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Sweet Home Louisiana Vendredi matin en Louisiane, ça sentait le printemps et le moment était parfait pour un petit voyage. Le prétexte: une course de 10 kilomètres: l’Azalea Trail Run, dans les rues de Mobile, en Alabama. Ainsi, moi et deux de mes fidèles complices nous nous engageons sur la route de Mobile, rejoints par deux autres de nos acolytes avant même d’atteindre notre destination. Tout semblait annoncer une belle aventure. Aussitôt arrivés et installés, ma troupe et moi entreprenons de découvrir la ville. Le temps file, alors que nous passons une partie de notre temps perdu et le reste à établir le contact avec les locaux, d‘un endroit à l‘autre: resto italien, boîtes de nuit américaines et même un pub Irlandais. Cette partie de notre expédition se termine plus tard, au 17ième étage d’un hôtel voisin du nôtre. Un petit tour sur la piste de danse et retour à la maison ou de ce qui s’en rapproche le plus. Samedi matin, aussi prêts que possible, nous nous joignons à quelques milliers de coureurs et coureuses, plusieurs de la Nouvelle Orléans, même le directeur du New Orleans Track Club chaussant ses souliers pour notre rituel hebdomadaire. Le temps pour mes amis de me rejoindre, de danser au son d’un autre excellent band, en mangeant du riz aux fèves rouges, nous pensons déjà à notre prochaine course, quelques heures plus tard à New Orleans. Aussitôt que tout le monde sent meilleur et se glisse dans des vêtements secs, nous sommes de retour sur l’autoroute en direction de notre chère Louisiane. Les heures filent alors que le volume de la radio et des discussions rivalisent pour enfin s’entendre sur une trêve. L’heure de la sieste a sonné pour mes amies et je souris en jetant un oeil à ma droite et dans le rétroviseur à l’occasion. En tant que capitaine de ce bel équipage, je conduis enfin ma troupe vers le site des 5 kilomètres de l’hôpital Ochsner, au pied de la levée, en bordure du Mississipi. Sur le départ, alors que les haut-parleurs tombent en panne au moment le plus inopportun: l’hymne national, la foule assemblée sous un soleil de plomb termine en choeur ce rituel d’avant- course, maintenant si familier pour moi mais particulièrement émouvant en ce chaud samedi après-midi. Pendant la première moitié du parcours, je pense au plaisir de courir. Aussi à mes amies qui ont décidé de s’en tenir à la course d’un mile ou au party d’après-course et qui m’attendent à l‘arrivée. Le temps passe très vite, alors que je m’affaire à rattraper plusieurs compétiteurs, ralentis par la chaleur. Le chemin du retour se fait sur la levée où souffle une délicieuse brise, rafraîchissante comme un beau rêve éveillé. Je rêve d’un autre party qui ne tarde pas à arriver et qui m’aide un peu à accepter un temps bien ordinaire. Le temps de récolter quelques accolades et de manger à ma faim, je célèbre une fois de plus tout ce que ce beau sport est devenu pour moi. Je fête une vie en santé, des amis qui partagent ma passion, le beau soleil qui se couche sur le Mississipi et enfin, la vie, tout simplement. Et lorsque la fête se transporte à quelques rues de là, après que le band eut abandonné, que le DJ eut remballé son équipement, je rentre à Thibodaux avec une troupe réduite et épuisée, vers un repos bien mérité. Ce soir-là, de retour dans mes affaires, je m’endors avec une pensée pour mes amis de Montréal avec lesquels j’aurai bientôt le plaisir de courir à nouveau. Nouvelle saison, nouvelles aventures et nouvelles raisons de célébrer la vie. À bientôt! Richard Strasbourg Collaborateur spécial pour Courir à Montréal Note : si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à m’écrire à crrroco@aol.com
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