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Pourquoi ai-je choisi de collaborer et de traiter de ce sujet ? Eh bien, la psychologie et surtout le processus de motivation m’ont toujours intéressés, et j’ai découvert que pour plusieurs d’entre nous, la motivation constitue la clé de notre programme d’entraînement. En effet, il faut être plus que motivé pour se lever à l’aube à tous les matins et aller courir, peu importe les conditions climatiques ! Je souhaite donc vous aider à progresser en partageant avec vous les connaissances que j’ai acquises à ce sujet à travers mes quelques années d’entraînement et mes lectures. Vos commentaires, idées et suggestions sont les bienvenus, vous pouvez communiquer avec moi par email au christelle_couturier@hotmail.com. Pour partir en beauté, je commence donc par vous raconter ce qui risque d’être ma seule histoire de course dans cette chronique, puisqu’elle traite spécialement de la motivation intrinsèque propre à chaque coureur, et en l’occurrence, le coureur, c’est moi. En espérant que cette histoire vécue saura vous motiver un tout petit peu dans votre entraînement ! Il y a près de 3 ans que j’ai commencé à courir. Au tout début, c’était pour perdre du poids et pour me tenir en forme. Puis, petit à petit, je suis devenue une accro de la course. Au départ, je courais toujours sur tapis roulant, j’haïssais m’entraîner dehors et puis j’ai commencé tranquillement la course sur sentier et c’est à partir de ce moment que ce sport est devenu une passion pour moi. Au printemps 2005, je me suis enfin décidée à participer à des courses, ayant réalisé que ce n’était pas que des élites qui couraient dans ce genre d’événement. Avec l’université à temps plein, le travail à temps partiel, les préparatifs d’un stage de coopération internationale au Mali et mon entraînement, j’ai manqué de temps pour faire une course avant le grand départ pour l’Afrique. Je devais partir le 18 mai et revenir le 16 août. Autant dire que je manquais une bonne partie de la saison de courses ! Malgré tout très motivée à rester en forme pour courir certains événements à mon retour, je m’entraînais là-bas sous une chaleur torride. Je ne pouvais courir qu’entre 6h00 et 6h30 le matin ou le soir, sinon c’était trop chaud, et encore ! La plupart du temps, il faisait entre 30 et 40 degrés Celsius à l’ombre ! Les gens du village où j’habitais pensaient que je faisais partie de l’armée, puisque je courais : ils me trouvaient bizarre ! Comment expliquer à ces gens qui font un travail physique dans les champs à longueur de journée que je trouvais que courir était plaisant ! Avec le temps et la nourriture pas très équilibrée (pas de viande, pas de produits laitiers, très peu de fruits et légumes et beaucoup de riz ou de patates cuites dans l’huile), je suis tombée malade et bien que ça n’ait pas duré longtemps, ça m’a fait perdre toute l’énergie que j’avais pour poursuivre mon entraînement. Je suis donc revenue à Montréal en août en plus mauvaise forme physique que jamais, n’arrivant même pas à courir 2km sans être étourdie et sans m’arrêter, moi qui, au printemps précédant le stage, courait 10km en moins de 43 minutes… Aussi bien dire que toutes les courses auxquelles je voulais participer étaient reportées pour une période indéfinie! Faisant preuve de persévérance, j’ai recommencé à zéro, les blessures venant constamment ralentir ma progression. C’était difficile de rester motivée, puisqu’il arrivait constamment un événement qui ralentissait ma récupération et m’empêchait de rattraper mon ancien niveau de forme physique. C’est quand on sait qu’on a déjà été capable de courir à un certain rythme, et que maintenant on ne l’est plus, que le moral et la motivation prennent un dur coup. C’est toujours à ce moment qu’on a envie d’abandonner. Pourtant, c’est exactement lors de cette phase qu’il faut persévérer. En ce qui me concerne, c’est vraiment petit à petit que ma forme physique s’est améliorée. Avec plusieurs mois d’entraînement, beaucoup de persévérance et de la motivation à la tonne, ça m’aura pris un an à me remettre de près de 3 mois d’inactivité. Je m’entraîne maintenant en vue de compléter le Marathon de Montréal en septembre. Je suis persuadée que je peux y arriver si je m’entraîne intelligemment, que j’arrive à éviter les blessures et que je reste motivée à atteindre le but que je me suis fixé. Ayant réussi à me remettre en forme malgré les difficultés rencontrées, je suis persuadée que le reste du chemin à parcourir pour le marathon sera moins difficile que celui qui m’a mené où je suis maintenant! Alors, à tous ceux qui ont subi des blessures et qui ont de la difficulté à rester motivés dans leur entraînement, je vous laisse sur ce petit proverbe malien : « Doni doni (Petit à petit), l’oiseau fait son nid ». N’oubliez pas que s’il est difficile de remonter la pente après un arrêt dans votre entraînement, la sensation d’avoir réussi en est encore plus satisfaisante. Voici
une petite suggestion de film pour votre motivation, à regarder
par une soirée pluvieuse: Saint Ralph, ou le Miracle de Saint Ralph,
en français. Avec Adam Butcher, Campbell Scott, Jennifer Tilly, Shauna MacDonald, Gordon Pinsent. Christelle Couturier pour Courir.org
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Informations : 514-387-0404 |
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