier virage au lieu de continuer pendant deux heures, c’était l’occasion parfaite. Le plan était donc de prendre mon temps, haut perché sur la levée en cette fraîche matinée, et d’apprécier le paysage.

Dans un tout autre état d’esprit, mon amie Raquel, du club de course local, les Bayou Runners, ne voyait pas les choses de cet oeil. Déjà, à mi-chemin du premier mile, elle se tenait à mes côtés. S’étant entraînée pour le marathon, la belle Louisianaise avait visiblement décidé de partir en lion (ou en lionne) mais, au fil des courses de l’automne, je m’étais habitué à la perdre dans la brume, surtout sur une telle distance. Je pressai donc le pas en pensant qu’elle serait bientôt trop fatiguée pour me rattraper. À ma grande surprise, elle revenait à la charge une seconde fois et une troisième fois, me dépassant même à l’occasion.

Ce petit manège se répéta sans arrêt sur 10 kilomètres, envoyant mon plan de match aux poubelles. Au point où, sur le dernier mile, je commençai même à considérer la possibilité de réaliser un record personnel, ce qui contribua grandement à me donner ce quelque chose de spécial pour finir fort. Passé le fil d’arrivée, la lionne termina quatre secondes derrière la plus lente des gazelles (deux bonnes minutes plus lent que son record personnel). Trop fatigués pour se chamailler, ils se dirigèrent ensemble vers le comptoir de bouffe le plus proche pour déguster une bonne portion de jambalaya, accompagnée de leurs breuvages respectifs. Une bière pour la lionne et une boisson gazeuse pour la gazelle.

Depuis ce dimanche plutôt spécial, le marathon est passé, avec Raquel mais sans moi, et j’ai retrouvé un peu de pep à l’entraînement. La morale de cette histoire: quand le soleil se lèvera sur la prochaine course, lion ou gazelle, je n’aurai pas oublié et je serai prêt.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

 

Courir après 50 ans

On vit dans une société de performance, où l’efficience prend la mesure de la réussite. On peut bien s’entendre avec les autres, s’encourager, s’entraider, mais pour qu’on reconnaisse la réussite, il faut la quantifier. Et quoi de mieux que les billets de banque et tout ce qu’ils peuvent nous procurer pour plastronner notre statut social.

À tort ou à raison, nous buvons cul sec le verre de la reconnaissance. Il n’y a qu’un pas à franchir pour conclure que loin de la production et du profit, point de salut. C’est en observant la façon dont on traite nos ainés que j’en ai conclu qu’on a traversé le Rubicon depuis longtemps. Point besoin d’être devin pour comprendre que ceux qui cessent ou diminuent leur contribution au Saint Graal de la consommation, freinent en quelque sorte la belle évolution de notre magnifique société.

Tout ceci, à mon sens, nous met en face d’un paradoxe tellement gros et complexe qu’on doit prendre un sabre acéré pour en couper le noeud gordien. Car la société actuelle s’est forgée dans la foulée des valeurs transmises par nos parents. Or, ce sont eux qu’on exclut à la moindre faiblesse, au premier signe de défaillance. Qu’ont-ils fait, dit ou signifier pour qu’on dérive de notre essence à ce point? Je ne pourrai y répondre avant d’être avalé à mon tour sur l’autel de la consommation.

J’ai confiance cependant que les vibrations qui me poussent à agir font partie de mon entité et que celle-ci me suivra jusqu’à la mort. Mai avant, je voudrais bien profiter un peu de ce que la vie m’offre au quotidien. Si ce n’est de consommer, c’est quoi alors? Pas que je sois anti-consommation, c’est juste que ça me rend un peu frileux. Par contre, je suis à 100 % pour le plaisir et pour l’agir. C’est d’ailleurs pour ça que je pratique l’activité physique depuis le plus loin que je me souvienne.

C’est aussi dans l’activité physique que j’ai trouvé l’expression profonde de mon être. Un bémol s’est pointé à mon bonheur lorsque mes capacités ont commencé à diminuer. Prenons l’exemple de la course à pied, puisque même si j’ai mis du temps à l’écrire, c’est ce dont on parle ici. J’ai connu la course avec l’enfance et l’innocence de s’amuser sans vraiment savoir que je courais. Ensuite vinrent les règles et mon intérêt s’est dilué parce que plein d’autres plaisirs m’ont cligné de l’oeil. Puis vint l’âge d’or du marathon, avec le «running boom» des années 70. À la fin de cette décennie, je me suis lancé le défi du marathon et suis devenu coureur pour la vie.

Mes objectifs se traduisaient en chronos toujours plus performants et distances toujours plus grandes. Évidemment, la courbe naturelle des performances a suivi la courbe naturelle de mes limites physiques. Fallait-il alors tirer un trait sur quoi, les performances, les distances, l’activité même ne convenant plus à un type de mon âge. Les athlètes professionnels prennent leur retraite à un âge où d’autres commencent leur carrière.

Des milliers d’athlètes de milieu de peloton comme moi ont dû faire un choix difficile. Continuer à courir en voyant ses temps grossir et les records personnels s’éloigner dans un lointain passé, ou changer d’activité, parce que plus capable de performer à un niveau jugé acceptable. Lorsqu’on carbure à la performance et qu’on voit ses chronos nous mettre devant le déclin inéluctable de nos capacités, il nous faut trouver un palliatif valable. Les classements par catégories d’âge ont comblé ce vide et stimulé un grand nombre de coureurs dans leur poursuite des satisfactions simples qu’apportent les courses quasi parfaites.

Il faut cependant que les coureurs rendus à la cinquantaine se défendent d’abord devant ces mauvaises langues qui claironnent que la course va leur briser les genoux, le dos et le reste, alouette. Il suffit pour cela de développer l’habitude d’être attentif aux signes de son corps. Si on court depuis longtemps, on est à même de sentir les symptômes nous indiquant de ralentir, d’arrêter, de récupérer un peu plus. À nous après de décider.

La performance, l’approbation, la production et la reconnaissance sont essentielles à une vie active et heureuse. Le problème réside dans l’interprétation, l’importance qu’on accorde à ces notions. Il se trouve que la course à pied a assuré la survie de l’espèce humaine depuis des milliers d’années et qu’on aurait tort de croire que le fait qu’on la pratique plus lentement nous indique qu’il faudrait s’en passer.

Peut-être même verra-t-on les relations jeunes-ainés prendre un joyeux virage par le biais de la course à pied.

Yves Daigneault pour Courir à Montréal
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
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Les rencontres de Jean-Claude

Jean-Claude rencontre Robert André Gagnon et Mario Gravel du marathon du Vieux-Port de Saguenay

La course sur route dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est riche d’une belle tradition. Pour une, la course du 15 km des Pichous, qui remonte à 1969, se déroule cette année le samedi 5 mars. Par ailleurs, si les marathons de Montréal, Québec et Rimouski sont connus, peu de personnes savent que cette région compte non pas un, mais deux marathons. Dans cet article, vous pourrez lire l’histoire du marathon des Neiges, maintenant appelé le marathon du Vieux-Port de Chicoutimi (Ville de Saguenay).

Dans le texte du mois prochain, le «patriarche» de la course sur route de cette belle région nous informera des origines de la course à pied et de son évolution dans sa région. Nous vous présenterons également le marathon du Saguenay.

Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
Robert André Gagnon

courir montreal quebec jogging competition course Dans un premier temps, Robert André Gagnon nous parle des origines du marathon des Neiges.

«Celui-ci est né un samedi matin lors d’un entraînement sur 10 kilomètres. J’étais en compagnie de Mario Gravel. Ce dernier était comme moi, membre du club de course à pied Jakours de Saguenay. Ayant eu l’occasion de participer à des marathons en Allemagne et étant en contact avec le club des 100 marathons d’Allemagne, je voulais depuis déjà quelque temps organiser un marathon dans la région. Ce matin-là, nous avons jeté les bases de la 1re édition d’un marathon sans nom. Nous sommes en septembre 2000. Notre devise et notre leitmotiv étaient «Un marathon, c’est courir 42,195 kilomètres et le reste on fait avec». Moins de deux mois plus tard, la 1re édition du marathon des Neiges a lieu à Saint-Honoré, (municipalité à 10 km de Chicoutimi) et de surcroît lors d’une tempête de neige. Onze participants prirent le départ un matin de novembre. Tous terminèrent les deux épreuves (marathon et demi-marathon) sur une chaussée glacée et dans quelque 10 centimètres de neige. Notre objectif, quoique modeste, était atteint.

La 2e édition du marathon des Neiges a eu lieu sur le site du Vieux-Port de Saguenay (Chicoutimi) en octobre 2001. Cette fois, le marathon se fait sur une piste piétonnière le long du majestueux cours d’eau, le Saguenay. Donald Dionne, également membre du club Jakours, m’appuie dans l’organisation. Notre approche reste inchangée, soit une infrastructure la plus simple possible. Vingt-cinq participants prennent le départ, dont 11 au marathon et 14 au demi-marathon. À nos yeux, cette 2e édition est une réussite. Puis, ce marathon de ville a eu lieu le 28 septembre 2002 au Vieux-Port de Chicoutimi (Saguenay). Le départ des 27 participants s’est donné en face de l’édifice du Carnaval souvenir sous une température de 9 degrés et des vents atteignant 20 noeuds (36 km/h).»

La suite de l’histoire est de Mario Gravel, qui agit comme organisateur depuis 2011.

«En 2006, 2007 et 2008, Mme Martine Tremblay s’est chargée de l’organisation du marathon, seule avec un minimum de bénévoles. Ainsi le marathon a survécu. En 2009, Monsieur P.H. Bergeron prend la responsabilité de l’organiser. Le marathon des Neiges change de nom pour devenir le marathon du Vieux-Port et il s’inscrit dans le circuit régional de course à pied du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le parcours emprunté est toujours une piste piétonnière située sur la zone portuaire de Chicoutimi. C’est un parcours pittoresque longeant le majestueux Saguenay et les participants du marathon doivent compléter 10 boucles de 4,22 km, et ceux du demi-marathon 5 boucles.

Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
Mario Gravel et Donald Dionne
courir montreal quebec jogging competition course En 2011, le marathon aura lieu le samedi 8 octobre et sera en quelque sorte une fête pour terminer la saison du circuit de course à pied Autocar Jeannois. Il y aura également un demi-marathon, un 5 km course et un 5 km marche. Après les courses, un repas sera servi et il y aura une cérémonie de remise des médailles aux coureuses et aux coureurs. Le prix du marathon et du demi-marathon est de 25 $. Un service de douche est possible. Le parcours est très sécuritaire et il y aura des points d’eau à tous les 2,11 km. En 2010, il y a eu 101 participants à l’ensemble des activités, dont 12 marathoniens et 36 demi-marathoniens. Nous espérons accueillir beaucoup plus de participants en 2011. Nous limiterons cependant la participation au marathon et au demi-marathon à 200 personnes si cela est nécessaire. L’inscription se fait le matin même de l’épreuve à compter de 7 h 15. Le marathon part à 8 heures, le demi-marathon à 10 heures, la course et la marche de 5 km à 11 heures.

Si vous désirez réserver votre place, communiquez par courriel avec M. Mario Gravel à l’adresse suivante: gravel.mario@videotron.ca ou par téléphone au 418-673-1877.»

Pour information: http://web.me.com/pichous/AutocarJeannois/Vieux-Port.html

Pour voir des photos de l’édition 2009, allez sur le site suivant: http://bing.search.sympatico.ca/?q=Jakours&mkt=fr-CA&setLang=fr-CA

En terminant, je vous invite à jeter un coup d’oeil au site Courir.org pour y trouver la liste des courses régionales Autocar Jeannois.

Jean-Claude Drapeau pour Courir.org
Couriel : jeanclaudedrapeau@yahoo.fr

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Défi hivernal de l’île Bizard: Les coureurs s’approprient l’hiver!

Parmi les nombreuses courses qui se sont tenus la fin de semaine du 20 février dernier avait lieu la 26e édition du défi hivernal de l’île Bizard, qui a connu une augmentation de 12 % de sa participation. En tout, c’est 767 personnes qui ont pris part aux différentes épreuves allant du 1 km pour enfants au 10 km. En cette superbe journée ensoleillée, le mercure n’affichait que -13 degrés (et un ressenti de -20) alors qu’il avait fait près de 10 degrés deux jours plus tôt! Il s’en est donc fallu de peu pour que ce défi hivernal ait des airs printaniers! Grâce à ce redoux, les rues empruntées par les coureurs étaient donc presque entièrement dépourvues de plaques de glace.

Il s’agissait pour moi d’une première participation à cette course et d’un retour graduel à l’entraînement, le mois de janvier ayant été un peu trop riche à mon goût en maladies de toutes sortes pour moi et ma petite famille. Petit aveu ici: je n’ai jamais été un grand adepte de la course hivernale, préférant la monotonie du tapis roulant du gym aux trottoirs enneigés et glacés. Mais j’avais le goût de courir avec d’autres mordus de la course à pied et je n’ai pas été déçu par mon expérience.

Je suis arrivé exceptionnellement tôt au centre socioculturel de l’île Bizard, ce qui m’a évité des problèmes de stationnement, car je croyais que le départ du 5 km était à 9 heures alors qu’il était en fait 20 minutes plus tard. Excellent, me suis-je alors dit, je ne raterai pas le départ. Il y avait déjà beaucoup de monde à l’intérieur du centre, causant rapidement un engorgement pour les quelques toilettes. La remise des dossards s’est toutefois très bien déroulée. Cette année, les organisateurs avaient opté pour la technologie de chronométrage Bibtag, soit une puce jetable collée à l’endos du dossard. Une excellente initiative qui permet une arrivée sans tracas.

Environ 10 minutes avant le départ, on commence à habiller les deux garçons, ce qui prend vraiment un temps fou… et me fait manquer le départ! Pas croyable! Je me dépêche de rallier la ligne de départ malgré tout et pars bon dernier avec environ 40 secondes de retard. Ce n’est pas bien grave, me suis-je encore dit, je suis venu pour le plaisir de courir et non pas pour établir un nouveau record personnel. Le 1er km est une montée continue assez difficile qui ne se termine qu’à la pancarte du 2e km. J’adopte alors la stratégie d’un départ lent et décide d’accélérer seulement rendu en haut de la côte.

Nous bifurquons alors à gauche et empruntons un chemin asphalté qui traverse un joli petit boisé et qui débouche sur le parcours de golf enneigé du Royal Montreal. Le soleil qui brille et la présence d’un faible vent rendent l’expérience vraiment agréable.

Toutefois, l’air qu’on respire à pleins poumons reste drôlement froid! Environ à mi-chemin, une fois arrivés dans le stationnement du club de golf, nous faisons demi-tour. Il n’y a pas de point d’eau, ce qui est peut-être une bonne chose compte tenu du froid qui ferait rapidement tout geler.

Sur le chemin du retour, je réalise qu’un de mes lacets s’est défait. C’est bien la première fois depuis des années que j’oublie de faire une double boucle à mes lacets, mais je décide de ne pas m’arrêter. Il s’agit d’une nouvelle paire de souliers fraîchement sortie de sa boîte pour cette course, alors ça devrait tenir en place. De plus, la chaussée est vraiment impeccable, à l’exception d’une petite plaque de glace ou deux, ce qui rend tout danger de chute improbable aujourd’hui.

Arrivé au 4e km et en haut de la fameuse côte longue de 1 km du début, j’amorce mon accélération. Il me reste de l’énergie en banque et je compte bien toute la dépenser. Je dépasse un coureur d’Étudiants dans la course, cet excellent programme qui initie des jeunes défavorisés à la course à pied, mais celui-ci revient me chercher et me dépasse à vive allure, moi qui cours pourtant à une cadence de 3 m 40 le kilomètre. Quelle accélération, ce jeune à beaucoup de potentiel! Je finis derrière lui en 20 m 28 s, un temps officiel qui ne tient pas compte de mon retard initial puisqu’il n’y avait pas de tapis au départ.

Je retourne vite à l’intérieur me réchauffer les orteils, la seule partie que je n’ai pas convenablement habillée. Moi qui avais peur d’avoir froid, j’ai plutôt eu chaud! La collation d’après-course comprend, entre autres, compote de pomme, banane, orange et bagel. On se sent toutefois rapidement à l’étroit à l’intérieur du centre avec les coureurs du 10 km qui se préparent à partir, mais cela permet de réchauffer l’atmosphère et de favoriser les rencontres. Définitivement, j’ai adoré cette première expérience au défi hivernal de l’île Bizard et je compte bien répéter l’expérience l’année prochaine. J’avais tort de penser que la course à l’extérieur en hiver n’était pas faite pour moi!

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Yves Pelletier
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En passant par… mes lectures

Par Yves Pelletier

Avec cette chronique, nous voilà en mars. La marmotte a vu son ombre ou bien ne l’a-t-elle pas vue? L’hiver durera-t-il encore 6 semaines ou pas, et le printemps sera-t-il hâtif? Bien peu de gens peuvent prédire la fin de l’hiver, mais, une chose est certaine, avec la venue de mars, la saison de course est de retour à nos portes. Yabadabadou!

Les chauds rayons du soleil nous invitent pour certains à reprendre l’entraînement et pour d’autres, qui ont bravé les rigueurs de l’hiver, à augmenter l’entraînement pour être fin prêts à affronter toutes ces courses qui agrémenteront nos fins de semaine. Et lorsque l’on parle entraînement, il n’y a rien de mieux que de judicieux conseils.

C’est ce qui m’amène à vous parler d’un livre dont j’ai pris connaissance par l’entremise de mon neveu Hugo, qui étudie en kinésiologie à l’Université de Montréal. Le livre en question est «Entraînement cardio, sports d’endurance et performance», de l’auteur Guy Thibault, docteur en physiologie de l’exercice. C’est un ouvrage fait ici au Québec par un Québécois et non pas une traduction américaine ni une importation européenne (n’allez pas penser que je dénigre ici les ouvrages d’ailleurs).

Ce que j’apprécie personnellement de ce livre, c’est qu’étant donné qu’il n’est pas toujours possible d’avoir accès à un entraîneur à porter de la main, il est intéressant d’avoir un ouvrage de référence. En lisant ce livre, je n’ai pas eu l’impression de lire un ouvrage scientifique, mais plutôt un ouvrage de vulgarisation. Le livre débute avec des principes de base pour l’entraînement. On nous explique comment planifier une séance de course (intensité, intervalles, échauffement) et comment concevoir un programme d’entraînement. Il y a même un chapitre complet avec des exemples de plans autant pour celui qui veut s’initier à la course à pied que celui qui désire relever le défi de courir le marathon sous les 3 heures.

Il y a plein de graphiques et de tableaux explicatifs (le bonheur total pour un visuel comme moi). Juste pour les intervalles, il y a un graphique avec 48 possibilités différentes de séances allant d’une intensité de 85 % à 110 % avec le nombre de répétitions, le nombre de séries et la durée de récupération. Doit-on faire des intervalles en quantité ou en qualité? Que m’apporte l’un par rapport à l’autre? Plein de questions avec réponses.

C’est le genre d’ouvrage auquel on peut se référer régulièrement, mais c’est surtout un outil d’entraînement qui me permet de pouvoir bien planifier mes séances d’entraînement et par le fait même la saison qui s’en vient. Pour reprendre une citation qui se retrouve au début du livre et qui vient de Vince Lombardi: «L’entraînement ne rend pas parfait; seul l’entraînement parfait rend parfait.»

P.-S.: Je ne reçois aucune redevance en vous suggérant l’achat de ce livre, mais j’ai acquis plein de bonnes connaissances qui rendent la pratique de mon sport préféré encore plus agréable et j’espère qu’il en sera de même pour vous.

Bonne lecture et au plaisir de se voir durant la saison.

Yves Pelletier pour Courir.org

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Le triathlon à la portée de tous... par Peggy Labonté
courir montreal quebec jogging competition course Le triathlon à la portée de tous…

Par Peggy Labonté

Quand on est deux, ça va beaucoup mieux!

La saison de triathlon approche à grands pas. Le mois dernier, je vous recommandais le triathlon Saint-Lambert ainsi que celui de Drummondville pour les nageurs débutants. Après la publication de cet article, j’ai reçu un témoignage intéressant d’une athlète qui m’a surprise par sa détermination. J’aimerais partager la lettre de Sylvie Legault en espérant que son expérience puisse encourager d’autres personnes à se lancer en triathlon.

Bonjour Peggy, Je viens de lire votre chronique sur le triathlon. Je l’ai lue et j’étais tellement stressée que j’en avais des papillons dans le ventre. J’ai commencé en mai dernier, à 47 ans, des 1 et 2 minutes de marche, toujours en augmentant, et en août je pouvais courir 30 minutes, puis je me suis inscrite à mon premier 5 km. Ce fut la piqûre. J’en ai fait 5.

Je suis blessée présentement, mais mon but est de faire les 12 courses du circuit Endurance et en mai prochain, passer au 10 km. Mais la plus grande folie est que je me suis inscrite dans un club de triathlon olympique (les Chickens) il y a un mois. Toute une folie! Je dois améliorer ma nage, donc je prends également des cours de natation en privé et fais du vélo stationnaire pour l’instant dans mon salon.
Je me demande si je vais être capable de faire un mini-triathlon cet été… ou attendre un an?

Sylvie Legault

À la suite de cette lettre, j’aimerais souligner l’importance de se joindre à un groupe sportif comme l’a fait Sylvie en adhérant à un club de triathlon. Je crois qu’il est mille fois plus facile de s’entraîner lorsque nous sommes bien entourés. En ce qui me concerne, j’ai choisi de joindre le club des maîtres de Pointe-Claire pour nager et d’aller chez Peak Performance pour mon entraînement à vélo. À la course, mon coeur balance entre deux groupes: le groupe de coureurs du club sportif MAA et les Phoenix. Je pratique aussi le Bikram yoga en groupe pour profiter de l’énergie des autres.

Le club des maîtres : D’abord, la natation seule est mission impossible pour moi. Depuis que j’ai joint les maîtres-nageurs, mon entraînement en piscine a progressé et j’y trouve davantage de plaisir. La variété des programmes, les entraînements adaptés à mon niveau, mais surtout la jovialité et les encouragements des membres me poussent à me lever à 5 heures du matin 3 fois par semaine. En groupe, on partage nos sensations, nos progrès et on rencontre des personnes dynamiques.

Peak Performance : Pour rouler en hiver, il n’y a pas plus stimulant qu’un club d’entraînement à vélo. Lorsque je vais chez Peak Performance, je rencontre des cyclistes incroyables. Je suis réellement inspirée par ces athlètes de haut niveau qui pédalent à mes côtés. Leurs expériences et leurs objectifs impressionnants me laissent bouche bée à chaque fois. Ces cyclistes et triathlètes donnent généreusement de leur temps pour partager leurs connaissances et n’hésitent pas à répondre à mes questions. Ceux-ci m’aident fréquemment à installer mon équipement tout en me demandant des nouvelles de ma dernière compétition. Côtoyer des gens aussi passionnés s’additionne au bonheur de se dépasser à chaque séance.

Clubs de course : Lorsque je vais courir avec un groupe, ça me permet de faire une pause du quotidien, de me détendre, de me changer les idées et de tisser des liens relationnels. C’est un moment agréable où je peux laisser les soucis aux vestiaires. Les coureurs sont généralement souriants, de bonne humeur et démontrent une joie de vivre. Je pense qu’il est toujours bénéfique de profiter de l’énergie positive des autres membres. Les intervalles d’intensité et les longues sorties deviennent plus faciles.

Bikram Yoga : Enfin, je pratique le Bikram Yoga depuis trois ans. Le Bikram Yoga consiste en une série exigeante de 26 postures exécutées en même temps par un groupe d’une vingtaine de participants. C’est une séance d’entraînement intense de 90 minutes, car la salle est chauffée à 42 degrés Celsius. C’est un défi autant pour les débutants que pour les participants expérimentés. Souvent, j’ai envie d’abandonner une posture, mais l’entrain du groupe et le rythme imposé par l’instructeur m’aident à persévérer. Seule dans mon salon, je ne parviendrais jamais à exécuter ces mouvements d’endurance.

Pour terminer, je suis convaincue des effets bénéfiques de l’activité physique entre amis.

La présence d’autres athlètes lors des entraînements est synonyme d’encouragement, d’inspiration, de motivation, de plaisir et de persévérance. Chacun y trouve son compte. Il s’agit seulement de trouver la formule qui vous plaît. Pour ma part, j’ai choisi différents clubs pour la flexibilité des horaires, mais les possibilités sont multiples. N’hésitez pas à consulter la liste des différents clubs suggérés par le journal Courir à Montréal.

Clubs de course: http://www.courir.org/l_club-de-course.html

Clubs de triathlon: http://www.courir.org/t_clubs_triatlon.html

Peggy Labonté pour Courir.org
Courriel : pegpeg30@hotmail.com

Après l’écriture de cet article, Peggy a aussi joint l’équipe cycliste Quilicot-Rackultra pour la saison 2011.


Équipe cycliste Quilicot-Rackultra

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Entraînement Spinal

Formation : Exercices de prévention des blessures liées à la course à pied le 13 mars 2011 avec Jean-François Harvey, D.O.

Basé sur les dernières avancées de la biomécanique, de la physiologie de l’exercice et de la thérapie, ce cours est un must pour tout coureur désirant régler une bonne fois pour toutes le bien connu cycle course-blessure-douleur-récupération.

En luttant régulièrement contre les inconforts et blessures liés à la course à pieds, la majorité des coureurs ne peuvent profiter à fond de leur vie et de leur sport. Pour ceux qui visent la performance, les blessures sont le pire ennemi. Jean-François Harvey, passionné de course à pied depuis l’âge de 9 ans, ostéopathe suivant de nombreux coureurs, enseignant apprécié et ancien entraîneur d’athlétisme, a développé un cours spécifique pour les coureurs.

Cette formation composée de plusieurs exercices et trucs d’autorégulation novateurs saura satisfaire le corps et l’intellect du coureur. Au menu, étirements, exercices de mobilité, techniques d’automassage, réchauffements ostéo-articulaires, exercices de stimulation, exercices posturaux et de renforcement et plus, le tout pour une journée bien nourrissante.

Participants: coureurs de tout niveau ou entraîneurs.

Prix: 100 $ (taxes non comprises)

Inscription: Les places sont limitées à 25. Veuillez appeler au Centre Spinal Mouvement (514) 807-4643, pour réserver votre place.

Lieu: Spinal Mouvement, 3768 boul. St-Laurent, à Montréal

Pour plus d’infos: Emilie Fecteau, directrice du centre de formation Spinal Mouvement. Site web : www.spinalmouvement.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

INSCRIPTION POUR NEW YORK 2011

La période d’inscription pour la 42e édition du marathon de New York est ouverte depuis le lendemain de l’édition précédente, soit le 8 novembre, et le restera jusqu’au 19 avril 2011 à minuit. Il est donc encore temps. Ceux qui envisagent de courir ce marathon pour une première fois doivent planifier sur 4 ans pour réaliser cet objectif. À moins de se qualifier d’ici là, on doit passer par la loterie, et comme on a très peu de chance d’être tiré au sort, ce n’est qu’à la 4e application consécutive qu’on est assuré d’un dossard. L’an passé, 125,500 coureurs ont fait application, et seulement 45,000 dossards étaient disponibles.

Par contre, ceux qui se qualifient dans les temps exigés pour chaque catégorie d’âge (voir http://www.ingnycmarathon.org) verront leur inscription acceptée après vérification. Ils doivent être dans cette catégorie d’âge au moment de leur qualification. Vous trouverez sur le site du marathon le tableau des temps de qualification requis. Vous verrez qu’on peut se qualifier avec un marathon ou un demi-marathon couru entre le 1er janvier 2010 et le 31 janvier 2011. Les temps des éditions 2011 du New York City Half-Marathon et du marathon de Boston sont exceptionnellement acceptés en autant que vous vous inscrivez avant la date limite du 30 avril 2011.

Lors de votre inscription, les qualifiés doivent fournir le nom et la date de la course. Pour ceux qui se sont déjà inscrits par la loterie, si vous constatez que vous êtes qualifiés, il faudra envoyer un message à marathonmailer@nyrr.org dans lequel vous donnerez votre nom et votre numéro d’identification (celui de votre confirmation d’inscription à la loterie), et vous fournirez les renseignements qui justifient votre transfert de statut (de loterie à qualifié), soit le nom et la date de la course de qualification.

Il en coûte 11$US à tout inscrit, qualifié ou non, pour ouverture du dossier : il sera prélevé sur votre carte de crédit. Le tirage au sort aura lieu fin avril. C’est seulement quand vous serez acceptés qu’on prélèvera sur votre carte de crédit le coût de l’inscription (281$US! eh oui! l’inflation…). Le coût de l’inscription ne comprend plus une participation automatique au International Friendship Run, le jogging de 4 km du samedi matin qui va de la place des Nations Unies à Central Park, ni le «pasta party» du samedi soir: ce sont maintenant des déboursés supplémentaires.

Enfin, si vous avez l’intention de vous joindre à mon groupe, il faudra choisir lors de votre inscription le lieu d’embarquement vers la ligne de départ le dimanche matin: en 2011, ce sera le Midtown Manhattan, parce que c’est le point le plus près de notre nouvel hôtel, qui est situé sur Long Island City.

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : P_bourassa@hotmail.com

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Place aux lecteurs

J’ai reçu ce courriel le jour de la Saint-Valentin, un vrai cadeau.

Question: J’aurai 40 ans en avril et je voudrais réapprendre à courir (il y a longtemps, je pratiquais cette activité), mais je ne sais pas par où «recommencer». J’aimerais bien me joindre à un groupe de débutants ou à une clinique de débutants. Êtes-vous en mesure de m’aider? De me fournir des informations?

Caroline Jodoin

Réponse : Bonjour Mme Jodoin,

Je suis coureuse depuis plus de 15 ans et, si je peux me le permettre, je vous conseille c’est quelques pas à suivre… pour éviter les faux pas.

Une visite chez le médecin pour s’assurer que tout va bien est un sage conseil.  Les boutiques du Coin des Coureurs organisent des cliniques pour débutants. Visitez notre site Courir.org pour trouver l’adresse de la boutique la plus près de chez vous.

Je vous suggère de vous rendre à 3 sorties de 20 à 30 minutes consécutives de course par semaine pour trouver un plaisir à vous joindre à un groupe.

La meilleure approche, toujours selon votre forme actuelle, c’est des sessions de marche alternées avec des périodes de course, précédées d’une période d’étirement léger, car les muscles ne sont pas réveillés, et suivies par une diète riche en fruits et légumes, grain sain, peu de gras saturé, sodium et beaucoup d’eau. Un corps bien hydraté est moins exposé aux blessures.

ET le meilleur des conseils: de grâce, ne vous chaussez pas de vielles baskets que vous utilisez pour les cours de badminton! Une chaussure de course à pied est l’article essentiel à une longue vie en course à pied. Voir les différentes boutiques sur notre site pour faire votre choix de la boutique la plus près de chez vous (Boutique Endurance, Coin des Coureurs, Boutique Courir ou Coureur Nordique à Québec).

Courir avec un ami qui souhaite faire les premiers pas, c’est agréable. Et souvent un soutien en cas de panne de motivation. N’oubliez pas que la vitesse importe peu! C’est la consistance du travail qui fait la différence.

Bonne chance et sachez que vous avez décidé de vous faire le plus beau des cadeaux en ce jour de la Saint-Valentin. J’espère que ces premiers conseils vous conviennent et si je peux vous être utile, ou si vous avez d’autres questions, ne vous gênez pas. Et si vous participez à un premier événement de course, n’hésitez pas à nous visiter au kiosque Courir.org (la tente noire) sur les différents circuits de course de la province.

Nathalie Collin pour courir.org

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Courir pour bien se nourrir par Caroline Allen

La course à pied est une de mes passions, que j’ai pu découvrir, presque par hasard, un beau printemps de 2005. Je me suis inscrite sans trop penser à l’épreuve de 10 km du mois de mai à Ottawa. Je me disais que de longer le canal Rideau, en trottant tout gentiment, ne pouvait être qu’une très agréable expérience. Depuis ce moment décisif, mon amour du jogging s’est intensifié et je n’ai pas encore ralenti le pas!

Nous avons nos raisons personnelles pour courir. Pour ma part je profite du temps en solo pour me recentrer sur moi-même et réfléchir à mes ambitions, sous l’effet des endorphines du sport et des bouffées de grand air. Rien de mieux pour le moral, sans parler des bienfaits au niveau physique. De plus, je suis convaincue que le dévouement à la course ne peut que contribuer à maintenir de saines habitudes alimentaires. Voyons voir comment:

Bouger et bien manger, l’un ne va pas sans l’autre

Il n’y a aucun doute qu’une alimentation sensée a tout à voir avec votre potentiel d’activité physique et la saine gestion de votre poids. Par exemple, la diminution d’à peine 1 % de votre hydratation corporelle nuira à la performance sportive. À l’inverse, le fait d’être actif vous poussera à traîner votre bouteille d’eau et vous forcera à vous hydrater adéquatement. La nutrition et le sport sont indissociables et font partie de l’hygiène de vie.

Les réflexes alimentaires du bon sportif

Votre corps en mouvement a besoin de carburant de qualité supérieure en dosages appropriés. Il faut entretenir votre «machine» comme si c’était une voiture de course. Quand vous êtes actif, le rituel du déjeuner est incontournable et la collation post-exercice prend toute sa signification. Vous devez protéger vos réserves de glycogène en vous nourrissant de glucides nutritifs. Puis, la modération de votre consommation d’alcool y est pour beaucoup, sans quoi vous risquez des difficultés techniques. Enfin, assurez-vous de faire le plein d’énergie au cours de la journée en mangeant de petits repas et en vous arrêtant pour une collation. Vous êtes ce que vous mangez, après tout.

Pour en arriver à apprécier la valeur d’une calorie

Que vous soyez un coureur chevronné ou un joggeur du dimanche, le kilométrage parcouru vous fait certainement apprécier la portée d’une calorie. Sans en faire une obsession, vous réalisez l’impact que peuvent avoir vos choix alimentaires.

Caroline Allen
Diététiste-nutritionniste
Membre en règle de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec
Couriel : contactcarolineallen@hotmail.com
Téléphone : (514) 831-6168

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PROCHAIN VOYAGE : WATERFRONT MARATHON TORONTO
16 Octobre 2011

Bonjour coureurs et coureuses!

Après les francs succès de Niagara en 2009 et  Philadelphie en 2010 nous nous dirigeons cette année vers Toronto pour le marathon le plus rapide au Canada : Le WATERFRONT Toronto, c’est un parcour plat parfait pour ceux et celles qui veulent se qualifier pour Boston. Encore une fois nous partirons en autocar de luxe, J’ai réservé des chambres  à 15 minutes de marche du départ avec déjeuner compris.  Le départ de Laval  vendredi le 14 vers 9h00 et retour  dimanche le 16 à Laval vers 20h00. La date des courses est dimanche le 16 octobre à 7h30 pour le marathon et le demi et 11h00 pour le 5 kms.

Le coût sera de $100 par personne pour le voyage aller-retour en autocar et le coût pour 2 nuits à l’hôtel avec déjeuner compris en occupation quadruple est de $33 par jour par personne, en occupation triple $40 par personne par jour et en occupation double $55 par personne par jour.

Si ce voyage vous intéresse, envoyer un courriel le plus tôt possible pour m’indiquer votre intérêt, je vous ferai parvenir par la suite plus d’information et la façon de procéder pour réserver votre place dans le groupe. Vous pouvez aussi communiquer avec moi par téléphone.

Michel Croteau Cellulaire : 514-891-9551 Maison 450-963-7180  Courriel: michel.croteau9@gmail.com

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Nouvelles du Demi-marathon Groupe Investors de Granby

Quelques changements et nouveautés pour 2011

Pour 2011, le Demi-marathon Groupe Investors de Granby a changé sa date. La nouvelle date est le 11 Septembre 2011. La raison majeure du changement est le changement de date du marathon de Montréal qui s’est déplacé le 25 septembre, une semaine avant notre date habituelle.  Quand un géant se déplace, ça fait des vagues.

Il nous fait plaisir de rajouter au trajet du 2km un autre départ; le 2km spécial (course/marche),  qui sera réservé pour les personnes à mobilité réduite, pour les gens avec un handicap physique ou mental (autonome) et les personnes avec un handicap visuel (avec accompagnateur).  Encore une innovation du Demi-marathon Groupe Investors de Granby INC.  Nous sommes fiers de dire que nous sommes les premiers à y avoir pensé.

Pour en faire d’avantage dans la communauté, nous avons décidé d’organiser une collecte de denrées alimentaires pour aider les plus démunis et nous allons implanter cette collecte dans tous nos événements futurs.  Un camion de SOS Dépannage, moisson Granby sera stationné près de la porte d’entrée du pavillon Roger Bédard pour accueillir vos dons volontaires.  Une liste des aliments recommandés est disponible sur la page d’accueil de notre site Internet WWW.DMG.CA.

En 2010, nous avons eu quelques problèmes avec les toilettes, nous avions sous-estimé la quantité de personnes qui viendraient participer et nous avons manqué de toilettes. Pour 2011, nous allons rajouter 25 à 30 toilettes en plus des 20 disponibles à l’intérieur du pavillon Roger Bédard, ce qui comblera les besoins pour 3500 personnes.

Pour terminer, en ce début mars 2011, les nouveaux trajets du 10km et du 21.1km ne sont toujours pas officiels, nous sommes encore en discussion avec la ville de Granby.

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Marathon Mamu des Galeries Montagnaises

À Sept-Îles/Uashat – Dimanche, 26 juin 2011

Un nouvel événement sportif voit le jour sur la Côte-Nord. Le Marathon Mamu des Galeries Montagnaises sera présenté le dimanche 26 juin 2011. Il est déjà temps de mettre la machine en marche pour être fin prêt pour ce rassemblement sportif accessible et festif.

Bouger : L’un des objectifs du Marathon Mamu est de sensibiliser la population à la pratique d’activité physique. Tant les jeunes que les moins jeunes sont invités à se délier les jambes pour ce rendez-vous, coureurs comme marcheurs, débutants comme experts.

Différentes distances sont proposées. Le coup d’envoi sera lancé à 8h, pour le marathon (42 km) et le demi-marathon (21 km). À 8h30, les coureurs et marcheurs inscrits aux distances de 5 km et 10 km prendront le départ.

Les participants emprunteront la piste cyclable sillonnant les magnifiques Jardins de l’Anse, en direction Ouest. Ils feront demi-tour au secteur Ferland et emprunteront la boucle le nombre de fois nécessaire pour accomplir la distance requise. L’arrivée s’effectuera aux Galeries Montagnaises. Le site sera balisé et sécurisé, afin de s’assurer du bon fonctionnement du Marathon. Des points de ravitaillement seront aménagés et des secouristes seront sur les lieux et prêts à intervenir si nécessaire. Le comité organisateur espère attirer quelque 200 coureurs et marcheurs pour cette première année.

…et rapprocher les cultures! : Le Marathon Mamu des Galeries Montagnaises se veut aussi une occasion de réunir deux cultures. Les participants pourront découvrir la culture innue par le biais de différentes activités. Un volet culturel est prévu en marge du Marathon, comprenant notamment une exposition. Les deux cultures auront aussi l’occasion de fraterniser à l’occasion d’un souper, présenté la veille de l’événement.

Une bonne cause : Les profits recueillis lors du Marathon Mamu seront versés à une grande cause. Les sommes amassées seront versées à la maison de soins palliatifs L’Élyme des Sable de Sept-Îles. Plus il y a d’inscriptions, plus le montant remis à l’organisme sera élevé!

Nous sommes présents sur le Web! : Au cours des prochains jours, le site Internet (www.marathonmamu.com) sera mis en ligne. Vous y trouverez tous les renseignements touchant ce rendez-vous sportif et il sera possible de s’inscrire en ligne. Il sera constamment mis à jour, au fur et à mesure que nous nous approcherons de l’événement. Nous sommes aussi présents sur Facebook, alors qu’il sera possible d’être informé en temps réel via la page Marathon Mamu des Galeries Montagnaises.

Faites vite pour vous inscrire! : Non seulement il est temps de commencer l’entraînement mais il faut tout de suite penser à s’inscrire. Les personnes se manifestant avant le 1er juin, profiteront d’un rabais. Dès cette semaine, lorsque le site sera en ligne, il sera possible de s’inscrire. Des formulaires seront bientôt en circulation à différents endroits. Entre temps, les personnes intéressées contactent directement le coordonnateur du Marathon, Roger Vachon, au 418 961-5948 ou par courriel : rogervachon@globetrotter.net.

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Nouvelles de club de course

Courir à Montreal avec la Boutique Endurance

Venez participer à la Clinique Hivernale de Boutique Endurance et préparez vous pour la course du 5k & 21k de la Banque Scotia à Montréal. Nous sommes situés entre la rue Beaubien et rue Saint-Zotique, au 6579, rue Saint-Denis. Nous avons un parking à disposition pour les personnes se rendant en voiture. Le métro Beaubien est à moins de cinq minutes à pied.

Pour plus d’informations, écrivez-nous à info@boutiqueendurance.ca.

KinGo

De nombreuses méthodes d’entraînement et écoles de pensée existent en course à pied. Il peut donc être difficile pour un néophyte de s’y retrouver. Ce cours vous est offert afin de perfectionner votre technique et votre performance en course à pied sur des distances allant de 5 à 10 km. Des exercices spécifiques pratiqués à chaque séance contribueront à améliorer votre technique de course. Une attention particulière sera portée à l’efficacité du mouvement des jambes et des bras, à la posture et à la respiration. Par ailleurs, l’utilisation de différentes méthodes d’entraînement (par intervalles, tempo, continu, etc.) permettra d’améliorer la capacité aérobie ainsi que l’endurance musculaire et cardio-vasculaire. La vitesse de course et la capacité de la maintenir pendant des périodes prolongées seront ainsi augmentées.

Préparation au 21k et 5k Banque Scotia de Montéal (17 avril 2011). KinGo vous offre l’opportunité de vous préparer physiquement et mentalement au 5k et 21k de la Banque Scotia de Montréal tous les mercredis soir (18h30) au Mont-Royal.

Pour plus de renseignements, S.V.P. visitez le site de KinGo: http://gokingo.com/services/entrainement-de-groupe/club-de-courses/

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Marathon d’Amsterdam 2011 du programme Challenge SRC

Le 16 octobre, je suis à mes marques et fin prêt à participer à la lutte contre le cancer!

Chers marathoniens, vous n’aurez jamais été aussi préparés à courir un marathon qu’avec le programme Challenge SRC qui offre de superbes avantages comme de vous entraîner avec le seul et unique Dorys Langlois, kinésiologue et entraîneur spécialiste de la course à pied, en plus de bénéficier des services d’une nutritionniste qui vous préparera un menu sur mesure pour votre entraînement.  Et ce, tout à fait gratuitement!  Soyez donc de la partie, à vos marques et fin prêt à participer à la lutte contre le cancer du Marathon d’Amsterdam.

Pour en savoir plus ou pour assister à nos prochaines séances d’information du mercredi 9 mars et du mercredi 23 mars à 19 heures, contactez Monique Sergerie au 514 861-9227 poste 228.

Site web : http://www.src-crs.ca/fr-CA/Participer+au+Challenge+SRC

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Citation du Mois

Le sage n’attend pas que les hommes soient malades pour les soigner, il les guide quand ils sont en bonne santé.

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Survêtement coupe-vent Response adidas pour femmes
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Courses à venir en mars 2011 par Jean Joly

Commencez à préparer votre mois de courses à pied avec le calendrier des compétitions de Courir.org. Si vous voulez vous donner les moyens de bien figurer en compétition, il ne faut rien négliger, et surtout pas la planification de votre horaire sportif.

 

Samedi 5 mars
Les 15 km des Pichous : La 42e édition des 15 km des Pichous aura lieu au Galeries Jonquière 3460, boul. St-François Jonquière. Infos : 418-543-1215 mboily@videotron.ca Coupe Autocar Jeannois #2 et Course #1 du Circuit Provincial Sports Experts (1, 15 km course et marche)

Samedi 13 mars
Les Courses en Foret (Forêt Montmorency ) Championnat québécois : La série Les Courses en Foret est une série de course de raquette et de course à pied offrant l’option de 5km et de 10km tout au long de l’année. Prendre note que le Championnat québécois de course de raquette fera parti des 36 heures de la Forêt Montmorency en 2011. Il y aura donc un volet compétitif et un volet participatif. Courriel : contact@coursesenforet.com. (2, 5, 10, 21.1km)

Dimanche 20 mars
Harry’s Spring Run Off 8K to fight prostate cancer Vancouver : La 5e édition de cette course aura lieu à Vancouver. Infos : 416-944-2765 Courriel : run@canadarunningseries.com Course #1 du Circuit du Canada. (8 km)

Dimanche 27 mars
La course et marche populaire de LaSalle : La 32e édition de cette compétition aura lieu à Pearson Adult Center 8310 George (coin Raymond), LaSalle. Informations : 514-582-5494 Courriel : mstrange10@hotmail.com Course #2 du Circuit de course à pied du Grand Montréal Endurance. (1, 2, 5, 10 km, 10 km marche)

Dimanche 27 mars Complet
Around the Bay Road Race (Hamilton, ON) : La 118e édition de la plus vieille course du continent. (5, 30 km)

Mercredi 30 mars
Trouvez l’Équilibre…Find the Balance : Grande Ouverture de la Dixième Boutique du Coin des Coureurs au Québec au Marché Central à 18h30 Infos : 514-387-0412. (2.5, 5 km)

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Recette du Mois

Galettes aux dattes de mamie Hélène

Ingrédients

1/4 tasse de graisse
3/4 tasse de cassonade
1/2 c. à thé de vanille
1 oeuf
1 1/4 tasse de farine
1/2 c. à thé de soda
1/4 c. à thé de poudre à pâte
1/4 c. à thé de sel
1/4 c. à thé de cannelle
1/8 c. à thé de muscade
1/2 tasse de lait avec 1 c. à thé de vinaigre blanc
2/3 tasse de dattes hachées

Préparation

Mélanger tous les ingrédients, déposer par cuillerée sur une plaque à biscuits. Cuire au four à 400 degrés environ 12 minutes. Vraiment délicieux!

Bon appétit!

ATTENTION
La liste des abonnés de Courir à Montréal n’est pas disponible. Nous ne la donnons, ni ne la revendons à personne. En revanche, vous pouvez sponsoriser notre lettre d’information : contactez-nous pour discuter des modalités. Téléphone : 514-387-0404

Mars 2011

’ai lancé un appel le mois dernier à tous ceux et celles qui seraient intéressés à collaborer au journal. Et cet appel a été répondu par Peggy Labonté, qui se joint à nous pour écrire Le triathlon à la portée de tous! Je vous invite à suivre l’ensemble des récits de nos collaborateurs et attire votre attention sur la Place aux lecteurs, qui est écrit ce mois-ci par Lynn Moreault. Je vous rappelle également que toutes vos suggestions sont les bienvenues.

Bonne lecture à tous et bonne route!

Erratum
Le mois dernier, dans la recette du mois, la recette aurait dû se lire ainsi: «Les biscuits de Judith» de Judith Leblanc du club La Cavale à Rimouski

Nathalie Collin
Courriel : wlightning24@hotmail.com

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Mes souvenirs d’Athlétisme
courir montreal quebec jogging competition course Le mot de White LightningPar Nathalie Collin

Mon coeur qui bat…

Ce mois-ci, je vais commencer ce billet avec quelques mots de remerciement à tous ceux qui ont réagi au mot du mois dernier. Vos commentaires m’aident à continuer ce travail et me donnent un peu le pouls des gens qui nous lisent. Chaque mois, avec notre coeur, on écrit et partage les bienfaits de la course à pied, car, sans ce coeur, personne ne pourrait courir et, sans ce coeur, comment vivre?

Il y a quelques mois, un spécialiste de l’informatique a tenté de me convaincre que les infolettres étaient de moins en moins lues. Alors je me suis demandée si j’étais encore dans l’ère des dinosaures, moi qui ai tant de mal à délaisser mon papier et mon crayon. Je viens tout juste de me mettre à écrire mes mots électroniquement. Vais-je encore devoir m’adapter? Sur le coup, j’ai été prise de panique: serait-ce la fin de ce journal?

Bref, tant et aussi longtemps que je serai inspirée et que j’aurai des collaborateurs pour m’entourer, je vais continuer. À travers le temps, comme à chaque sortie un défi, à trottiner à travers.

Dans un autre ordre d’idées, au fil du temps, certains de mes collaborateurs vous ont écrit des histoires de course à partir de divers lieux. De la Louisiane, de Cuba, de Boston, du Médoc en France, de la Californie, de divers lieux aux États-Unis et, bientôt, fort certainement, notre ami Pierre Bourassa vous parlera de son voyage à Hawaii.

Je me sens un peu gênée, car je me suis sauvée du froid québécois et j’ai la chance de courir sur les plages du Mexique à Puerto Vallarta. J’ai aussi découvert le club de course local. C’est incroyable de constater que partout où on voyage dans le monde, et où il y a une piste de 400 mètres, on y trouve des amis.

Peu importe la langue, c’est le partage du même plaisir, au même rythme. Les amis se retrouvent, se regroupent. Le club se réunit à 19 h 30 cinq fois par semaine pour les intervalles.

Ce matin-là, à mon premier tour de piste, je croise les amigos qui se préparent pour le demi-marathon de Mazatlan. Il y a de l’excitation dans l’air. Je les sens prêts pour le grand jour. J’ai pu voir des coureurs de fort calibre, bien entraînés. C’est motivant. Mais d’abord, de partir de son banc de neige, il faut se réadapter à la chaleur… Quelques jours devraient bien suffire.

Une semaine en progression de temps et aussi à s’adapter au parcours qui mène à la piste et en alternance à la plage, sur le réputé Malecon (jetée ou boardwalk). Quelques pas dans le sable, après tout, c’est un peu comme lorsque l’on court dans six pouces de neige sur les trottoirs de Montréal, sauf qu’on est en short et que ce n’est pas au son de la déneigeuse, mais bien de la vague qui casse sur la rive. Un matin, en jetant un regard au large, j’ai aperçu une horde de dauphins.

Sautillant hors de l’eau, ils se précipitent vers le large. Quel spectacle! Je m’arrête quelques instants, ça en vaut la pause. À Montréal, je l’aurais fait pour un feu rouge ou pour céder le passage à une auto… Bref, je m’adapte bien vite à ce nouveau paysage. J’espère pouvoir continuer ma progression pour une longue sortie du dimanche afin d’aller découvrir les environs. La découverte d’un nouveau lieu est toujours bien excitante. De façon sécuritaire car, il ne faut pas se le cacher, j’ai une tête de gringa. En menant un train de vie sportif, il est rare que l’on rencontre le danger… à moins de se placer devant un camion ou de courir sur des routes incertaines! Mais cela, on ne le fait pas chez-soi, alors pourquoi le faire ailleurs?

Le petit matin mexicain est sublime, le coq chante et les travailleurs doucement se préparent pour la journée. Sur ma route, seuls les serveurs qui s’affairent à la préparation de leur resto et quelques coureurs longent la plage. Plus loin, quelques pêcheurs. Le soleil se lève sur Puerto Vallarta magnifiquement…

Mon coeur bat sur ce parcours du Mexique de tout son élan, ému et heureux de courir ici.

Bonne route à tous!

Nathalie Collin

Réaction au mot de White Lightning

Vous pouvez faire parvenir vos commentaires sur ce mot ou les autres articles du journal à l’adresse suivante: Wlightning24@hotmail.com

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Vos réactions au Mot de White Lightning de janvier #120

Bonjour Mme Collin,

Cela fait sûrement un an ou deux que je suis inscrit au journal et que je lis vos textes. Toujours très intéressant, stimulant et qui donne des ailes. Cette fois-ci, votre texte a été écrit avec le coeur et j’ai adoré…

Quelle belle valeur authentique, je suis dans la même vague que vous et vous appuie. Merci de continuer de nous écrire.

Bien à vous,
Steve Laramée

***

Bravo, très inspirant! Plus de personnes devraient adopter ces mêmes résolutions. De mon bord, j’ai décidé de me faire des lunchs plutôt que de constamment manger à la cafétéria de l’école où j’enseigne ou au sympa petit resto thaï juste à coté. C’est une super résolution. Je mange mieux, je suis plus en forme, plus en contrôle pour améliorer mes performances sur route et je sauve de l’argent.

Ne lâche surtout pas avec le journal, je l’attends avec impatience tous les mois. Il est très apprécié.

Merci.
Eric Alvarez

***

Bonjour Nathalie,

Je me permets de répondre à ton mot écrit dans le journal de janvier. Moi qui ne suis pas une coureuse, mais surtout une marcheuse (j’ai commencé à courir au début de juin 2010, à l’âge de 53 ans et vraiment pas régulièrement). Je partage quand même le même bien-être que toi lorsque je vais marcher, et ça, c’est presque tous les jours. Je regarde autour de moi, je dépense mon énergie, je me concentre sur chaque pas, sur bien des détails que je vois et je réfléchis à ma chance. J’ai dans ces moments un rendez-vous avec moi-même. En ce qui concerne le temps des fêtes, j’ai la chance de réaliser que cette fête, c’est d’abord donner aux autres un peu de bonheur par mes attentions et ma sincérité.

Je suis une fille encore toute proche de la nature (la course et la marche aide à le demeurer), et de tous les endroits où je suis allée au Québec, celui qui m’a fait le plus comprendre que nous ne devions pas nous en faire plus que cela dans la vie avec des choses qui ne sont pas importantes, c’est le Grand Nord québécois. Assise sur un rocher, en contemplant la baie d’Ungava immense en face de moi, en voyant le ciel immense, l’absence d’arbres, d’habitations autour de moi, eh bien, je m’aperçois qu’on est minuscule, donc, que nos problèmes le sont sûrement, mais je m’aperçois aussi qu’on est immense, car on fait partie de cette merveilleuse création. Je te souhaite une année tout simplement de bien-être avec toi-même (et c’est super bien parti en voyant ce que tu écris, tu as des valeurs qui te ramènent à l’essentiel, à ce qui est la base, et au respect envers toi-même et les autres) et une année de bonheur dans un corps et une tête en santé.

Au plaisir de te lire,
Lucie Leduc

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

Voici le récit d’une marathonienne vivant avec son époux l’expérience d’un voyage à Boston en 2009.

Pierre Bourassa pour Courir.org Courriel : P_bourassa@hotmail.com

Marathon de Boston

Ça y est, on part en voyage! Olivier et Maxime déjeunent avec nous à Montréal avant de nous quitter sur le trottoir près de notre autobus Coach Canada. C’est un voyage de groupe organisé par Pierre Bourassa. C’est assez tranquille dans l’autobus. Mais, plus on avance, plus on s’aperçoit qu’on est embarqué dans une autre dimension. Je me sens comme une clandestine dans ce monde «de fous»!

Michel est dans son univers! Quel feeling! Notre chauffeur d’autobus, ne connaissant absolument rien à la course à pied, se demandait bien, lors de l’arrêt pour manger: « Qu’est-ce que ce groupe de personnes a l’air bizarre… Elles semblent toutes lever le nez sur le fast-food. Et la plupart ont un dîner de pâtes froides. Et elles ne vont chercher qu’un café? Puis, ça se déplace vite. Ils sont vifs, ces passagers!»

En arrivant à Boston, on s’imprègne de la ville et on va chercher son dossard à l’expo du marathon. Je suis nerveuse. «Breath and relax», qu’on me dit en me remettant mon dossard 20271. C’est magique et grandiose. Beaucoup de kiosques… Mmm, on en a goûté, des produits énergétiques! Une grande énergie a passé lorsque Michel a serré la main d’un grand homme au regard déterminé: Dick Hoyt, père et fils Ironman (www.youtube.com/watch?v=mQdeTGPRm5s). Quelle émotion! Puis, on s’est fait photographier avec Grete Waitz, cette grande marathonienne, #1 au monde en 78 et en 83, gagnante deux fois à Londres en 83 et en 86, et neuf fois championne à New York! Elle a signé mon dossard! Émotion! Émotion!

Le lundi 19 avril 2010, un groupe de coureurs est dans le lobby de l’hôtel. Nathalie, comme un ange, arrive doucement pour nous souhaiter de vivre un bon marathon et de s’amuser! Un enchaînement d’autobus se dirige vers Hopkinton, transportant 23 126 marathoniens fébriles. IMPRESSIONNANT! C’est le 114e marathon de Boston. C’est sur ce même parcours que John J. McDermott a gagné le 19 avril 1897 contre 15 marathoniens! C’est un parcours mythique, car combien de grands ont foulé ce sol, dont Bill Rodgers, Jacqueline Gareau, Gérard Côté…

Ce que nous ne savons pas, et que nous découvrirons au fil des kilomètres, c’est que 500 000 spectateurs nous attendent le long du parcours, des touts petits qui tendent la main en espérant y recevoir une tape… Certains enfants nous tendent des quartiers d’orange, des ados nous encouragent à s’époumoner, des adultes de tout âge nous soulèvent par leurs encouragements… On a l’impression que chacun a grandi avec l’idée que cette journée du Patriots’ Day est consacrée aux marathoniens, ces héros du jour. Toute une énergie transporte cette vague de coureurs du départ jusqu’à l’arrivée! À tous les miles, il y a un poste de Gatorade et d’eau. Quelque 8000 bénévoles sont prêts à aider ces athlètes. Les premiers soins sont très présents. Des shérifs, des policiers, des hommes de l’armée assurent la sécurité et vérifient qu’il n’y a pas de tricheurs (non inscrits).

Vraiment, c’est un évènement très spécial, un marathon comme nulle part ailleurs. C’est un marathon légendaire! Le plus ancien et le plus prestigieux du genre dans le monde! Je fais quelques pas avec Michel en direction de son départ. BONNE CHANCE! Amuse-toi! On se revoit cet après-midi, se dit-on avant de se quitter pour la grande aventure. Michel voudrait bien faire juste un p’ti pipi avant d’arriver dans le «corral» de départ. Mmm, personne, pas de police en vue? J’y vais… HEY! HEY! Les sifflets se font entendre. Aïe, Michel se sauve! Il est passible de disqualification s’il se fait prendre. Il n’en est pas question. NO WAY! Ouf! C’est OK.

Il arrive dans son «corral», bien en avant, juste derrière les pros, qui eux sont juste derrière les élites. L’atmosphère est fébrile… Il y en a assis en indien, d’autres étendus sur l’asphalte. Michel fait quelques sprints. Des spectateurs observent chaque marathonien! Une sensation assez intense de se retrouver enfin sur le fil de départ du MARATHON DE BOSTON!

Et le summum (style l’annonce des boxeurs avec toutes leurs statistiques!): la présentation des élites un par un. Sortant d’une petite chapelle en faisant une entrée remarquable vers le point de départ, ils sont à quelques pas de Michel. Puis, l’hymne national au micro, suivi de F-16 tournoyants dans ce ciel bleu et ensoleillé.

Finalement, le shérif tire un coup de revolver en signe de départ: «POW!» C’est un premier départ. Tout en faisant les premières foulées de son 52e marathon, Michel voit s’éloigner rapidement ces super athlètes: la filière kényane! IMPRESSIONNANT! Profitant de l’énergie de la foule, une tape par-ci, une par-là dans la main des enfants, Michel se laisse aller, descendant les premiers kilomètres d’un bon rythme. Mais déjà, au 17e km, la douleur se fait sentir sur les cuisses. Très concentré et déterminé, il est dans sa bulle, excepté l’espace d’un kilomètre, à l’endroit du collège de filles. Les demoiselles crient et encouragent les marathoniens. Et quand on arrive à leur hauteur, elles sont là, sur les bords des clôtures, appareil photo et pancartes à la main. Kiss me! Marry me! Il ne faut pas passer trop près, car elles t’accrochent pour t’embrasser. Il faut dire que certains marathoniens en profitent! C’est spécial… ça fait sourire!

Michel roule sur une base de 3 heures jusqu’au 32e km. Là, les quadriceps ont crié l’alarme! Après, il s’est démené jusqu’à la fin pour limiter les dégâts, appuyé par une foule endiablée et survoltée. I GOT IT: 3 h 08 m 49 s! UNE EXPÉRIENCE INOUBLIABLE! «Je me reprends assurément l’an prochain, je sais à quoi m’attendre!»

Denise Huneault, compagne de Michel Villeneuve, pour Courir.org

Première partie du récit. Suite au prochain numéro.

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Un Montréalais dans le sud
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Un Montréalais dans le sud

Par Richard Strasbourg

Après

Après avoir fêté un peu trop fort le 17 décembre et avoir traversé un demi-marathon du mieux que je pouvais le 19 à La Nouvelle-Orléans, je suis rentré à Montréal par la voie des airs.

J’ai retrouvé de la famille que je connaissais et j’en ai rencontré de la nouvelle qui m’attendait de pied ferme, ce qui ne m’a pas empêché de passer de belles vacances de Noël, au contraire.

Avec la perspective d’un autre demi-marathon, quelques jours après mon retour en Louisiane deux semaines plus tard, j’ai vite pris la direction du gym où j’ai pu me refamiliariser avec les diverses machines sensées me garder en forme et au chaud. Juste pour le plaisir, j’ai conclu mon entraînement des fêtes avec une sortie en plein air et ça m’a fait du bien au corps et au coeur.

Entre les deux, je n’ai pas échappé au marathon de la gastro: quelques kilomètres entre la chambre à coucher et la salle de bain, mais il semble bien que c’est ce qu’il fallait pour me forcer à me reposer et éviter de passer mon temps à faire du sport. Après tout, j’étais en vacances et paresser est quelque chose que j’ai encore du mal à faire.

Le samedi 8 janvier de cette belle année toute neuve, je me suis pointé sur la ligne de départ du premier demi-marathon local depuis les années 80, à Houma, mais sans la gueule de bois cette fois-ci.

Il faisait beau et frais, à 7 heures du matin et je suis parti d’un pas plein de confiance et d’enthousiasme, doublant les coureurs et coureuses tranquillement, comme à mon habitude. Certains me donnaient du fil à retordre, mais la plupart ne semblaient pas se préoccuper de moi. Les miles défilaient sans se faire attendre, alors que j’étais occupé à rattraper le prochain compétiteur ou parce que je me perdais dans mes pensées et ma musique.

Vers la fin, je me sentais bien seul et plutôt lent, vu que ces 13 miles constituent maintenant ma plus longue course. Il me vint à l’esprit que je pourrais très bien être heureux en m’en tenant à cette distance pour le reste de mes jours. Ces 21 kilomètres constituent toujours un beau défi et je me suis dit: voici une course que je peux compléter en continuant de faire mon cross-training et sans trop souffrir dans les jours qui suivent.

Une fois arrivé, à une minute de mon record personnel, je réalise que tout est une question de perspective. Je me trouvais un peu lent et pathétique sur les deux derniers miles, mais mes amis bénévoles m’ont dit que j’avais l’air bien heureux et assez rapide en fin de compte. En dedans, j’avais bien hâte de franchir la ligne d’arrivée et je m’inquiétais un peu pour le temps, vu que je ne porte plus ma montre en compétition depuis plusieurs années. En y repensant, je me dis que le doute est une belle chose parfois. Quand je me sens comme la tortue au lieu du lièvre et que je n’ai aucun repère dans le temps, je n’ai d’autre choix que de me donner un bon coup de pied et de reprendre les choses en main.

Je réalise aussi que, comme jamais auparavant, je cours maintenant avec mon cœur et mes tripes, au moins autant qu’avec mon corps. Je le sais parce que mon entraînement change et que je cours moins, mais aussi parce que je ne ralentis pas en compétition. Bien sûr, je sais que rien ne remplace la course pour s’entraîner pour la compétition, mais j’ai aussi envie de faire autre chose.

Tout ça pour dire que je suis très optimiste quant à cette nouvelle année. Je vois les prochains mois comme le début d’une toute nouvelle aventure et j’ai hâte d’en traverser chaque heure, jour, semaine, etc.

Je vous en souhaite une bonne.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

 

Contagion

Nous assistons présentement à une forme de contagion dans le petit monde de la course à pied. Plusieurs indices autour de moi poussent en ce sens. D’abord, une augmentation de la participation dans les différents circuits de courses autour de Montréal. Recrudescence itou de l’adhésion dans différents clubs et, si on ouvre un peu plus grand nos élans d’infestation, La Presse, par exemple, avec ses récents articles dans le cahier Santé, a grandement contribué à faire craquer les derniers tabous anti-course, pourtant une activité des plus naturelles.

Parce qu’il ne faut pas reculer bien loin pour trouver une opposition féroce, vindicative même, face aux batteurs de macadam. La guilde des bien-pensants s’est empressée de noircir les effets positifs du jogging, pire de la course, en insistant sur les forces abusives imposées par la frappe des pieds sur la chaussée. Il n’en fallait pas plus, pleutres que nous sommes, pour accuser la course de tous nos maux de dos, de genoux et que sais-je encore?

Et le monde de la consommation a su y tirer son profit. Allez, ne vous éreintez plus à devoir absorber jusqu’à trois fois votre poids à chaque foulée quand notre exerciseur peut le faire pour vous. Nous sommes bien dans la forme la plus vile du façonnement du corps. Au lieu de fournir des efforts, nous pouvons soit acheter des pilules qui transforment notre intérieur ou des appareils qui font les luttes à notre place. Cette approche marketing a tellement de succès qu’on en vient à trouver normal d’être rebuté par l’effort. La douleur est à proscrire certes, mais l’inconfort lié à une ardeur dans le feu de l’action, n’est-il pas louable pour qui veut s’améliorer?

Heureusement pour les braves ou les inconscients qui font fi des ragots publicitaires, la course, au contraire, renforce les os, les muscles et le bon fonctionnement de nos articulations qui existent justement pour agir dans toute leur amplitude. Car l’effet physiologique des foulées répétées amène le corps à une meilleure résistance au stress même de cette activité qui consiste à mettre un pied devant l’autre. Et nous ne parlons même pas des effets psychologiques qu’un tel élan donne à son pratiquant.

On a entendu parler du second souffle, du «high» du coureur, cette sensation grisante nous faisant croire qu’on pourrait courir ainsi sans arrêt. Ces sensations sont de l’ordre psychique et peuvent conduire le coureur vers des niveaux inexplorés jusqu’alors, tant physique que mental.

Dans la foulée marketing des dernières années, le vélo a en quelque sorte chipé une bonne partie des coureurs du dimanche au profit d’une activité dite sans chocs aux articulations. Étant moi-même amateur de vélo, je dois avouer que mon coeur ballotte depuis des années entre mon plaisir de courir et les ivresses des sorties de vélo. Un jour, il m’a fallu choisir et c’est un peu la simplicité qui m’a fait pencher pour la course. S’habiller tranquillement, puis ouvrir la porte et on est déjà sur notre terrain de jeu. Tandis que le vélo demande plus de temps, même si les effets en sont tout aussi plaisants.

Sachant qu’un sport peut être le complément de l’autre, mais que pour atteindre des objectifs précis dans l’une ou l’autre des disciplines, il faut devenir de plus en plus spécifique, j’ai jeté mon dévolu sur la course à pied. Elle est pour moi démocratique et universelle. Une seconde étant une seconde partout au monde et un mètre étant un mètre, tous nous pouvons nous y référer et ce sont là les données essentielles de la course à pied. Notre organisme étant à la fois le moteur et la carrosserie, nous sommes toujours prêts à entrer en action.

Yves Daigneault Entraineur pour Courir à Montréal
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
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Les rencontres de Jean-Claude

Jean-Claude rencontre Clément Pelletier du marathon de Rimouski

Les images étaient saisissantes. Vous les avez certainement vues et revues à la télé ou sur internet. Il ne s’agit pas du départ des 1 400 coureurs du marathon de Rimouski l’an dernier. Ce sont celles des grandes marées qui ont déferlé sur l’ensemble de l’Est du Québec et des Maritimes. Elles ont emporté ou endommagé des bouts de route, des chalets, des maisons, le long du trajet du marathon jusqu’à Sainte-Luce. Les participants qui seront du départ de la 10e édition, le 2 octobre prochain, auront certainement une pensée pour les gens touchés.

L’ensemble de l’histoire du marathon de Rimouski est inspirant. Après ceux de Montréal et de Lévis-Québec, Rimouski constitue le troisième marathon en importance au Québec. En 2008, l’organisation recevait, pour une 2e fois (la 1re étant en 2006), le titre d’événement sur route de l’année par la Fédération d’Athlétisme du Québec.

De 199 participants à l’origine en 2002, la progression s’est faite d’année en année. Le cap des 1000 est franchi en 2009, puis c’est le sommet de 1434 l’an dernier. Puisqu’il faut toujours rêver, la cible visée se chiffre à 2000. Le tiers des coureuses et coureurs provient de la grande région de Rimouski, soit tout de même près de 500 personnes. C’est impressionnant.

Comment expliquer un tel engouement pour la course sur route dans la région du Bas-Saint-Laurent?

Qui de mieux que Clément Pelletier, un des initiateurs, pour répondre à cette question. «Dans le Bas-du-Fleuve, il y a une tradition de course sur route qui date des années 60. Claude Couture était l’organisateur. Puis, avec l’arrivée du marathon de Montréal, en 1979, Bernard Boissonneault, Denis Chassé, Richard Fournier, Dave Redmond, Antoine Roy et Robert St-Laurent ont fondé le Club La Cavale. À l’époque, La Cavale organisait différentes compétitions à Rimouski, puis dans le Bas-Saint-Laurent.»

«Le 100 km à relais Matane-Rimouski permettait de recueillir des fonds afin de construire un hôtel pour loger dans la région les personnes atteintes du cancer. La construction est terminée depuis quelques années déjà. (Clément a complété les 100 km à deux occasions.) Le 20 km Bic-Rimouski était aussi une course automnale charmante avec ses paysages bucoliques et ses vues en plongée sur le fleuve.»

«De plus, un circuit régional de courses sur route, le circuit Fillion Sport existe depuis plusieurs années avec une douzaine de courses en 2010. Le Club Fil-Oup! est né à Rivière-du-Loup, et de plus en plus de personnes s’entraînent seules ou en petits groupes sur les routes de leur patelin dans la région. Grâce à Internet, ils et elles ont accès à des programmes d’entraînement et d’autres conseils utiles.»

Tout cela contribue à faire de la course sur route une activité de plus en plus accessible et populaire, et ce, en particulier au plan familial.

Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
courir montreal quebec jogging competition course Au fait, Clément, comment vous est venue l’idée de démarrer ce marathon?«En 1997, le marathon de Montréal est interrompu et Québec prend le relais en 1998. À Rimouski, en février 2002, un petit groupe de maniaques se disait intéressé à partir un tel événement. Avec mon fidèle acolyte, Richard Tremblay, on a souhaité que ce soit un marathon avec un parcours officiel, des médailles originales (la première était découpée dans du bouleau, donc en bois) et des facilités avant, pendant et après le marathon, ce qui en ferait un événement des plus accueillants. C’est toujours ce qui fait notre marque de commerce, 10 ans plus tard.»

«La première année, à l’automne 2002, nous n’en revenions pas de voir entrer les inscriptions par la poste: 199 personnes pour une seule épreuve, soit le marathon en équipe de deux ou seul. Le Rimouskois d’origine, Pierre Harvey, était le président d’honneur. Accompagné de son comparse de ski de fond et de course, Jocelyn Vézina, ils gagnèrent le marathon à relais. L’année suivante, on ajoute le demi et on avance la date au premier dimanche d’octobre plutôt qu’au dernier.»

À mon tour de vous raconter une anecdote de cette première édition. «En 2002, je peux vous dire que j’étais de cette épreuve historique. J’étais habillé comme si j’allais faire du ski de fond… Le changement de date s’avérait nécessaire. J’ajoute que le parcours est superbe: il passe à 100 % le long du fleuve. L’aller-retour, jusque dans l’anse de Sainte-Luce en passant par Pointe-au-Père, se fait sur la vieille route nationale d’époque. Même quand il vente ou qu’il pleut, le décor est unique: c’est mon coup de coeur envers ma région natale…» (Jean-Claude)

Clément tient à souligner la participation année après année de coureurs et coureuses du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont Suzanne Munger, une grande championne et une grande amie. Puis, des adeptes de la région du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord, de la Gaspésie et des Îles, des Maritimes dont un bon contingent du Nouveau-Brunswick. Sans oublier celles et ceux en provenance de l’Ouest, dont Québec-Chaudière-Appalaches, qui prennent plaisir à descendre le fleuve jusqu’à Rimouski. Il ajoute que certains sont venus d’aussi loin que la Californie, l’Alabama et l’Alberta afin de vivre ce marathon.

Le record du parcours est tout de même de 2 h 30 (2007) et il est détenu par Richard Tessier de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Julie Moreau de Québec, chez les dames, a réalisé 3 h 05 en 2009. Louis-Philippe Garnier de Montréal en est un autre qui a réalisé de belles victoires tant au demi qu’au marathon. Notez que le 10 km et le mini-marathon (4,2 km) marche et course sont aussi au programme.

Le dernier souhait de Clément et de sa superbe équipe (Sébastien Bolduc, Bernard Caron, Gilles Cormier, Violette Côté, Lise Drolet, Jean-Denis Laberge, Carol Lévesque, Claude Thibault et Richard Tremblay) serait de faire de Rimouski une ville de marathon reconnue mondialement. Comme vous pouvez le constater, ce n’est pas la détermination qui manque.

Nous vous le souhaitons pour le plus grand bonheur des coureuses et coureurs qui auront la chance de vous côtoyer. Merci à tous de nous offrir un accueil si chaleureux.

Soulignons maintenant quelques faits d’armes de Clément, l’athlète. D’abord un skieur alpin, il tomba en amour avec le ski de fond et, par la suite, avec la course à pied. Il était du premier marathon de Montréal avec plusieurs autres du Club La Cavale. Il en totalise 54, mais dit-il: «j’ai deux passions, la course et le ski de fond pour leur apport cardio-vasculaire. Quand la neige arrive, je passe au ski de fond à plein temps et la course ne reviendra qu’au printemps.»

«Cependant, ce dont je suis le plus fier, ayant commencé à 37 ans, ce sont mes 26 marathons consécutifs sous la barre psychologique des trois heures. Par contre, en vieillissant et à la suite ma blessure de l’an dernier (j’ai eu peur de ne plus pouvoir courir), j’apprécie chaque moment de course au plus haut point et le temps n’a plus d’importance. Seuls comptent le plaisir, la santé et la qualité de la camaraderie avec les gens que je côtoie en courant. Cette camaraderie est stimulante et rafraîchissante.» Le marathon, en particulier, permet une saine compétition, beaucoup d’entraide et une grande socialisation tant sur le parcours qu’à l’extérieur de celui-ci.»

En terminant, Clément tient à redire que «si vous souhaitez vivre un marathon différent, avec une ambiance de grande famille, n’hésitez pas à venir goûter le marathon de Rimouski le 2 octobre prochain. Vous ne le regretterez pas.»

Jean-Claude Drapeau pour le journal Courir à Montréal
Courriel : jeanclaudedrapeau@yahoo.fr

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Course pour la résolution: Terminer l’année du bon pied!

Le 31 décembre dernier, plus de 300 coureurs s’étaient donné rendez-vous dans le Vieux-Port de Montréal afin de célébrer la fin de l’année 2010 en courant un 5 km amical. Cette course pour la résolution, organisée par les boutiques Coins des coureurs et qui se tenait dans plus de 50 autres villes en Amérique du Nord, en était à sa 26e édition, mais à sa première fois dans le Vieux-Port de Montréal afin d’en faire un événement plus rassembleur et festif.

La température était exceptionnellement clémente (4 degrés!) lors de mon arrivée dans le Vieux-Port environ une demi-heure avant le départ, prévu pour 17 h. Un spectacle gratuit sur la place Jacques-Cartier remplissait les lieux d’une musique entraînante et la vue de la ville toute illuminée rendait l’événement d’autant plus unique et magique. Il s’agissait pour moi de la première course nocturne de l’année… et bien sûr de la dernière! J’ai hésité avant d’y aller, car j’avais peur de manquer de temps et d’arriver très tard à notre party familial de fin d’année, mais en théorie, ça me semblait possible. Il y avait aussi les frais d’inscription que je trouvais élevés, mais on avait droit à une veste unisexe spécialement conçue pour l’occasion. Un vêtement très pratique et bien adapté à nos hivers au premier coup d’oeil.

La remise des dossards avait lieu à l’intérieur du Centre des sciences de Montréal, question de rester au chaud avant le départ, qui avait lieu à l’arrière, au bout du quai de King-Edward. Comme pour la course du père Noël, la course de la résolution est une course amicale sans chronométrage officiel. On la fait pour le plaisir de terminer l’année du bon pied et c’est parfait ainsi! Je me suis très peu entraîné en décembre, trop débordé par les achats de Noël, les partys et le bébé qui ne fait pas ses nuits, mais je me sens en forme et décide de me placer directement sous l’arche de départ. Quelques supporters sont là pour nous encourager, mais pas de passants ni de touristes puisque nous sommes en retrait de l’action. À mon avis, il serait plus intéressant de placer l’aire de départ et d’arrivée à l’avant du Centre des sciences question d’avoir plus de visibilité et d’encouragements.

Le départ est donné à l’heure et je m’élance avec les premiers. Comme eux, j’essaie d’éviter les plaques de neige et les flaques d’eau. On longe le quai et on tourne sur la voie principale du Vieux-Port, direction le quai de l’Horloge. Je me retrouve vite 3e, 2e, puis premier. Euh… j’ai regardé la carte du parcours avant le départ, mais là je ne sais plus trop où il faut aller! C’est que je suis habitué de suivre, pas de mener! Heureusement, de nombreux bénévoles sont postés aux diverses intersections et nous indiquent le chemin. Après avoir passé la pancarte du 1er km, on contourne l’aire de jeux pour enfants où nous attendent de bonnes flaques d’eau, mais je préfère encore celles-ci aux plaques de glace! On descend ensuite par la rampe d’accès qui mène au stationnement du bassin de l’Horloge, où on fait un aller-retour.

C’est à ce moment que je demande au coureur à mes côtés s’il sait où il faut aller: on reprend la rampe ou on emprunte l’escalier? Zut, il ne le sait pas lui non plus! Mais des bénévoles nous aperçoivent et nous font signe de remonter par la rampe. Le Vieux-Port est très bien éclairé et sécuritaire de soir, mais, dans le feu de l’action, ce n’est pas toujours évident de savoir où aller! On retourne donc sur la voie principale où on passe devant un poste d’eau qui est situé environ à mi-parcours. Il nous faut quelque peu zigzaguer entre les passants venus flâner, mais puisque la voie est large, cela ne cause pas de problème.

Durant cette longue ligne droite qui nous mène jusqu’au bout du Vieux-Port, près de la rue Mill, j’échange spontanément avec le co-meneur et j’apprends qu’il vient de France et qu’il est en ce moment de passage à Montréal. Il trouve l’hiver froid au Québec, mais je lui dis qu’il est assez chanceux, car c’est exceptionnellement doux en ce moment! Il est vrai toutefois qu’avec l’humidité en provenance du fleuve et la neige qui fond, on a l’impression qu’il fait beaucoup plus froid que 4 degrés. N’empêche, je me suis habillé trop chaudement et je commence à surchauffer sous mon coupe-vent. Je perds alors un peu de vitesse ainsi que mon partenaire de course. Il est devenu trop rapide pour moi et c’est seul que je devrai courir le kilomètre et demi qui reste.

Peu après le petit bateau McCallister, on fait demi-tour et retourne vers le quai King-Edouard. Les passants et les bénévoles nous encouragent à ne pas lâcher. Finalement, on quitte la voie principale pour remonter le quai où se trouve l’arche de départ. Je félicite le Français pour sa victoire et prends le temps de boire une bonne bouteille d’eau avant de penser à quitter les lieux. J’ai bien aimé cette idée de terminer l’année en faisant ce que j’aime le plus, entouré de coureurs qui partagent la même passion que moi. Le Vieux-Port, en fête pour l’occasion, est l’endroit idéal pour le faire. Maintenant, vite, il faut que je retourne chez moi afin de passer les dernières heures de 2010 entouré de ceux que j’aime!

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Yves Pelletier
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En passant par les parcours de course

Par Yves Pelletier

Le 25 janvier dernier, j’ai lu sur le blogue d’Yves Boisvert de La Presse un article sur le futur (futur) parcours du marathon de Montréal. J’ai pris connaissance des différents commentaires et c’est ce qui m’a inspiré mon article ce mois-ci.

Existe-t-il un parcours de course parfait?

Selon l’article d’Yves Boisvert et les différents commentaires, il semblerait qu’il y ait toujours place pour l’amélioration, et je suis tout à fait d’accord avec cela. Là où j’accroche, c’est à savoir si le parcours peu importe la course est plat, ennuyeux, pas intéressant.

J’ai fait un petit retour sur certaines courses auxquelles j’ai participé en me demandant comment était le parcours, et la conclusion est que chaque parcours nous apporte quelque chose de positif.

Le lac Brome: qui ne connait pas la fameuse côte du 14e km que j’appelle affectueusement le monstre?

Le Maski-Courons avec lui aussi une très bonne montée au 9e km et ensuite du 13e au 15e km avec encore une montée et les 4 derniers kilomètres au soleil (naturellement s’il fait soleil cette journée-là).

Le demi-marathon  Marcel Jobin: voilà un parcours sans montée ou descente. Mais, par une journée ensoleillée, préparez-vous à souffrir: aucun arbre le long du parcours, indice d’ombre zéro, 10,5 km pour aller, on tourne autour d’un cône orange et on refait le parcours sous le même soleil ardent.

Le mont Saint-Bruno: parcours qui monte, qui monte et qui monte encore à travers de grosses roches et des racines pour par la suite redescendre, et lorsque l’on sort du parc pour aller dans la ville, eh bien, faux plat.

Le marathon de Québec, les 12 derniers kilomètres sur le boulevard Champlain: si vous avez une journée ensoleillée, vous allez cuire, et s’il y a du vent, alors vous devrez l’affronter.

Le demi-marathon de Montréal en avril, la portion le long du bassin d’aviron: là aussi lorsque qu’il y a un bon vent, vous avez l’impression d’avancer de peine et de misère.

Je pourrais prendre chaque course ainsi et trouver quelque chose à corriger, mais je peux prendre chaque course nonobstant le parcours et trouver plein de points intéressants.

La beauté du lac Brome me fait oublier le monstre au 14e km, le demi-marathon Marcel Jobin a un parcours si peu diversifiant, mais l’accueil est sans contredit un des meilleurs et les prix de présence (j’ai même déjà gagné un vélo), et que dire de la fameuse douche à l’eau froide d’après-course tellement rafraîchissante.

Le mont Saint-Bruno pour avoir la chance de courir dans un si beau parc, dans des sentiers longeant des lacs qui nous font oublier comment nous avons peiné pour gravir cette montagne.

Le marathon de Montréal: le parcours pourrait être modifié pour y apporter des améliorations. Est-ce qu’il plaira à tous? Peu probable. Il est bien logique que le parcours du marathon passe si possible par des attraits intéressants de la ville de Montréal.

Mais une chose qui est certaine, c’est que peu importe le parcours, peu importe où se situe la ligne de départ ou d’arrivée, peu importe qu’il y ait des montés, des descentes, du soleil, du vent, des roches, des racines, des faux plats ou tout autre obstacle sur le parcours de la course à laquelle vous vous inscrirez, prenez le parcours que l’on vous donne, peu importe sa physionomie, affrontez-le et vous aurez relevé un défi chaque fois que vous passerez la ligne d’arrivée.

Bon parcours!

Yves Pelletier pour Courir.org

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Le triathlon à la portée de tous… par Peggy Labonté

Coureuse depuis 2007, duathlète depuis 2008 et triathlète depuis 2009, les défis ne me donnent pas froid aux yeux. Au contraire, j’aime bien m’inscrire à une épreuve en me demandant si je serai capable de traverser le fil d’arrivée. D’ailleurs, je me suis récemment inscrite au demi-Ironman Timberman du New Hampshire le 20 août prochain sans trop savoir comment je nagerai 2 kilomètres en eau libre. Mon plus grand objectif demeure les championnats mondiaux de Duathlon en Espagne un mois plus tard.

Après avoir écrit le texte «Courir et sourire pour moins souffrir» l’an passé, me revoilà avec une chronique sur le triathlon. Malheureusement, comme plusieurs de mes amis coureurs ou cyclistes, le sourire n’est pas aussi facile lorsque je dépose le petit orteil à l’eau. Étant une nageuse peu expérimentée, je suis tout de même tombée en amour avec le triathlon.

Êtes-vous, comme j’ai été, un coureur désireux de vous lancer en triathlon? Êtes-vous intimidé par la portion natation? À mon humble avis, la natation ne devrait empêcher aucun athlète de se lancer à l’aventure. Il s’agit simplement de trouver l’événement approprié et de se faire confiance. Les épreuves d’initiation au triathlon (try-a-tri) et de triathlon sprint (750 m nage, 20 km vélo, 5 km course) sont parfaites pour les nageurs débutants. L’an dernier, j’ai participé à plusieurs triathlons, mais deux événements ont davantage retenu mon attention dans la distance sprint. Le triathlon Cascades de Drummondville et le triathlon Saint-Lambert m’ont permis d’apprécier la natation pour diverses raisons.

Le triathlon Cascades de Drummondville (18 juin 2011)

Cet événement se déroule dans la rivière Saint-François. À première vue, j’étais réticente. Heureusement, le triathlon Cascades donne la possibilité de faire une pratique deux jours avant la compétition. Je m’y suis rendue avec l’idée de me familiariser avec les lieux avant la course. L’idée s’est avérée excellente, car j’ai réalisé que les eaux étaient calmes. De plus, le courant était faible et plusieurs kayakistes nous suivaient de près. J’ai aussi apprécié les tapis antidérapants à l’entrée et à la sortie pour sécuriser l’accès. Le jour J, j’avais de gros papillons dans l’estomac, mais je me suis sentie comme un poisson dans l’eau… ou presque!

Le triathlon Saint-Lambert (16 juillet 2011)

Ce triathlon a lieu dans la piscine municipale de Saint-Lambert. La nage se fait donc en couloir. À l’inscription, il faut prédire le temps de natation avec une grille d’estimation. Ainsi, chaque athlète nage avec des compétiteurs du même niveau. Un départ est donné à chaque cinq secondes. Cela permet de débuter la course seul et sans bousculade. Un bénévole compte les longueurs de chaque nageur et avertit celui-ci lorsque c’est terminé. Par le fait même, il est impossible de se tromper. Ce triathlon sprint m’a vraiment donné la piqûre pour ce sport.

Êtes-vous toujours hésitant à tenter l’expérience? Sachez aussi qu’à Drummondville on propose le mini-triathlon et qu’à St-Lambert on offre l’initiation au triathlon. Pensez-y, mais n’hésitez pas trop longtemps puisque certaines épreuves ont rapidement affiché complet en 2010.

Peggy Labonté pour Courir.org
Courriel : pegpeg30@hotmail.com

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Place aux lecteurs

Un jour de l’An plus que parfait!

Aujourd’hui 31 décembre, mon beau village de St-Paul dans les Appalaches est recouvert de brouillard comme s’il voulait nous protéger. Je décide de terminer l’année du bon pied ou plutôt sur mes deux pieds. Après avoir vérifié la température, j’endosse des vêtements en pelures d’oignon, j’ajoute mes crampons à mes souliers de course et je quitte la maison.

Le village est calme et seulement quelques personnes sont sorties pour l’instant. Ici, c’est la belle vie paisible avec un voisinage chaleureux et généreux. Même si ma distance est de 19 kilomètres, je m’y sens en sécurité. Je sais que s’il m’arrive un ennui, je peux m’arrêter dans toutes les maisons. Les gens me connaissent, je suis celle qui traîne dans la rue même quand il fait mauvais. Souvent, on m’envoie la main. Je ne connais pas la personne, mais c’est sympa…

Je rejoins assez rapidement la route 216 pour tout de suite tourner à droite sur la rue Sirois. Les deux gros chiens qui ont l’habitude de me saluer et de me suivre derrière la clôture sont en congé aujourd’hui. Je commence à monter doucement, et plus je monte, plus le brouillard s’épaissit. Je tourne au 3e rang où une bonne montée m’attend, et plus j’avance, plus le brouillard est dense et me couvre. D’habitude, cette magnifique nature m’offre des dégagés à perte de vue où on peut apprécier des tableaux dignes du Temps d’une paix, ce que j’appelle «le miroir de Charlevoix». Aujourd’hui, elle se fait discrète. Elle se laisse découvrir par petites parcelles comme si je l’examinais à la loupe. Je peux apprécier chaque petit détail alors que d’habitude son immensité mène mon regard vers l’infini.

Les montées sont exigeantes, mais je sais que par la suite elles me récompenseront par une douce descente. Enfin, le 2e rang. La montée est douce. Normalement, tout là-haut, je ralentis pour admirer ce qui est à mon avis le plus beau point de vue des Appalaches, une vue imprenable sur le mont Sainte-Anne. Je sais qu’il est là derrière cette blancheur. Je le devine avec ces skieurs passionnés qui profitent du temps des fêtes pour respirer un peu. Pour ma part, l’air est tellement pur que je sens l’oxygène circuler jusque dans mes orteils. Quel bien-être et quelle chance d’habiter cette région qui a tout à offrir. Je transporte dans mes pensées tous les absents que j’aime et qui sont présents dans mon coeur. Je pense à la prochaine année et me souhaite le meilleur.

Au retour, le vent se lève juste assez pour me rafraîchir et me dire qu’il est temps de rentrer. Je termine la boucle. À la maison, le poêle à deux ponts est encore chaud. J’y ajoute une bûche dans l’idée pour me récompenser un peu de vin. Il me semble que ce sera bon après un bain relaxant accompagné d’une douce musique.

Et lentement je passe à l’an 2011. Je remercie la vie de me faire le cadeau de si beaux moments même si depuis quelques années elle s’acharne à me mettre à l’épreuve et m’oblige à résister et à me dépasser, et même si la dernière année m’a affligée d’une mortalité inattendue. Je suis reconnaissante de passer ce jour de l’An plus que parfait dans ce village plus que parfait et dans ma petite maison de 1865. Elle est habitée par l’âme de la belle Rosalie, qui y a vécu à la fin du XIXe siècle, et la belle chatte grise du même nom qui vient se blottir sous ma galerie.

Si le bonheur est comme le sucre à la crème, quand on en veut, on s’en fait, alors comme il est bon ce bonheur de courir, y ajouter du sucre à la crème, c’est l’extase!

À vous tous, je souhaite une bonne année 2011 et que la santé soit au rendez-vous.

Lynn Moreault

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Découvrir le canicross

L’équipe de Canicross Québec vous invite le 19 février prochain à la deuxième édition du Canicross des neiges du Manoir du lac Delage.

C’est un rendez-vous au Manoir du lac Delage pour participer au canicross ou à la cani-marche. Il s’agit d’une compétition sportive amicale et l’objectif est avant tout le plaisir des concurrents et des chiens. C’est une belle occasion pour découvrir de nouveaux sports d’hiver canins. Profitez-en aussi pour vous amuser en famille dans les glissades du Manoir et rencontrer des chiens de la SPA de Québec qui seront sur place. Canicross des neiges: parcours de 4,5 km, 16 ans et plus accompagné d’un ou deux chiens. Canicross découverte et marche familiale: parcours de 1,5 km, 8 ans et plus accompagné d’un seul chien.

Article sur le prochain Canicross des neiges : http://www.sdvmag.com/deuxieme-canicross-des-neiges-pour-le-plaisir-avant-tout/

Article sur le Canicross des neiges 2010: http://www.sdvmag.com/soleil-et-bonne-humeur-au-rendez-vous-du-canicross-des-neiges/

Site web : www.canicrossquebec.org

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Nouvelle d’Étudiants dans la course

Une promesse, par un mentor d’EDLC, tirée du bulletin dans la course de Janvier 2011

Je n’essaierai pas d’être un parent, un modèle, un héros ou quelqu’un que tu tiens en haute estime. Je ne prétendrai pas avoir réponse à quoi que soit, à part peut-être quelques questions sur ton entraînement.

Je ne te jugerai pas et je ne te demanderai pas d’où tu viens. Je ne vais m’occuper que de ce que tu es à ce moment précis, c’est-à-dire un coureur. Avec des forces et des faiblesses, des talents et des défauts, des espoirs et des craintes. Exactement comme moi.

Je ne t’offre pas grand-chose, je sais. C’est toi qui vas faire tous les efforts. Qui vas te présenter aux entraînements, la semaine. Qui vas te lever les dimanches matins pendant que tout le monde dort. Qui vas surveiller un peu ce tu manges, peut-être même essayer de te coucher plus tôt pour être en forme avant une course. Qui vas m’appeler de temps en temps pour me dire comment ça se passe, si ton entraînement se déroule bien.

Je sais, je ne fais pas grand-chose. Tout ce que je fais, c’est courir à tes côtés. Foulée après foulée. Sous le soleil ou la pluie, à me geler les pieds les mois d’hiver et à me suer le corps dans la canicule. À te donner des conseils qui vont t’aider et te tomber sur les nerfs, pas toujours dans cet ordre. À t’encourager ou à te botter le derrière un peu, selon ce qu’il faudra.

On va se tenir côte-à-côte sur les lignes de départ, anxieux, et réviser nerveusement notre stratégie. On va croiser quelques fils d’arrivée, aussi, exténués et exaltés d’avoir réussi. Et si ça foire et qu’on frappe le mur, on va peut-être même abandonner ensemble. Mais si ça arrive, on va revenir. Ensemble.

Ça a l’air d’être tout un défi, non? Te fais pas d’illusions, ça l’est. Mais si tu veux bien essayer, si tu y mets du tien et si tu persévères, tu ne le regretteras pas. Tu vas te réveiller très tôt, un dimanche matin de septembre, après une nuit probablement agitée. Tu vas ramasser ton sac à dos et venir nous retrouver, moi, le Doc Julien et tous les autres au complexe sportif. On va se rendre au pont, joindre les rangs de milliers d’athlètes et attendre le signal d’un pistolet de départ pour lequel on aura passé un an à se préparer.

Et environ quatre ou cinq heures plus tard, tu ne seras plus jamais le même.

Et ça, je te le promets.

Pour accéder aux photos de l’événement, visitez notre site Web à l’adresse www.etudiantsdanslacourse.org.

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Nathan Performance Gear

Alors que nous entrons dans une nouvelle année et que bon nombre de canadiens ont pris leurs résolutions pour rester en santé ou atteindre de nouveaux objectifs grâce à la course à pied, Nathan Performance GearMC, un chef de file dans le domaine de l’hydratation, des produits et accessoires réfléchissants et multisports, rappelle aux coureurs quelques conseils pour courir intelligent et en sécurité sur les routes en 2011.

Nathan Performance Gear

« Cette période de l’année en particulier est idéale pour rappeler aux gens, qui décident de reprendre la course après les excès des fêtes, quelques conseils rapides et faciles à suivre pour courir plus intelligemment et de façon plus sécuritaire, » dit Dana Nelson, président d’In-Sport Fashions Inc., distributeur des produits Nathan au Canada.

Alors que plusieurs conseils, comme entre autres les rendez-vous chez le médecin, courir avec une autre personne, sont de rigueur pour courir en sécurité, Dana Nelson met l’emphase sur cinq recommandations essentielles faciles à suivre et souvent ignorées même par les coureurs les plus expérimentés.

Ces cinq recommandations sont :

Restez bien hydraté – avant, pendant et après la course. Les liquides aident les athlètes à mieux performer, à mieux récupérer et sont bons pour la santé en général, même au repos. Nathan rend l’hydratation en courant facile grâce à sa gamme de bouteilles à main incluant la Sprint de 300 ml et la QuickDraw Elite de 650 ml, ses ceintures comme celles de la populaire série Speed et sa gamme de bouteilles sans BPA en acier inoxydable ou Tritan offertes en 500 ml, 700 ml et aussi 320 ml pour enfants.

Portez du réfléchissant. Porter du réfléchissant lorsque vous courez sur les routes aide les automobilistes, les cyclistes et les autres personnes à vous détecter, à réagir et à manœuvrer plus rapidement pour éviter une situation potentiellement désastreuse que si vous n’en portez pas. Nathan offre plusieurs vestes et accessoires réfléchissants qui offrent une visibilité à 360 degrés et jusqu’à 1200 pieds (environ 365 m).

Emportez une pièce d’identité. Chaque seconde compte en cas d’urgence, et porter sur soi une pièce d’identité aide et dirige les premiers répondants rapidement et efficacement vers l’information pertinente. Dès cette année presque toutes les ceintures d’hydratation Nathan, les bouteilles à main et sacs de taille pour la course incluront une carte d’identité / d’urgence médicale imperméable et un imprimé indiquant la position de cette carte.

Emportez un téléphone cellulaire. Une cheville foulée, perdre son chemin ou partir plus longtemps que prévu sont autant de situations problématiques qui pourraient être résolues si on avait un téléphone à portée de main afin d’alerter les bonnes personnes. Le Shadow Pak et la ceinture réfléchissante de Nathan rendent la course avec un téléphone plus facile, dotées toutes les deux d’une poche en maille à élasticité limitée pouvant contenir la plupart des téléphones, incluant le iPhone.

Informez quelqu’un de votre itinéraire. Si votre moitié, un membre de votre famille ou un ami connaît votre itinéraire, votre heure de départ et de retour approximative, ils réagiront si l’heure de retour est passée depuis longtemps.

Afin d’aller plus loin cette année, Nathan lancera officiellement le 1er février 2011 l’initiative « Courez Intelligent Courez en Sécurité », un partenariat avec ses détaillants pour promouvoir ces idées auprès des consommateurs. Les coureurs canadiens de tous les niveaux seront invités à signer un engagement en ligne et pourront gagner des produits Nathan chaque mois.

« La seule chose plus importante pour nous que la performance des athlètes est leur sécurité, et notre souhait est que grâce à la coopération de nos détaillants, nous puissions passer le message aux athlètes qu’il est important pour leur santé et leur sécurité de courir intelligent et en sécurité, » dit Dana Nelson. « Nous avons déjà reçu de bons commentaires de nos détaillants et comptons poursuivre cette initiative tout au long de l’année. »

Nathan offre une vaste gamme de produits d’hydratation, des items réfléchissants allant de manches d’appoint aux autocollants pour casque ou vélo et aux bandes munies de D.E.L. pour le poignet. Pour découvrir tous nos produits et pour en apprendre davantage sur l’initiative « Courez Intelligent Courez en Sécurité »

Visitez www.NathanSports.ca.

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Citation du Mois

La force ne tire pas son origine des capacités physiques; elle provient de l’indomptable volonté.

Mahatma Gandhi

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Courses à venir en février 2011 par Jean Joly

Commencez à préparer votre mois de courses à pied avec le calendrier des compétitions de Courir.org. Si vous voulez vous donner les moyens de bien figurer en compétition, il ne faut rien négliger, et surtout pas la planification de votre horaire sportif.

 

Dimanche 6 février
Défi Laurier : Amateurs de courses à pieds, marcheurs, fanatiques de magasinage. Que ce soit à la marche ou à la course, le Défi Laurier Québec vous offrira la chance de pratiquer un des sports les plus populaires à Québec. Un parcours de jogging au chaud en plein mois de février… que demander de plus ? Course #1 du Circuit Jogging Québec. (2.5, 5, 10 km)

Samedi 12 février
Les Courses en Foret (Coaticook) : La série Les Courses en Foret est une série de course de raquette et de course à pied offrant l’option de 5 km et de 10km tout au long de l’année. A noter que en 2011 nous aurons accès au chalet chauffé ainsi qu’aux douches. Un spaghetti sera servi après la course. Soixante paires de raquettes seront disponibles gratuitement pour les 60 premiers inscrits, gracieuseté de la compagnie de raquettes ATLAS Courriel : contact@coursesenforet.com. (2, 5, 10 km)

Samedi 19 février
Course de raquette aux flambeaux : À la Station touristique deStoneham. Entraînez vous différemment cet hiver. La course en raquette est un très bon complément de la course en sentier. (2.5, 5, 10 km)

Dimanche 20 février
Le Défi Hivernal de l’île-Bizard : La 26e édition du Défi Hivernal de l’Île-Bizard aura lieu au Centre socio-culturel Île-Bizard, 490 De l’Église à l’Île-Bizard. Courriel : jeacha@videotron.ca Infos : 450-424-0096 Course #1 du Circuit de course à pied du Grand Montréal Endurance. (1, 2, 5, 10 km)

Samedi 19 février COMPLET
Demi-marathon Hypothermique : Le demi-marathon est à 8h30 au Parc Jean Drapeau. Le départ se fait à partir du Complexe Aquatique. Infos : 514-730-7804 – courriel : rmarcoux@runningroom.com. En association avec les boutiques Coin des Coureurs de Montréal. (21.1 km)

Samedi 19 février
La course de St-Bruno : La 21e édition de la course de St-Bruno aura lieu a l’Aréna de St-Bruno 563, rue St-Alphonse, St-Bruno. Infos: 418-668-4144 Courriel : simard.luc@hydro.qc.ca Coupe Autocar Jeannois #1 (1.5, 3, 5, 10 km)

Samedi 19 février
Le Canicross des neiges au Lac Delage : C’est un rendez-vous au Manoir du Lac Delage pour participer au canicross ou au cani-marche. Il s’agit d’une compétition sportive amicale et l’objectif est avant tout le plaisir des concurrents et des chiens. Infos : info@canicrossquebec.org

Dimanche 20 février
Winterman Marathon : Marathon hivernal de la série de courses Somersault dans la région d’Ottawa. (3, 5, 10, 21.1, 42.2 km)

Samedi 26 février
Frozen ass « Mont-Royal » : 2,25 km en boucle sur le dessus de Mont-Royal. Chaque boucle a 37 mètres de l’ascension. Ravitaillements: Boisson électrolyte, eau, bananes et autres snacks. Infos : 514-833-8417. (6h et 12h de course)

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Recette du Mois

Sauce bolognaise à la dinde et aux poivrons rouges grillés

Voici une recette proposée par le Guide Cuisine parfait pour les soirs de «carbo loading». À préparer en quantité en prévision pour la saison.

Ingrédients

1 c. à soupe (15 ml) d’huile d’olive
1 gros oignon espagnol haché finement
4 grosses gousses d’ail dégermées et hachées finement
1 boîte de 796 ml de tomates
1 tasse (250 ml) de sauce tomate ou de jus de tomate
1 1/2 tasse (375 ml) de morceaux de poivrons rouges grillés, bien compactés
2 lb (908 g) de dinde hachée
2 c. à soupe (30 ml) d’herbes de Provence
1 c. à thé (5 ml) de sel de céleri ou assaisonné
Poivre noir du moulin

Préparation

1. Dans une grande casserole, faire chauffer l’huile à feu moyen. Y ajouter l’oignon et l’ail, puis les faire revenir jusqu’à ce que l’oignon soit bien tendre et transparent.

2. Transvider les légumes dans un robot culinaire, puis y ajouter la boîte de tomates, la sauce tomate et les poivrons rouges grillés. Réduire la préparation jusqu’à l’obtention d’une purée bien lisse. Réserver.

3. Remettre la casserole sur un feu moyen, puis y faire brunir la dinde hachée jusqu’à ce qu’elle soit bien cuite. La défaire régulièrement avec une grande cuillère durant la cuisson. Ajouter les herbes de Provence, le sel et la purée de légumes réservée. Poivrer au goût, puis porter à ébullition.

4. Baisser le feu à doux, puis laisser mijoter une vingtaine de minutes ou jusqu’à ce que la sauce épaississe un peu. Remuer à plusieurs reprises. Éteindre le feu, puis rectifier les assaisonnements au goût. Mélanger, puis servir sur des spaghettis de blé entier.

Bon appétit!

Site web : http://www.leguidecuisine.com

ATTENTION
La liste des abonnés de Courir à Montréal n’est pas disponible. Nous ne la donnons, ni ne la revendons à personne. En revanche, vous pouvez sponsoriser notre lettre d’information : contactez-nous pour discuter des modalités. Téléphone : 514-387-0404

Février 2011

À tous nos lecteurs, nous vous souhaitons une bonne et heureuse année. Que la route vous soit clémente et remplie de merveilleux moments! Que la santé vous accompagne tout au long de votre vie! Au nom de toute notre équipe, nous vous souhaitons une bonne préparation pré-saison. Profitez de ces joyeux mois d’hiver pour vous ressourcer, restructurer et planifier la nouvelle saison qui se prépare.

Le site Courir.org vous réserve encore d’agréables surprises en 2011 et vous invite à nous suivre dans ces pages. Ne manquez pas la nouvelle chronique Place aux lecteurs. Ce mois-ci, lisez Maryse Martin, qui a retrouvé ses chaussures après plusieurs années. J’attire votre attention ce mois-ci particulièrement sur la rubrique d’Yves Pelletier, qui a écrit un En passant par hors du commun. Yves, qui est à ses heures apiculteur, nous offre un moment de lecture bien inspirant.

Comme à tous les débuts d’année, je lance un appel à tous ceux et celles qui seraient intéressés à collaborer au journal. Vous avez des aptitudes ou des récits dont nos lecteurs pourraient profiter? N’hésitez pas à nous écrire pour joindre notre équipe! Je vous rappel également que toutes vos suggestions sont les bienvenues.

Bonne lecture à tous et bonne route!

Nathalie Collin
Courriel : wlightning24@hotmail.com

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Mes souvenirs d’Athlétisme
courir montreal quebec jogging competition course Le mot de White LightningPar Nathalie Collin

Pour que passe l’hiver!

Au moment lire ces lignes, la tempête du temps des fêtes sera passée. Cette année, j’ai volontairement décidé de ne pas tomber dans le panneau de cette course folle. Il n’y a rien à faire: plus le temps passe, plus ma conviction se solidifie. Il me semble que l’on est bien loin de la notion de rassemblement pour partager des moments agréables avec ceux qu’on aime sans tout ce besoin de se dépenser à l’os et de dépenser à outrance.

Est-ce que sa rime avec course à pied? Eh bien, je me le demandais justement! Oui, car la course à pied est un sport minimaliste. Je réalise que si je ne courais pas, je n’aurais pas la chance d’apprécier un moment privilégié pour ma petite personne. Je n’aurais donc pas la chance de sortir de ce brouhaha pour prendre du temps pour ma santé. Durant ces quelques minutes passées avec moi-même à parcourir les quartiers de ma ville, je constate mon entourage, je réfléchis à ce que je peux faire pour être mieux et meilleure pour les autres.

Pendant que j’apprécie la douce sensation que me procure cette activité physique, la dépense de mon énergie et la gestion de mon stress quotidien, je réalise que j’ai de la chance d’être là au moment présent et de profiter de chaque minute qui passe.

L’air est vif fin décembre, début janvier, mes projets de l’an prochain seront certes bien différents. Pour débuter cette année en beauté et avec la décision que j’ai prise de résister à la surconsommation, j’ai décidé de concentrer mes efforts autour de la notion de partage.

Passer du temps lors d’occasions spéciales à la préparation des douceurs qui font tant plaisir. Faire un effort particulier pour rassembler les amis pendant ces périodes où tout le monde est trop occupé pour se rencontrer pour les longues de fin de semaine. Cuisiner des goûters d’après-course pour ces mêmes amis pour les garder quelques minutes de plus et partager le doux moment de la sortie accomplie. Et maintenir cette tendance pour l’année entière. En décembre, j’ai croisé la guignolée des médias sur mon parcours et je me suis arrêtée pour donner la poignée de change de secours «au cas où» qui traine dans ma pochette Nathan. Il y a tant de gens dans le besoin, et ce, à l’année.

Cette année, c’est cela que je donne. C’est ma résolution: je renouvelle mon engagement au partage. Je partage mes expériences, je donne et je profite de chaque minute qui m’est prêtée. Je crois que c’est ça, l’attitude à adopter: un corps sain dans un esprit sain. C’est le bonheur de courir.

Bonne et heureuse année à tous et bonne route 2011!

Nathalie Collin Fondatrice Journal Courir à Montréal, Courir.org

Réaction au mot de White Lightning

Vous pouvez faire parvenir vos commentaires sur ce mot ou les autres articles du journal à l’adresse suivante: Wlightning24@hotmail.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

BONNE ANNÉE DE VOYAGES… ET FAITES DE BEAUX RÊVES!

Maintenant que Noël est passé, j’ai pensé contacter le père Noël avant qu’il mette son chariot en remisage pour le reste de l’année et le lui emprunter pour vous emmener tous vers mes destinations prévues en 2011. Ça prendrait plusieurs traîneaux derrière… Ce serait tellement plus simple, plus rapide et moins coûteux si nos rêves pouvaient se réaliser aussi facilement!

Mais il faut revenir sur terre: il est permis de rêver, mais pas d’y passer sa vie. Quand même… 27 rêveurs partiront vers l’archipel d’Hawaii le 20 janvier. Autour de 80 rêveurs feront partie du voyage à Boston en avril prochain. Et environ 50 autres prendront la direction de New York début novembre. D’ailleurs, la période d’inscription par la loterie pour la 42e édition du marathon de New York est ouverte depuis le lendemain de l’édition précédente, soit le 8 novembre, et le restera jusqu’au 19 avril 2011 à minuit.

Par contre, ceux qui se qualifient dans les temps exigés pour chaque catégorie d’âge (voir www.ingnycmarathon.org) doivent attendre le 10 janvier pour s’inscrire, et peuvent le faire jusqu’au 30 avril à minuit. Vous devez avoir cet âge au moment de votre qualification.

Vous trouverez sur le site du marathon le tableau des temps de qualification requis. Vous verrez qu’on peut se qualifier avec un marathon ou un demi-marathon couru entre le 1er janvier 2010 et le 31 janvier 2011. Les temps des éditions 2011 du New York City Half-Marathon et du marathon de Boston sont exceptionnellement acceptés en autant que vous vous inscrivez avant la date limite (30 avril 2011).

Vous devrez fournir le nom et la date de la course lors de votre inscription. Pour ceux qui se sont déjà inscrits par la loterie, si vous êtes qualifiés, il faudra envoyer un message à marathonmailer@nyrr.org dans lequel vous donnerez votre nom et votre numéro d’identification (celui de votre confirmation d’inscription à la loterie), et vous fournirez les renseignements qui justifient votre transfert de statut (de loterie à qualifié), soit le nom et la date de la course de qualification.

Il en coûte 11 $ US pour faire partie de la loterie. Le tirage au sort aura lieu fin avril. On prélèvera sur votre carte de crédit le coût de l’inscription (281 $ US! eh oui! l’inflation…) seulement quand vous serez accepté. Le coût de l’inscription ne comprend plus une participation automatique au International Friendship Run, le jogging de 4 km du samedi matin qui va de la place des Nations Unies à Central Park, ni le «pasta party» du samedi soir: ce sont des déboursés supplémentaires.

Enfin, si vous avez l’intention de vous joindre à mon groupe, il faudra choisir lors de votre inscription le lieu d’embarquement vers la ligne de départ le dimanche matin: en 2011, ce sera le Midtown Manhattan, parce que c’est le point le plus près de notre nouvel hôtel, qui est situé sur Long Island City.

Alors, je garde les rennes au chaud? Et j’astique les grelots?

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : p_bourassa@hotmail.com

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Un Montréalais dans le sud
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Un Montréalais dans le sud

Par Richard Strasbourg

Avant et après

Chers coureurs et coureuses, cette édition de mes aventures dans le Sud sera écrite en deux temps: avant et après les vacances de Noël.

Avant

À la fin d’un camp d’entraînement automnal plutôt calme, je me suis enfin jeté dans la saison de longue distance. Toutefois, je ne l’ai pas fait de la même façon que dans les années précédentes. Contrairement à mon habitude, je n’ai pas participé à un maximum de courses et j’ai, pour de nombreuses raisons, manqué au moins trois demi-marathons que j’avais l’habitude de courir, entre octobre et décembre. N’allez pas croire que je deviens paresseux ou que je perds la passion de la compétition, loin de là! Mais, comme je l’ai mentionné dans mes précédentes collaborations, je suis en période de transition.

Depuis mon dernier marathon en février, je me suis permis d’avoir encore plus de variété dans mon programme d’entraînement, une tendance amorcée il y a quelques années déjà, et je m’amuse beaucoup plus de cette façon. Au point où je passe parfois moins de temps à courir qu’à faire d’autres activités physiques. Dans le passé, je devais me concentrer sur mon marathon annuel (en février) une bonne partie de l’automne et de l’hiver aussi. En plus, il m’a toujours fallu du temps pour m’en remettre, ce qui revenait à passer presque six mois avec ça dans la tête, tout le temps. Heureusement, j’ai atteint mes objectifs et je suis en train de passer à autre chose.

Cet été, pendant que j’essayais différents programmes d’entraînement sur DVD, que je travaillais sur la vitesse et que je faisais de la courte distance en groupe, ce qui était davantage un travail de motivation qu’un entraînement comme tel, je me suis rappelé qu’il y a longtemps que je voulais faire du vélo plus sérieusement. Ainsi, fin septembre, j’ai pris ma vieille bicyclette et j’ai tenté un duathlon (course-vélo-course) avec un résultat plutôt satisfaisant. À cause de mon équipement peu adéquat et du manque d’entraînement sur deux roues, il a fallu que je pédale à fond pour arriver à me tailler une place parmi les vrais cyclistes, mais ça s’est quand même bien passé, ce qui m’a donné le goût de revivre l’expérience et aussi de me fixer des objectifs plus sérieux pour cette nouvelle aventure. Je continue de courir, bien entendu, mais avec le marathon, j’en suis presque arrivé au point où j’allais laisser tomber, parce que l’entraînement devenait comme un emploi à temps plein. Maintenant, si je cours, il faudra absolument que j’aie du plaisir à le faire.

Tout cela pour dire que je me suis mis à remplacer certaines courses par des entraînements de vélo, en solo la plupart du temps. J’ai parcouru jusqu’à 80 kilomètres en randonnée sur la levée où j’ai fait tant de millage (à pied) depuis que je vis dans le Sud. Chaque sortie me rappelle des souvenirs. Et si vous m’avez déjà lu, vous savez que c’est quelque chose que j’aime bien faire: regarder en arrière en dedans (coeur), regarder droit devant en-dehors (tête) et essayer de garder tout ça en équilibre.

Maintenant, alors que je suis prêt à m’envoler vers Montréal pour la période des fêtes et que je pédale plus souvent et plus loin, en route pour mériter mon nouveau vélo (pas avant d’avoir parcouru 125 kilomètres en une seule randonnée), j’en suis aussi à quelques jours de l’anniversaire de mon demi-marathon à reculons.

Dimanche, avant de partir vers le Québec, je suivrai le même parcours, mais par devant cette fois-ci. Cette course ayant été mon premier test à vie pour cette distance, le lieu de nombreuses épreuves, souvent pénibles, et le parcours de ma tentative de record Guinness l’an dernier, est devenue un incontournable de ma saison de compétition.

Finalement, le plus drôle dans tout ça, c’est que maintenant que j’ai décidé de ne plus courir la longue course, presque tous mes amis se préparent pour le marathon du Mardi Gras en février et sont donc en pleine progression vers les 26,2 miles. Certains m’ont même promis de produire un meilleur temps que le mien en fin de semaine. Peu importe, je suis prêt à leur rendre la tâche aussi difficile que je le pourrai et, si les choses ne tournent pas à mon avantage, il y aura toujours d’autres courses. Au moins, maintenant, je cours avec le sourire.

C’est à suivre.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

DÉLAI DE GRATITUDE

En discutant avec des amis, on s’est mis d’accord sur un point. Si on fait une chose à la fois, on risque d’abord d’être moins stressé et, en bout de ligne, si on n’aboutit pas, on saura clairement où on en est.

C’est un peu dans ce sens que se pose le problème de notre évolution. Notre organisme est fait pour l’endurance. L’endurance de toutes sortes, soit courir, marcher, nager au départ, avec des objets aussi, vélo, ski, patins, etc., enfin, tout ce qui comporte des gestes répétitifs sert bien le propos de l’endurance humaine.

Pourtant, s’il y a quelque chose qui n’est pas valorisé dans notre société, c’est l’attente, le délai. On vit dans l’instantané. Moi le premier. Lorsqu’on m’a offert la haute vitesse sur Internet, je m’y suis précipité. Mais n’étant pas à un paradoxe près, je voue une grande admiration aux athlètes d’endurance. Et c’est en fouillant dans leur vécu et dans leurs secrets moins bien gardés que j’ai retenu quelques leçons essentielles pour m’exprimer à mon tour dans toute mon endurance.

Pourquoi les gens de mon entourage hésitent à courir? Ce n’est sûrement pas parce que ça coûte cher ou qu’ils n’ont pas le temps, quoique cet argument sert souvent à toutes les sauces.

Ce n’est pas non plus parce qu’il n’y a pas d’endroit accessible. La course, en fait, c’est difficile et ce l’est dès le départ. Juste le fait de ne pas pouvoir courir une heure la première fois suffit à certains pour dire que ce n’est pas pour eux. On peut et ça arrive souvent au débutant d’être essoufflé après 2 ou 3 minutes, ce qui est à la fois frustrant et dévalorisant.

Même si on se donne comme objectif de développer son endurance, on fait face à des obstacles aussi insidieux qu’imprévus sur le chemin de sa réussite. D’abord, pour qui aime courir, il est difficile de croire que courir lentement et longtemps est aussi important que de faire des intervalles ou des sprints à fond de train.

On touche ici au problème de discipline. Quand on court lentement et longtemps, on a l’impression d’être en mode récupération. Pourtant, on est en train de construire sa base. On est au camp de base de l’Éverest. Le sommet étant peut-être un marathon. Il faut être discipliné pour ajouter à la fatigue jour après jour pendant six mois. Car c’est ce qu’il faut faire pour construire une telle base. C’est ma foi plus exigeant que de se lever et de faire un entraînement intensif une fois par semaine.

Apprendre, c’est difficile. Il faut répéter, se tromper, recommencer, s’ajuster et répéter encore. Pour l’endurance, c’est la même chose, mais plusieurs trucs existent. Dans le cas de la course, on peut viser un marathon, c’est la carotte, et chaque fois qu’on trouve la session ennuyante, difficile, on garde l’objectif en vue. On peut aussi se faire un graphique de progression. Bien sûr, on n’est pas gratifié tout de suite, mais qu’est-ce qu’un petit délai sur la longue route du succès?

Yves Daigneault

Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
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Les rencontres de Jean-Claude

Jean-Claude rencontre les membres du club CentOr

En ce début de la nouvelle année, je sors de mon cadre habituel de rencontre afin de vous présenter non pas un, mais plutôt 14 coureurs qui, ensemble, totalisent près de 2600 marathons.

C’est Rosaire Gagné qui a initié le club CentOr afin de rendre hommage aux personnes qui, comme lui, sont parvenues, à force de persévérance et de convictions, à réaliser 100 marathons ou plus au fil des ans. Vous trouverez la liste de ceux-ci dans cet article.

«L’éponyme CentOr fait référence aux centaures dans la mythologie grecque, ces monstres fabuleux moitié hommes, moitié chevaux: courir 100 marathons est fabuleux pour les uns et monstrueux pour d’autres!» Ce sont là les propos de Rosaire lorsqu’il a introduit ce club sélect il y a quelques années.

La majorité des membres de ce club ont franchi les trois grandes époques de la course sur route au Québec. D’abord, la première génération de marathoniens s’est constituée après les Jeux Olympiques de Montréal où, au Québec, on a «découvert» cette épreuve mythique. Le marathon de Montréal est alors apparu dans le paysage en 1979 et une première cuvée de coureurs avec lui.

Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
courir montreal quebec jogging competition course Puis, le marathon de Montréal est disparu en 1997. C’était la fin d’une époque; l’essoufflement était présent au niveau de l’organisation et des coureurs. Mais, nos valeureux «CentOr», eux, sont restés fidèles malgré ce creux de la vague.Une deuxième époque s’amorça heureusement avec l’arrivée du marathon de Québec en 1998. Puis, Rimouski s’est ajouté en 2002. Pendant tout ce temps, au Saguenay, deux marathons existent depuis les années 80, pour l’un, et 90, pour l’autre. Finalement, en 2003, c’est le retour du marathon de Montréal.

Depuis un certain temps, vous l’avez constaté, on assiste à une véritable régénérescence de la course à pied au Québec. Cette troisième période est des plus prometteuses. Pour ces pionniers, elle fournit une nouvelle énergie; il y a plus de coureurs aux différentes lignes de départ et sur les parcours en fin de course, en particulier. Cet engouement pour la course sur route fait également en sorte que plus de personnes prennent la mesure de l’enjeu que constitue un seul marathon. Imaginez pour 100 et plus…

Mais, nos membres CentOr restent des «vedettes ordinaires». J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs d’entre eux. Les caractéristiques suivantes sont les mêmes pour chacun: simplicité, humilité, détermination et passion. Derrière chacun d’eux, une histoire magnifique se profile. J’essaierai de vous parler de certains au fil de mes rencontres à venir.

Déjà, vous pouvez lire l’histoire de Roger Goulet dans le numéro de novembre dernier, comme vous avez eu la chance de connaître l’histoire du 100e marathon de Luc Gagnon de Chicoutimi dans l’édition d’octobre 2009.

Marathoniens CentOr
Membres Nombre* Âge Résidence
WALLY HERMAN +553 84 OTTAWA (ON.)
JACQUES CAPLETTE 244 60 MONTRÉAL
PIERRE CAPLETTE 237 60 MONTRÉAL
ROGER GOULET 231 69 ST-JEAN-CHRYSOSTOME
GILLES LAMONTAGNE 194 68 QUÉBEC
ALAIN CARON 187 54 CHARLO (N.-B.)
ROSAIRE GAGNÉ 143 69 MONTRÉAL
PIERRE BOURASSA 140 67 ST-PAUL-DE-MONTMINY
CLAUDE LÉTOURNEAU 119 64 ST-VALLIER, BELLECHASSE
ROGER D. LÉVESQUE 117 62 BALMORAL (N.-B.)
LUC GAGNON 111 62 SAGUENAY
MICHEL VOYER 107 62 SAGUENAY
BILL ROBLEE 104 61 LUNENBURG (N.-É.)
RICHARD JR RICHARD 100 59 WINDSOR (N.-É.)
* Marathons officiels: que des MARATHONS sanctionnés formellement.Veuillez nous transmettre toute nouvelle performance de 100 marathons officiels ou plus à jeanclaudedrapeau@yahoo.fr.

Cette liste se veut un recueil historique du nombre de marathons réalisés par chacun des membres du club. Il s’agit de Québécois, bien sûr, mais aussi de collègues des Maritimes que vous avez la chance de côtoyer lors de marathons au Québec et chez eux, plus à l’est. Par contre, M. Wally Herman d’Ottawa est considéré comme un membre honoraire du club. Il vous faut découvrir ce phénomène de 84 ans qui approche les 600 marathons à vie.

La liste est en date du 31 décembre 2010. Vous pouvez me tenir au courant si d’autres marathoniens et, éventuellement marathoniennes, franchisent le cap magique de 100 réussites.

Je vous souhaite une merveilleuse année de course en 2011 et je vous laisse avec ce proverbe chinois: «Ne craignez pas d’être lent, craignez seulement d’être à l’arrêt.»

Jean-Claude Drapeau pour le journal Courir à Montréal
Courriel : jeanclaudedrapeau@yahoo.fr

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Course du père Noël: La tradition se poursuit

La tradition s’est poursuivie le samedi 4 décembre dernier alors que de nombreux passionnés de course à pied et du père Noël s’étaient donné rendez-vous au chalet du mont Royal. Évidemment, comme par les années passées, les costumes étaient les bienvenus afin de recréer la magie de Noël. Et, contrairement à l’année dernière où la neige était absente et le mercure au-dessus de zéro, la course portait bien son nom cette année. En effet, une belle petite neige s’est mise à tomber juste avant le départ du 5 km à 10 h. Encore une fois, tous les bénéfices de cette course qui se déroulait simultanément dans 36 autres villes canadiennes étaient remis à l’Armée du Salut.

Ce n’est qu’une demi-heure avant le départ que je suis arrivé au stationnement du mont Royal, soit trop peu à l’avance comme d’habitude. J’y suis donc allé d’un léger jogging jusqu’au chalet du belvédère, situé à environ 500 mètres de là, pour me réchauffer et gagner du temps. Je réalise alors avec inquiétude qu’il y a un peu de glace sur la montagne… La remise des dossards se déroule au chaud à l’intérieur du chalet et, comble de malchance, on vient de donner les dernières épingles à la personne devant moi! Heureusement pour moi, je tombe sur Nathalie et Jean qui m’offrent gentiment chacun une épingle. Ah, l’esprit des fêtes! Des tuques de Noël et des t-shirts à l’effigie de la course étaient également en vente sur place.

Je ne suis pas un habitué des courses en hiver, alors j’ai peu de conseils à donner. Il s’agissait pour moi en fait de ma première véritable course hivernale. Puisqu’il ne faisait pas très froid (-1 degré, mais ressenti -7), je m’étais habillé comme d’habitude. C’est lorsqu’il fait un peu plus froid, je crois, qu’il faut adapter davantage notre habillement. Un truc toutefois: pour ne pas abîmer mon manteau coupe-vent, j’avais épinglé mon dossard sur un t-shirt que j’avais enfilé par-dessus.

Les frères Caplette qui, à eux deux ont couru près de 500 marathons, étaient les présidents d’honneur de l’événement. Après le départ de la course canicross pour les amoureux des chiens et l’émerveillement des enfants, c’était au tour du départ du 5 km à l’extérieur du chalet. Ne voulant rien manquer du discours des frères Caplette et surtout ne pas manquer le départ comme à ma dernière course (!), je me place directement sur la ligne de départ. Puisqu’il s’agit d’une course amicale sans chronométrage officiel, personne ne jouait du coude pour être à l’avant. Je constate toutefois avec déception qu’on fera le parcours en sens inverse par rapport à l’année dernière, ce qui signifie que le dernier kilomètre sera montant et non descendant.

Le départ est donné et tout le monde s’élance sur le chemin Olmsted pour une boucle autour de la croix du mont Royal. Un véhicule officiel ouvre le chemin et je réalise tout de suite que la course sera ardue: il y a beaucoup de neige/glace devant nous! Rien d’impraticable avec de simples souliers de course, mais ça glisse et ralentit le rythme sensiblement. Je revois donc mon objectif de temps légèrement à la baisse, d’autant plus que je me suis très peu entraîné dans les deux dernières semaines. En effet, l’arrivée de mon deuxième bébé il y a un mois est venue chambouler mon horaire d’entraînement encore plus qu’au premier. Et, avec les nuits de sommeil coupées, je sais que je ne suis plus au sommet de ma forme.

Après le premier kilomètre, on arrive au sommet de la montagne et on se retrouve sur une section moins enneigée, mais plus exposée aux vents. Une bonne petite neige s’est mise à tomber et rend la vue sur les cimetières magique, mais il fait un peu plus froid. Le 2e km offre une bonne descente et on croise de nombreux coureurs venus s’entraîner sur le mont Royal. On repasse alors près du chalet et de braves spectateurs nous encouragent, ce qui aide à augmenter la cadence. Un point d’eau est présent à la mi-course, près du stationnement, mais je passe tout droit. J’essaie de rattraper les trois premiers devant moi, mais eux aussi ont augmenté le rythme. Pas de chance!

La descente se poursuit au 3e km et je réalise que le retour sera pénible. Le demi-tour se fait vers la moitié du 3e km, ce qui signifie qu’il reste environ un kilomètre et demi de montée avant l’arrivée. Outch! Je suis parti trop vite et je paye pour maintenant. Comble de malchance, nous avons maintenant droit à un vent de face assez frisquet merci pour terminer la course!

C’est donc en 4e place que je termine ma course en un temps non officiel de 18 m 45 s. Je n’ai pas eu particulièrement froid, mais j’en ai arraché plus que je le pensais! Toutefois, j’ai bien aimé mon expérience de course hivernale. À l’intérieur, des bénévoles nous offrent gentiment café et chocolat chaud, en plus de petits gâteaux Igor comme collation. Vers 11 h, c’est au tour de la marche des lutins de 1 km et c’est nul autre que le vrai père Noël qui attend les enfants à l’arrivée! De plus, c’est lui-même qui a procédé à la remise des médailles.

Vraiment, chapeau aux organisateurs pour avoir réussi à inviter le père Noël à cette course familiale inoubliable! Cela met vraiment dans l’esprit des fêtes!

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Yves Pelletier
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En passant par la saison morte

Par Yves Pelletier

Lorsque les mois d’hiver arrive, le monde de la course subit une transformation. De l’habitude pour certains à s’entraîner 4, 5 ou 6 jours par semaine, à faire une compétition à toutes les fins de semaine, on se retrouve sans course de fin de semaine, on réduit son entraînement afin de recharger ses batteries, comme les abeilles après avoir travaillé fort tout l’été, et on entre en hivernation (en passant les abeilles hiverne, les ours hiberne). C’est ce qu’on appelle la saison morte.

Mais la saison morte ou hivernale n’est pas synonyme d’inactivité. Il reste que, bien que réduite, les séances d’entraînement sont nécessaires. Ce que j’aime de courir l’hiver, c’est le calme de la campagne où j’habite. Bon, c’est certain, ce n’est pas toujours facile de sortir courir au froid, mais après 15 minutes de course, la chaufferette corporelle est en marche et le plaisir commence.

Sur mes parcours de route de campagne, parfois je peux rencontrer 3 ou 4 autos tout au plus. Pas de lumières rouges (il n’y a pas de feux de circulation dans ma campagne), trois arrêts sur un parcours de 15 km, pas de «slush»: que de la neige blanche, le bonheur total! Ce que je rencontre le plus, ce sont les oiseaux hivernaux qui chantent dans la forêt, parfois au loin dans un champ une mère chevreuil avec son rejeton et, lorsque le vent est de face, juste à remonter la cagoule sur le nez et baisser la tuque sur le front.

C’est le calme qu’il nous faut pour revoir sa saison passée et celle à venir. Se fixer des objectifs pour la saison à venir, se décider à s’inscrire à un 10 km au lieu de toujours courir des 5 km. Aller à la course du lac Brome pour affronter la côte du 14e km. Aller gravir le mont St-Bruno ou bien les quelques 3000 marches du Défi des escaliers à Québec.

Relever un défi comme mon amie Manon que j’ai initiée à la course au printemps 2010 et qui repoussait toujours à un peu plus loin son inscription à une course de fin de semaine en me disant «je ne me sens pas prête». Mais le jour où elle a enfin participé à sa première course, un 5 km sous les 30 minutes, j’ai vu dans ses yeux la joie du coureur, la satisfaction de dire j’ai réussi. Au début, quand Manon a commencé à s’entraîner avec moi, elle ne faisait pas 5 km d’un coup, elle ne faisait même pas 2,5 km sans s’arrêter. Puis, lors d’un entraînement, je lui ai dit ce soir on fait le 5 km sans arrêt. Son regard en disait long et elle pensait bien ne pas y arriver. Mais, une fois fait, je lui ai dit maintenant tu es prête à t’inscrire à une course de 5 km, et elle a relevé le défi avec beaucoup de satisfaction.

Donc, ne repoussez pas trop loin le nouveau défi à relever, car plus vous le repoussez, plus vous éloignez de vous la satisfaction d’avoir réussi.

En ce qui me concerne, à l’aube de mon demi-siècle d’âge (en passant, l’âge, ce n’est qu’un chiffre), mes objectifs sont le marathon d’Ottawa (une première fois à ce marathon), peut-être sous les 3 heures, faire plus d’étirements et d’entraînements en intervalles (c’est tellement important). Initier d’autres personnes à se joindre au monde de la course. Bref, vouloir faire un peu plus que ce que j’ai fait durant l’année qui vient de finir.

En terminant, pour ceux qui aimeraient vivre une expérience totalement grandiose (c’est mon point de vue) durant l’année 2011, voilà ce que je vous propose (je l’ai fait à trois reprises en 2010). Premièrement, cela se fait durant la période de la pleine lune. Ça peut être quelques jours avant la pleine lune, mais elle doit être assez grosse. Il faut que le ciel soit dégagé sur la fin de la nuit avant le lever du soleil (donc vérifiez la météo). Il s’agit d’aller s’entraîner avant le lever du soleil (donc vérifiez aussi l’heure du lever du soleil). Une demi-heure avant le lever du soleil, on sort pour aller courir. Vous aurez donc la pleine lune qui est encore là, habituellement à l’ouest, qui vous éclairera et, au fur et à mesure que votre entraînement avancera, le soleil se lèvera à l’horizon. C’est la rencontre des deux astres qui est fabuleux; c’est de la vitamine visuelle qui commence bien une journée.

À tous, bonne période d’hivernation et commencez à penser à vos nouveaux défis de 2011!

Yves Pelletier pour Courir.org

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Place aux lecteurs

Je me suis abonnée au cours de l’année. Je ne me souviens pas de la façon dont j’ai trouvé l’adresse, je crois que c’est en consultant des sites concernant la course à pied.

Je me suis remise à la course. Mes souvenirs remontaient aux années 80 avant d’avoir des enfants. J’étais inscrite au Maski-Courons, au parc La Fontaine, etc. J’en faisais une dizaine par année. Et pour cesser de fumer en 2003, je suis partie me chercher des souliers de course à la boutique Courir. Mes débuts avaient été un peu pénibles, mais j’avais persévéré. Le travail, les enfants, la vie de solo avec eux m’avaient contrainte à remiser mes souliers dans le fond du placard et à opter pour des sorties familiales à la montagne, en vélo.

Et cette année, malgré la cinquantaine et sans amis aimant courir, j’ai repris mes souliers. Le plaisir est toujours là. Le grand plaisir de courir sous le ciel, peu importe ce qu’il peut me donner. Et j’y ai trouvé la petite poussée à me jeter à la rue en recevant à quelques occasions les textes écrits par vous et vos collaborateurs. Au moment où je me laissais dire, tu es fatiguée, il ne fait pas assez beau, etc., je lisais vos propos. Je fermais l’ordinateur pour chausser mes souliers et en descendant l’escalier de l’immeuble que j’habite, je poussais la porte d’entrée et je me retrouvais à l’extérieur avec la ferme intention de profiter du temps en courant. Le bonheur.

Alors, merci pour vos propos mensuels.

Maryse Martin de Saint-Jean-sur-Richelieu

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Encore plus de voyages!

L’an prochain, nous organiserons deux voyages: l’un pour le Boilermaker en juillet et l’autre pour le marathon Waterfront de Toronto en octobre.

Courriel: michel.croteau9@gmail.com
Cellulaire: 514-891-9551

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Citation du Mois

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années; on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau; renoncer à son idéal ride l’âme.

Douglas MacArthur

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Courses à venir en février 2011 par Jean Joly

Commencez à préparer votre mois de courses à pied avec le calendrier des compétitions de Courir.org. Si vous voulez vous donner les moyens de bien figurer en compétition, il ne faut rien négliger, et surtout pas la planification de votre horaire sportif.

Samedi 19 février
Demi-marathon Hypothermique : Un 21.1km courut au Parc Jean-Drapeau. Inscription limitées. Courriel : ckronlov@runningroom.com. En association avec les boutiques Coin des Coureurs de Montréal. (21.1 km)

Dimanche 20 février
Le Défi Hivernal de l’île-Bizard : La 26e édition du Défi Hivernal de l’Île-Bizard aura lieu au Centre socio-culturel Île-Bizard, 490 De l’Église à l’Île-Bizard. Courriel : jeacha@videotron.ca Infos : 450-424-0096 Course #1 du Circuit de course à pied du Grand Montréal Endurance. (1, 2, 5, 10 km)

Dimanche 20 février
Course hivernale IAMGOLD: L’an passé, plus de 160 coureurs ont pris part à ce rendez-vous sportif amical qui a remporté un vif succès. Toujours soucieux de vous offrir des activités de qualité, l’organisation a tenu compte de vos précieux commentaires et vous revient cette année avec une formule améliorée, dont un tout nouveau trajet simplifié et mieux aménagés. (5, 10 km)Dimanche 20 février
Winterman Marathon : Marathon hivernal de la série de courses Somersault dans la région d’Ottawa. (3, 5, 10, 21.1, 42.2 km)

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Recette du Mois

«Les biscuits de Judith» par Judith Leblanc, membre du Club La Cavale de Rimouski.

Ingrédients

1 tasse de farine de blé
1 tasse de flocons d’avoine
3/4 tasse «9 céréales» (Abénakis, chez Alina)
1/4 tasse de germe de blé
1/4 tasse de son de blé ou de crème de blé
1 c. à thé de soda
1/2 c. à thé de sel
3/4 tasse de beurre
1 à 1 1/2 tasse de cassonade
3 oeufs
1 c. à thé de vanille
3/4 tasse de noix de coco
1/2 tasse de noix hachées au choix
3/4 tasse de fruits séchés au choix

Préparation

Placer sur une tôle à biscuits.
Cuisson à 350 degrés Fahrenheit.
10-12 minutes, mais vérifiez la cuisson.

Bon appétit!

ATTENTION
La liste des abonnés de Courir à Montréal n’est pas disponible. Nous ne la donnons, ni ne la revendons à personne. En revanche, vous pouvez sponsoriser notre lettre d’information : contactez-nous pour discuter des modalités. Téléphone : 514-387-0404

Janvier 2011

Joyeuse fêtes à tous nos lecteurs!

Chers lecteurs,

Le temps des fêtes est à nos portes et toute notre équipe se réjouie et vous souhaite les meilleurs vœux pour l’occasion. Profitez de ce temps de réjouissance avec vos proches et amis et n’oubliez pas que cette période est aussi très agréablement passée lorsqu’entrecoupée de quelques pas de course entre la tourtière de tante Aline et la dinde de Josée…

Je profite de l’occasion pour vous faire ma suggestion cadeau par excellence: l’infolettre Journal Courir à Montréal, pleine d’inspiration et d’informations intéressantes. Abonnez-les gratuitement à celle-ci en visitant le www.courir.org. Dans la boîte à droite, en haut du site, tapez l’adresse de votre ami et, à chaque début de mois, il recevra le Journal Courir à Montréal. Aidez-nous à faire découvrir notre merveilleux monde de la course à pied!

Ce mois-ci, j’ai invité nos collaborateurs à faire un bilan de leur collaboration au journal. Voici pour vous leur compte rendu.

Bonne lecture à tous et bonne route!

Nathalie Collin
Courriel : wlightning24@hotmail.com

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Mes souvenirs d’Athlétisme
courir montreal quebec jogging competition course Le mot de White LightningPar Nathalie Collin

L’heure du bilan

Bien que je n’impose pratiquement jamais les sujets des chroniques à mes collaborateurs, la clôture de cette 10e année de service du site Courir.org méritait qu’on focalise sur un seul thème. Donc, chacun d’eux vous a écrit un bilan à leur style. Pour ma part, cette heure de bilan qui sonne à chaque mois de décembre me porte à faire une rétrospective de l’année qui vient de passée et de cette décennie.

Bien des choses ont changé dans les 10 dernières années. L’an 2000 avec son bogue qui nous avait promis moult catastrophes n’aura pas empêché Jean Joly et moi-même de mettre sur pied Courir.org, l’outil qui allait rassembler en une seule et même adresse l’ensemble de la communauté de coureurs.

En 2000, le visage de la course à pied était bien différent. Les adeptes du premier boum de la fin des années 70, début 80, qui ne se sont jamais essoufflés de leur sport ou laissés influencer par la mauvaise presse donnée à la course, étaient toujours là. À ceux-là est venue s’ajouter une autre gang, plus jeune, dont je fais partie, qui a commencé doucement à redécouvrir la course à pied ou tout simplement à s’y mettre.

À ce moment-là, peu d’outils informatiques étaient au service des coureurs. La fédération avait son magazine et, en s’y abonnant, on recevait le calendrier des courses tard en mars (si ma mémoire est bonne). Les boutiques spécialisées en course à pied n’étaient pas encore sur le Web ou l’étaient à l’état embryonnaire. Les boutiques Coin des Coureurs n’étaient pas encore arrivées au Québec.

Bon nombre de clubs de course nés dans le boum avaient disparu et seule une poignée restait encore. Des survivants de ce boum, on croisait sur les circuits de courses les Vainqueurs, les Milpat, les coureurs sur route du mont St-Bruno, les Kilomaîtres de Lasalle, les Boréals, les Sans Limites…

Le nombre de courses auxquelles on pouvait participer était le tiers de ce que l’on trouve aujourd’hui et, curieusement, bien que la course se préparait à connaître son deuxième souffle, quelques rendez-vous ont disparu, dont la Bill Lewis, le défi de la Tour, le défi Hudson, le marathon des Sri Chimnoy et j’en passe. La jeune organisation Cap Organisation a tenté de lancer un demi, mais en vain, celui-ci n’ayant même pas pu prendre son envol.

Le Festival de la santé faisait bouger les Montréalais en vélo, en patin à roues alignées et avec sa course de 10 km. Le marathon de Québec faisait courir les marathoniens de la vieille garde et les nouveaux adeptes et gagnait d’année en année en popularité. Puis, le demi-marathon du Circuit du Canada au mois d’avril vit le jour. Notre équipe a siégé sur le comité d’organisation pendant quelques années et cette course, qui a changé de commanditaire à quelques reprises, continue de faire courir un bon nombre de coureurs. Enfin, il y a eu le retour officiel du marathon de Montréal en 2003.

Petit à petit, le visage de la course à pied continue sa cure de jeunesse. Les courses, les clubs et les boutiques spécialisées se multiplient de pair avec le nombre de coureurs. Courir.org connaît une croissance de ses visites et, pour suivre la vague et la tendance, le site subira lui aussi une cure de jeunesse. Nous continuerons en 2011 avec la même passion de vous livrer ce journal fidèlement.

Quelques jours avant d’écrire ces lignes, je recevais en guise de remerciement mes collègues actifs du journal à un souper bilan. De nombreux échanges d’idées et de suggestions ont eu lieu. En bref, le désir d’être toujours là dans 10 autres années a été prononcé par l’ensemble de notre équipe. Nous sommes votre ami sur la route.

Bonne route à tous et joyeux temps des fêtes!

Nathalie Collin Fondatrice Journal Courir à Montréal, Courir.org

Réaction au mot de White Lightning

Vous pouvez faire parvenir vos commentaires sur ce mot ou les autres articles du journal à l’adresse suivante: Wlightning24@hotmail.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

Bilan de mes voyages organisés

Je suis coureur sur route depuis 1980. J’ai appris au cours de ces longues années qu’en additionnant trois petits «p» (passion + patience + persévérance) on en arrivait forcément à un grand «P»: POUVOIR. Tout ce qu’on veut entreprendre avec ces trois éléments, on PEUT le réaliser.

C’est vrai pour un individu, quel qu’il soit, et c’est vrai pour toute organisation. Courir.org en est la preuve. Aussi, quand on m’a proposé de collaborer au journal, j’y ai vu une occasion de réaliser sur une plus grande échelle ce que j’avais entrepris en 1982 et développé depuis. PARSCOURIR a pris son envol.

Tout le monde à une place à trouver dans la société, une mission sociale à accomplir. J’ai trouvé la mienne en facilitant les choses aux coureurs qui voulaient vivre leur passion hors de leur patelin et la partager avec d’autres. Combiner un voyage avec une course, c’est bien, mais le faire en bonne compagnie, c’est mieux! Un certain Tim Cahil a dit: «Un voyage se mesure davantage en amis qu’en kilomètres.» Mes récits de voyage dans Courir.org ont donné le goût de voyager à d’autres coureurs, et ils ont même trouvé écho en Europe. Le croiriez-vous? Grâce à la couverture offerte par www.courir.org, je reçois des demandes de services provenant de la France, de la Belgique, du Maroc, de l’Australie…

Autant par l’organisation de mes voyages que par mes récits, je vous ai fait voyager aussi bien aux quatre coins du Québec qu’en Ontario (Ottawa, Toronto, London, Hamilton, Massey), en Colombie-Britannique (Vancouver), aux États-Unis (Burlington, Boston, New York, Richmond, Philadelphie, Washington, Chicago, Detroit, San Francisco, Honolulu) et en Europe (Paris, Bordeaux, Médoc, Caen, Lyon, Berlin, Madrid, Rome, Athènes, Londres, Lisbonne, Interlaken, Beijing…).

«Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.» – Saint-Exupéry

J’ai fait rêver plusieurs d’entre vous, j’ai contribué à la réalisation de certains rêves. Les voyages forment la jeunesse de cœur et nous gardent jeunes. Ils nous ouvrent des horizons nouveaux et nous rendent plus sages. «La sagesse, c’est d’avoir des rêves assez grands qu’ils ne disparaissent pas avec l’âge.» Les voyages nous enrichissent, nous grandissent. «L’important, ce n’est pas d’ajouter des années à sa vie, mais plutôt de la vie à ses années.»

Si le simple fait de sortir de chez soi pour courir apporte un bien-être intérieur en même temps qu’une amélioration de sa santé physique, un voyage dans un autre milieu que le sien nous ouvre l’esprit sur le monde. C’est Montaigne qui disait: «Mes pensées dorment si je les assoie. Mon esprit ne va que si mes jambes l’agitent.»

Bonne continuation à vous tous, et de joyeuses fêtes dans vos familles respectives!

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : p_bourassa@hotmail.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Par Pierre Bourassa

VOYAGE À NEW YORK POUR LE MARATHON

Le vendredi 5 novembre au matin, un autocar de 55 passagers partait de Montréal et de Longueuil pour New York. Parmi eux, il y avait 24 marathoniens. Un couple belge (un coureur et son épouse) allait nous rejoindre à l’hôtel.

Le passage aux douanes américaines s’est fait dans un délai raisonnable: 20 minutes. Nous nous sommes arrêtés à 11 h aux environs d’Albany pour le dîner et, à 15 h, nous étions dans Manhattan, devant le salon de l’expo.

Après que les coureurs eurent récupéré leurs dossards et fait le tour du salon, ils se dispersaient avec leurs accompagnateurs dans les restaurants pour le souper, puis tous se rendaient au coin de la 8e Avenue et de la 42e Rue pour monter dans l’autocar qui nous emmenait à notre hôtel au New Jersey.

Le lendemain matin, un petit groupe prenait l’autocar en direction de la place des Nations Unies. C’était pour le 4 km de l’International Friendship Run, une petite sortie matinale qui nous menait dans Central Park. En fin d’après-midi, le «pasta party» nous réunissait sous un grand chapiteau au même endroit. Et, après un spectaculaire feu d’artifice qui dura une demi-heure, notre autocar nous ramenait à l’hôtel.

Le dimanche matin, nous devions nous lever très tôt pour ne pas manquer l’autocar qui nous conduisait aux autobus officiels chargés de nous transporter sur l’aire de départ du marathon. Il faisait froid au village des coureurs: près du point de congélation. Une fois les sacs de coureurs déposés au bon endroit, il fallait attendre dans nos couloirs, et plusieurs grelottaient.

Une fois le départ donné, il faut monter sur le pont Verrazzano pendant un mille et le redescendre pour le mille suivant. En hauteur, avec le vent, nous n’avions pas intérêt à nous y attarder pour admirer le paysage. Cette portion du parcours s’est faite plus vite que prévu. Par la suite, les spectateurs qui se faisaient de plus en plus nombreux nous ont soutenus et réchauffés de leurs généreux encouragements.

La fin du parcours dans Central Park est chargée d’émotion. La foule qui nous accueille nous fait presque oublier la souffrance des derniers milles. La beauté naturelle du parc nous aide à nous concentrer pour la finale. C’est la consécration, après tous les efforts déployés pour en arriver là.

Coureurs et accompagnateurs de mon groupe avaient rendez-vous sur Central Park West, la rue à côté du parc, à la fin du marathon. L’autocar chargé de nous ramener à l’hôtel devait se trouver un stationnement. Le départ de cet endroit était fixé à 16 h. Nos premiers coureurs sont arrivés à l’autocar à 13 h. À 15 h 30, tous y étaient… sauf une! C’est à regret que nous avons dû quitter sans elle. Heureusement, elle n’était pas seule: deux parents accompagnateurs l’attendaient et ils sont revenus ensemble à l’hôtel.

Lundi matin, vers 8 h 30, nous quittions l’hôtel pour le Québec. À 11 h 55, nous arrêtions à Saratoga Springs pour un bon buffet chaud très copieux et varié. Nous faisions quelques achats à la boutique hors taxes avant de passer aux douanes canadiennes. À 17 h 30, nous étions au métro Longueuil et, à 18 h, au centre-ville de Montréal.

L’an prochain, pour la 42e édition, le même type de voyage est prévu, du 4 au 7 novembre. Mon autocar et mes chambres sont déjà réservés. Nous logerons plus près de Manhattan, accessible par métro. Déjà la période d’inscription est ouverte pour ceux qui doivent passer par la loterie. Par contre, pour ceux qui se qualifient avec un marathon ou un demi-marathon, ce n’est qu’à partir du 10 janvier qu’ils pourront s’inscrire en tant que tel. Visitez le site www.ingnycmarathon.org pour plus de détails.

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : p_bourassa@hotmail.com

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Par Pierre Bourassa

VOYAGES À VENIR

HAWAII 2011
Je vous avais parlé de notre voyage à Hawaii à l’occasion de la 3e édition du marathon de Maui le 23 janvier prochain. Nous sommes 26 de mon groupe à prendre le départ le 20 janvier et à revenir pour la plupart le 31. Quelques-uns poursuivent avec une croisière d’une semaine dans les îles. Il y a encore possibilité de s’ajouter au groupe. Il suffit de contacter Karine au 1-800-293-7207 pour les détails. Les inscriptions sont encore ouvertes pour le marathon, le demi marathon, le 15k et le 5k : vous devez vous inscrire vous-mêmes pour ce parcours spectaculaire le long de la côte : www.mauioceanfrontmarathon.com.

BARCELONE 2011
Je n’organise pas de déplacement pour le marathon de Paris. Mais j’ai reçu tout dernièrement cet avis :« Les inscriptions sont maintenant closes, le compteur du nombre de participants affiche complet et nous vous en remercions ! Vous allez pouvoir continuer votre préparation et ainsi mettre toutes les chances de votre côté pour entrer dans l’histoire du Marathon International de Paris en bouclant dignement ses 42,195 km !

Si vous ne faites pas partie de ces milliers de coureurs, vous pouvez toujours profiter des dernières places du Marathon de Barcelone! Le 6 mars prochain, vous pourrez alors fouler les rues de la capitale catalane et en prime profiter de son soleil ! Rejoignez-les sur www.barcelonamarato.es

Je n’organise pas non plus de groupe pour Barcelone : j’y vais individuellement. Parmi ceux qui faisaient partie de mon voyage à New York il y a un mois, il y en avait qui semblaient intéressés. Je n’ai toujours pas l’intention d’encadrer un groupe sur place, mais je peux fournir les informations sur un hébergement raisonnable et bien situé. Il faudra d’abord s’inscrire avant de réserver quoi que ce soit. Karine peut toujours vous aider là aussi pour organiser votre voyage.

BOSTON 2011
Nous sommes actuellement 77 qui prendrons le départ de Montréal le 16 avril 2011, pour la 115e édition du marathon. Nous aurons 2 véhicules et nous logerons dans 2 hôtels au Centre-Ville. Il ne me reste plus que 8 chambres sur les 44 réservées.

NEW YORK 2011
La période d’inscription de la 42e édition est ouverte pour la loterie depuis le 8 novembre (voir leur site : www.ingnycmarathon.org). Mais ce n’est que le 10 janvier que sont invités à s’inscrire ceux qui se seront qualifiés avec un marathon ou un demi marathon précédent. Et bien sûr, comme à chaque année, j’organise le déplacement (4-7 novembre). J’ai déjà réservé mon autocar de 56 passagers ainsi que mes 25 chambres au Fairfield Inn de Marriott situé à portée de métro de Manhattan.

CHICAGO 2012
La 36e édition se tiendra le 2e dimanche d’octobre, si la tradition se continue. Pour la circonstance, je planifie un voyage de groupe, et j’ai déjà commencé à dresser une liste de personnes intéressées. Je suis déjà sur le dossier avec Karine pour ce qui est du transport aérien, mais je ne suis pas en mesure de fournir de détails pour l’instant.

BERLIN 2013
Eh oui ! On en parle déjà ! Je suis seulement à l’étape de recueillir les noms des personnes intéressées. Détails à venir plus tard, beaucoup plus tard…

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : p_bourassa@hotmail.com

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Un Montréalais dans le sud
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Un Montréalais dans le sud

Par Richard Strasbourg

Mon bilan

Il y a quelques années de cela, quand j’étais plus près de la trentaine que de la quarantaine, je me suis mis à faire une recherche sur Internet pour savoir ce qui se passait dans le monde de la course au Québec, à partir de mon petit paradis louisianais.

C’est à ce moment que je suis tombé sur Courir.org, que j’ai commencé à lire Courir à Montréal et à poser des questions à Nathalie.

Au moment de cette découverte, je n’étais pas certain d’avoir quelque chose d’intéressant à partager. Je n’avais pas habité Montréal de façon officielle depuis plusieurs années déjà et je n’y courais que pendant mes vacances, ce qui n’incluait pas beaucoup de compétitions. Je n’avais pas de qualifications particulières pour donner des conseils aux autres coureurs, mais j’ai quand même décidé d’envoyer quelques paragraphes à Nathalie, pour voir ce qu’elle en pensait.

Mes premières collaborations étaient un peu comme des extraits de guide touristique pour coureurs. Je parlais de la ville ou se tenait la compétition de la semaine, souvent La Nouvelle-Orléans, du parcours, du nombre de participants et je donnais mon opinion sur l’ensemble de l’évènement auquel je participais.

Toujours est-il qu’un de ces étés, alors que j’étais en ville pour mes vacances, j’ai rencontré Nathalie et son entourage. Au fil des ans, nous avons partagé plusieurs entraînements, quelques compétitions et même une poignée de petits voyages de course ensemble. Je me souviens qu’un groupe de collaborateurs soit même passé me rendre visite en Louisiane, le temps d’une mémorable fin de semaine de marathon.

Après l’ouragan Katrina, le ton de mes histoires a commencé à changer, probablement parce que j’avais fait le tour des compétitions locales et que je me sentais plus près de ces gens avec qui j’avais traversé la tempête. Je me souviens d’avoir reçu quelques appels de journalistes québécois qui cherchaient quelqu’un sur place pour leur raconter une histoire, ce qui m’a fait me sentir comme une sorte de correspondant à l’étranger. Dans ces cas-là, on a vite fini de décrire le paysage et il s’agit surtout de peindre un portrait plus humain de la situation et de la façon dont la catastrophe affecte les gens.

Aussi, la perspective de ne pas pouvoir courser pendant plusieurs mois, peut-être même une année entière, après l’ouragan, a changé mon approche pour ce qui est de l’entraînement. Je me souviens d’avoir pris la route en oubliant les chiffres, sans objectif précis, sinon que celui de constater les dommages et peut-être donner un coup de main, si quelqu’un en avait besoin.

À partir de ce moment, je me suis mis à écrire des histoires qui venaient davantage du cœur que de la tête, des récits plus personnels qui parlaient davantage de motivation, de camaraderie et du côté humain de la course plutôt que du paysage. C’est drôle, mais des fois je tape presque toute une page et je me rends compte que je n’ai pas encore tellement parlé de course, mais j’y retourne et je trouve mon équilibre, parce que la vie, l’entraînement et la compétition sont maintenant inséparables pour moi. Le sport est devenu un outil pour devenir une meilleure personne et améliorer mes relations avec les gens que je côtoie, sur la route et ailleurs aussi.

Enfin, je pense que de raconter mes histoires comme ça et de lire celles des autres collaborateurs, à distance, me donne le sentiment de garder une sorte de lien avec ma ville natale, où je passe souvent pour un touriste maintenant.

Une dernière chose: un souhait pour les 10 prochaines années de Courir à Montréal serait de recevoir plus de commentaires sur mes histoires. La distance et la nature de l’Internet font en sorte qu’après toutes ces années j’ai encore l’impression, parfois, d’envoyer tout ça dans le vide. Même si je vous ai rencontrés et que vous avez été nombreux à me faire de beaux commentaires quand j’étais de passage au lac Brome ou ailleurs, j’espère que vous prendrai quelques minutes pour me donner votre opinion. Et voilà! C’est comme ça que j’en suis venu à me présenter sur votre écran d’ordinateur une fois par mois.

Merci à toute l’équipe et à tous ceux et celles qui prennent le temps de nous lire.

Bonne route.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

BILAN 2010

J’arrive à la fin de l’année 2010 et avant de me lancer dans de nouveaux objectifs, de nouveaux projets, il me faut faire le point. Mais les choses n’arrivent pas toujours si synchronisées, puisque déjà un ou deux canevas soutiennent mon intérêt pour traverser le pas de janvier 2011, avec une bonne dose d’énergie.

Qu’à cela ne tienne, jetons un regard sur l’année qui s’achève. Plus que tout, 2010 aura été une année d’émotion pour moi, autant sinon plus que de performance. La première fut celle de vivre le grand rêve de me préparer, de me rendre et de courir le marathon de Boston.

Ensuite, parce qu’il est arrivé plus tard, mais pas moins majeur, en particulier dans mon cœur de père, le projet puis l’aboutissement du rêve de courir un marathon avec ma fille.

Même si la course ne s’est pas déroulée comme dans mes visions presque magiques de scénario hollywoodien, le bonheur de l’achèvement fut tout aussi grand.

Dans un autre ordre d’idée, ça faisait des années que je rêvais d’une course officielle pour notre club Les Riverains et en secouant les fils et les connexions diverses, nous sommes arrivé à tenir notre première édition. La course en fait s’est avéré un franc succès. Même qu’elle nous a conduits à faire partie du Circuit Endurance du Grand Montréal pour 2011.

Et l’année se termine sur une très bonne note, puisque deux nouveaux projets me tiennent en activité pour clôturer l’année 2010. Le premier consiste à former un groupe d’initiation à la course à pied pour les aînés au complexe sportif Claude-Robillard. Le second: je suis présentement en processus de devenir mentor pour le projet Étudiant dans la course.

Finalement, 2010 aura été une année très féconde et qui annonce plein de développements pour la suite des choses.

Yves Daigneault Entraîneur du Club les Riverains pour courir à Montréal
Site web : http://www.lesriverains.ca/
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
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Les rencontres de Jean-Claude

LE BILAN DE MA CONTRIBUTION AU JOURNAL…

La suggestion de Nathalie, notre rédactrice en chef, ne pouvait tomber à un meilleur moment. Ayant eu l’occasion d’écrire 11 chroniques, je me sens comme l’athlète qui a besoin d’une pause pour faire le point, récupérer et se ressourcer. Le mois de décembre est le moment idéal pour faire cette trêve, en synchronisme avec celle que la majorité d’entre nous prenons à ce moment-ci, pour mieux nous préparer à la saison 2011.

D’entrée de jeu, je l’avoue, je me suis fait avoir à mon propre jeu. L’article que j’ai écrit, comme compagnon de course de Luc Gagnon lors de son 100e marathon, se voulait un geste unique et sans intention de suite. Je me disais que réussir la centaine de marathons, ce n’était pas rien et que ça méritait d’être souligné. Je pouvais le faire, car j’avais assisté à la course de Luc.

Comme nouveau retraité, j’avais du temps. J’ai donc pris contact avec Rosaire Gagné, qui avait une chronique dans le Journal Courir. C’est lui qui a initié le club des marathoniens CentOr pour reconnaître ceux qui ont complété 100 marathons et plus. Il m’a ouvert la porte auprès de Nathalie pour cet article «unique».

Mais déjà j’étais allé trop loin… Ce premier pas a été déterminant et même «fatal». J’avais le goût de raconter d’autres histoires… sur d’autres coureurs. Je ressentais que ça m’apporterait énormément comme retraité. D’un marathon à l’autre, je découvrais une belle confrérie entre coureurs et j’avais le goût de mieux connaître et comprendre les motivations des uns et des autres.

J’ai toujours aimé lire des biographies ou entendre l’histoire des gens que je croise dans la vie. À mon tour, il ne me restait plus qu’à écrire sur les marathoniennes et les marathoniens que je rencontrais sur ma route grâce à la synchronicité de la vie.

Oui, cette expérience m’emballe, me stimule et me pousse à poursuivre d’un mois à l’autre. Par l’intermédiaire de cette chronique, je me suis fait de nouveaux amis. J’ai compris les motivations profondes qui les poussent à courir des marathons et à toujours poursuivre. J’ai pu vérifier, une fois de plus, que les théories que j’enseignais comme éducateur physique sont fondées: la motivation intrinsèque est déterminante pour prendre charge de sa santé, pour s’entraîner régulièrement, pour être motivé à faire les 10-12 derniers kilomètres qui font le marathon.

Plus encore, les commentaires entendus sur ces chroniques m’ont motivé à continuer. D’abord, de la part des personnes sur lesquelles j’ai eu la chance d’écrire. Elles apprécient et j’en suis content, car elles le méritent amplement. D’autres aussi le mériteraient, j’en suis très conscient. Cependant, comment choisir et ne pas déplaire, si ce n’est que de composer avec les coïncidences de la vie et les rencontres fortuites qui me mettent en présence de telle ou telle personne. Cette voie que j’ai choisie m’apparaît toujours comme la plus objective.

Puis, les commentaires d’autres coureuses et coureurs qui se plaisent à lire l’histoire de ces vedettes ordinaires. Ça inspire, ça conforte et ça fournit des modèles. Pensons à l’histoire de Marcel Bourgeault à 81 ans… Mais chaque histoire en soi est unique et stimulante.
Celles-ci contribuent à resserrer les liens de cette belle confrérie de marathoniens. C’est un apport imprévu, mais oh combien apprécié! Après coup, j’ai fait le constat de ce bénéfice supplémentaire.

Je suis donc très fier de cette première année vécue en votre compagnie. Je vous remercie de vos commentaires sur ces chroniques. Je remercie les coureurs qui ont accepté, en toute modestie, qu’on parle d’un bout significatif de leur vie.

En terminant, je veux aussi souligner l’appui reçu de Rosaire Gagné, qui m’a encouragé dans cette aventure et qui, encore aujourd’hui, souhaite que je poursuive son initiative du club CentOr afin de le mettre à jour au fil des ans. Merci également à mon comparse, Gaston Allard de Price, qui me fournit corrections et commentaires des plus appropriés et appréciés. Mon dernier mot est à l’égard de Nathalie, qui m’a fait confiance sans pratiquement me connaître et qui a su me faire comprendre le contrat moral précis dans lequel je m’engageais.

À vous tous, je souhaite une belle période du temps des fêtes. Qu’elle soit reposante et des plus agréables afin de vous permettre de vous ressourcer.

Au plaisir de se croiser sur un parcours de marathon en 2011.

Jean-Claude Drapeau pour le journal Courir à Montréal
Courriel : jeanclaudedrapeau@yahoo.fr

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Bilan de ma première année

Je me rappelle à quel point il était ardu dans les années 90 de trouver où et quand se déroulaient les courses au Québec. C’était bien sûr avant l’arrivée d’Internet et de Courir.org. Je me rappelle, après l’avoir découvert, que j’avais vite ajouté ce site à mes favoris tellement je trouvais génial son calendrier! Imaginez: on pouvait maintenant planifier sa saison de course et découvrir une multitude d’événements aux quatre coins du Québec! Ça peut sembler banal aujourd’hui, mais c’était une belle petite révolution à l’époque. Ça ne fait qu’un an que je collabore au site en partageant à mon tour et à ma façon ma passion pour la course à pied, mais ça fait presque 10 ans que je lis avec intérêt ses chroniques et consulte sa mine d’informations. Et j’espère sincèrement qu’il continuera à informer et à inspirer les coureurs d’ici et d’ailleurs pour un autre 10 ans encore, minimum!

Course au parc national d’Oka: Donnons la chance au coureur!

La saison de course au Québec n’était pas encore terminée pour bon nombre de coureurs le 6 novembre dernier. C’est en effet 1226 coureurs et coureuses qui se sont donné rendez-vous au parc national d’Oka, soit près du double de l’année dernière alors que seulement 636 personnes avaient pris part à l’événement! L’ajout d’un demi-marathon aura donc été payant pour les organisateurs des boutiques Coin des coureurs. Toutefois, un événement malheureux est venu «dérouter» la course du 10 km. Plus de détails là-dessus à la fin.

Après avoir pris part au 10 km l’année dernière, j’avais hâte de voir où nous mènerait le demi-marathon. J’étais également ravi que l’événement demeure au parc national d’Oka, puisqu’avant il se tenait au parc-nature du cap Saint-Jacques, un endroit devenu vite trop petit pour répondre à la popularité sans cesse grandissante de la course au Québec. Un soleil magnifique se levait sur le lac des Deux-Montagnes et attendait la foule de coureurs en ce samedi frisquet de novembre. En effet, une fine couche de glace recouvrait l’asphalte du stationnement, rendant toute tentative de course assez périlleuse merci! Heureusement pour nous, le soleil allait vite la faire fondre, mais sans vraiment faire grimper le mercure, qui est demeuré à 3 petits degrés.

La remise des dossards dans le chalet du parc s’est bien déroulée et les 1000 premiers inscrits avaient droit à une tuque noire à l’effigie de l’événement. Bizarrement, il ne restait plus d’épingles rendu à mon tour, mais, heureusement pour moi, un ami coureur m’en a donné deux. J’avais hâte de courir ce dernier demi-marathon de l’année, mais, d’un autre côté, je n’étais pas aussi en forme que je l’aurais souhaité. L’arrivée légèrement hâtive de mon 2e garçon 5 jours plus tôt avait mis fin abruptement à mon entraînement… et à mes nuits de sommeil! Mais je me sentais malgré tout d’attaque et je voulais tout donner.

Après quelques minutes de retard, le départ est donné et je me retrouve rapidement derrière les meneurs, signe que je suis parti probablement trop vite, mais ce rythme intense me convient. Les premiers mètres sont plutôt casse-cou puisqu’il faut courir sur un chemin mal entretenu du parc avant d’emprunter un joli sentier jonché de feuilles mortes. On passe ensuite près d’un marécage et on tourne sur le Chemin des Collines après 3 km, une route asphaltée du parc qui est fermée à la circulation à ce temps-ci de l’année. Une bonne montée se présente alors à nous après le 4e km, mais je parviens à la gravir sans perdre de vitesse. Au 6e km, après une bonne descente, on tourne sur la piste cyclable en direction de Pointe-Calumet et un soleil incroyablement éblouissant éclaire de sa belle lumière matinale les champs environnants. Courir en novembre peut être de toute beauté!

Toutefois, le mercure n’a pas bougé et je sens toujours le vent froid sur mon visage. Je commence à avoir chaud aux mains, mais froid aux oreilles (!) alors j’enlève mes petits gants et enfile un bandeau. On traverse ensuite 4 rues de Pointe-Calumet où des bénévoles assurent la sécurité, puis on longe le lac de la Sablière et le lac des Sables où se trouvent les installations du parc aquatique de Pointe-Calumet. Évidemment, aucun baigneur n’est là pour nous encourager!

On fait demi-tour peu après le 9e km et je constate que je suis en 10e position et que je suis dans les temps pour battre mon record et terminer sous les 1 h 23 m. Tout va bien et je salue et encourage quelques coureurs en revenant sur mes pas. Et c’est fou comme il y en! Bizarre, car il me semble qu’on n’était pas aussi nombreux à la ligne de départ…

Après le 12e km, on retourne sur le Chemin des Collines où une bonne montée nous attend. Outch! Je viens de perdre mon erre d’allée et un coureur me rattrape. Je reste surpris lorsqu’il m’adresse la parole et m’encourage par mon nom! Enchanté Steves et merci de lire Courir.org! Je m’accroche à lui et reprend un peu de vitesse, mais je sais qu’une autre bonne montée nous attend après le 16e km. Heureusement, on redescend tout ce qu’on monte, mais le manque de sommeil des dernières nuits commence à se faire sentir et je dois le laisser filer au 18e km. À cet endroit, on quitte le Chemin des Collines et retourne sur les routes secondaires du parc. Je suis alors comme les arbres, soit complètement dépourvu d’énergie, mais la présence de quelques supporteurs me donne un petit regain.

À l’approche de la ligne d’arrivée, malgré la foule, je suis incapable d’accélérer et Louis-Philippe Garnier, l’un des meilleurs marathoniens au Québec, me dépasse à vive allure. Euh, tu ne faisais pas le 10 km, dont le départ était après le mien? Eh oui, m’affirme-t-il, mais les bénévoles n’avaient aucune idée du parcours du 10 km et ont envoyé presque tous les coureurs sur le parcours du demi-marathon! Les bénévoles chargés de faire faire demi-tour aux coureurs du 10 km auraient oublié, selon toute vraisemblance, de le faire. C’est dommage qu’une telle erreur se soit produite, puisque tout le reste a été, à mon avis, bien organisé. À tous ceux et celles qui ont été incommodés par cette bévue imprévue, je vous dirais de «donner la chance au coureur», soit de donner une seconde chance aux organisateurs l’année prochaine, car je suis sûr qu’une telle erreur ne se reproduira jamais plus!

À l’arrivée, donc, un excellent goûter attendait les coureurs et un pomiculteur de la région était sur place pour offrir du vrai jus de pomme, un régal après l’effort! D’ailleurs, Oka était l’endroit idéal pour acheter des pommes fraîches du Québec avant de rentrer en ville. Aussi, tous les coureurs se voyaient offrir un petit sapin, une initiative fort intéressante. Et, contrairement à ce que je pensais, un jeune sapin planté en novembre survivra à l’hiver. En fin de compte, je n’ai pas réussi à améliorer mon temps en finissant en 1 h 24 m 35 s, mais j’étais très satisfait de ma performance. Et j’avais hâte de retourner chez moi auprès de ma petite famille pour leur raconter ma course.

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Yves Pelletier
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En passant par le Journal Courir à Montréal

Par Yves Pelletier

Je ne pourrais pas dire quand a commencé ma collaboration au journal Courir ni dans quelles circonstances. Mais je sais pourquoi. J’habite en région (Ste-Mélanie, dans Lanaudière) et les clubs de course sont assez rares et, par le fait même, les amis coureurs aussi. J’ai bien quelques connaissances qui sont fidèles au poste quand je cours, tel que Fido, Rex et Médor, mais ils ne font jamais un grand bout de parcours avec moi et c’est toujours pour m’obliger à faire des sprints. C’est certain que, lorsqu’on s’entraîne seul, les horaires d’entraînement sont plus faciles à faire, mais, pour garder un sain équilibre mental, il est fortement recommandé, parfois, d’avoir des amis et/ou connaissances avec qui partager socialement.

J’ouvre ici une parenthèse sur l’équilibre mental des coureurs, car, parfois, certaines personnes dans mon entourage, et peut-être avez-vous vécu la même chose, semblent douter de cet équilibre. En effet, pour certains, courir l’été durant la canicule ou bien l’hiver par -20 Celsius et un facteur de refroidissement qui nous donne des -30, c’est de la folie. Eh bien oui, c’est de la folie, mais cela n’affecte pas notre équilibre mental, soyez-en certain! Fermons la parenthèse.

Donc, ma collaboration dans un but de connaître d’autres personnes partageant la même passion que moi s’est avérée positive. J’ai écrit quelques articles au fil du temps sur les différentes courses auxquelles j’avais participées et c’est ainsi que j’ai tissé des liens avec des gens. Il y a entre autres Jean, Nathalie, Louis-Philippe, Marie Lou, Frédéric, Yves, Pierre et une dizaine d’autres dont je ne me souviens pas du nom, mais dont le visage m’est familier (j’ai une mémoire visuelle) lorsque je les rencontre.

Voilà, ma participation bien que modeste devrait se poursuivre en 2011 et j’ose espérer visualiser d’autres visages qui me deviendront familier, car, tout compte fait, nous partageons une même grande folie, la course, qui nous permet de garder un bon équilibre mental.

Yves Pelletier pour Courir.org

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

JONAS FACE À L’ÉQUIVOQUE

Depuis un mois déjà, je participe à Étudiants dans la Course, en tant qu’aspirant mentor et je ne tari pas de plaisir ni de satisfaction dans les fonctions qui me sont attribuées.

Étudiants dans la Course

Déjà après deux semaines, je pouvais nommer presque tous les jeunes engagés dans le projet. Une atmosphère conviviale s’est tranquillement installée, autant chez les adultes que chez les jeunes. C’est même un peu fébrile que je me présente à chaque entraînement, pressé de vivre l’effort et les échanges qui trament la toile du succès anticipé.

Rien n’est laissé au hasard, pour faire de ce projet une réussite. Partant de la sélection des jeunes, pour qui ce défi relève presque du mythique, ou même  parfois innocemment de la simple bravade d’un ado devant ses pairs. Tout est mis en œuvre pour favoriser l’engagement et la constance dans la poursuite du plan d’entraînement, menant à la ligne d’arrivée du Marathon de Montréal 2011.

On s’assure que tous sont bien vêtus, qu’ils tiennent bien le rythme et le plan de chaque séance. On s’inquiète d’un retard, d’une absence, d’un bobo et quoi, des aléas de la vie de chaque participant. Le défi est si grand, même s’ils ne s’en doutent pas, probablement surtout parce qu’ils l’ignorent qu’on les chouchoute de crainte qu’ils ne rebroussent chemin à la première embûche.

Pourtant, pourtant, même si on leur fournit des vêtements, souliers, qu’on leur défraie leur billets d’autobus, ils restent encore des jeunes marqués par quoi, un milieu difficile, une expérience déficiente face à la confiance et j’en passe et des plus belles. Mais bien sûr le projet existe expressément pour ça, alors.

Alors, j’ai eu un pincement l’autre jour lorsque Jonas, au passage d’un groupe de jeunes d’un Club de course, tout ce qu’il y a de plus officiel, lança cette remarque presque anodine : Wow la gang, eux ce sont des coureurs que les parents en moyens encouragent et qui forment l’élite. Il n’était ni joyeux ni triste, mais faisait un constat de différence.

Chose certaine, ces différences existent et paveront toujours le quotidien d’Étudiant dans la Course. Mais lorsque ces mêmes jeunes à qui on aura donné une chance, lorsqu’ils se rappelleront l’effort et l’accomplissement qu’ils ne devront qu’à eux-mêmes, parce que le marathon se court seul. Lorsqu’ils franchiront la ligne d’arrivée du Marathon, ils trouveront peut-être qu’ils tiennent leur destinée en mains.

Yves Daigneault Entraîneur du Club les Riverains pour courir à Montréal
Site web : http://www.lesriverains.ca/
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Course Boréal XC: Une course à découvrir!

C’est un accueil des plus chaleureux et une température très clémente (6 degrés) et ensoleillée pour un 13 novembre qui attendaient les 140 coureurs au 8e X-Country Boréal à l’île Bizard. Étonnamment, il s’agissait d’une légère baisse de la participation par rapport à 2009 alors que 157 coureurs avaient répondu à l’appel.

Le parcours de ce 10 km se déroule presque entièrement sur les sentiers en terre battue du parc-nature de l’île Bizard, après un départ sur la rue Montée de l’Église, tout près du centre socioculturel. Les participants ont ainsi la chance de découvrir ces sentiers légèrement vallonnés et à peine boueux qui, entre autres, empruntent un petit pont de bois et longent un marais. Une occasion unique de faire le plein de plein air tout près de la métropole!

Il faut toutefois savoir qu’il s’agit d’une course amicale qui n’utilise pas de puce (chronométrage et classement à la main) ni d’inscription en ligne (inscription par la poste ou sur place pour 20 $). Toutefois, là où les organisateurs anglophones se reprennent et se démarquent, c’est lors de la collation d’après-course. En effet, de nombreuses soupes chaudes cuisinées maison ainsi que d’excellents desserts attendent les participants, qui en profitent pour se réchauffer et se sucrer le bec!

L’année prochaine, ajoutez cette course qui gagne à être connue à votre calendrier et vous ne le regretterez pas! Mais faites vite, car les places sont limitées à 250.

Site Web de l’événement: www.borealclub.net

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Quatre amies pour une belle folie à Philadelphie
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Quatre amies pour une belle folie à Philadelphie

Par Lynn Moreault

Après un parcours routier plutôt houleux ce vendredi matin du 19 novembre, j’arrive à Laval où Michel et Rachel m’accueillent avec enthousiasme. Je les en remercie mille fois. Ils sont heureux d’avoir pris la peine de m’attendre et d’avoir retarder le départ, puisque j’y suis enfin !!!!!

Je rejoins à la hâte ma co-chambriste très heureuse de nos retrouvailles. Notre expérience à Niagara nous a profondément soudée. Nous quittons Laval dans un autobus confortable et le blablabla se fait aller de tous côtés. J’en profite pour retracer les deux autres compagnes de chambre souhaitant me faire de nouvelles amies. Je sens déjà l’excitation! Nous voilà en route vers la folie de Philadelphie.

Avec notre chauffeur expérimenté, nous traversons les lignes sans difficulté. Ce dernier nous mêne à destination avec beaucoup d’assurance. On dit que l’hôtel est très bien situé, ce que nous constatons très rapidement. Pas de fausses illusions, la confiance règne et la satisfaction est au maximum.

Le partage des espaces dans notre chambre s’exécute avec beaucoup de respect. Puis SURPRISE!!!!! Nous sommes invités  pour un apéro gratuit. Nous nous empressons de nous rendre au rez-de-chaussée où vin, bière, martini etc. Nous attendent.

ALL YOU CAN DRINK!!! C’EST LA FÊTE CHAQUE SOIR!!!! Quelle belle façon de faire connaissance.

Levée à 6hrs samedi matin, je quitte l’hôtel en compagnie de ma Co chambriste. La température est fraîche et agréable. Les rues sont tranquilles, la ville dort encore. Nous en profitons pour nous rendre au fabuleux escalier de « ROCKY » d’où nous avons une vue magnifique comme dans le film. Quelle merveilleuse sensation!

Le départ de la course se fait au son de la musique de « ROCKY ». J’en ai la chair de poule et les larmes aux yeux.  Je n’aurais jamais cru m’émouvoir d’une chose pareil. La folie s’empare de nous. Je salue avec bonheur et avec beaucoup de reconnaissance, les amies qui ont pris la peine  de venir m’encourager. Un 8km très satisfaisant malgré les efforts et la douleur. Température excellente, parcours impeccable, quoi de mieux !!!

Je profite du reste de la journée pour me perdre dans la ville. La vieille partie est remplie d’immeubles d’époques en briques rouges et fenêtres blanches à carreaux comme à Boston. Des spectacles sur les trottoirs, des mendiants sur les bancs de parc ainsi qu’un défilé de contestataires accompagnés d’un excellent chanteur country. Des sandwichs baguettes françaises steak-fromage, vendues sur les trottoirs comme à New York. Des odeurs de pollution entremêlées de sauce BBQ sucrée. La chaleur qui sort  des grillages des trottoirs… AH!!! Les U.S.A.!!! Mais surtout, il y a les amies qui m’attendent à l’hôtel, souriantes, avenantes et d’une énergie nourrissante.

Un immense merci à Rachel et Michel

Rendez-vous à Toronto et Utica!!!!

Lynn Moreault Coureuse du Club Le Coin des Coureurs

Site web du Marathon de Philadelphie : www.philadelphiamarathon.com

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Nouvelles de club de course

Avis de recherche! Entraîneur recherché

Le club de course Les Riverains de Châteauguay est à la recherche d’un entraîneur pour la saison 2011. Le club, constitué d’une soixantaine de coureurs de calibres variés, souhaite un entraîneur accessible, généreux de son temps et expérimenté. L’entraînement du club a lieu le mardi soir et cet entraîneur se doit de suivre les membres lors des courses du circuit Endurance. De plus, celui-ci se devra de faire un suivi de la progression des membres tout au long de la saison. Il nous faut un coureur chevronné pour conseiller l’élite, tout en motivant les nouveaux adeptes. Il ou elle doit être disponible, dynamique et pédagogue. Un brin d’humour est toujours un atout! Rémunération à discuter. Ça vous intéresse? Moi aussi! Faites-moi signe, Patrick Cool, à l’adresse suivante : patrick.cool@videotron.ca.

Faites vite! La saison 2011 commence dès le 15 janvier.

Étudiants dans la course

Étudiants dans la Course

Je vous invite à suivre le programme 2010-2011 d’Étudiants dans la course, qui entame sa deuxième année avec une cohorte de 30 jeunes qui seront tous parrainés par des mentors passionnés et dévoués. Le défi est de taille: courir le marathon Oasis de Montréal en septembre 2011. Visitez www.etudiantsdanslacourse.org.

ENDUROMAX Athlétisme

Enduromax est un club jeune avec 2 années d’activité en athlétisme. Avec une progression constante d’athlètes, le club regroupe aujourd’hui une quarantaine d’athlètes affiliés à la Fédération Québécoise d’Athlétisme. Notre objectif est de dynamiser l’athlétisme en formant de jeunes athlètes et favoriser leur accès à la compétition individuelle et par équipes.

Pour contacter le club: Mustapha Belgherbi Courriel : info@enduromax.ca Téléphone : (514) 303-1758

Site web : http://enduromax.ca/

Le club de course à pied Les Vikings: ensemble pour la forme!

Depuis le printemps 2007, plusieurs étudiants et étudiantes du Collège de Maisonneuve ainsi que le grand public en général ont bénéficié des précieux conseils du chef de file Louis-Philippe Garnier, plusieurs fois gagnants d’épreuves allant du 5 km au marathon (42,2 km).
Vous voulez sortir de votre zone de confort et y aller d’un cran de plus pour vous améliorer? Le club des Vikings vous est tout indiqué! En hiver, les entraînements sont au centre Pierre-Charbonneau. Un droit d’accès est cependant exigé par le centre (10 $ pour les moins de 18 ans et 22 $ pour les 18 ans et plus; le cas échéant, exigez votre carte de stationnement).

Pour suivre le rythme des entraînements, il faut être apte à courir 5 km en 30 à 35 minutes. Les entraînements se déroulent par intervalles (exemple d’un entraînement: 2 x 600 m, 4 x 200 m, puis 1 x 1 km avec temps de récupération restreint entre chaque série). Excellent pour améliorer sa vitesse et son endurance!À noter que l’entraîneur peut aussi faire des programmes adaptés afin de devenir admissible à intégrer éventuellement le club de course.

Hiver 2011: Les lundis et/ou mercredis au centre Pierre Charbonneau, du 7 février au 8 juin (18 semaines).
Informations du club:

Stéphane Dubreuil
Téléphone : 514-254-7131 poste 4186 Courriel : sdubreuil@cmaisonneuve.qc.ca

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Test de produits

Le bilan

Au fil des mois, nous avons testé les produits Merrell et Nathan. Nous avons visité les boutiques spécialisées et avons pu constater la qualité des services qui y sont offerts. Nous avons couru les nouveaux évènements et sommes à l’affût de ce qui s’offre de nouveau.

Nous serions heureux en 2011 si vous partagiez vos opinions avec les produits que vous achetez et consommez. N’hésitez pas à nous écrire!

Pour consultez le site pour la gamme complète des produits Merrell et Nathan, visitez:

Merrell : www.merrell.com
Nathan : www.nathansports.com

Pour nous rejoindre: wlightning24@hotmail.com

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Citation du Mois

Ce sont les points en commun qui rendent les relations amicales agréables et ce sont les petites différences qui les rendent intéressantes.
Todd Ruthman

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Courses à venir en Décembre 2010 par Jean Joly

Commencez à préparer votre mois de courses à pied avec le calendrier des compétitions de Courir.org. Si vous voulez vous donner les moyens de bien figurer en compétition, il ne faut rien négliger, et surtout pas la planification de votre horaire sportif.

Samedi 18 décembre
Adirondack Medical Center 5k Jingle Bell Run/Walk : Une course de 5km à Lake Placid dans l’État de New-York à 2 heures de Montréal. (5 km)

Vendredi 31 décembre
Course Résolution à la ville de Québec : Course/marche de 1k et 5k. Quelle merveilleuse façon de terminer l’année et de prendre des résolutions pour le Nouvel An! Cet événement se déroule à partir de la boutique Coin des Coureurs de Québec. Infos : (418-522-2345) Courriel : villedequebec@coindescoureurs.com. (1, 5 km)

Vendredi 31 décembre
Course Résolution à la boutique du Coin des Coureurs de Westmount : Course/marche de 1k et 5k. Quelle merveilleuse façon de terminer l’année et de prendre des résolutions pour le Nouvel An! Infos : (514-483-4495) Courriel : westmount@runningroom.com (1, 5 km)

Janvier 2011

Samedi 1er janvier
Course Résolution : Course de Résolution, un 5km course, et une marche de 1km. Cet événement se déroule aux boutiques Coin des Coureurs : à la Boutique de Pointe-Claire (514-695-8744), à la Boutique de Brossard Quartier Dix30 (450-678-7070) et à la Boutique de Laval (450-680-1115) 1k, 5k.

Février 2011

Samedi 19 février
Demi-marathon Hypothermique : Un 21.1km courut au Parc Jean-Drapeau. Inscription limitées. Courriel : ckronlov@runningroom.com. En association avec les boutiques Coin des Coureurs de Montréal. (21.1 km)

Dimanche 20 février
Course hivernale IAMGOLD: L’an passé, plus de 160 coureurs ont pris part à ce rendez-vous sportif amical qui a remporté un vif succès. Toujours soucieux de vous offrir des activités de qualité, l’organisation a tenu compte de vos précieux commentaires et vous revient cette année avec une formule améliorée, dont un tout nouveau trajet simplifié et mieux aménagés. (5, 10 km)Dimanche 20 février
Winterman Marathon : Marathon hivernal de la série de courses Somersault dans la région d’Ottawa. (3, 5, 10, 21.1, 42.2 km)

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Recette du Mois

Muffins aux poires et aux carottes

Ingrédients

1/4 tasse d’huile de canola
1 carotte râpée
2 poires mûres, non pelées, coupées en petits morceaux
1 banane mûre
1/4 tasse miel
2 oeufs
1 tasse lait 1 % m.g.
2 tasses de farine de blé entier à pâtisserie
2 c. à thé de levure chimique (poudre à pâte)

Préparation

Préchauffer le four à 350 °F (180 °C). Dans un bol moyen, mélanger l’huile, la carotte, les poires, la banane, le miel, les œufs et le lait. Réserver. Dans un grand bol, mélanger la farine et la levure chimique. Verser le mélange liquide sur les ingrédients secs et remuer juste assez pour humecter. Ajouter du liquide au besoin. Répartir le mélange dans un moule à muffins.

Donne 12 muffins.

Cuire au four de 25 à 30 minutes.

Merci à Suzanne Amyot du club La Cavale de Rimouski pour sa collaboration.

Bon appétit!

ATTENTION
La liste des abonnés de Courir à Montréal n’est pas disponible. Nous ne la donnons, ni ne la revendons à personne. En revanche, vous pouvez sponsoriser notre lettre d’information : contactez-nous pour discuter des modalités. Téléphone : 514-387-0404

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