Contactez-nous
  • Facebook
  • Youtube

Header > Bannière rotative

  • Calendrier
  • Résultats
    • Sportstats
    • QuidChrono
  • Collaboration
    • Pierre Bourassa
    • Nathalie Collin alias White Lightning
    • Yves Daigneault
    • Jean-Claude Drapeau
    • Mathieu Gagnon
    • Jeff et Gab
    • Peggy Labonté
    • Martine Lessard
    • Laurianne Roberge
    • Richard Strasbourg
    • Archives
      • Geneviève Baril (2013-2016)
      • Éric Leclerc (2012-2016)
      • Nicolas Riou (2015-2016)
      • Mark Tosques (2012-2014)
      • Kathy Tremblay (2012-2016)
  • Clubs
    • Les Clubs
      • Club Cent’Or
  • Nouvelles
    • Nouvelles
    • Thèmes
      • Courir à six pattes
      • Courir en famille
      • Journal Courir
      • Motivaction
      • Recette du mois
      • Test de produits
      • Voyages organisés
  • Guide du coureur
    • Plans
      • Débutant
      • 5 Kilomètres
      • 10 Kilomètres
      • Demi-marathon
      • Marathon
  • Ressources
    • Courir en toute sécurité
    • Éthique du coureur
    • Voyages de courses

Le périple de Nicolas Riou (1-3) Étape 1 Marathon de Québec

Publié le 23 septembre 2015

Marathon SSQ de Lévis – Québec 201

C’est bien connu maintenant : les derniers jours d’août sont synonymes de beau temps et parfois même de canicule. J’aime l’été et la chaleur, mais lorsqu’il est temps de courir un marathon, cela ne fait pas parti de mes conditions gagnantes pour performer afin de réaliser un bon chrono. L’édition 2014, à laquelle j’avais participée, avait été particulièrement éprouvante pour les coureurs alors que le mercure avait dépassé les 30 degrés Celsius, sans compter l’effet ressenti de l’humidité. C’est pourquoi cette année les participants ont tous salué l’initiative des organisateurs, qui ont décidé de devancer d’une heure les départs (départ à 7h pour le 21,1 km et 7h 30 pour le 42,2 km). Si je vous parle autant de la température jusqu’ici, c’est simplement pour tenter de vous faire comprendre le sentiment de prudence et de crainte qui m’habitait cette année lorsque j’ai décidé de participer à l’épreuve du marathon de Lévis – Québec. Disons que j’avais pris la décision de faire les 42,2 km en mode « entraînement à la dure sans période d’affutage » plutôt qu’en mode « je vais tenter de battre mon record personnel ». Il est important pour moi avant une course de me fixer un objectif réaliste du chrono que je veux réaliser. Ainsi, si je réussis à atteindre mon objectif, cela me permet d’être satisfait de moi-même et aussi d’être heureux pour le reste de la journée. Mon objectif était de terminer les 42,2 km en 3h 30 ou au mieux en 3h 20. Le record personnel devra attendre, peut-être plus tard cet automne au marathon Waterfront de Toronto si les conditions gagnantes sont réunies, bien sûr.

C’est donc à 4h 20 du matin en ce dimanche du 31 août 2015 que mon cadran sonne et me réveille. La nuit a été courte, en fait c’est encore la nuit dehors, mais cela m’importe peu car je suis tout excité d’aller courir le 15e marathon de ma carrière. J’enfile rapidement les vêtements déjà préparés la veille et j’empoigne mon sac qui contient mon déjeuner et le reste de mes affaires pour me diriger vers le Vieux-Québec, où les autobus jaunes attendent les participants pour les emmener vers les 2 sites de départs à Lévis. Des bénévoles de bonnes humeurs m’accueillent en face de l’Espace du 400e et m’invite à monter à bord d’un des nombreux autobus. Le temps d’attente est de zéro seconde; pas de doute, cette organisation est réglée au quart de tour. Il est 5h 15 du matin et je me retrouve assis dans un bel autobus jaune en direction du Centre des Congrès de Lévis. J’en profite pour ingurgiter les aliments qui composent mon repas d’avant-course et aussi pour discuter avec mon voisin de banc, question de dissiper la nervosité. On partage nos expériences de coureur. Même si on ne se connaît pas, on a beaucoup à discuter parce qu’on partage la passion de la course à pied. On doit couper court à notre conversation, car nous sommes déjà arrivés au site de départ, et on se souhaite bonne course.

Il est 5h 40 et, sur le site de départ, nous sommes à peine plus d’une centaine de coureurs, les toilettes chimiques sont presque toutes libres. J’en profite pour y effectuer ma première visite. Plus tard, lorsque les quelque 1300 participants seront sur le site, la file pour les toilettes ne dépassera pas 10 minutes d’attente. Selon moi, il n’y a jamais assez de toilettes au site de départ d’un marathon, mais 10 minutes d’attente, c’est raisonnable. Déjà 7h, le temps passe vite finalement, surtout parce que les rencontres sont nombreuses au site de départ et que c’est tellement plaisant de discuter avec les coureurs et de partager nos sensations à quelques minutes du départ. Je dépose mon sac au vestiaire qui offre, je dois le dire, un service impeccable. 7h 25, après avoir terminé mes échauffements, je me dirige à la ligne de départ et je me place prêt du lapin de 3h 30.

Au moment où le signal de départ se fait entendre à 7h 30, la température est d’environ 17 degrés Celsius et le ciel est couvert. Ce sera tolérable comme température, mais loin d’être idéale quand même pour courir 42,2 km. Mais pas question de paniquer, je dois suivre mon plan de course. Au km 3, je dépasse le lapin de 3h 30 et je ne le reverrai que plus tard dans les douches (expression consacrée par Jo Maléjac, qu’on m’a dit)! Les 10 premiers kilomètres sont sans histoires, même très faciles. On a qu’à se laisser aller, car cette section du parcours est descendante. Entre le 10e et le 21e km, je parcours cette section en compagnie d’un autre coureur qui a les mêmes objectifs de chrono que moi. Lui, c’est pour se qualifier pour Boston, il doit réaliser un chrono de 3h 29 ou mieux. Cela semble à sa portée. On s’entend bien et on s’encourage ainsi jusqu’au 21e km. C’est à partir de là que le parcours devient plus exigeant, car il faut amorcer une longue et parfois abrupte montée à partir du niveau des berges du fleuve jusqu’au tablier du pont de Québec.

La traversée du pont terminée, on se retrouve maintenant à Québec, de l’autre côté de la rive du fleuve où un orchestre de chambre qui joue des airs encourageants nous accueille. Il y a aussi un ravitaillement avec des bananes bien mûres et des éponges, c’est parfait! Malgré le fait qu’on a ralenti un peu pendant la montée, je suis encore au bon rythme pour réaliser mon objectif, et mon compagnon aussi. C’est maintenant le temps de descendre et d’entamer les 10 derniers kilomètres sur le boulevard Champlain. Il commence à faire pas mal chaud, mais heureusement le soleil est toujours caché sous une couche de nuages. Cela aura comme effet d’amoindrir la sensation de fourneau que peut représenter le boulevard Champlain lorsque le soleil plombe sur l’enrobée bitumineux noir foncé qui le recouvre.

Les premières sensations de fatigue se font ressentir. C’est tout à fait normal, on est au km 32, c’est ici que le marathon commence. Je dois simplement tenter de garder le rythme. Tout à coup, je me retourne et je ne vois plus mon compagnon. Tant pis, je le reverrai sans doute plus tard dans les douches. Je continue, ça va bien, je garde le rythme jusqu’au km 35 où un autre orchestre m’attend ainsi qu’un joueur de cornemuse. Inspirant tout ça! Je n’ai toujours pas ralenti, j’arrive au km 38 et j’aperçois mon ami et coach L-P Garnier qui fait son cool down. Il a participé plus tôt à l’épreuve du 10 km. Il m’aperçoit et se met à courir à mes côtés et m’encourage. «Relaxes les épaules, ça va bien» me dit-il. Il me donne une éponge, plus tard une bouteille d’eau. Je ne m’en aperçois pas, mais tout à coup ses encouragements ont fait en sorte que j’ai augmenté mon rythme.

Mon coach me laisse avec 1500 mètres à faire et s’en va encourager d’autres personnes en amont du parcours. Je vais probablement réaliser un chrono avoisinant les 3h 20, c’est fantastique! L’euphorie de fin de course me fait oublier mes sensations d’inconfort qui m’habitent depuis le km 32, mais voilà qu’avec 750 mètres à faire, une violente crampe sournoise apparaît derrière ma cuisse gauche et me ramène à la dure réalité. Merde! Je me suis trop emballé, peut-être aussi de la déshydratation. Je me masse le derrière de la cuisse tout en marchant de reculons pour faire passer la crampe, ça marche! Je me remets à courir lentement, puis la crampe se dissipe presque complètement.

À 500 mètres de l’arrivée, j’aperçois mon fan-club qui est composé de membres de ma famille, dont mes deux nièces à qui je tape dans les mains, puis je sprinte vers le fil d’arrivée. C’est alors que j’entends mon nom dans les haut-parleurs prononcé par l’annonceur maison. Je regarde ma montre que je m’apprête à arrêter à 3h 24. Objectif atteint! Je suis satisfait et heureux pour le reste de la journée! Malheureusement mon compagnon n’aura pas atteint son objectif. Je reçois ma médaille et j’en profite pour remercier le plus de bénévoles possible. Ceux-ci me répondent en me félicitant.

Cette course est souvent chaude, mais j’aime beaucoup y participer parce que l’organisation est vraiment bonne, le parcours est particulièrement beau et les bénévoles sont nombreux et fantastiques. Seule ombre au tableau en ce qui me concerne : j’ai trouvé que les spectateurs étaient beaucoup moins nombreux qu’à l’habitude. J’attribue cela à deux choses : 1) le spectacle de AC/DC l’avant-veille et 2) beaucoup de gens occupés à se préparer pour la visite du nouvel amphithéâtre. J’espère pouvoir participer à nouveau à cet événement l’an prochain, qui en sera alors à sa 19e édition.

Nicolas Riou pour Courir.org
Courriel : re.leclerc@videotron.ca

Lien boutique
Circuit Endurance
Espace à louer
2026 Parc Angrignon
Le bon le vrai l
Boutique dM
Circuit Sirius
Club Cent
Espace à louer
Espace à louer
https://www.courir.org/apropos/publicites/
Espace à louer
Les bonnes adresses
Les bonnes addresses, autres passions
Éthique du coureur

Sidebar > Bas Pleine Largeur

Abonnez-vous à notre Infolettre

Bienvenue sur courir.org

Passionnés de course à pieds vous êtes les bienvenues sur Courir.org. Courir.org est la références au Québec pour tous vos besoins en course à pied depuis 2000.

Vous retrouverez toutes les informations que vous recherchez: des dernières nouvelles au calendrier de course à pied du Québec.

Joignez vous en tant que collaborateur en envoyant vos nouvelles, chroniques, photos, vidéos, événements et autres pour alimenter la communauté francophone de course à pieds du Québec.

Courir.org
  • Calendrier des courses
  • Tournée Courir.org
  • Publicités
  • Contactez-nous
  • À propos de nous

Courir.org ® Tous droits reservés