![]() |
|
|
Chronique triathlon > Jessica Charron présente !
Les Championnats du monde de triathlon 2004, Île Madère, Portugal.
Lors de la conférence de presse tenue à Funchal, ville hôte des Championnats du monde, sur l’île Madère, Portugal, Greg Bennett de l’Australie (1er sur la coupe du monde de triathlon), Ivan Rana de l’Espagne (Champion du monde 2002 et 2e en 2003) ainsi que Rasmus Henning du Danemark (Champion d’Europe 2004) ont clairement dit que leur course Olympique était leur objectif ultime de l’année 2004 et que c’est en août plutôt qu’en mai qu’ils seront au sommet de leur forme. Il reste que ce Championnat du monde devenait pour certains la dernière chance de participer aux Jeux Olympiques et la compétition était extrêmement féroce. Ce sont donc des départs impressionnants et beaucoup plus nombreux que sur les course de la Coupe du monde qui se sont donné le 9 mai dernier sous le soleil étincelant de Funchal. 90 triathlètes Élites (hommes) et 87 Élites (femmes) ont pris part à la course. De plus, les Championnats du monde de triathlon regroupent les athlètes en développement U23 (Under 23) et Junior Élite ainsi que les athlètes amateurs. En tout, plus de 1 600 athlètes représentaient 60 pays. Comme l’a dit M. Less Mac Donald, Président de l’ITU (International Triathlon Union) : « Le triathlon, c’est une grande famille. Ici, tout le monde est réuni pour une grande fête et le triathlon est le seul sport à réunir au même endroit les Championnats du monde Élite, amateur et handisports.» Il est vrai qu’il y avait beaucoup d’ambiance à Madère, cette île volcanique qui fût autrefois visité par Christophe Colomb, la Princesse Sissi d’Autriche et Charles Darwin. Ses paysages spectaculaires, déclarés « Héritage naturel mondial » par l’Unesco, sont remplis de milliers de fleurs tropicales et arborent des forêts datant de l’ère tertiaire. Ses reliefs, tourmentés par une chaîne montagneuse d’une altitude de 1 200 m où culminent quelques pics, offraient un défi de taille aux triathlètes du monde entier. Plus particulièrement pour les athlètes amateurs qui devaient parcourir une boucle de 40 km très montagneuse. «Après plusieurs montées, j’ai descendu une pente pendant près de 5 minutes et j’ai atteint une vitesse de 85 km/hr!» nous dit Dany Bellavance, un triathlète de Trois-Rivières participant aux Championnats du monde dans la catégorie des 30-34 ans. Chez les femmes Élites, c’est l’Américaine Sheila Taormina qui a gagné les honneurs cette année avec un temps de 1 :52 :17. «J’avais une avance de plus de 35 secondes après la portion natation. J’ai maintenu cette avance en vélo sans trop en souffrir même si je roulais seule. Mes pulsations se sont misent à monter vers le 30e kilomètre et j’ai décidé de laisser le peloton de chasse me rattraper.» Sheila nous avoue que les décisions sont très importantes tout au long d’un triathlon. Cette décision de se laisser rattraper par le peloton de chasse a permis à Sheila de sauver de l’énergie pour la portion course à pied et de gagner le titre de Championne du monde. Natasha Filliol a été la première canadienne à franchir le fil d’arrivée. Cependant, sa 16e position en 1 :55 :25 ne lui a pas permis de se classer pour les Jeux d’Athènes. «Cette course était très compétitive. Je suis heureuse de mon classement et il m’aurait fallu la meilleure performance de ma vie pour terminer parmi les 8 premières et obtenir ma place sur l’équipe Olympique. Je serai prête pour la Coupe du monde d’Edmonton le 11 juillet prochain. Ce sera ma dernière chance de me classer et je suis très confiante.» Samantha Mc Glone, après une excellente course sur la Coupe du monde de Mazaltan au Mexique en avril dernier où elle a terminé 5e compte aussi sur la Coupe du monde d’Edmonton pour obtenir sa place sur l’équipe. Elle a terminé 52e aux Championnats du monde. Carol Montgomery, qui à 37 ans est l’une des doyennes du sport, a terminé 42e avec une course à pied beaucoup plus lente qu’à son habitude. Elle a cependant obtenu par défaut sa place sur l’équipe Olympique étant donné qu’aucune autre canadienne n’a terminé parmi les 8 premières. Chez les hommes Élites, Sébastien Laflamme a terminé 64e en un temps de 1 :48 :15 soit 7 minutes derrière Bevan Docherty de la Nouvelle-Zélande qui a enlevé le titre à Ivan Rana de l’Espagne, visiblement mécontent, sur un sprint final très spectaculaire en 1 :41 :04. Une seule petite seconde sépare la première de la deuxième position chez les hommes. «C’est de loin la course la plus compétitive à laquelle j’ai participé. Je suis très heureux de mon classement.» nous dit Sébastien. Chez les femmes U23, Kathy Tremblay a terminé au 9e rang après une excellente course. «Je suis bien sortie de l’eau et mes transitions très rapide m’ont permis de me tenir dans le peloton principal pour la portion vélo. «Ma tactique était de partir en contrôle pour la portion course à pied et de terminer très forte. Environ 500m avant la ligne d’arrivée, j’étais avec 3 filles luttant pour la 8ième position. Nous avons augmenté la cadence pour un sprint final. J’ai fermé les yeux sur les derniers 100m pour oublier la douleur et donner tout ce que je pouvais. J’ai tout donné pour cette 9e postition.» nous dit Kathy. Dans la catégorie handisport, nos athlètes canadiens se sont démarqués et Chantal Denholm, qui en était à sa première participation aux Championnats du monde, a remporté l’or chez les femmes. «Je suis très heureuse de ma course. Jamais je n’aurais pensé détenir le titre de Championne du monde.» Plus de 275 000$ US en bourse étaient répartie sur les 15 premières positions des hommes et des femmes. Nous sommes donc assez loin des salaires versés à certains athlètes professionnels. Alors, qu’est-ce qui motive ces athlètes à maîtriser 3 sports et à performer dans l’une des discipline sportive la plus exigeante qui soit? Les athlètes interviewé à ce sujet nous ont dit que c’est le sentiment d’accomplissement personnel et la poursuite de ses rêves qui leur donne la flamme de poursuivre leurs activités. La préparation, les enjeux, l’excitation, la performance et les sentiments qui remplissent les triathlètes après avoir dépensé tant d’énergie pour se mesurer aux meilleurs sont ce qui fait des Championnats du monde, une course exceptionnelle. Au-delà du classement, il ne faut surtout pas oublier le chemin que chacun de ces athlètes s’est tracé pour se rendre à un tel niveau. Certains ont fait la course de leur vie, d’autres sont peut-être déçus mais je tiens à souligner le courage de chacun. Vous pouvez consulter la liste complète des résultats en visitant ce site: http://www.trimadeira2004.com Jessica Charron pour Courir.org
|
|
| Fondatrice Courir.org : Nathalie Collin | Conception
: Jean Joly |
Informations : 514-387-0404 |
||