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Le coureur propose... le marathon dispose ! Voilà bien ce qui s’est produit pour moi le 15 avril dernier au marathon de Paris. Je m’étais, je pense, bien entraîné et la confiance y était. Mais ma « bête noire », la chaleur, a eu raison de mes efforts en vue d’un chrono que j’espérais en dessous des 4 heures. Il semblerait qu’en cette journée de canicule un record de 1951 aurait été atteint! C’est vous dire le courage des 31 000 finissants et la déception des 5 000 participants qui n’ont pu terminer. Quant au parcours des 42 km de Paris, on peut le qualifier d’aisé et agréable. Partant de l’Arc de Triomphe, les coureurs arpentent les Champs Élysée vers le Bois de Vincennes en contournant Place de la Bastille puis, suivant la Seine jusqu’au Bois de Boulogne, ils retournent à l’Étoile par la rue Foch. Que demander de mieux pour un parcours de marathon dans la Ville Lumière. Le marathon de Paris est un gros marathon avec tous les inconvénients qui s’y rattachent. Au départ, 36 000 coureurs, ça prend de la place et c’est lent à se déplacer. Malgré l’excellente organisation des SAS (aires de départ), le coude à coude tout au long de la course n’est pas sans occasionner quelques bouchons (de circulation) aux points de ravitaillements. Peut être aurions-nous pu éviter ces congestions si les points d’eau eussent été plus distants du ravitaillement. La température exceptionnellement chaude (25 degrés à 28 degrés Celsius) a certainement contribué à rendre la tâche plus difficile dans la dernière partie du parcours, au Bois de Boulogne particulièrement, où les interventions ambulancières furent nombreuses! Des postes d’eau plus rapprochés (ils étaient au 5 km), auraient permis un meilleur rafraîchissement dans les 10 derniers kilomètres. Vu la foule de participants, les derniers, à ce qu’on m’a dit, ont peiné à trouver l’élixir du marathonien. Le salon du coureur et le guide du marathonien n’ont rien à envier à ceux des marathons de New York et de Boston. Les meneurs d’allures, présentés aux participants lors du souper aux pâtes, ont aussi bien rempli leur rôle. Bref, ce marathon de Paris, à sa 31ième édition, a certainement sa place parmi les grands marathons mondiaux. Malgré une température qu’on aurait espéré plus propice aux émules de Philippides, ce marathon demeure une épreuve pédestre à faire au moins une fois dans sa vie. Quand à moi, je me dis qu’il y en aura d’autres! Peut-être qu’un jour prochain, toutes les conditions seront réunies pour me permettre de réaliser le chrono humainement souhaitable! Faut viser haut, sans pointer un objectif lune, n’est-ce pas! Rosaire Gagné, marathonien pour Courir.org (ultrathon@hotmail.com)
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