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Bonheur et ténacité

Publié le 5 avril 2013

J’arrive d’une course d’entraînement où une idée m’a traversé l’esprit. À quelle vitesse est le bonheur pour moi? À quelle distance dois-je me mesurer pour me sentir heureux? Et puis, disons-le, quand ressentons-nous le bonheur? Il faut dire que La Rochefoucauld m’y a induit avec sa maxime: «Le bonheur est toujours à la portée de celui qui sait le goûter».

 

Je crois à prime abord qu’il réside dans le maintenant. Et, dans mon cas du moins, j’y suis souvent étranger. Suis-je dans le passé à ressasser des souvenirs, à vouloir les vivre à nouveau en les relatant, ou ce qui n’est pas mieux, à attendre l’avenir et ses promesses de jours meilleurs, de contrées à découvrir, de repos du guerrier, d’aventures à partager. C’est très pratique, pour la simple raison que l’instant lui-même est insaisissable et qu’en le prenant par en avant ou en arrière, par grappes de vie, on peut mieux le contrôler et ainsi penser maîtriser la vie qui nous file entre les doigts.

 

Pour ce qui est de la course, mon bonheur me prend par surprise. Il s’exprime quand je me sens tenace. Et cette ténacité, elle peut se trouver quelquefois dans la distance, comme dans la vitesse. Elle est surtout l’outil pour jauger ma vérité. Suis-je à faire des intervalles de 400 m à 1 min. 47 s que je transforme tout à coup à 1 min. 45 s, question de regarder si j’en ai peur et de découvrir que mon plaisir réside dans mon idée de vivre ça comme ça va arriver. Si je stresse trop et que je m’effondre, le monde, lui, continue et ce n’est pas grave. Si, par contre, je continue et explore le nouveau, je me délecte et savoure chaque moment.

 

En fait, on doit vouloir faire de son mieux et accepter d’avance ce qui arrive. Après tout, on ne sait jamais combien d’occasions on aura de s’exprimer, alors si on enlève la peur de l’échec, la peur d’avoir mal, qu’on se concentre à faire ce qu’il y a à faire, la ténacité, celle qui compte vraiment, sera au rendez-vous. Les excuses et les complaintes vont disparaître comme par magie.

 

L’attente

Il est de notoriété publique que lorsqu’on a le vague à l’âme, qu’on est un tant soit peu déprimé, le coeur n’est pas à l’ouvrage, encore moins à l’exercice. C’est vrai pour l’exercice et tout aussi tangible pour les autres types d’activités. J’ai toujours été persuadé que l’exercice contribuait au mieux-être psychologique et affectait notre humeur, l’élevant du côté positif.

 

On frôle le paradoxe ici. Récemment, je suis tombé sur les résultats d’une étude de l’État de New York sur le bien-être et la propension à faire de l’activité physique. Or, les conclusions sont pour le moins surprenantes. Il est vrai que lorsqu’on est plutôt triste, nous n’envisageons pas d’emblée de nous lancer dans des efforts physiques, même peu exigeants. L’étude démontre que l’effet dissuasif de s’adonner à l’entraînement vient aussi lorsqu’on se sent heureux. L’idéal, selon l’étude pour se sentir prêt à entreprendre un régime d’exercices, serait d’avoir une humeur égale, rarement excessive.

 

La routine aurait, suivant les auteurs, un effet de catalyseur sur l’entraînement. On n’aurait qu’à entrer dans l’habitude d’y aller et le tour serait joué. Mais ces habitudes ne s’acquièrent pas si facilement. On n’a qu’à voir les gens qui suivent des régimes ou aussi ceux qui s’inscrivent à des centres d’entraînement avec la ferme intention de s’y donner corps et âme, pour comprendre qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.

 

Curieusement, ce qui nous retient de passer à l’action, c’est souvent l’objectif ultime lui-même. Je voudrais bien un jour courir un marathon, mais rien que l’idée de battre le pavé sur 42,2 km me donne des frissons. Alors pas facile de me motiver pour une longue marche de 20 minutes, ponctuée de quelques pas de course. Rien que l’idée m’apparaît ridicule. Alors j’attends.

 

J’attends quoi je ne sais pas. J’attends d’être plus prêt. Oui, je sais, vous allez me dire et je vous vois venir, le plus long voyage commence par le premier pas. Je connais plein de gens, surtout de mon âge, qui pour se donner bonne conscience ou, pire, qui en sont convaincu, disent ne plus pouvoir courir, parce que quoi, un jour, il y a 30 ans, ils se sont fracturé une jambe, fait une mauvaise foulure, une entorse qui a mal guéri, un dos qui les fait souffrir. C’est peut-être vrai, ça l’est sûrement, mais alors, ce n’est pas ça qui les tétanise.

 

C’est bien plus la peur de l’échec, le risque d’aborder quelque chose sans la certitude de réussir. Je sais, mon propos est dur face à cette démission, cette abdication, pour la bonne raison qu’elle n’a pas subi le test de l’essai. Pourquoi lâcher avant d’avoir essayé. Je dirais même que la plupart du temps, les grandes joies ressenties de nos accomplissements se sont produites lorsqu’on a plongé tête baissée dans l’arène de l’action, avant même de penser qu’on était prêt. C’est là l’essence même du courage.

 

Au fond, que risque-t-il d’arriver à celui qui se lance dans l’inconnu, sinon de connaître.

Revenons à mon exemple de marathon. Je devrais d’abord scruter ma motivation, les raisons réelles qui me poussent à me lancer dans cette aventure. Si elles concordent avec ma vision que j’ai face au défi devant moi, alors les chances de réussite sont excellentes.

 

Je n’aurai donc aucune crainte, gêne, honte ou quoi que ce soit à aller faire mon 20 minutes de course et marche, car il fera partie d’un plan, et ce plan, je l’intégrerai dans une routine, la plus simple possible, de sorte que je ne me donnerai pas la possibilité d’en sortir.

 

Mais s’il s’agit d’une lubie, d’un fantasme venu d’ailleurs, comme du courant qui fait très in, soit de dire qu’on a couru un marathon, les risques d’échec sont alors grands.

Je garde quand même l’intime conviction qu’il vaut mieux se tromper en agissant qu’en se retenant, et ce, même pour de petites actions soi-disant anodines, puisqu’on aura passé le test de l’essai et qu’on en saura un peu plus sur soi.

Yves Daigneault

Pour Courir.org

y.daigneault@videotron.ca

tiré du Journal Courir à Montréal #146 avril 2013

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