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Courir en vacances à Cuba Toutefois, l’année dernière, j’ai eu la chance de pouvoir me reposer pleinement en allant au Blue Bay Cayo Coco, à Cuba, en plein mois de janvier. Quitter notre gadoue pour le soleil et le sable chaud du Sud, ça coupe bien un hiver en deux! Pour certains, c’est le repos total, mais pour le coureur que je suis, c’était aussi l’occasion de chausser mes souliers de course et d’explorer, tout simplement. Revenir à la source même de ce qu’est la course: un jeu. Chose que j’oublie hélas souvent lorsque je m’entraîne «sérieusement» pour un marathon! Tout comme mon garçon de près de deux ans qui part à courir en riant simplement parce qu’il le peut maintenant, je pars courir sur la plage, le sourire aux lèvres. À ma première journée, direction Est vers cette plage qui semble s’étirer jusqu’à l’horizon, courant au bruit des vagues qui viennent se briser à mes pieds. Je dois faire attention aux tas d’algues séchées qui jonchent la plage et aux petits arbres en bordure qui étendent leurs branches vers la mer. Puis, la marée haute me force à faire un détour dans la forêt (bien différente de la nôtre!), pour revenir sur la plage et découvrir une île légèrement détachée qui n’était pas visible depuis l’hôtel. Plus loin, une large rivière qui se jette dans la mer me contraint à faire demi-tour, mais pas avant d’avoir examiné les nombreux coquillages présents à cet endroit et d’avoir ramassé quelques beaux spécimens. C’est déjà le coucher du soleil. À l’Est, quelques étoiles commencent à scintiller dans le ciel noirci pendant que les derniers rayons du soleil colorent le sommet des arbres à l’Ouest. La tranquillité apaisante des vagues, la beauté magique des lieux et moi qui cours d’un pas léger pour retourner montrer mes trésors à ma petite famille. Il n’y a pas à dire: lorsque c’est la première fois que l’on a la chance de courir ainsi sur la plage, ça laisse un souvenir inoubliable! La liberté de mouvement, le vent chaud et un soleil de juin en janvier. Le lendemain, j’emprunte la route pour voir ce qui se cache après la courbe, puis l’autre courbe, celle d’après et ainsi de suite. Je n’ai pas remarqué la route à notre arrivée, car il faisait déjà sombre. L’inconnu m’attend donc à chaque pas. Je croise quelques rares voitures de Cubains; ça fait changement des rues grouillantes de Montréal! Tiens, ici un cheval tout maigrichon broute de l’herbe. Mais le soleil est fort et je n’ai pas pensé apporter ma ceinture d’hydratation avec moi en voyage, ce qui me contraint à faire demi-tour beaucoup plus tôt que je ne l’aurais voulu. Demain, je conserverai mes énergies pour aller explorer ce chemin de terre qui m’intrigue. Je découvrirai alors, au coucher du soleil, qu’il traverse un marais et mène vers la plage, de l’autre côté de la rivière infranchissable. On y construira un autre centre de villégiature, c’est inévitable. C’est tellement beau ici. En fait, j’ai tellement aimé ce voyage que j’y retourne cette année, mais dans un autre hôtel, un peu plus loin, question d’essayer un nouvel endroit et d’avoir de nouveaux horizons à explorer. J’adore toujours l’hiver au Québec, mais pouvoir voyager et courir sur des chemins inconnus, il n’y a rien de tel pour se ressourcer. Surtout en hiver!
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Fondatrice
Courir.org : Nathalie Collin |
Conception
: Jean Joly |
Informations : 514-387-0404 |
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