Contactez-nous
  • Facebook
  • Youtube

Header > Bannière rotative

  • Calendrier
  • Résultats
    • Sportstats
    • QuidChrono
  • Collaboration
    • Pierre Bourassa
    • Nathalie Collin alias White Lightning
    • Yves Daigneault
    • Jean-Claude Drapeau
    • Mathieu Gagnon
    • Jeff et Gab
    • Peggy Labonté
    • Martine Lessard
    • Laurianne Roberge
    • Richard Strasbourg
    • Archives
      • Geneviève Baril (2013-2016)
      • Éric Leclerc (2012-2016)
      • Nicolas Riou (2015-2016)
      • Mark Tosques (2012-2014)
      • Kathy Tremblay (2012-2016)
  • Clubs
    • Les Clubs
      • Club Cent’Or
  • Nouvelles
    • Nouvelles
    • Thèmes
      • Courir à six pattes
      • Courir en famille
      • Journal Courir
      • Motivaction
      • Recette du mois
      • Test de produits
      • Voyages organisés
  • Guide du coureur
    • Plans
      • Débutant
      • 5 Kilomètres
      • 10 Kilomètres
      • Demi-marathon
      • Marathon
  • Ressources
    • Courir en toute sécurité
    • Éthique du coureur
    • Voyages de courses

Toujours plus loin par Mathieu Gagnon

Publié le 23 novembre 2017

Marathon du P’tit Train du Nord 2017: Rapide et magnifique!


Le départ du 1er marathon du P’tit Train du Nord est donné tel que prévu à 8h40 et je m’élance aux côtés des 1200 autres mordus de course à pied qui ne voulaient pas manquer cet événement unique. D’ailleurs, une chance que je m’étais inscrit dès l’hiver dernier pour en faire ma course-phare de 2017, sinon j’aurais manqué mon coup. Alain Bordeleau, l’organisateur et détenteur du record québécois au marathon, a dû composer avec un beau problème: son marathon a vite affiché complet, victime de sa popularité. Des centaines de coureurs se sont sûrement mordu les doigts de ne pas s’être inscrits plus tôt pour avoir une place.

Le 1er km est déjà franchi. 4m02. Un peu plus vite que le rythme visé de 4m08 (pour un chrono final de 2h55), mais ça roule tellement bien. La météo est parfaite en ce dimanche 22 octobre: froid (sans l’être trop), pas de vent et partiellement nuageux. Et un parcours qui descend de Val-David, notre point de départ, jusqu’à St-Jérôme, 42,2 km plus loin, en suivant la piste de gravier du P’tit Train du Nord. Un dénivelé négatif de 220 mètres idéal pour battre son record personnel et se qualifier pour Boston. Pas surprenant qu’il ait été aussi populaire!

À mes côtés, plusieurs autres excellents coureurs, dont Philippe Gingras, un ami sur Strava avec qui j’ai convenu de passer sous les 3 heures. Papa depuis peu, il trouve que son entraînement n’a pas été optimal. Je sais de quoi il parle pour être passé par là 3 fois et je suis sûr que tout ira bien. Des années d’entraînement, ça ne disparaît pas du jour au lendemain! De mon côté aussi j’ai eu mes hauts et mes bas ces derniers mois, mais ça fait 2 ans depuis mon dernier marathon à Montréal (couru en 2h57) et je suis motivé à battre mon record.

Le 2e km est aussi rapide que le premier. Je voudrais bien ralentir, mais c’est si facile en ce moment, entouré d’autres coureurs, de la nature et de ses arbres colorés. L’air est si pur qu’il donne des ailes! Un coureur, Vincent, se présente et nous demande notre objectif. On est un peu plus ambitieux que lui, mais il décide de rester avec nous pour l’instant. Et aussitôt, on se met à jaser, lui et moi, de tout et de rien. De course et de marathon pour commencer, alors que le sentier sillonne dans la forêt, dévoilant ses lacs et ses montagnes.

Déjà le 4e km! Ça passe définitivement plus vite en jasant! Mes parents ont eu le temps de se rendre au premier rendez-vous que je leur avais montré pour m’encourager. Je suis chanceux, car ils ont décidé de me suivre ainsi jusqu’à l’arrivée. Et je suis doublement chanceux: ils m’ont aussi amené au départ, avec Philippe, nous évitant ainsi de devoir prendre les autobus officiels du marathon qui partaient définitivement trop tôt à mon goût de St-Jérôme.


À notre droite, un canard fend l’eau miroir d’un grand lac. C’est si calme et paisible! Sauf pour notre jasette, à moi et Vincent. On parle et on parle encore, tellement que je reste surpris lorsque je vois apparaître les pancartes des km. Déjà un autre de couru? On longe la rivière du Nord et voilà qu’on passe entre deux parois rocheuses; un mont éventré en son centre pour y laisser passer jadis les trains. Aujourd’hui, c’est plutôt des centaines de coureurs qui sont venus s’y dépasser.

Devant moi se présente un autre tableau que seule la nature sait si bien peindre: une forêt de feuillus jaunes et orangés que l’on traverse sous les rayons du soleil levant. Zut, j’aurais dû courir avec mon appareil photo, l’automne est si spectaculaire cette année! On doit se ralentir à quelques reprises tellement les faux-plats descendants invitent à la vitesse. Le marathon aurait dû s’appeler le P’tit TGV du Nord!

Vers le 10e km, mes parents sont là à nouveau. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! Évidemment, car le contraire aurait été plutôt inquiétant. Mais moi et Vincent, on a trop de jasette pour penser à ça. On parle de quoi, de nos blondes, de nos enfants qui grandissent si vite, de notre propre enfance tant qu’à y être. Oh! De l’autre côté de la rivière qu’on ne cesse de longer se prélassent des dizaines de bernaches sur un terrain de golf. Je me demande bien à la hauteur de quelle ville nous sommes rendus. Probablement Ste-Adèle.

Les kilomètres filent et défilent et nous voilà déjà rendus à mi-parcours. L’équipe de chronométrage Jikko est là avec un cadran et une webcam pour immortaliser notre passage. Un peu moins de 1h27, pile dans les temps. Mes jambes commencent à fatiguer un peu, mais rien d’inquiétant. Vincent aussi va bien, mais on a perdu Philippe récemment. J’espère que tout ira bien pour lui malgré tout. On n’aurait pas dû se mettre à jaser d’élections municipales, c’est sûrement ça qui l’a achevé!


En plus de mes parents, la conjointe de Vincent était là pour le ravitailler une seconde fois. Il hésite à garder la bouteille de boisson sportive avec sels minéraux qu’il s’était préparée, mais je lui propose de la prendre. Le mercure monte rapidement et on serait fous de s’en priver. D’ailleurs, merci Vincent d’avoir partagé tes bouteilles avec moi!

C’est drôle, mais je pensais que le parcours était un long faux-plat descendant jusqu’à l’arrivée. Vincent me confirme que non pour l’avoir étudié de plus près que moi: il y a bien quelques légères pentes, comme celle-ci au 27e km. Malgré tout, notre rythme et notre détermination ne vacillent pas. Mais on est rendus pas mal moins bavards. Dire de simples phrases est devenu essoufflant depuis peu. Vincent a l’impression qu’il n’arrivera plus à tenir encore bien longtemps, mais je l’encourage à s’accrocher. Le 2/3 est fait!

Zut, au 29e km, une crampe au mollet l’oblige à arrêter. Il me dit de continuer; je lui souhaite bonne chance. Ça fait bizarre de se retrouver seul soudainement, alors j’essaie d’aller chercher le coureur devant moi, mais on est pas mal de la même vitesse. Je m’accroche et les km défilent. J’arrive enfin à le rejoindre au 33e km alors qu’il ralentit et qu’on traverse un très long tunnel. Assez impressionnant! Sur les murs, diverses graffitis, dont quelques oeuvres intéressantes. Zut, j’aurais vraiment dû traîner mon appareille photo avec moi!

Puis en sortant du tunnel, la baisse d’énergie me frappe également. Le mur du marathonien à 9 km de l’arrivée. J’essaie de me battre, mais rien n’y fait. Bon, ce n’est pas catastrophique, je peux encore faire moins de 3 heures que je me dis. Sauf que… plus les kilomètres passent et moins ils passent vite. J’essaie de prendre un gel et je sens l’énergie revenir… pour repartir après 1 km. Mon réservoir d’énergie est vraiment vide…


Au 37e km, je m’accorde le temps de marcher au poste de ravitaillement pour bien boire les verres que me tendent généreusement les bénévoles. Merci! Plus que 5 km, mais j’aimerais tellement m’étendre, là, sur ce tapis de feuilles mortes en bordure de la piste et regarder les coureurs passer, les encourager à mon tour. L’envie est incroyablement forte, mais je me raisonne: je suis là pour finir ce marathon, advienne que pourra!

Les derniers kilomètres se font sur une piste asphaltée et je les parcours péniblement. Je suis si content lorsque je vois enfin l’arche d’arrivée! Enfin! Pas ma meilleure performance, mais je suis très fier malgré tout de mon 3h02. Dans l’aire d’arrivée, je remarque nulle autre que Jacqueline Gareau, l’une de nos plus grandes marathoniennes, et je prends 2 minutes pour aller lui jaser. Je retrouve également Vincent (qui a finalement fini quelques secondes derrière moi!) et Philippe, qui ne l’a pas eu facile, mais qui s’est battu jusqu’à la fin.


Bien entouré d’amis et de ma famille, je savoure ma collation d’après-course et la bonne bière qui vient avec. Si vous aimez courir en nature, je vous recommande chaudement ce marathon, organisé de main de maître! Et si vous parvenez mieux que moi à gérer votre dépense énergétique, un record personnel vous y attend, c’est presque certain.

 

Ma course sur Strava
Site officiel: www.marathondupetittraindunord.com

Mathieu Gagnon pour Courir.org
Courriel: gagnon.mathieu@gmail.com
Suivez-moi sur Strava ou sur Facebook

Lien boutique
Circuit Endurance
Espace à louer
2026 Parc Angrignon
Espace à louer
Boutique dM
Circuit Sirius
Club Cent
Espace à louer
Espace à louer
https://www.courir.org/apropos/publicites/
Espace à louer
Les bonnes adresses
Les bonnes addresses, autres passions
Éthique du coureur

Sidebar > Bas Pleine Largeur

Abonnez-vous à notre Infolettre

Bienvenue sur courir.org

Passionnés de course à pieds vous êtes les bienvenues sur Courir.org. Courir.org est la références au Québec pour tous vos besoins en course à pied depuis 2000.

Vous retrouverez toutes les informations que vous recherchez: des dernières nouvelles au calendrier de course à pied du Québec.

Joignez vous en tant que collaborateur en envoyant vos nouvelles, chroniques, photos, vidéos, événements et autres pour alimenter la communauté francophone de course à pieds du Québec.

Courir.org
  • Calendrier des courses
  • Tournée Courir.org
  • Publicités
  • Contactez-nous
  • À propos de nous

Courir.org ® Tous droits reservés