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L’âge et l’intensité-Yves Daigneault

Publié le 9 mars 2013

Tiré du journal Courir à Montréal- #145- Chronique sur la route.

Nos capacités vitales, entre autres la force musculaire, l’endurance et la souplesse, toutes ces caractéristiques qui nous faisaient vibrer plus jeunes, tendent à diminuer inexorablement avec l’âge, et ce, très tôt pour certains d’entre nous.

On se bat de toutes les façons pour soit les nier, les cacher ou même les retarder tant qu’on peut, mais le fait demeure, notre voyage s’approche de sa destinée. Tant qu’à faire partie du voyage, autant en tenir les guides et contrôler un peu son allure. C’est pourquoi j’ai choisi mon camp, celui de l’intensité.

Il se trouve que depuis que j’ai franchi le cap de la soixantaine, on dirait que les gens prennent un peu plus soin de moi, mais malheureusement, rarement pour ne pas dire jamais, dans le sens où je le voudrais. On me cède une place assise dans le métro ou dans l’autobus, on m’offre un rabais dans certains magasins, évidemment au moment opportun en faveur du commerce.

Depuis un peu plus de quatre ans, je suis membre d’un club d’activités physiques pour les 50 ans et plus et, depuis le même temps, les frustrations me rongent face à l’attitude autant des organisateurs que des participants.

Vieillir est le signe que la vie passe. Mais, ralentir par peur de se blesser ou de mourir avant son temps tient presque de l’hérésie. J’ai toujours cru que l’enthousiasme et la joie de vivre sont gages d’une santé florissante, et ce n’est pas en décidant de ralentir qu’on se préserve, bien au contraire. Quand je cours, j’y vais avec l’intensité que mes jambes m’offrent au moment de le faire. Quand je lève des poids, je ne veux pas travailler avec des hochets au risque de me briser les os. C’est avec la flamme du défi et la rigueur d’un programme bien organisé que j’entends m’attaquer aux projets les plus fous qui peuvent nourrir mon imagination, inoculée d’enfance.

Chose certaine, en regardant en arrière, toutes les performances physiques d’antan ne servent souvent qu’à écraser celles du présent, c’est pourquoi je me rabats sur le présent, pour que la référence me soutienne dans mes élans de progression. Bien oui, je parle encore de progression, parce que je trouve qu’il faut se donner des objectifs en fonction d’où on est aujourd’hui et vivre avec le même enthousiasme, la même intensité qui nous a menés là où nous sommes, en regardant les résultats pour ce qu’ils sont, soit une relative égalité d’avec ce qu’on valait à 25, 30 ou 40 ans.

C’est une merveilleuse nouvelle que de courir dans notre catégorie d’âge, comme de participer à des compétitions dans d’autres disciplines qui reconnaissent et encouragent les performances par groupes d’âge. En fait, c’est la reconnaissance qui pimente et stimule l’homme à l’action. Comment ne pas reconnaître qu’on vieillit et qu’après tout ce n’est pas si mal de tenir les guides jusqu’à la fin.

Tout ceci est en lien avec le bonheur; même si l’on ne peut le quantifier, on peut toujours le ressentir. Le cycle de vie nous offre un crescendo d’allégresse, dans la soirée de notre vie. Après la crise de la quarantaine, dans mon cas quel tourbillon, la pointe de sagesse que le temps nous offre se présente sous forme d’acceptation. Au lieu de trépigner comme un bébé qui n’a pas son bonbon devant une faiblesse, un échec ou une contre-performance, on a la chance de réaliser que c’est vraiment l’action qui compte et que le reste n’est jamais grave, car on l’a tant de fois vérifié: l’important c’est d’être sur le chemin, quelle que soit sa trace.

Outre les objectifs de performance, lorsqu’on se définit comme coureur, on se dit que courir, c’est simplement ce que l’on fait et ce que l’on aime. Il s’agit là de cette transition entre la satisfaction qu’apporte la performance et celle générée par l’accomplissement. Performance et accomplissement ici ne sont pas synonymes et c’est bien là que tout se joue avec l’âge. Admettons que la vie nous a préservé de maladies et de traumatismes débilitants jusqu’à la fin de la quarantaine, alors un phénomène réjouissant nous attend.

C’est ce que Mme Laura Carstensen de la Stanford University nous apprend. Il s’agit du tracé en U du bonheur. Heureux enfants que nous étions, nous avons traversé plein d’écueils, d’incertitudes et difficultés de toutes sortes et lorsque rendus, fin quarantaine, une accalmie nous fait soudain prendre conscience de notre mortalité, nous atteignons alors paraît-il une stabilité émotive et une plus grande habilité à goûter le présent. Il semble selon l’étude qu’elle a menée que ce soit une bonne chose et un signal d’équilibre émotif. Bien sûr le U n’est qu’une image, mais la perspective qu’il laisse entrevoir nous donne presque envie de vieillir. Ouf!

Enfant et même jeune homme, j’ai toujours cru en l’intensité en tout. L’après-midi de la vie m’a ramené à des mesures plus tempérées, mais la surprise du jour se pointe au soir venu. Cette imagination d’enfance, encore intacte, me ramène au plaisir d’être intense. Oui, je suis plus lent, oui, je suis plus vieux et, oui, je suis plus heureux.

Yves Daigneault

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