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L'heure
des bilans
Avec les mois qui ont passé, je suis devenu moins baveux et plus tranquille avec quelques passages orageux et quelques passages léthargiques. Néanmoins, les résultats sont positifs. Ma bedaine est toujours là, bien qu'elle me semble plus compacte. Ma blonde est d'accord. Côté cardiovasculaire, je suis maintenant beaucoup plus en forme qu'il y a un an et je me sens mieux outillé pour maintenir mon stress à un niveau normal. Pendant un an, j'ai couru de façon irrégulière. Ma moyenne était de 2 sorties par semaine à raison de 45 minutes par sortie (toujours en moyenne). Je pouvais passer deux semaines sans courir. Heureusement, ce n'était pas un sentiment de culpabilité qui me ramenait dans mes espadrilles, c'était plutôt un besoin irrésistible de me décrasser le système. Dans les grandes chaleurs du début du mois de juillet, même en suant à grosses gouttes, j'avais l'agréable sensation de me nettoyer au jet d'eau sous pression. Le lendemain d'une sortie, je me sens toujours plus détendu, en forme, motivé et en contrôle. Au bout de quelques jours d'inactivité, c'est le besoin de ressentir tout ça qui me pousse dehors piétiner l'asphalte. Grâce à une pause dans mes allergies alimentaires, j'ai pu recommencer à manger des fruits frais. Ça faisait près de vingt ans que je n'avais pas mangé sans cuisson des pommes, des poires, des prunes, des pêches, des nectarines, des abricots frais, des kiwis, des amandes, des noisettes et des avocats. C'est aliments autrefois potentiellement mortels pour moi sont devenus des sources de vie et de vitalité. Croyez-moi, quand j'ai mangé pour la première fois en vingt ans une pomme fraîche dans un verger de St-Hilaire, j'en ai pleuré de joie. Je ne sais pas combien de temps je pourrai bénéficier de cette pause mais pour l'instant, je me considère choyé par la Nature. Attention, je ne suis pas scientifique. Ce que j'écris dans ce paragraphe devrait être pris avec une poche de sel et non un grain. Au printemps 2001, le magazine Québec Science publiait un numéro sur l'alimentation et les OGM. Entre les lignes, j'ai cru comprendre que les adultes comme moi qui consomment (ou plutôt consommait) beaucoup de lait avaient tendance à développer des allergies ou des sensibilités alimentaires. Rien n'était prouvé encore. On faisait aussi valoir l'influence des antibiotiques en grande quantité pris en bas âge, comme ce fût mon cas. J'ai cessé de boire du lait depuis ce temps. Je mange autant de fromage qu'avant et la crème 10% vient toujours se réchauffer dans mon café le matin. Curieusement, un an après, soit en 2002, mes allergies alimentaires ont cessé et mes allergies respiratoires ont diminué considérablement. Est-ce l'effet placebo ou une conséquence directe d'avoir cessé de consommer du lait à l'âge adulte? Je ne sais pas. Si vous ou vos enfants souffrez d'allergies, de grâce, consultez un médecin ou un allergologue et ne vous fiez pas à ce que j'écris : il en va de votre santé et/ou de celle de vos enfants. Si je tiens à publier cette information, c'est pour ajouter un détail qui me semble important à mon témoignage sur la route de ma santé. Parlant de médecin, j'ai dû consulter un cardiologue ce printemps. À la suite de malaises répétés qui me faisaient croire à tort que je me préparais à subir une crise cardiaque, j'ai consulté un généraliste qui m'a dit : 1.
Si tu coures, fais-le plus régulièrement. Bon. Je me suis calmé, j'ai abandonné plusieurs activités reliées à mon métier et j'ai pris rendez-vous chez le cardiologue. J'y ai passé un électrocardiogramme à l'effort. Le résultat était plutôt positif en comparaison de mon évaluation au VO2Max l'an dernier au YMCA Hochelaga-Maisonneuve. Sans donner les chiffres précis, la kinésiologue qui accompagnait le cardiologue m'a fait comprendre que mon cœur avait rajeuni de près de 10 ans en un an d'activité irrégulière et de changements timides dans mon alimentation! La guerre n'est pas gagnée mais une bataille majeure vient de se terminer à mon avantage. Suite à cette visite plutôt stimulante, je suis sorti avec un rendez-vous chez la diététiste, un deuxième rendez-vous pour un autre électrocardiogramme trois mois plus tard et un défi de taille à relever : atteindre la régularité dans la fréquence de mes sorties. En mai dernier, j'ai pu mettre à l'épreuve mon corps en constante adaptation. À l'événement Marche et cours à la fête des mères, j'ai parcouru 5km en moins de 50 minutes avec mon fils dans sa poussette. Bien entendu, c'est lui qui a franchi la ligne d'arrivée avant moi. Nathalie Collin, Jean Joly et la charmante Charlotte étaient également sur place. Je me doute bien qu'ils ont dû compléter le parcours en moins de 20 secondes! J'ai adoré faire cette course sympathique et sans pression. C'était une véritable fête. Je n'ai jamais été aussi fier d'avoir réalisé un tel exploit sur le plan physique. C'est pour cette raison que j'ai vraiment très hâte de participer au défi de la Tour de Montréal le mercredi 27 août au parc Maisonneuve. Ce sera le couronnement d'une année remplie de découvertes, de dépassements et d'apprentissages. Ce sera la fin de mon premier défi : celui de me rendre jusque là. Avec un nouveau boulot qui commence, celui de conseiller pédagogique en informatique, je vais cesser d'écrire pour Courir à Montréal. Il faut que je réduise mes activités intellectuelles et que j'augmente mes activités physiques. J'ai deux beaux enfants qui ne demandent que ça. Un papa dans la cour et au parc est plus amusant qu'un papa au clavier. Ce sera moins de travail pour moi mais ce sera aussi un recul de moins. En écrivant, irrégulièrement aussi, j'avais l'occasion de prendre du recul par rapport à ma remise en forme, de m'expliquer au autres m'a forcé à m'expliquer à moi-même. Grâce à cette collaboration, je me sens maintenant plus fort, plus grand, plus entier. Je tiens à remercier l'équipe de rédaction de Courir à Montréal et du YMCA Hochelaga-Maisonneuve. Ils ont été d'une patience d'ange pour attendre après mes articles et ont su me motiver dans les moments difficiles. J'espère bien un jour demander à Nathalie de me coacher pour mon premier marathon si elle en a la patience. J'aimerais aussi courir aussi régulièrement et aussi souvent que les frères Caplette. Au-delà de la Tour, ces hommes sont des phares. François Rivest rivest@iquebec.com
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| Fondatrice Courir.org : Nathalie Collin | Conception
: Jean Joly |
Informations : 514-387-0404 |
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