5e
au 1/2 Ironman Gulf Coast, Panaman City, Floride
Chers
amis,
Je
vous écris ce petit compte rendu de mon lit où je suis
presque confiné en raison des multiples ampoules qui m'empêchent
de me déplacer depuis ma compétition la fin de semaine
dernière. Je dois puiser dans toute ma concentration et dans
ce qui me reste d'énergie pour oublier la douleur persistante.
Mais non, mais non! Je vous joue du violon. Vous savez comment j'aime
les mélodrames...
Plus
sérieusement, le 10 mai, j'ai participé à la 21e
édition du Gulf Coast Triathlon à Panama City en Floride.
Cette année, cette compétition consistait également
en les championnats régionaux du sud des États-Unis. Je
faisais partie du groupe relevé d'amateurs et de professionnels
qui s'alignait pour le départ sur la plage à 6 h 20. Depuis
quelques jours, les organisateurs et les compétiteurs ne savaient
pas si l'océan nous permettrait d'engager le combat le jour prévu
de l'événement. En fait, les vagues atteignaient une hauteur
de cinq à six pieds, une raison suffisante pour annuler l'épreuve
de nage. De mon côté, j'avais confiance : je m'étais
bien alimenté et reposé grâce à mes hôtes
: D&A Gadd.
La nage de 2 km fut entreprise de façon laborieuse. Les vagues
nous frappaient au visage et nous faisaient piquer dans l'eau comme des
dauphins. Dès le début, j'ai décidé de suivre
un sage conseil, soit de conserver mon énergie à la nage.
J'avais hâte de mettre à l'essai ma nouvelle combinaison
de natation ARENA. Sans compter que je trouve que j'ai vraiment fière
allure dans celle-ci (OK, OK, c'est à vous de juger de mon apparence).
Mon plan de match consistait à suivre les bouées, à
me concentrer sur ma technique, à ne pas m'accrocher à qui
que ce soit, et à profiter des vagues au retour. Je suis demeuré
à portée d'un groupe de quatre nageurs, bien sagement à
l'arrière. Tout à coup, je me suis rendu compte que j'étais
en tête, poussé par les vagues vers les bouées. Je
suis sorti de l'eau à quelque 100 mètres de l'arrivée
de la nage. À ce moment-là, j'étais plutôt
en colère et tout fin seul. Une fois dans la zone de transition,
j'ai constaté que j'étais en fait le 3e ou 4e compétiteur
à enfourcher son vélo. Merci Ian!
Une fois sur le vélo, je me suis appliqué à garder
mon calme et à bien gérer mes efforts. Avant cette course,
je n'avais pas accumulé énormément de kilométrage
sur le vélo. Je suis passé du 3e au 9e rang et à
deux doigts d'un accident avec Peter Traylor (4e au classement général)
qui m'a dépassé à toute vitesse en me criant d'aller
plus vite. J'aurais bien aimé rouler à son rythme, mais
mes jambes m'avisaient de conserver une cadence élevée et
une vitesse plus lente! J'ai deviné (quelle perspicacité!)
que j'éprouvais des difficultés quand la première
femme au classement général m'a dépassé. J'ai
continué de boire et de bouffer mes PowerGel jusqu'à la
seconde zone de transition terminant l'épreuve de 90 km de vélo.
En mettant les pieds au sol, j'ai remarqué et ressenti que mes
jambes étaient plus fatiguées que prévu. Je me suis
demandé : « Pourquoi me faites-vous encore ce coup-là!
» J'ai alors eu recours à un petit subterfuge pour les tromper.
Je leur ai dit qu'il n'y avait que 13 sections (13 milles) à parcourir
et non 21 sections (21 km). Et puis j'ai franchi les postes de ravitaillement
un à un, déversant toutes les fois un verre de glaçons
dans mes culottes, et buvant à toutes les occasions possibles.
LA CHALEUR ÉTAIT SUFFOCANTE ! (plus de 90 degrés fahrenheit).
Au deuxième mille, je ralentissais déjà. J'étais
si lent que je croyais que je courais à reculons. Et puis j'ai
repris ma concentration quand j'ai aperçu un coureur devant moi.
Je l'ai rejoint, dépassé, et puis un autre, et un autre.
Je n'avançais pas plus vite, mais ma confiance augmentait. Quand
j'ai dépassé Scott Duprex, il m'a dit « Go for it!
» en me donnant un « high five ». Merci bonhomme! Je
me suis rappelé pourquoi je fais des triathlons. Pour surpasser
mes limites mais aussi pour la camaraderie.
Il ne restait que deux milles à faire. Je sentais la chaleur du
soleil me caresser le dos. Le dernier droit a été survolé
comme dans un rêve. Je courais, je courais sur un nuage sans me
rendre nulle part. J'ai franchi la ligne d'arrivée au 5e rang.
J'étais très content de mon résultat. C'est Allan
qui a le mieux résumé cette compétition : «
Ta nage fut formidable, et ta course fut très satisfaisante considérant
le marathon que tu as couru il y a quelques semaines. Tes transitions
étaient très rapides. Mais, ton vélo, ce ne fut pas
terrible Luc.»
5th
at Gulf Coast 1/2 Ironamna in Panama City
I am writing these few words from my bed. I am nursing my blisters from
the past weekend. It takes all my concentration and strength to find it
in me to block off the pain... I love being melodramatic :-)
Seriously... on May 10, 1 took part in the 21 st edition of the Gulf Coast
Triathlon in Panama City Florida. This year's edition was the host of
South USA Regional Championships. A strong field of amateurs and pros
started the uncertain day at 6h2Oam. During the preceding days of the
race, competitors and race organizers were uncertain if the ocean would
allow us to battle on the given day. Waves were 5-6 feet high. which might
be a reason to cancel the swim. Anyway, I felt confident, well fed, and
rested thanks to my host family: D&A Gadd.
The 2 km swim started with a succession of dolphin dives and waves slapping
us in the face. I had the firm intention to follow the advice of an "old"-wise
(?)-man to "BACK OFF" on the swim. I was very excited to try
my new ARENA racing suit... Not to say that I did not look good in it
(OK I will let you be the judge of that!!!). The game plan was to follow
the buoys, think about my technique, don't try to follow anyone, and surf
the waves on my way back. I did all that until I got lost on my way back
to the beach. I found a group of 4 swimmers and staid behind. Suddenly,
I found my self at the front of the field and surfing towards the buoys.
I got out of the water close to I 00m away from the swim exit. At that
point I was very mad and alone... I ran in transition to see that I was
the 3rd or 4th athlete on the bike... Thanks Ian!!!
As I got on my bike, I felt confident as long as I keep my cool on the
bike. I came in the race with very little mileage on the bike. I went
from 3-4th to 9th place. I almost crashed when Peter Traylor (4th over
all) zoomed by me while yelling at me to go faster... I would love to
been able to stay with him... but my legs were happier to go at a high
cadence and slow speed! I knew I was in trouble when the Ist woman overall
I passed me on the bike... I kept drinking and eating my PowerGel and
rolled in transition after the 90km bike leg...
I jumped off my bike and felt that my legs were in worst shape than I
thought... I was asking myself- "Why are you doing this again?"...
I started the run and tried to fool my legs by saying that I only had
to run 13 sections (13miles) on the run and not 21 sections (2 1 km).
I took it one aid station at the time... one more cup of ice in my pants
at the time... one more drink at the time... "MAN WAS IT HOT OR WHAT!!!!"
(upper 90s). I started to fade out after... 2miles. I felt so slow that
I thought I was running backwards. I was able to get my head back in the
race when I saw a runner in front of me. I pick him up... and saw an other
one... and an other... I did not feel faster... but it helped me going
forward. As I passed Scott Duprex, he gave me a high five and said to
go for it! ... Thanks MAN! It reminded me why I started triathlon. Not
only is it to test each other's limits, but also for the camaraderie.
With less than 2miles to go, I could fell the heat on my back. The last
straight line seemed like a dream... I was running and running but not
going anywhere. I crossed the finish line in 5th place. I was feeling
happy with my result... The event was best resumed by Allan: " You
had a awesome swim... and a good run considering you marathon a few weeks
ago... your transitions were as fast as usual... but Luc, your bike was
mediocre!!!".