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INFILTRATION QUÉBÉCOISE CHEZ NOS VOISINS DU SUD C’est une habitude chez plusieurs Québécois de « casser » l’hiver avec un séjour de quelques semaines dans la chaleur de la Floride. Notre réputation est solidement établie à ce chapitre ; ce n’est pas pour rien qu’on nous appelle les « snowbirds ». C’est donc de très bonne heure, le vendredi 1er février, qu’un groupe de quatre coureurs prenait place dans un véhicule et quittait Montréal, juste à temps pour éviter la tempête de neige. Du moins c’est ce qu’on pensait : le mauvais temps nous a rattrapés dans les Adirondacks, et nous avons eu droit à un mélange de neige, de grésil et de forts vents… comme si la nature voulait nous punir de prendre la fuite. Nous lui avons échappé dès la fin de la journée, et le reste du voyage s’est effectué sous un beau soleil de plus en plus chaud. Il n’était pas question de négliger notre entraînement en cours de route. Samedi soir, nous faisions en Caroline du Nord une sortie d’une heure en T-shirt et en « short » ; à quelques reprises, nous y sommes allés de quelques accélérations forcées pour sauver nos mollets, à cause de quelques chiens laissés en liberté. Dimanche, nous nous arrêtions à Jacksonville, au nord de la Floride, et ce fut une longue sortie de deux heures. Lundi soir, nous arrivions à destination : Tampa. L’objectif était de participer à la « Gasparilla Distance Classic » les 9 et 10 février. Nous avions donc quelques jours pour nous acclimater et mettre une dernière touche à notre préparation. Nous complétions notre groupe avec l’arrivée jeudi, par la voie des airs, d’une cinquième coureuse. Nous avions trouvé un site d’entraînement idéal, non loin de notre hôtel, dans les allées et la piste de 400 mètres de l’USF (University of South Florida). Trois d’entre nous s’étaient pré-inscrits au marathon et une au demi. Le dernier s’est inscrit sur place au 5k. Les départs des différentes distances s’étalaient sur les deux jours : samedi matin à 7h30, c’était le 15k, et à 9h30 le 5k ; et dimanche matin, c’était au tour du marathon et du demi, à 6 heures, en pleine noirceur. Pourquoi si tôt ? Nous l’avons appris par nous-mêmes plus tard : dès 9 heures, le vent s’est levé, et il était de face. Heureusement les conditions étaient idéales pour les coureurs toute la fin de semaine. Il y avait 17,300 inscrits. Sur ce nombre, 14,818 ont terminé leurs distances respectives : 977 dans le marathon (635 hommes, 342 femmes) ; Singulièrement, il y avait plus de femmes que d’hommes Le marathon s’est gagné en 2 :22 :23 chez les hommes, et en 2 :46 :45 chez les femmes ; le demi, en 1 :11 :40 et 1 :26 :03 ; le 15k en 46 :45 et 56 :00 ; le 5k en 15 :24 et 17 :28. Nous avons bien performé dans nos catégories respectives ; au marathon, avec une première femme dans les 45-49 ans, une 2e place chez les hommes de 65-69 ans, une 3e place chez les hommes de 60-64 ans ; au demi, avec une 4e place chez les femmes de 65-69 ans ; au 5k, avec une 7e place chez les hommes de 45-49 ans. Après avoir conduit notre cinquième coureuse à l’aéroport le lendemain, nous reprenions la route en direction de Myrtle Beach, en Caroline du Sud. Nous arrêtions en Géorgie pour la nuit, et nous arrivions à destination le lendemain, juste à temps pour aller chercher un autre coureur à l’aéroport. Nous retrouvions notre groupe de cinq. Deux s’étaient pré-inscrits au marathon, deux autres au demi. Le cinquième obtenait un dossard de marathon sur place, après de multiples démarches. L’entraînement s’est résumé à quelques séances de jogging et quelques marches sur la plage ou sur Ocean Boulevard. C’était une question de se maintenir en forme pour le grand jour. Des détails sur cette fin de semaine de course vous sont fournis dans ce journal par mon collègue Rosaire Gagné. Nous restions une journée de plus à Myrtle Beach pour profiter plus longtemps de la chaleur et de la plage. Lundi matin, nous reconduisions notre cinquième coureur à l’aéroport et reprenions la route vers le nord. Un seul arrêt au Maryland pour la nuit, et mardi soir le 19 février, nous étions de retour à Montréal. Ce déplacement nous a ouvert de nouveaux horizons. Les états que nous traversions au retour nous faisaient penser aux marathons faits ou à faire un jour : Washington, Baltimore, Philadelphie, New Jersey, New York, Albany, Boston, Adirondack, Burlington… Nous nous sommes mis d’accord pour essayer de trouver de nouvelles destinations. Nous avons vraiment apprécié notre voyage. Au cours de la longue route, nous avons eu amplement le temps de faire connaissance et d’échanger sur des sujets qui nous tiennent à cœur, comme l’entraînement, le choix des compétitions et des distances, la combinaison course et voyage touristique, la géographie, l’alimentation, les suppléments nutritionnels... Ce fut très enrichissant à tous les points de vue.
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