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Mars 2010

Publié le 21 octobre 2011

Vous aimez le Journal Courir à Montréal? Alors parlez-en à vos amis ou, mieux encore, inscrivez-les à notre liste d’envoi! C’est gratuit et ça contribue à construire le noyau de la grande famille de la course à pied! En tant que fondatrice de ce journal depuis déjà 10 ans, je me suis fixé comme objectif d’augmenter le nombre de nos lecteurs à 5000 abonnés. Aidez-moi à atteindre cet objectif! Prenez deux minutes de votre temps et inscrivez vos amis ou parlez-en aux coureurs de votre club.

Sur la page d’accueil du site Courir.org, dans le coin supérieur gauche, il y a une boîte à cet effet. Il suffit d’y inscrire le courriel. Et, n’ayez crainte, notre liste d’envoi n’est jamais vendu ou distribué.

Prenez note que le journal comporte maintenant une section «Nouvelle de Club». Elle est offerte à tous les clubs de course à pied qui souhaiteraient faire des annonces spéciales. Pour plus de détails, envoyez vos requêtes à l’adresse suivante: wlightning24@hotmail.com. Quelques conditions s’appliquent.

À lire ce mois-ci: les conseils de notre entraîneur du club des Riverains, Yves Daigneault, dans La souplesse d’un plan. Pierre Bourassa nous invite à ses prochains déplacements et à porter le flambeau. Notre collègue Richard Strasbourg, Un Montréalais dans le Sud, nous écrit un texte inspiré de la victoire des Saints. Jean-Claude Drapeau rencontre Gaston Allard, un coureur à découvrir.

Mathieu Gagnon, qui va Toujours plus loin, nous raconte ces nouvelles aventures à Cuba. Cette fois-ci, notre ami a bien failli trébucher à cause d’une mono-kiniste; c’est une histoire à suivre. Également le Mot de White Lightning, la recette chocolatée du mois et la citation; bref, un journal dont notre équipe est bien fière de vous présenter.

Au plaisir de vous savoir plus nombreux à nous lire! Bonne route à tous!

Nathalie Collin
Courriel : wlightning24@hotmail.com

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Mes souvenirs d’Athlétisme
courir montreal quebec jogging competition course Le mot de White Lightning

Par Nathalie Collin

Quelques pas dans mes souvenirs: la naissance de White Lightning

À la réception de ce journal, le paysage québécois aura, je l’espère, changé de manteau. Déjà en mars le printemps veut se pointer. Les jours s’allongent en cette fin de février. Bien que la neige fut timide cette année, c’est elle qui m’inspire ce mot pour une dernière fois cette saison. Samedi matin, je me prépare pour cette longue sortie de la semaine. Je dois courir 2 heures en prévision de mon prochain marathon. Eh oui, un autre! Bien qu’une douleur à un pied me tenaille, je vais courir sans trop pousser. J’ai donc choisi un parcours qui me permet de rebrousser chemin si ça ne se passe pas bien.

Après avoir consulté le site de «science-fiction» Météo Média, qui prévoyait une faible neige (ceux qui ont couru la course hypothermique savent un peu de quelle matinée on a eu droit!), je pris la route, accompagnée de ma très chère amie Sylvie et de mon fidèle canin Clovis. N’ayez crainte, Clovis ne courra que 30 minutes, car il nous accompagnait seulement pour le réchauffement. Après avoir laissé le chien au confort douillet du salon 6 km plus tard, notre parcours, qui avait débuté sous une faible neige, a maintenant pris des allures de petites tempêtes. Bon, on n’était pas à Washington, mais la neige tombait en rafale et ça pinçait le visage. On doit maintenant composer avec des trottoirs enneigés et glissants.

Je prends les devants, car notre duo ne court pas au même rythme, mais on aime bien se soutenir moralement. Maintenant dans une bulle et sous un élan que je ne soupçonnais pas, j’arrive à trouver un certain confort. Tout en piétinant à la lumière rouge de la rue Notre-Dame, près d’un parc, j’aperçois un jeune papa qui tire son bambin dans un mignon traîneau muni d’un pare-neige et vent. On est loin des traîneaux en bois de mon enfance!

Soudainement, j’ai un souvenir de ma propre enfance, une image gravée dans ma mémoire. Je revois les pas enneigés de mon papa qui courait dans la neige. Je me souviens de ses semelles qui poussaient la neige vers moi et de son souffle dans la tempête. Je me revois dans mon habit de neige une pièce qui me remontait dans le califourchon. Je m’amusais beaucoup à me faire tirer de la sorte dans ma petite calèche par mon petit cheval blanc.

Je courais en ce samedi matin avec un sourire aux lèvres et plongée dans mes souvenirs, me remémorant ce qui au fond avait été la naissance des inspirations de White Lightning.

Mon père qui galopait ainsi dans la neige me démontrait ses capacités de coureur et je me souviens d’avoir été plus qu’une fois inspirée par ces sorties enneigées. Il revenait à la maison avec des allures de bonhomme de neige, car à cette période on courait en coton molleton et chandail de laine! Épouvantable, vraiment, car il a souffert d’engelure. Plus tard, à mes 8 ans, je me souviens de ces tours de piste de 400 m où il laissait dans la poussière son partenaire dans les derniers tours…

Bon, ok, on délaisse les années 70 et je reviens en 2010. Dans ce doux souvenir, le sourire aux lèvres, je me rappelle mon père à ses 40 ans. Il avait un physique d’athlète et une bouille à la Steve Préfontaine. Il avait du «guts» et, en ce samedi matin dans la tempête, je le remercie de m’avoir montré ses semelles.

De retour à la maison, encore quelques coins de rue, et ma collègue qui n’est plus bien loin maintenant me rejoint. Le rituel des accolades s’impose, on a bien travaillé et c’est un autre pas de plus vers notre prochain objectif.

Bonne route à tous !

Nathalie Collin pour Courir.org
Courriel : wlightning24@hotmail.com

Réaction au mot de White Lightning de février # 108

Ma plus grande motivation et la seule: courir avec mon chien. Ce samedi matin, je me lève (comme tous les samedis matin) à 5h30 pour aller courir dans le bois avec Sapi, un berger australien. Deux fois semaine, je me «sauve» de mon travail pour rejoindre mon chien avide d’entrer dans son harnais pour courir les bois et découvrir de nouveaux endroits. Il ne batifole pas pendant une course (moyenne de 4 km), mais il sait que l’entraînement sera suivi d’une balade libre. Je ne courais pas il y a un an. Toutefois, l’énergie débordante de mon chien malgré les nombreuses activités que je lui proposais m’a incitée à investir: harnais-bungee-ceinture et la première «coursette» (sur les trottoirs, car on s’entend que j’essayais de garder un minimum d’estime), Sapi s’est retourné et m’a regardée dans les yeux. C’était fait: la relation sportive était ancrée et la motivation «éternelle». D’ailleurs, ce n’est plus tant de la motivation qu’un besoin triple: celui de mon chien de courir et d’en démordre, celui de courir avec mon chien et de garder le rythme, celui enfin de vibrer au diapason de notre relation «anthropocanine».

Le canicross s’est entré en méditation (tout en étant extrêmement alerte, cette semaine, par exemple, on a croisé une mouffette dans le bois…), ces moments apaisent les tensions internes tout en créant de nouvelles 🙂 et deviennent physiologiquement nécessaires. On sait les effets positifs de la méditation sur le corps et même si celle-ci est un peu remuante, ça en est quand même une, une sorte de.

Notez qu’on prépare le premier canicross de l’année le 6 mars prochain au Manoir du lac Delage. Cette fois-ci, j’ai prévenu Québec: la revanche de Montréal a sonné!

Sandra Friedrich, blogueuse anthropologue et cani-humanitaire

Site web : http://sandraetlechien.com/

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Parcourir le Monde par Pierre Bourassa
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Parscourir

Par Pierre Bourassa

Sur la lancée des Jeux

Au moment où j’écrivais ces lignes, les Jeux olympiques étaient rendus à la mi-temps. Mais quand vous les lirez, ils ne seront plus qu’un souvenir. Je ne peux m’empêcher de penser au 4 décembre dernier, quand j’ai eu le privilège de transporter la flamme olympique sur 300 mètres à Saint-Jean-Chrysostome. Un 300 mètres qui m’a paru bien court par rapport aux 45 000 kilomètres qu’elle devait parcourir.

Pars courir! C’est bien plus que le titre de ma rubrique. C’est une invitation à porter le flambeau de la course à pied partout où on la célèbre, chez nous d’abord, mais aussi chez nos voisins du sud et sur les autres continents. C’est une volonté commune de porter la flamme de notre passion au-delà de nos frontières et de la partager avec ceux et celles qui ont ce même feu sacré.

À l’aube d’une autre saison de course sur route et de compétitions sur piste, il a été rafraîchissant et motivant de voir ces athlètes se surpasser et y trouver une raison de bien vivre, de mordre à belles dents dans ce que la vie a de plus beau: le dépassement de soi. Tout athlète sait bien au fond que le seul vrai compétiteur est lui-même.

Tout amateur que nous sommes, nous avons des leçons à tirer de ces fiers Olympiens. Des leçons de détermination, de courage, de ténacité… et d’humilité! Pour arriver à se surpasser, il en faut du travail, de la volonté, de la patience. L’adage qui dit «On n’a rien sans peine» prend tout son sens. Qu’on soit débutant ou chevronné, il faudra toujours faire un effort pour se mettre en forme ou la garder.

Au bout du chemin parcouru, comme au terme de l’entraînement que l’on s’est imposé, on trouvera toujours une satisfaction personnelle, un sentiment de fierté d’avoir accompli quelque chose de plus, d’être allé plus loin dans l’accomplissement de soi.

Vive les Jeux olympiques pour ce qu’ils nous inspirent!

Vive la course à pied pour ce qu’elle nous fait vivre!

BOSTON 2010

Comme vous le savez peut-être, nous serons tout près d’une centaine à prendre la direction de Boston le 17 avril, pour la 114e édition du marathon. Quelques-uns prennent leurs propres véhicules, mais la plupart seront passagers de deux autocars en partance de Montréal. Tous logent au centre-ville, au Midtown Hotel.

Quarante chambres avaient été réservées. Elles avaient été toutes remplies quand deux se sont libérées à la suite de désistements. Je les offre au prix coûtant à qui veut se joindre à nous pour ce séjour de quatre jours (17 au 20 avril). Et j’ai de la place dans mes deux autocars pour ceux qui voudront se laisser conduire.

Si vous êtes intéressés, laissez-moi un courriel à p_bourassa@hotmail.com. Je vous répondrai le plus vite possible.

NEW YORK 2010

La période d’inscription au marathon bat son plein. En fait, elle a commencé le 2 novembre dernier pour ceux qui doivent passer par la loterie pour avoir un dossard, et le 25 janvier pour ceux qui se qualifient. Mais nous avons tous jusqu’au 15 mars pour s’inscrire.

Alors il est temps plus que jamais d’y penser avant qu’il ne soit trop tard. L’évènement se tiendra le 7 novembre, et bien sûr, j’organise encore le déplacement qui aura lieu du 5 au 8 novembre. Déjà 12 personnes ont réservé leur place. L’autocar et l’hôtel sont réservés. Nous logeons cette année au Holiday Inn, dans le New Jersey: j’ai obtenu de meilleurs prix pour la même qualité de service.

C’est donc une invitation à vous joindre aux coureurs qui m’ont déjà manifesté leur intérêt. Manifestez-vous en m’écrivant un courriel à p_bourassa@hotmail.com. Je vous enverrai l’information pertinente.

Pierre Bourassa pour Courir.org
Courriel : p_bourassa@hotmail.com
645, Rang 2
St-Paul-de-Montminy, Qc
G0R 3Y0
Tél.: (418) 469-3921 Fax: (418) 469-3923

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Un Montréalais dans le sud
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Un Montréalais dans le sud

Par Richard Strasbourg

Renaissances

En ce début d’année, je trouve soudainement le football américain très intéressant, moi qui supportais difficilement le visionnement d’une partie dans sa totalité, même dans le cas de la grande finale : le Superbowl.
La cause de ce changement plutôt radical se trouve à être une performance exceptionnelle de notre bonne vieille équipe louisianaise : les Saints de la Nouvelle-Orléans. Il faut dire que les Saints, malgré la légendaire loyauté de leurs fans, ont toujours eu beaucoup de difficulté à aligner plus de quelques victoires et ce, saison après saison depuis la fin des années soixante.

Toutefois, en 2009, l’équipe locale est restée invaincue pendant presque toute la saison régulière et s’est débattue tant bien que mal pour enfin accéder au Superbowl, pour la première fois de l’histoire.

Bien sûr, dans le passé, je n’ai jamais été tout à fait indifférent à la folie ambiante à l’approche du Superbowl. Les invitations à fêter, les discussions dans les médias au sujet des pauses commerciales et bien sûr, les nombreuses prédictions.

Toujours est-il qu’en ce moment, le sujet se mêle inévitablement à celui de l’ouragan Katrina. Ce qui m’amène sur le sujet de la foi. Un peu comme les résidents de la Nouvelle- Orléans, je suis passé à travers les étapes de la renaissance de la ville, avec mes visites de course hebdomadaires, doutant parfois que les choses en arriveraient au point où elles en sont aujourd’hui. La cité et toute la Louisiane est en pleine ébullition à la veille d’entrer dans la saison du Mardi Gras et le moral est excellent, même si les statistiques ne donnent pas vraiment de chance à notre équipe. Quoi qu’il en soit, on compose des chansons sur les Saints, tout le monde porte les couleurs de l’équipe, on plaisante et on se met dans l’ambiance depuis plusieurs semaines déjà, incluant un certain montréalais dans le sud.

Bien sûr, je n’ai pas vécu la tragédie de l’ouragan de la même façon que les résidents de la Nouvelle- Orléans mais chaque fin de semaine, je l’ai vécu à travers les témoignages des coureurs et coureuses et en étant moi-même témoin des dommages dans les différents quartiers. D’une certaine façon, le sport a aidé bien des gens à s’accrocher et je comprends maintenant que le football, déjà pratiquement une religion ici dans le Sud, ait aidé les résidents de la ville dans les moments difficiles. Je comprends d’avantage aussi l’importance de cette partie de football, dimanche soir à Miami.

Et maintenant, au moment de conclure ce texte, alors que la partie est terminée, le moment restera marqué dans la mémoire de tous les louisianais et de tous ceux qui auront pris part à cette renaissance, bien loin d’être achevée d’ailleurs mais quand même. Tous, du gouverneur de l’état au balayeur de rue sur Bourbon Street, garderont en eux cette impression d’avoir contribué à quelque chose d’inspirant et pas seulement ces derniers mois mais pendant de nombreuses années, même des décennies pour certains.

En route pour mon cinquième marathon, fin février, je suis cette fois accompagné de nombreux amis et connaissances, ayant décidé de se lancer dans cette folle aventure avec moi. Ainsi, le 28 février, quoi qu’il arrive, nous aurons à notre tour l’impression d’avoir contribué à quelque chose de beau et d’inspirant, pour nous-mêmes mais aussi pour nos proches.

Je termine en me rappelant le film Invictus, sorti à l’automne sur grand écran et réalise la beauté du sport et à quel point il est parfois important pour le moral des membres d’un groupe ou d’une société. Il est toujours facile de réduire le jeu ou la course à ce qu’il a de plus simple : un terrain, la route, un ballon, une paire de souliers, un but. Mais en fin de compte, le sport nous offre l’opportunité d’exprimer ce qu’il y a de meilleur en nous, que ce soit comme spectateur, comme participant ou les deux.

Richard Strasbourg pour Courir.org
Courriel : rstrasbourg@hotmail.com

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Marc Dagenais
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Sur la route

Par Yves Daigneault

 

La souplesse d’un plan

Plusieurs approches à la course à pied peuvent donner des résultats comparables. Certains favorisent le volume d’entraînement, d’autres les intervalles. Les méthodes pullulent à nous étourdir tant les directions s’écartent et se contredisent. Alors, que faire pour s’y retrouver?

Bien sûr, c’est toujours plus facile si d’abord on sait ce qu’on veut. C’est, comment dire, comme avoir résolu les trois-quarts du problème. Disons maintenant qu’on le sait, mais pas de façon certaine, c’est-à-dire qu’on aime courir, on veut progresser et avoir du plaisir, même qu’on pense en faire une habitude de vie. C’est déjà pas mal comme départ.

Je crois qu’au départ, on peut laisser venir les questions et chercher à y répondre. Les livres, les revues, Internet, les clubs, les amis, etc., peuvent devenir des guides précieux, nous empêchant de faire trop d’erreurs, surtout au début. Et puis, plus on avance dans notre démarche vers la bonne forme et vers nos objectifs, plus ce brouillard du début se dissipe et plus on sait où on s’en va. C’est là et seulement là qu’un plan nous est utile.

Ce plan, c’est comme une route qu’on suit pour atteindre notre objectif. Elle peut-être droite et imperturbable, alors le but fixé arrive ou jamais ne sera. Elle peut être sinueuse et bifurquer çà et là, alors elle sera plus longue et pourra nous faire dévier de notre but, si on n’y prend pas garde. Finalement, le plan fonctionne comme la vie, tantôt strict, tantôt relâché, selon qu’on y tient ou qu’on y croit. La course, elle, s’offre toujours à nous, sans plan, sans but. À nous de décider. Veut-on faire un record personnel? Veut-on courir 100 km par mois à longueur d’année? Je l’ai dit, plus on sait, plus c’est facile. Veut-on perdre du poids et le maintenir? Bref, on peut aussi bien préciser ce qu’on veut chemin faisant, c’est peut-être plus long, mais pas moins intéressant.

Et puis, puisque ça fait partie de nous, tant que nous y serons, nous courrons.

Yves Daigneault Entraîneur du Club les Riverains pour courir à Montréal
Site web : http://www.lesriverains.ca/
Courriel : yrdaigneault@hotmail.com

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Courir et sourire pour moins souffrir par Peggy Labonté
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Les rencontres de Jean-Claude

Jean-Claude rencontre Gaston Allard

Une des beautés de cette chronique, c’est le plaisir que j’ai à vous faire découvrir des gens ordinaires réalisant des choses extraordinaires qui ne peuvent que nous stimuler à aller plus loin. Gaston est de cette lignée de personnes dont on entend peu parler, sauf que…

Dans le fond, lorsque j’ai décidé d’écrire sur Gaston, je ne le connaissais pratiquement pas. En effet, je ne l’ai croisé qu’à quelques marathons au Québec et à Boston et ne lui ai parlé que quelques fois. Par contre, ce qui s’est rendu à mes oreilles m’a inspiré cet article.

Gaston, cet enseignant retraité depuis 1999, est natif de la Baie-des-Chaleurs, mais il a fait carrière en grande partie au Nouveau-Brunswick, plus précisément à Saint-Isidore, près de Tracadie-Sheila. C’est aussi là que sa carrière de coureur a commencé même si le club de course n’existait plus.

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Gaston Allard
courir montreal quebec jogging competition course «Pas de club de course? C’est vrai qu’il n’y en avait plus quand j’ai commencé à courir en 97. Mais, il y en avait déjà eu un assez important à Tracadie et j’ai eu la chance de recevoir de bons conseils et de m’entraîner avec d’anciens membres de ce club. Un 10 km existe toujours à Saint-Isidore et c’était la raison de mon début d’entraînement en mai 97. Je l’ai couru en juillet de cette année en 53 m 41 s. Pas mal pour un débutant de près de 52 ans qui venait d’abandonner le hockey parce que ses jambes ne lui permettaient plus de suivre les plus jeunes…»

«Probablement comme tous les autres, je pensais ne faire que quelques petites compétitions et entraînements par année. Mais, déjà en 98, le pont de la Confédération (14 km) était couru et je m’engageais dans le processus pour courir le marathon de Québec en 99. J’aurais sûrement pu faire le premier en 98, mais je ne pensais pas sérieusement pouvoir un jour courir une telle distance. Il y en a pourtant eu 44 autres (dont 6 fois Boston) depuis ce premier en 99, dont 10 en 2009 d’avril à décembre.»

Vous avez bien lu: 10 marathons en 9 mois, et ce, à 62 ans… Ajoutons le marathon (des crampons) en solitaire qu’il vient de réaliser en janvier sur une chaussée glacée dans son coin de pays, et un autre prévu à Albany, fin février…

Magnifique! Encore quelqu’un qui nous fait la démonstration qu’il n’y a pas d’âge pour commencer la course à pied et qui, en plus, sous-estime où cela va le mener…

Autre fait digne de mention: notons qu’il vient de porter la flamme olympique, tout comme notre collègue chroniqueur Pierre Bourassa. Ce n’est pas rien et, pour Gaston, c’est une très belle expérience qu’il est heureux d’avoir pu réaliser.

Voici d’ailleurs un extrait du texte qu’il a fourni afin de soutenir sa candidature de porteur du flambeau olympique. «En plus de mes 45 marathons, j’ai participé à plus d’une centaine d’autres courses allant du 10 km au demi-marathon avec des jeunes et de plus âgés. Je cours encore. Donc, sans avoir été une vedette sportive, je pense que mon implication dans les sports a pu en motiver plusieurs à adopter un mode de vie actif.»

Gaston est revenu vivre au Québec en 2000 et il en a profité pour joindre le club La Cavale (Rimouski), au printemps 2001, pour participer aux courses du circuit régional du Bas-Saint-Laurent. «Celles-ci faisaient et font encore partie de mon entraînement de marathon. Encore là, j’ai rencontré d’excellents amis et conseillers: Clément Pelletier, Gilles Cormier et tous les autres, ainsi que les gens de la Vallée de la Matapédia: Serge Imbeault, François Leblanc, Normand et Laurier Doucet.»

Gaston a aussi côtoyé de nombreux coureurs lors de son passage dans les Maritimes et s’est également fait de nombreux amis. Pour un, Jean-Marie Breau mérite toute son admiration et avec raison.

«Ce Jean-Marie est quelqu’un de qui tu pourrais parler aussi. Il a couru plus de 260 demi-marathons mensuels de Saint-Isidore à Tracadie-Sheila. Cet événement se tient tous les premiers dimanches du mois depuis 1987. Il a fait les 2 premiers, a raté le troisième et a fait tous les autres, peu importe la température.» Wouah!

L’un de ces demi-marathons est des plus mémorables pour Gaston et Jean-Marie. «Nous avons couru ensemble cette épreuve de nuit à -20 degrés: départ le 31 décembre 1999, à 23 heures, et arrivée à 1 heure, le 1er janvier 2000. Ça a été une agréable folie…»

Gaston vit maintenant à Price, milieu natal de sa conjointe Ginette, municipalité sise près de Mont-Joli, dans le Bas-Saint-Laurent. Son cheminement de coureur est remarquable et inspirant. Celui-ci permet aussi de mettre en évidence la vitalité de la course à pied dans le Bas-du-Fleuve et les Maritimes.

Jean-Claude Drapeau pour Courir.org

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Mathieu Gagnon
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Toujours plus loin

Par Mathieu Gagnon

Courir en vacances à Cuba, prise 2

Comme je le mentionnais dans mon article précédent, je suis retourné en janvier profiter du chaud soleil de Cuba, comme je l’avais fait l’année dernière. Toutefois, cette année, ma petite famille et moi sommes allés dans un autre complexe hôtelier de Cayo Coco, le Blau Colonial, question d’avoir un environnement légèrement différent à explorer.

Après une première journée sous le soleil à me reposer, je décide d’y aller d’un bref jogging avant le coucher du soleil et le buffet gargantuesque du souper en partant sillonner le rivage vers l’ouest. Dès les premières foulées, je retrouve ce plaisir coupable de courir dans le Sud en hiver, soit le vent chaud sur ma peau, l’air frais de la mer et l’aventure à chaque tournant. Un pélican sonde la mer et plonge à la recherche de poissons. Ça fait drôlement changement des mouettes de Montréal! La plage laisse rapidement place à un rivage rocailleux où de petites vagues viennent se briser. Je repère un sentier qui serpente entre les roches et déjà je m’amuse comme un petit fou! Un peu plus loin, entre deux rochers, un crabe prend la fuite en me voyant arriver. Zut, j’aurais aimé l’observer une minute! Le sentier débouche au bout d’un kilomètre sur une petite plage et un minuscule complexe hôtelier, le Villa Gaviota. On voit tout de suite la différence entre un 3 étoiles et un 4! L’endroit est beau, mais il se visite à la vitesse de l’éclair même en courant lentement! Au lieu de faire demi-tour, je décide d’emprunter la route pour mon retour. Broutant tranquillement de l’autre côté de la route, une grosse vache et deux chevaux me regardent d’un drôle d’air passer devant eux. Ici, animaux et Cubains prennent le temps de vivre au lieu de toujours courir à mille à l’heure comme nous!

Le lendemain, en dépit d’un soleil de plomb en plein après-midi, je profite de la sieste de mon petit garçon pour m’élancer sur les routes de Cuba. Objectif: tester ma forme sur une dizaine de kilomètres pour voir si une longue sortie est réaliste. Je me rends en joggant au bar remplir mes bouteilles d’eau et je suis déjà en sueur. Je ressens plus que jamais le décalage de température avec Montréal! C’est de bien mauvais augure… Il fait 28 degrés à l’ombre et ça paraît! J’y vais donc mollo et je croise plusieurs calèches sur la route, une façon beaucoup plus rafraîchissante de profiter du panorama je dois dire! Et, maintenant, je comprends pourquoi je dois garder les yeux rivés au sol pour ne pas mettre les pieds dans les nombreux tas qui jonchent la route! Les entrées vers les complexes hôteliers défilent devant moi: le Tryp Cayo Coco, le NH Laguna Crystal, le Sol Cayo Coco et, finalement, le Mélia Cayo Coco, dont certaines chambres ont été construites sur pilotis au bord d’un lac paisible. C’est le dernier complexe au bout de la route et je décide d’entrer sur le site pour le visiter. L’endroit m’apparaît très chic et tranquille, mais fort peu familial. Je voudrais continuer à fouiner tout partout en joggant, mais l’eau n’arrive plus à me rafraîchir et je sens la surchauffe poindre. Je reprends donc le chemin du retour après seulement 3,5 km et je fais une croix définitive sur toute autre tentative de longue sortie sous ce soleil traître de janvier. Et moi qui pensais naïvement pouvoir me payer le luxe d’une longue sortie en sol cubain et retourner voir notre ancien hôtel, situé à 15 km par la route ou à 11 km par le rivage, on oublie ça!

Au troisième jour, après avoir été intrigué par quelques joggeurs nu-pieds sur la plage, je décide de tenter l’expérience. La plage vers l’est s’étend sur des kilomètres où les autres complexes ont été érigés (ceux que j’ai vus de la route hier). Je m’élance dans le sable, que dis-je, je tente de m’élancer tellement mes pieds s’enfoncent à chaque foulée! Je n’irai pas loin si je dois forcer comme ça… Heureusement, le sable est plus ferme à la limite des vagues, ce qui rend la foulée plus facile. Et puis, tant qu’à être en maillot de bain, aussi bien s’amuser pour vrai et se mouiller les pieds! La mer et le ciel d’un bleu impeccable, le soleil de midi qui plombe, les palmiers qui valsent sous la brise et moi qui fais des clapotis dans l’eau! C’est drôlement plus rafraîchissant que la route! Des centaines de touristes se font bronzer sur la plage, mais il y aurait de la place pour le double avant de s’y sentir à l’étroit. Certains ont même avancé leur chaise longue dans la mer pour y lire un bon roman et – oups! – lui c’est sûr que je viens de l’arroser, il ne doit pas m’aimer! Note à moi-même: faire attention avec mes clapotis et ma joie de vivre! Une paroi rocheuse se dresse devant moi au bout d’un kilomètre et demi: c’est le temps de faire demi-tour. Hein, monokini?! Ah ben oui, c’est bel et bien une belle jeune femme en monokini qui se fait bronzer un peu en retrait! Dommage que je n’aie pas de lacets à rattacher!

Le lendemain, je renouvelle mon expérience sur la plage et décide d’aller le plus loin possible. Je contourne dans la mer la paroi rocheuse de la veille et je poursuis ma course sur la plage toujours à moitié bondée de touristes et d’enfants. Un peu plus loin, je n’hésite pas à traverser une rivière somme toute assez profonde qui vient se jeter dans la mer. J’adore cette course à obstacles improvisée! Et, ma foi, vive le monokini alors que je croise une autre femme qui s’y adonne un peu en retrait! Je pourrais faire semblant d’échapper ma bouteille d’eau en sa direction, mais son mari est à ses côtés… Donc, après la rivière, je contourne une petite péninsule avant de retourner sur la plage du dernier complexe hôtelier. Une plage bordée de palmiers qui semble toutefois s’étirer à l’infini. Je m’arrête un instant pour m’assurer d’immortaliser en moi ce moment et je fais demi-tour après 3,5 km. Je n’avais pas alors porté attention à cette soudaine sensibilité sous mes orteils, mais j’ai vite réalisé de quoi il en retournait à mon retour: je venais de me faire des ampoules sous les orteils! Je me suis fait quantité d’ampoules depuis que je cours, mais jamais à cet endroit! J’ai eu droit aux moqueries de ma blonde, mais, croyez-moi, des ampoules sous les gros orteils et les petits orteils, c’est douloureux!

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel : gagnon.mathieu@gmail.com

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Des nouvelles du Circuit de course à pied du Grand Montréal Endurance

Le deuxième rendez-vous du Circuit en 2010 sera la course populaire de ville Lasalle, le dimanche 28 mars 2010. D’ici là, bon entraînement à tous et soyez prudents!

Site web : http://www.circuitendurance.ca

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La course des Vikings

Venez courir, le mardi 13 avril 2010 la première édition de la course des Vikings. Dans le cadre des activités du Collège de Maisonneuve, les étudiants du collège ainsi que le public sont invités à venir courir avec le club des Vikings.

La course aura lieu dans le parc Maisonneuve. Ce parcours agréable est sécurisé et est entièrement dans le parc. Il est l’hôte de nombreux évènements de course et levée de fonds tout au cours de l’année. Les épreuves au programme : 2 km et 5 km. Les participants sont invités au chalet du parc à prendre les départs à 12h40. Apportez votre cadenas pour les casiers. Profitez de cet évènement qui offre un prix d’inscription très avantageux.

Étudiant du Collège de Maisonneuve : 5 $ à l’avance et 10 $ sur place
Employés du Collège de Maisonneuve : 8 $ à l’avance et 15 $ sur place
Public : 10 $ à l’avance et 15 $ sur place

Pour plus d’informations, communiquez par courriel à l’adresse suivante : Stéphane Dubreuil : sdubreuil@cmaisonneuve.qc.ca

De plus amples informations seront disponibles sur le site courir.org dans les semaines à venir… C’est un rendez-vous à ne pas manquer. Voir le site Courir.org dans la section Club de Course pour en savoir plus sur le club de course à pied les Vikings.

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Citation du Mois

BALANCE

“Nombre de gens croient qu’ils trouveront l’équilibre dans la vie APRÈS avoir trouvé le succès. Mais, dans les faits, atteindre l’équilibre, C’EST le succès.” — Brian Koslow

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Courses à venir en mars 2010 par Jean Joly

Commencez à préparer votre mois de courses à pied avec le calendrier des compétitions de Courir.org. Si vous voulez vous donner les moyens de bien figurer en compétition, il ne faut rien négliger, et surtout pas la planification de votre horaire sportif.

 

Samedi 6 mars
Les 15 km des Pichous : La 41e édition des 15 km des Pichous aura lieu au Galeries Jonquière 3460, boul. St-François Jonquière.(530 participants en 2009) Infos : 418-543-1215 mboily@videotron.ca Coupe Autocar Jeannois #2 et Course #1 du Circuit Provincial Sports Experts-Pegasus (1, 15 km course et marche)

Samedi 6 mars
Le Canicross des neiges au Lac Delage : Une course amicale dans un environnement magnifique. Venez participer ou encourager les coureurs et leurs chiens. Infos : info@canicrossquebec.org

Dimanche 7 mars
Harry’s Spring Run Off 8K to fight prostate cancer Vancouver : La 4e édition de cette course aura lieu à Vancouver. Infos : 416-944-2765 Courriel : run@canadarunningseries.com Course #1 du Circuit du Canada. (8 km)

Samedi 13 mars
Les Courses en Foret (Forêt Montmorency ) Championnat québécois : La série Les Courses en Foret est une série de course de raquette et de course à pied offrant l’option de 5km et de 10km tout au long de l’année. Courriel : contact@coursesenforet.com. (5, 10, 21.1km)

Vendredi 19 mars
The Ultimate mental and physical challenge : Courses d’endurance sur une piste de 400 m à Ottawa. Courriel : markus@pegasusXrunning.com. (Course de 6h et 12h)

Dimanche 28 mars
La course et marche populaire de LaSalle : La 31e édition de cette compétition aura lieu à Pearson Adult Center 8310 George (coin Raymond), LaSalle. Informations : 514-582-5494 Courriel :mstrange10@hotmail.com Course #2 du Circuit de course à pied du Grand Montréal Endurance. (1, 2, 5, 10 km, 10 km marche)

Dimanche 28 mars
Around the Bay Road Race (Hamilton, ON) : La 117e édition de la plus vieille course du continent.

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Recette du Mois

Bouchées aux figues et amandes

Mon allié de coeur et les membres de mon club de course, à la suite d’un dur entraînement, ont donné un «Thumbs Up!» à cette recette du mois. Ils étaient tous prêts pour un autre Go Viking! À temps pour la fête de Pâques, elle est facile et rapide à exécuter. Essayez-la et vous m’en donnerez des nouvelles! Cette recette est un excellent aliment pré et post entraînement. Elle est une bonne source de fibre et de bon gras. Par morceau: 47 calories, 5 g d’hydrate de carbone, 1 g de protéine, 2,5 g de gras

Ingrédients :

– 3 ½ oz de chocolat noir à 64% coupé en morceaux
– ½ tasse de miel
– 1/3 tasse d’eau très chaude
– zeste d’un citron
– 1/8 c. à thé de sel fin de mer
– ¾ c. à thé de cannelle
– 1 tasse de figues sèches équeutées et coupées finement
– 1 tasse d’amandes rôties et hachées grossièrements
– 72 moules en papier pour petits-fours ou mini-muffins

Préparation :

Dans une petite casserole, combiner le chocolat, le miel et l’eau. Chauffer cette mixture à feu moyen jusqu’à ce que le chocolat soit fondu. Mélanger pour bien combiner. Retirer du feu. Ajouter le zeste, le sel, la cannelle, les figues et les amandes. Mélanger.

Déposer le mélange à la cuillère (environ 2 c. à thé) dans les moules en papier. Réfrigérer pour 30 minutes. Peut être gardé au réfrigérateur plusieurs semaines.

Bien entendu, pour les gens qui s’amusent en cuisine, vous pouvez varier cette recette. M’amusant régulièrement en cuisine, j’ai ajouté à la recette du gingembre frais râpé et des bleuets secs. Vous pourriez également utiliser une autre sorte de noix (avelines ou pacanes) ou substituer les figues par des canneberges ou faire un mélange de fruits secs en respectant la quantité.

Recette tirée du Runner’s World de mars 2010 de la chef Patricia Wells

Chronique: The Athlete’s Palate http://www.patriciawells.com

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