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Collaboration spéciale de Dave Guénette

Publié le 29 janvier 2016

La course a changé ma vie

La course à pied. Facteur de changements majeurs à qui l’a rencontrée et s’en est amouraché. Nous savons bien que plusieurs n’auront que brièvement flirté avec elle. Ceux-là n’auront pas eu la chance de découvrir son aspect enivrant. Ils n’auront qu’eu le temps de voir son côté sadique. Son côté pervers. Celui qui vous fait croire qu’il faut être masochiste ou bien dérangé pour se l’infliger. Ces premiers jours en sa compagnie qui vous donnent mal au corps. Au moment où on se dit que ce n’est certainement pas pour nous, que notre machine humaine n’est pas faite pour endurer un tel stress, un dernier coup de grâce pour s’assurer de valider notre théorie. Encore deux ou trois jours de martyr avant de lancer la serviette. C’est à ce moment qu’on commence à découvrir sa vraie nature. La douleur fait tranquillement place à la fierté. Le sentiment d’incapacité s’estompe au profit de la découverte d’un second souffle. Le rythme semble plus fluide et l’habitude s’installe tranquillement. C’est là qu’on se rend compte qu’on a bien fait de lui laisser le temps de nous séduire.

Il est difficile pour qui n’a pas pris le temps de l’apprivoiser, de comprendre ceux qui en sont fous. Je ne me catégoriserais pas parmi ceux-ci par contre. Je ne dirais pas que ce fut le coup de foudre instantané. Je dirais plus que j’ai eu quelques «one nights», avant de me décider de partager ma vie avec elle et finalement de me marier.

Tout a débuté pour moi, amant de notre sport national, lors d’un retour au jeu à mes 20 ans. Mon retour dans le filet m’a fait réaliser qu’afin de survivre aux 60 minutes réglementaires sans voir le firmament défiler dans mon casque de gardien, j’allais devoir me prendre en main. C’est après avoir couru plusieurs dizaines de… mètres, que je me suis souvenu des lois de Newton. Je me suis demandé qu’est-ce qui faisait le plus mal entre mes pieds, mes poumons, ou bien mon estime personnelle. Comment allais-je être en mesure de surmonter cette étape. J’ai recommencé le lendemain. Peut-être aussi quelques jours plus tard. Mais c’est là que ma vraie première expérience avec la course allait s’arrêter. J’ai toujours aimé le hockey. Vitesse, stratégie, dextérité, émotions fortes, travail d’équipe. Mais jamais je n’ai compris à quoi pouvait bien servir de s’infliger la souffrance de la course, quand d’autres moyens de déplacement exigeaient beaucoup moins d’effort.

L’année suivante, l’envie de me convaincre que moi aussi je suis un ancêtre chasseur qui détient encore des gênes de prédateur, vint ressurgir en moi. J’enfile à nouveau la même paire de briques de course que l’année précédente et je tente l’expérience à nouveau. Cette fois, plus déterminé que la précédente, je décide de calculer les distances en voiture avant de partir, histoire de cumuler les statistiques de mes exploits. Hélas, malgré l’habitude qui avait un semblant de tendance à vouloir s’incruster dans mon horaire de nouveau père, la facilité des défaites était en train de me rattraper. Mes briques de course, mon horaire bien chargé et les millions d’autres bonnes raisons sont venues à bout de mon insurmontable volonté. Je la croyais insurmontable tout de moins! Surtout dans ces moments forts en émotions, où le cap du 5000 mètres a enfin été franchi, sans arrêt. J’allais continuer de me convaincre que la course de longue distance n’était pas faite pour moi. Je n’ai ni la fibre musculaire, ni l’horaire, ni le cardiovasculaire pour atteindre des distances plus considérables.

La vie est remplie de super-héros ordinaires. J’en ai côtoyé un pendant quelques années au travail. Un monsieur qui avait une expérience de vie et une sagesse bien évidente. Bientôt 60 ans. Il avait l’air bien en santé de par son teint et son sourire, mais ses jambes devaient en soutenir un peu plus qu’elles n’auraient dû avoir à le faire. L’hiver qui approchait, Fernand quittait à chaque année pour la Floride.

Au mois d’avril suivant, je vis un inconnu dans l’atelier qui semblait parler avec tout le monde, comme s’il les connaissait depuis des années. À ma grande surprise, c’était Fernand. Il avait été métamorphosé. Il devait avoir perdu certainement 40 livres (je sais très bien ce à quoi ressemble quelqu’un qui en a laissé tomber ce compte). Je me dirige vers lui et lui demande qu’est-ce qui a bien pu lui arriver. Il se met à me raconter qu’il a décidé de se prendre en main, qu’il a commencé à courir le long de la plage en Floride au début de ses vacances. Il a couru à tous les jours qu’il me disait. Il a progressivement augmenté les distances. À son retour au Québec, il a continué en courant approximativement 10 à 15 kilomètres aux deux jours. Et voilà la seule explication de sa métamorphose. Il avait l’air tellement bien! Il rayonnait. Il avait fière allure et était content de savoir qu’il venait d’ajouter quelques pages de calendrier aux côtés de ses petits-enfants.

C’est Fernand le super-héros qui m’a contaminé. C’est lui qui m’a fait sentir comme un mollusque. Moi, 24 ans, j’avais lancé la serviette en me donnant milles excuses pour ne pas le faire. Lui, presque 60, avait changé sa vie une foulée à la fois. Progressivement, sans lâcher son objectif de vue, il était arrivé à un exploit que je ne croyais pas possible: franchir le 10 000 mètres. À chaque pause de travail, je discutais de course avec lui. Quel genre de souliers tu utilises? Comment calcules-tu ta vitesse et ta distance? Ça ressemble à quoi une foulée efficace? J’en ai tellement parlé avec lui. C’est là que le vrai déclic s’est fait. J’allais moi aussi être en forme et rayonnant comme Fernand.

J’enfile mes briques de course et je recommence encore à zéro. Je réalise que malgré la courte durée de ma dernière tentative, j’avais quand même atteint un certain stade. Je sentais que c’était plus difficile que ma dernière sortie quelques années auparavant. Cette fois, je m’y suis pris plus progressivement. Trois fois par semaine. Trois ou quatre kilomètres entrecoupés par quelques minutes de marche. Jusqu’à ce que les minutes de marche deviennent des secondes. Jusqu’à ce que les kilomètres s’additionnent. Les secondes de marche entre les kilomètres diminuent. Plus les semaines passaient, plus c’était facile. Pas seulement à cause que mes muscles se développaient, que ma technique s’améliorait, que mon coeur pompait plus de sang, que mes tissus étaient mieux irrigués qu’au début, que la capacité de mes poumons à transférer l’oxygène dans mon flot sanguin était doublée. Aussi parce que je commençais à trimbaler de moins en moins de kilos. La fierté de mon apparence, mais surtout de mes distances de plus en plus longues, me rendait heureux. J’avais à présent envie de courir tout le temps. S’en est suivi l’achat de meilleurs souliers pour remplacer mes briques. Ils étaient rendus l’obstacle majeur à l’atteinte de mon 10 kilomètres sans avoir de multiples ampoules aux pieds. Après tout, je savais maintenant que mon histoire d’amour avec la course allait durer longtemps. Ça valait la peine d’investir pour garder la flamme allumée!

J’ai continué à courir régulièrement de cette façon, en solitaire, pendant cinq ans. Je suis toujours allé courir des distances entre 10 et 12 kilomètres. C’était assez pour me tenir en forme, sans trop prendre de temps dans mon horaire chargé. J’étais heureux. Je ne connaissais pas autre chose jusque-là. Ma première course a eu lieu lors du demi-marathon Banque Scotia à Montréal. J’ai découvert la magie d’une course organisée. Je ne suis pas un gars de bars. J’évite même les foules. Je suis très sociable, mais en même temps j’aime bien me retrouver seul. Quand notre travail implique des relations sociales sous toutes les coutures possibles, on aime bien se retrouver seul dans sa tête pour courir. Mais ça, c’était différent. C’était exceptionnel. Tout un happening! J’ai eu un coup de foudre instantané. J’ai tout de suite su que c’était le début d’une longue saga. Tout le monde est souriant, la musique est à ma grande surprise bonne (dieu sait que j’ai des goûts assez restreints!), il y a des kiosques offrant des produits pour les coureurs partout, la fébrilité est omniprésente. Je jubile!

Depuis, j’ai réalisé quelques marathons, plusieurs demis, un triathlon olympique et en route pour un demi à Tremblant et un Ultra à la chute du Diable en 2016. J’en aurais fait bien plus si ce n’eut été de mes études universitaires accompagnées d’une vocation très prenante (oui, oui… un enseignant ne compte pas les heures pour ses élèves) et d’une vie familiale bien remplie, j’en aurais certainement fait cinq fois plus. Mais la modération a bien meilleur goût. Je veux gagner des pages de calendrier aux côtés de mes petits-enfants comme Fernand. Mais si la course prend tout mon temps, je vais manquer plusieurs bons moments irrécupérables. De toute façon, je contamine mon entourage. Mes enfants m’accompagneront bientôt et nous pourrons partager bons moments et courses simultanément. C’est un aspect très gratifiant de ce sport. Les gens sont intrigués. Ceux qui n’y ont pas goûté sont tout de même curieux de comprendre. Certains se laisseront tenter et tomberont dans le panneau. Mes filles me voient courir depuis toujours. Ma plus jeune qui a 9 ans me demande depuis deux mois d’avoir une montre GPS avec kit de course d’hiver pour Noël. Mission accomplie? En voie de l’être en tout cas! C’est une grande fierté pour moi de savoir que mes enfants suivront peut-être le sillon de ma passion.

J’accepte aujourd’hui de m’avouer un coureur passionné. J’ai aussi décidé d’accrocher mes patins de prof, pour me consacrer à un nouveau défi, une entreprise en alimentation sportive. J’ai été tellement contaminé par la course à pied que mon passe-temps à commencer à déborder du côté de ma profession. Ma vie est devenue moitié course, moitié famille. Quand je regarde en arrière, je réalise comment la course à pied a sculpté ma vie. Quand je regarde aujourd’hui, je vois mes enfants, collègues et amis influencés par mes discussions, ma passion. D’être coureur implique aussi de savoir bien s’alimenter avant, pendant, après. Nos choix quotidiens sont affectés tant dans l’alimentation que dans nos habitudes de vie. Notre hygiène de vie toute entière en est influencée positivement. Courir, ça change une vie.

Des histoires mille fois plus inspirantes que la mienne, il y en a des tonnes. Des milliers d’agents de changement qui gravitent dans vos cercles d’amis, vos familles, vos collègues de travail. Ces personnes ont elles aussi eu un parcours exceptionnel et ont tout avantage à être connues. Leurs histoires gagnent à être racontées. Des histoires qui viendront sûrement contaminer encore plein de coureurs en devenir. C’est le pouvoir de la course. C’est pourquoi j’ai envie de profiter de chaque histoire inspirante que je pourrai dénicher, afin de pouvoir vous les transmettre et démontrer mot après mot que la course change la vie de ceux qui lui ont fait une place.

Dave Guénette

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