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Championnats mondiaux de duathlon, à Gijon, en Espagne, 2011 - Partie 2 Le dimanche 25 septembre Je suis arrivée presque deux heures à l’avance sur le site de la compétition. Je croyais avoir amplement de temps, mais ce ne fut pas le cas. La zone de transition était accessible une heure plus tard que prévue puisqu’il y avait un duathlon sprint avant nous. De surcroît, il y avait une longue file d’attente pour déposer les sacs d’athlète parce que certains finissants du sprint s’alignaient déjà pour récupérer leurs effets personnels. Enfin, le temps a rapidement filé et ma course s’est entamée à 10 h 20. Il fallait se présenter sur la ligne 15 minutes avant le départ. Il y avait plusieurs vagues avec un départ à chaque 4 minutes. Les femmes et les hommes étaient séparés selon leur groupe d’âge. Lorsque j’ai commencé mon premier kilomètre de course, j’ai été surprise de voir à quelle vitesse le peloton a décollé. Est-ce que ces filles allaient maintenir la cadence? La moitié a ralenti après un kilomètre, mais l’autre moitié a maintenu le rythme d’enfer. J’ai tout de suite compris que la compétition serait très différente du Québec. Je me suis rappelée que les meilleurs au monde couraient à mes côtés et que je devais faire MA course. J’ai été fidèle à mon idée de départ et j’ai complété le 10 km en exactement 40 minutes. Même si j’ai apprécié la course à pied comme toujours, j’ai grincé des dents quand il fallait courir sur de gros galets de roches et dans le gazon mouillé. J’ai un peu regretté mes souliers minimalistes. Par la suite, j’ai enchaîné sur le vélo avec une transition sans pépins. Avant de partir, j’avais longtemps hésité sur le type de vélo à utiliser: vélo de route ou de triathlon? Bicycle Quilicot m’avait gracieusement prêté une bicyclette de route Specialized Amira Expert. Au début septembre, je me suis amusée à rouler dans les côtes avec cette excellente machine, mais j’ai décidé d’opter pour mon vélo de triathlon puisque j’étais plus à l’aise avec celui-ci. Pourquoi changer une formule qui a bien fonctionné tout l’été? Enfin, je n’ai pas regretté mon choix puisque tout s’est bien déroulé... ou presque. Avec seulement 2 km au compteur, mon odomètre m’a laissé tombé. J’ai été un peu déstabilisé en réalisant que je n’avais plus aucun indice de ma vitesse, mais je me suis dit que c’était l’occasion parfaite de rouler au «feeling». Grosso modo, j’ai souffert en grimpant la montagne et j’ai atteint un niveau d’adrénaline incroyable en la descendant. J’ai constaté que je m’étais vraiment améliorée dans les côtes depuis le début de l’été et, surtout, que j’avais pris confiance en mes capacités à la suite du demi-Ironman Timberman (août 2011). La dernière section de course à pied a été la plus douloureuse. Avec près de 2 heures d’efforts dans les jambes, ça brûlait de partout et j’avais de grosses ampoules au pied. Malgré cela, j’ai réussi à finir forte, sans crampes et avec le sourire, bien sûr! En terminant le duathlon, je n’avais aucune idée de ma position étant donné les différents départs. Par contre, je savais que j’avais fait la meilleure performance dont j’étais capable et j’en étais extrêmement heureuse. J’ai adoré la ligne d’arrivée qui était délimitée par un long tapis bleu royal à l’intérieur du stade, ainsi que la médaille en boîte remise à chaque finissant. Seulement après la compétition, j’ai appris que j’étais la première canadienne à avoir traversé la ligne d’arrivée. Parallèlement, j’ai récolté une 5e position mondiale chez les femmes de 25 à 29 ans et, surtout, je me suis dépassée plus que jamais. Cette expérience mémorable restera gravée dans ma mémoire longtemps. C’est si beau la vie lorsqu’on peut vivre sa passion et la partager. Au fait, connaissez-vous la citation d’Albert Schweitzer: «Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage»? J’approuve et j’adore. Merci d’avoir lu mon histoire. Merci à mon entraîneur, Mathieu Sauvé de Peak Performance... Il sait cibler les besoins de ses athlètes. Peggy Labonté, pour Courir.org
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