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BOSTON 2008 : MISSION ACCOMPLIE ! Le travail d’organisation avait commencé une semaine avant Boston 2007. J’étais allé sur place passer deux jours ; j’allais négocier pour 2008 la réservation de 25 chambres au Centre-Ville et en essayer une à l’hôtel visé. La semaine suivante, je partais pour Paris et le Portugal : j’y accompagnais un groupe d’une vingtaine de personnes que j’avais monté. Je confiais l’accompagnement du groupe de Boston à un couple ami. Ils étaient 49 l’an passé. Avec l’hôtel en plein cœur de l’action, nous étions 60 cette année. Déjà, avant les Fêtes, j’affichais complet, et à la quinzaine de personnes qui s’adressaient à moi par la suite, je proposais des solutions de rechange pour ne pas les laisser tomber. À cause du nombre, trois lieux d’embarquement avaient été prévus le samedi, 19 avril au matin. L’autocar Coach Canada de 55 passagers et mon véhicule prenaient d’abord 25 passagers au Centre-Ville de Montréal, puis 17 à la station de métro Longueuil, enfin 18 à Magog. Ceux-ci pouvaient laisser leurs autos sur le terrain d’une station-service, après entente avec son propriétaire. Dès l’arrivée à l’hôtel, nous pouvions prendre possession de nos chambres, et une fois bien installés, nous nous dispersions pour le repas du midi et la visite au Salon de l’Expo. Plusieurs avaient planifié des visites touristiques dès la première journée. Elles se sont poursuivies le lendemain, grâce à la bienveillance de Dame Nature qui d’ailleurs nous a gâtés durant tout le séjour. Dimanche matin, à 8 heures, avaient lieu les essais de qualification olympique des marathoniennes américaines, avec 160 participantes. Nous avions planifié un petit jogging au bord de la rivière Charles. Nous avons donc assisté aux premiers kilomètres des coureuses, puisque leur parcours était sur notre chemin. Nous avons eu le temps de faire notre entraînement léger, de revenir à l’hôtel pour une douche rapide et de prendre un bon déjeuner, avant d’assister à l’entrée des premières qualifiées. Bien postés près de la ligne d’arrivée, celle que nous aurions à franchir nous-mêmes le lendemain, nous n’avons rien manqué malgré la foule compacte, grâce à un écran géant tout près. Nous avions convenu de nous présenter tôt au souper de pâtes à l’Hôtel de Ville. Comme c’était à une bonne distance de notre hôtel, une vingtaine d’entre nous avons décidé de prendre le métro à l’aller, et de marcher au retour pour aider notre digestion. Déjà d’acheter les billets de métro fut toute une aventure ! Mais qu’en plus tout le groupe se fasse une place dans la même rame de métro déjà bondée pour ne pas se perdre de vue, alors là, il n’en fallait pas plus pour déclencher le fou rire général du groupe et provoquer les sourires amusés des Bostonnais. Nous avions l’air des joyeux Gaulois de la bande dessinée d’Astérix ! Nous sommes arrivés sains et saufs à l’Hôtel de Ville. L’accueil enthousiaste des bénévoles réchauffait l’atmosphère, pas assez cependant pour nous tenir au chaud pendant le souper qui se tenait à l’extérieur. Nous sentions la fraîcheur du soir s’installer. Nous avons repéré une table à l’abri du vent et le repas fut assez expéditif. Nous nous mettions ensuite en ligne pour le dessert. Nous devions défiler devant des tables derrière lesquelles des bénévoles nous servaient à profusion de petits sacs de biscuits miniatures et des boules de chocolat Lindt. Les sacs que nous avions apportés étaient tellement remplis que c’est comme si nous revenions d’une super tournée d’Halloween ! Vous avez peut-être lu un article dans la section Sports de la Presse du dimanche 20 avril, disant que 251 Québécois allaient prendre le départ du marathon. Eh bien ! à 6h30 le lundi matin, notre autocar transportait plus du cinquième d’entre eux, soit 52, à la ligne de départ d’Hopkinton ! Et nous y restions bien calés dans les fauteuils, au chaud et à l’abri, jusqu’au moment de se rendre au site de départ, dans nos couloirs respectifs. Même si je partais dans la seconde vague, celle de 10h30, je tenais à assister au départ de la première, à 10h00. Les conditions étaient idéales : 10oC, pas de vent, nuageux, pas de menace de pluie. Mais voilà qu’à 10h30, le temps se découvre, les nuages disparaissent et le soleil nous tape dessus. Comme bien d’autres, je n’avais pas pris la précaution de me protéger avec de la crème solaire… Résultat : gros coups de soleil, d’un côté seulement ! On a estimé la foule à ¾ de million de personnes le long du parcours. Les moments forts sont bien sûr le passage au 12e mille (filles du Wellesley College), les fameuses collines de Newton du 18e au 22e mille, et l’arrivée exaltante sur la rue Boylston. Les ardeurs de la foule tempéraient le vent frais de face qui nous ralentissait dans les 4 derniers milles. Cette année, j’avais adopté un truc pour m’attirer plus de support sur le parcours : j’avais affiché « PETE » au-dessus de mon dossard : succès fou ! Tous les coureurs de mon groupe ont terminé : ils font partie des 225 Québécois qui ont franchi la ligne d’arrivée. Une petite marche de 15 à 20 minutes (dépendant de l’état de chacun !) à partir de l’aire d’arrivée, et nous nous retrouvions à l’hôtel. Pour festoyer tous ensemble, j’avais réservé tout près pour 20h30 au Legal Sea Foods Restaurant, ainsi nommé parce que « si ce n’est pas frais, ce n’est pas légal ». Nous nous sommes retrouvés 59 autour de 7 tables, à déguster les uns un Mahi Mahi (poisson polynésien) ou un saumon grillé sur charbon de bois, les autres un poulet grillé aux fines herbes. Après une bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner copieux, nous nous retrouvions à l’entrée de l’hôtel à 10h00 pour la photo de groupe. Le retour à la maison s’est effectué sans anicroche, sauf qu’après plusieurs tentatives pour trouver un restaurant convenable pour dîner, nous nous sommes rabattus… sur un McDo qui nous a tous servis en 45 minutes : c’était vraiment un « fast food » ! L’an prochain, la 113e édition aura lieu le 20 avril, et déjà certains d’entre nous ont bloqué leur place dans le voyage qui aura lieu du 18 au 21 avril. Mes chambres sont réservées au même endroit, et je négocie présentement pour un autocar. Devrais-je en prévoir deux ? Si je me fie sur le degré de satisfaction exprimée par les participants de cette année, je devrai y songer sérieusement. Pierre Bourassa pour Courir.org p_bourassa@hotmail.com (418) 469-3921
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