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Deuxième partie de l’entrevue de Jean Paul Baert

Publié le 4 novembre 2012

Autre réalité bien d’ici

En Amérique du Nord, on a beaucoup moins d’athlètes à cause du bassin de population et si on compare la France avec le Québec sur ce point, les possibilités sont moins grandes. D’où notre difficulté de bien former et supporter les athlètes. En plus, l’athlétisme n’est pas aussi populaire ici comme le sont les sports professionnels; football, baseball, hockey et maintenant soccer. Tous des sports d’équipe qu’on privilégie. Aujourd’hui au Canada, on compte quelque 20 000 athlètes. Depuis son arrivée au Québec M. Baert affirme que ce n’est pas la quantité d’athlètes qui a beaucoup augmenté mais la qualité des athlètes qui s’est améliorée. Aujourd’hui il y a ce phénomène de société qui associe le sport au loisir.

Mieux encadrer les jeunes

À l’époque, la compétition pour arriver dans la vie était moins forte. Maintenant, il faut se battre pour trouver un job. De ce fait, les athlètes continuaient longtemps en athlétisme. Aujourd’hui, on cesse le sport relativement jeune (au niveau junior). Dès qu’il devient senior, face aux obligations de la vie et aux réalités qui s’imposent à lui (vie personnelle, boulot, éducation) et s’il n’est pas classé dans les meilleurs, l’athlète abandonne. Actuellement, dans toutes les provinces canadiennes nous perdons 50 % des athlètes qui font le saut au niveau senior. On a donc un besoin pressant de programmes pour supporter ces athlètes à ce moment critique de leur carrière, trop souvent écourtée.

Un autre problème participatif, notre sport n’est pas un jeu! On ne joue pas à l’athlétisme comme on joue au hockey ou au soccer. En athlétisme, il y a en plus un juge impardonnable : c’est le chrono, le ruban à mesurer. On gagne des médailles, mais c’est bon pour les jeunes. Dès l’âge junior, quand l’athlète regarde les standards pour faire les olympiques, il a un point de repère. Ces standards sont maintenant si élevés que l’individu se décourage. Aujourd’hui, on ne fait plus d ‘athlétisme pour le plaisir. On ne va plus au club pour voir les copains. Les coureurs sur route ne font plus de piste. Ils sont coureurs sur route ou il pratique le vélo.

Le sport, formation de base

Il est primordial de développer le goût des jeunes pour l’athlétisme. Si on ne l’enseigne plus dans les écoles, source première d’inspiration pour les jeunes, on ne réveillera jamais le goût chez eux.

M. Baert affirme que depuis deux ans maintenant on développe des programmes dans les écoles qui donnent des résultats. On veut former des clubs dans les écoles. Bien que les jeunes soient confrontés à leurs performances un jour ou l’autre, l’athlétisme demeure LE sport formateur, la base de tous les sports.

En ayant cette formation, même si le jeune n’est plus en athlétisme, il intégrera cette formation acquise dans son quotidien.

Dans les écoles, c’est l’horreur : il y a de moins en moins d’équipement et de temps consacrer à l’activité physique. La base de la pyramide est de plus en plus étroite… Comment amener nos jeunes au sommet?

Ici, on a un système champignon de temps à autre un athlète va surgir. On va l’encadrer mais ce n’est pas un athlète qui vient d’un système de base. C’est pour cela que l’athlétisme aura de la difficulté à devenir aussi populaire que tous les autres sports. Vous savez : « les mômes rentrent de l’école, ils vont jouer au hockey. S’ils sont dix ensemble, ils jouent dans la rue ou ils se rendent au club. On ne les voit pas au coin de la rue en train de lancer du marteau ou sauter à la perche. Ce sera toujours comme cela malheureusement ».

La grande question, l’avenir de la course à pied

L’athlétisme et la course sur route seront toujours dans une certaine compétition car nous faisons face au même problème. Courir, ce n’est pas un jeu. Courir, c’est purement personnel de se dire et de faire en sorte que je me bouge le cul. Oublions la compétition et la course de fin de semaine. Le geste où l’athlète met ses souliers de course et se met à cavaler, c’est une décision de santé.
Il y a beaucoup de gens qui font de la bedaine. L’hiver, ils sortent de temps à autre la fin de semaine pour jouer dans des «ligues de garages ». Ils rencontrent les copains, ils ont du plaisir et ils s’imaginent, encore à 35 ans, être Guy Lafleur en train de compter. Après ils sortent tous ensemble au resto où ils vont se marrer.

Le gars qui part seul courir, il pose un autre geste; c’est un geste personnel de santé. Dès que l’on touche à la santé, il choisit le type d’activité qu’il pratiquera. Il sera donc attiré vers des gens qui l’entraîneront à faire des sports en groupe. Si vous avez remarqué, au Tour de l’île, il y a 50 000 personnes qui participent à cette journée. On n’a jamais ce nombre de coureurs sur route. Évidemment, tous ces gens ne courent pas. Ils font du vélo ou du patin. C’est à nous gens du milieu et coureurs à impliquer les gens dans l’athlétisme. Il faut les intéresser et démontrer que la course est plus intéressante que de faire du vélo, du patin. Aussi longtemps que notre produit sera vendu de façon à bloquer les week-ends avec des compétitions du dimanche matin, on souffrira d’un certain handicap.

Un grand privilégié

Grâce à son parcours de vie, ses accomplissements comme athlète et entraîneur et aujourd’hui analyste sportif, il se considère comme très privilégié. «On dit souvent que les grands entraîneurs sont des athlètes frustrés. »Certainement pour lui on prévoyait le meilleur mais dû à cette blessure ça ne c’est pas passé ainsi. Plus jeune il rêvait de participer à de grands événements en athlétisme mais il n’a pas pu le faire. C’est par les athlètes qu’il a pu participer à tous ces évènements : les Jeux Olympiques, Championnats du Monde, Jeux du Commonwealth. Pour tous ces événements, il était aux premières loges. Chaque expérience était différente les unes des autres. À cette époque, il combinait le travail d’entraîneur à celui d’analyste. Après un moment, il laissa l’entraînement pour se consacrer au travail d’analyste.

Il était constamment en contact direct avec son sport et les athlètes.«De pouvoir vivre ces émotions et d’assister aux exploits des athlètes, c’est merveilleux!»

C’est cette émotion qu’il essaie de transmettre à ses auditeurs. Il souhaite faire ressortir tout le côté humain de l’athlétisme. Il ne veut pas se contenter de commenter le geste mais de faire ressentir l’exploit à l’auditoire.

C’est pour lui sa façon de former les gens à travers la télévision. Il veut faire vivre l’athlétisme à monsieur et madame tout le monde. C’est à eux que l’on veut faire vivre cette expérience. C‘est en restant le plus simple possible. Ce n’est pas pour le spécialiste en athlétisme que l’on fait cela mais pour ceux qui pourraient y prendre goût. C’est sûr que l’on doit mettre des chiffres sur les performances, mais en simplifiant ces données cela devient plus accessible et touche plus de gens.

Sensibiliser les gens !

Les derniers Championnats du Monde d’Athlétisme en France l’été dernier était diffusé en « Prime Time », soit de 19h00 à 21h00 et les cotes d’écoute étaient surprenantes. Radio- Canada a battu les records des cotes d’écoute de séries télévisées à d’autres postes. Pour lui, de vivre et de faire vivre l’évènement et de le commenter est une façon de servir de baromètre. À son retour, M. Baert dit avoir eu de nombreux commentaires positifs. Il a même eu la demande d’un parent qui souhaitait acheter un marteau pour son fils de 10 ans ! «Notre équipe avait réussi à susciter un engouement. C’est bien, mais il faut soutenir ses enfants. Et cet encadrement, c’est à l’école de le faire.»

Créez un nouveau souffle

Nos cent quarante-cinq entraîneurs au Québec sont surchargés d’enfants qui veulent faire de l’athlétisme. Il faut donc relancer l’athlétisme dans nos écoles, là où sont les futurs entraîneurs. En 1966, on entraînait des jeunes dans des facilités précaires et il fallait faire preuve d’imagination car les équipements n’étaient pas adéquats. Aujourd’hui, nous nous devons de bien soutenir les quelques programmes qui fonctionnent présentement pour que cela continue dans le bon sens.

L’accomplissement d’un rêve

Curieuse de connaître quel évènement avait le plus marqué notre interviewé avec toutes ses expériences, il me répondit à ma très grande surprise : « Les Jeux olympique de 1976 » et pour plusieurs raisons.

En premier lieu, pour le cheminement que cela avait eu dans sa vie. Lorsqu’il débarqua chez nous en 1966, c’était le désert pour l’athlétisme. À cette époque, il y avait l’Association Amateur Athlétique du Québec dont le budget annuel était de 1500 $ par année. Il n’y avait pas de bureau et on faisait les réunions au YMCA sur la rue Drummond. Parmi les membres, il y avait une personne qui s’appelait Pierre Charbonneau. Il était président de la Fédération d’Athlétisme du Québec qui croyait à l’athlétisme. Avec la Légion Royale Canadienne, Pierre Charbonneau organisait des stages pour les entraîneurs à chaque année. En 1969, M. Baert s’impliqua dans ce projet. Un jour Pierre Charbonneau allié au maire Jean Drapeau proposa de poser la candidature de Montréal aux Jeux Olympiques. M Baert fut partie prenante.

À ce moment, il était enseignant au Collège Lionel Groulx et il parlait constamment à ces élèves de l’importance et de la fierté d’avoir les Jeux à Montréal. Il donnait justement un cours lorsque les médias annoncèrent que Montréal aurait les jeux. Il entendit un boucan dans les corridors; c’était ses élèves qui courraient et venaient lui apprendre la nouvelle. On sollicita la compagnie Canadair qui avait de grands hangars pour avoir un endroit adéquat pour s’entraîner. Un hangar fut libéré et chauffé pour nos athlètes. Sport Québec s’est aussi impliqué. Alors, tous ces rêves allaient bientôt devenir réalité. Il a été témoin de la construction du stade et de ces nombreux scandales. Puis le grand jour arriva.

Il habitait avec l’équipe canadienne dans les pyramides du Village Olympique qui était plein d’athlètes. Il vivait l’atmosphère exceptionnelle qui y régnait. Il était fier car c’était chez lui.

Lors des cérémonies d’ouverture, le pays hôte est celui qui clôture l’entrée des athlètes au Stade. L’équipe était à l’extérieur du stade et attendait dans le golf (parc Maisonneuve) le moment opportun. De là, il entendait l’euphorie des gens qui criaient lorsque les pays défilaient les uns après les autres. Les gens étaient anxieux de voir le Canada passer et soudainement n’applaudissaient presque plus. Comme l’entrée se fait en ordre alphabétique, le Zimbabwe fermait la marche et venait de défiler. À leur tour maintenant. En descendant sous la rue Sherbrooke, il y avait des gens de chaque côté de la route qui criaient, d’autres qui étaient entassés, applaudissaient, pleuraient, touchaient aux athlètes. «Il y avait un tas d’émotions qui passaient là. » Et lorsque au bout du tunnel, il entra dans le stade une véritable explosion d’émotions l’envahit. «C’est pour moi le plus beau souvenir».

Franchement ému d’avoir revécu cet évènement, c’est sur cette dernière question que je quittai M. Baert. Il a généreusement accordé un long moment à cet entretien fort agréable. Il avait maintenant également réussi à me faire revivre les Jeux Olympiques que j’avais regardés à la télé à l’âge de sept ans .Il m’a fait vivre avec ses qualités de narrateur son expérience qui est peu banale.

Au moment de clore notre entrevue, je ne pus m’empêcher de lui mentionner quand tant qu’athlète, je m’entraîne aux abords du stade et au stade même.

Et même à ce jour, l’émotion de cette époque y vit encore. Cette émotion, je la sens, elle y est imprégnée à tout jamais.

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