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Le Marathon des Deux Rives Cette dixième édition demeurera mémorable pour les quelques mille participants. D’abord, l’organisation toujours excellente y a mis une touche de célébration : une médaille étincelante « grandeur nature », une casquette identifiée et un chandail à fibre « tecno » très apprécié. Seule la température, contre laquelle on ne peut rien, n’a pas voulu collaborer à la fête. Une cycliste du club « Les sentinelles de la route » (quel beau nom!) m’a dit en passant que nous avions la température idéale! Pour une cycliste, peut-être? Sûrement pas pour les marathoniens dont l’humidité et la chaleur sont les pires ennemis. Ce fut le cas en ce 26 août 2007. Au départ, une humidité imperceptible (92% m’a-t-on dit par après) puis un soleil de plomb nous ont fait transpirer un bon coup. Si on n’y prend garde, cette sudation abondante amène une perte d’énergie et conduit au coup de chaleur pour certains qui ont négligé l’hydratation interne et externe. (J’ai vu un coureur que les secouristes à vélo refroidissaient à l’aide de bouteilles d’eau en attendant l’arrivée de l’ambulance). Au dire des participants et des participantes, le marathon de Québec n’est pas facile, sans que l’on sache exactement pourquoi. D’ailleurs, les créateurs de ce marathon l’ont appelé à juste titre celui des Deux Rives, celle de Lévis et celle de Québec. De fait, il s’agit de deux demi marathons de difficultés inégales. La portion lévisienne est tout de même assez descendante sauf les approches du Célèbre Pont (23ième au 29ième) mais nous sommes déjà dans le deuxième portion. Après les 700 mètres de descente du Vieux Pont, la portion québécoise (les 10 derniers kilomètres) est assez plane. Malgré cela, la tâche des marathoniens n’est pas facilitée pour autant; car la fatigue accumulée ralentit la plupart d’entre eux et, cette année, les conditions climatiques sont venues ajouter à la difficulté. À la fin d’un marathon, on nous dit « d’ignorer les signaux de fatigue que notre corps envoie à notre cerveau ». Dans mon cas, ce fut mon corps qui a contrôlé mon cerveau! Alors que mon moral tombait à plat, j’ai dû « ramer » pour terminer en 4 h 40, mon pire temps en 10 tentatives sur ce marathon. Étant parmi les « persévérants » j’avais déjà hâte le lendemain de me reprendre à Montréal, le 9 septembre prochain... Merci à Denis Therrien, l’architecte de ce dixième anniversaire, et à ses nombreux bénévoles qui ont su « lacer » ces dix années en un pont de l’amitié pédestre. Rosaire Gagné, marathonien pour Courir.org (ultrathon@hotmail.com)
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