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Avant et après Chers coureurs et coureuses, cette édition de mes aventures dans le Sud sera écrite en deux temps: avant et après les vacances de Noël. Avant À la fin d’un camp d’entraînement automnal plutôt calme, je me suis enfin jeté dans la saison de longue distance. Toutefois, je ne l’ai pas fait de la même façon que dans les années précédentes. Contrairement à mon habitude, je n’ai pas participé à un maximum de courses et j’ai, pour de nombreuses raisons, manqué au moins trois demi-marathons que j’avais l’habitude de courir, entre octobre et décembre. N’allez pas croire que je deviens paresseux ou que je perds la passion de la compétition, loin de là! Mais, comme je l’ai mentionné dans mes précédentes collaborations, je suis en période de transition. Depuis mon dernier marathon en février, je me suis permis d’avoir encore plus de variété dans mon programme d’entraînement, une tendance amorcée il y a quelques années déjà, et je m’amuse beaucoup plus de cette façon. Au point où je passe parfois moins de temps à courir qu’à faire d’autres activités physiques. Dans le passé, je devais me concentrer sur mon marathon annuel (en février) une bonne partie de l’automne et de l’hiver aussi. En plus, il m’a toujours fallu du temps pour m’en remettre, ce qui revenait à passer presque six mois avec ça dans la tête, tout le temps. Heureusement, j’ai atteint mes objectifs et je suis en train de passer à autre chose. Cet été, pendant que j’essayais différents programmes d’entraînement sur DVD, que je travaillais sur la vitesse et que je faisais de la courte distance en groupe, ce qui était davantage un travail de motivation qu’un entraînement comme tel, je me suis rappelé qu’il y a longtemps que je voulais faire du vélo plus sérieusement. Ainsi, fin septembre, j’ai pris ma vieille bicyclette et j’ai tenté un duathlon (course-vélo-course) avec un résultat plutôt satisfaisant. À cause de mon équipement peu adéquat et du manque d’entraînement sur deux roues, il a fallu que je pédale à fond pour arriver à me tailler une place parmi les vrais cyclistes, mais ça s’est quand même bien passé, ce qui m’a donné le goût de revivre l’expérience et aussi de me fixer des objectifs plus sérieux pour cette nouvelle aventure. Je continue de courir, bien entendu, mais avec le marathon, j’en suis presque arrivé au point où j’allais laisser tomber, parce que l’entraînement devenait comme un emploi à temps plein. Maintenant, si je cours, il faudra absolument que j’aie du plaisir à le faire. Tout cela pour dire que je me suis mis à remplacer certaines courses par des entraînements de vélo, en solo la plupart du temps. J’ai parcouru jusqu’à 80 kilomètres en randonnée sur la levée où j’ai fait tant de millage (à pied) depuis que je vis dans le Sud. Chaque sortie me rappelle des souvenirs. Et si vous m’avez déjà lu, vous savez que c’est quelque chose que j’aime bien faire: regarder en arrière en dedans (coeur), regarder droit devant en-dehors (tête) et essayer de garder tout ça en équilibre. Maintenant, alors que je suis prêt à m’envoler vers Montréal pour la période des fêtes et que je pédale plus souvent et plus loin, en route pour mériter mon nouveau vélo (pas avant d’avoir parcouru 125 kilomètres en une seule randonnée), j’en suis aussi à quelques jours de l’anniversaire de mon demi-marathon à reculons. Dimanche, avant de partir vers le Québec, je suivrai le même parcours, mais par devant cette fois-ci. Cette course ayant été mon premier test à vie pour cette distance, le lieu de nombreuses épreuves, souvent pénibles, et le parcours de ma tentative de record Guinness l’an dernier, est devenue un incontournable de ma saison de compétition. Finalement, le plus drôle dans tout ça, c’est que maintenant que j’ai décidé de ne plus courir la longue course, presque tous mes amis se préparent pour le marathon du Mardi Gras en février et sont donc en pleine progression vers les 26,2 miles. Certains m’ont même promis de produire un meilleur temps que le mien en fin de semaine. Peu importe, je suis prêt à leur rendre la tâche aussi difficile que je le pourrai et, si les choses ne tournent pas à mon avantage, il y aura toujours d’autres courses. Au moins, maintenant, je cours avec le sourire. C’est à suivre. Richard Strasbourg pour Courir.org
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