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Courir 26.2 mille, c'est long! Aller faire un marathon à New Orleans en passant par Myrtle Beach, c'est long! Lorsqu'on roule 26.2 milles sur un « parkway », on perçoit que c'est une longue distance. Je ne puis croire que j'ai fait deux fois cette distance à une semaine d'intervalle, une fois dans le froid, le 17 février, en Caroline du Sud et l'autre fois à la chaleur en Louisiane. Ce fut deux expériences identiques, c'est-à-dire également pénibles pour moi, vu mon manque de préparation. Pour le premier marathon, un départ aux alentours de 28 degré Fahrenheit favorisait le nordique que je suis. Cependant, dès la demie du parcours la fatigue m'a rattrapé et fit en sorte que l'arrivée fut ardemment souhaitée! Comme à chaque nouveau marathon, nous avons dû nous familiariser avec les lieux de départ et d'arrivée; nous découvrîmes que le salon du coureur était à six milles du départ alors que le post-party était encore plus loin à Myrtle Beach nord. Mais, ça valait la peine de s'y rendre après l'effort, pour festoyer avec nos amis autour d'une bonne bouffe arrosée de Mechelob gratuite. Bref, ce marathon et son demi au parcours plat gagne en popularité avec ses quelques 5,869 participants. Après ce bain de fraîcheur imprévu, nous mettons le cap vers le pays Cajun en passant par Atlanta. Nous disposions d'une semaine pour nous rendre à la Nouvelle- Orléans. Heureusement, car un bris automobile nous a fait perdre une journée. Nous sommes donc arrivés trois jours avant notre deuxième marathon, assez tôt pour constater la désolation de certains quartiers causée par Katrina. Somme toute, la ville a repris vie et le French Quater son atmosphère swing enivrant. Le jour du marathon, la chaleur était au rendez-vous égalant la date du calendrier en ce « 25 » février. Contrairement à Myrtle Beach les services étaient centralisés autour du gigantesque Superdome; tout près se trouvait le salon du coureur à l'hôtel Inter-Continental sur l'avenue St-Charles tandis que départ et arrivée étaient à l'ombre de l'imposante demeure des « Saints » sans oublier le pratique stationnement gratuit à l'intérieur. Arrivé tôt le matin, (en fait les premiers participants!) nous étions fin prêts pour le départ à 7 heures. Ayant souffert d'une inflammation au dos depuis Myrtle Beach, mon enthousiasme n'était pas débordante. Commencer un marathon sans être confiant de le terminer, ce n'est pas l'attitude d'un « Vainqueur ». Heureusement, qu'à la mi-parcours un copain a joint sa foulée à la mienne sinon s'en était fait du marathon pour moi. Puis, un mille à la fois, j'ai tenu le coup jusqu'à l'arrivée au Superdome dont le contournement me parut interminable. Content d'avoir terminé malgré tout, je laissai à d'autres le soin de goûter aux fèves au lard (beans) et sandwichs Subway qu'on nous offrait après la course : menu un peu indigeste pour moi après avoir couru un marathon! Je me contentai d'une boisson gazeuse sucrée pour retrouver un peu d'énergie en ralliant mon épouse et mes amis. Comme j'ai terminé troisième de ma catégorie (65-70) à ces deux marathons, cela a mis un peu de « baume » sur l'insatisfaction de mes chronos. Enfin, pour les amateurs de chiffre nous étions 3 538 participants (1775 hommes et 1763 femmes) au marathon de Myrtle Beach dans une température hivernale mais que 1 084 (720 h. et 364 f.) à New Orleans dans une chaleur tropicale. Rosaire Gagné, marathonien pour Courir.org (ultrathon@hotmail.com)
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: Jean Joly |
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