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Voici un article que j'ai obtenu de Josée Cloutier, nutritionniste-conseil et coureuse à pied, qui travaille en France depuis 1989. Elle apporte des réponses à des questions qui lui sont souvent posées par les coureurs. Bonne lecture! Quel est l’intérêt des protéines pour le coureur à pied ? Il est généralement reconnu par les sportifs que l'accroissement de leurs dépenses énergétiques doit être compensé principalement par un apport de glucides complexes qu’on trouve dans les céréales (pain, pâtes, riz, semoule, blé complet,...), pomme de terre et légumes secs. Mais ils ignorent parfois que le maintien de l'intégrité musculaire est aussi essentiel que le bon approvisionnement en énergie des muscles. Les protéines, qui interviennent dans la contraction du muscle, jouent un rôle de première importance chez le coureur à pied. La contribution des protéines à l'exercice musculaire se situe à trois niveaux : - Renouvellement de la masse musculaire. - Réparation des microlésions musculaires. A l'effort, les cellules musculaires des coureurs à pied subissent des chocs microtraumatiques qui sont à l'origine de pertes protéiques supplémentaires qu'il faudra compenser. - C’est aussi une source d'énergie en dernier recours si les réserves en glycogène sont épuisées. Généralement, le besoin en protéines des coureurs à pied privilégiant l'endurance se situe environ entre 1,2 à 1,5 g de protéines/kg de poids corporel/jour. Le coureur a donc des besoins quantitatifs en protéines importants. Pour couvrir ces besoins par l'alimentation, il est souvent recommandé de maintenir la consommation de produits d'origine animale, riches en protéines de bonne qualité, tels que la viande, le poisson, les fruits de mer et les produits laitiers. A quoi sert le fer ? Le fer, constituant de l’hémoglobine contenu dans les globules rouges, permet le transport de l'oxygène aux cellules. Un manque de fer chez le coureur, même modéré, peut diminuer les capacités physiques et entraîner des sensations de fatigue. Le fer fait partie des minéraux perdus en quantités importantes à l'effort, notamment dans la sueur, les urines et les selles. Dans le cadre d'exercices comme la course à pied, les microchocs liés à la foulée font «éclater» des globules rouges ce qui augmente encore plus les pertes en fer. Il est donc nécessaire que le sportif soit attentif à la couverture des apports conseillés en fer, en qualité et en quantité et particulièrement les coureuses à pied qui ont souvent des réserves très basses. Le fer existe dans les aliments sous deux formes, l'une héminique (présente dans la viande et le poisson), l'autre non héminique (végétaux, produits céréaliers, produits laitiers, oeufs). Le fer héminique est 4 à 5 fois mieux absorbé que le fer non héminique. L’aliment le plus riche en fer est le foie. Doit-on
consommer de la viande rouge après une course ? - l'effort est producteur d'acide urique mais à faibles quantités, - l'alimentation n'influence pas significativement la production d'acide urique, peu importe la quantité ou l'origine des protéines (animales ou végétales) consommées. Aucun obstacle ne s’oppose donc à ce que les protéines, nécessaires à la réparation musculaire post-effort, soient apportées par la viande rouge. Alors, faites les bons choix et bonne course ! Josée Cloutier, Nutritionniste Dtp.
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