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Le 26 décembre 2001, en consultant mes courriels à mon travail, je reçois un courriel en anglais d’ Athlétisme Canada. On me demande si je suis intéressé à représenter le Canada comme entraîneur lors d'une compétition internationale dans le cadre du relais féminin Ekiden qui aura lieu en février 2002 à Yokoyama au Japon. Étant loin d'être bilingue, j'ai demandé à un de mes collègues au travail de traduire ce courriel afin de m'assurer de l'exactitude du contenu... À ma grande surprise. ce fût en cette journée du boxing day, un cadeau du ciel. Précisons qu’avant d'avoir une invitation de la sorte comme entraîneur, il faut suivre le processus suivant; dans un premier temps, il faut remplir le formulaire officiel, ce que j'avais fait auparavant sans trop de conviction, étant unilingue francophone. Cependant, les excellents résultats de mon athlète Isabelle Ledroit au cours des années précédentes sur le plan canadien et sa participation régulière sur les équipes canadiennes, m'ont donné une impulsion supplémentaire pour remplir le fameux formulaire. UN RÊVE Ce n'est pas à tous jours que nous avons la chance de représenter notre pays. Peu de temps après cette nouvelle, j'ai rencontré un de mes amis qui a participé à maintes reprises dans le passé comme athlète sur l'Équipe Canadienne. En lui mentionnant la nouvelle, il me répondit : « Je te conseille de n’y croire que tant et aussi longtemps que tu ne seras pas assis dans l'avion ». Je sais que dans le passé il y a déjà eu des histoires d'horreur... Disons que c'est toujours une réalité qui peut arriver... Après avoir reçu le point de vue d'un ancien athlète de l'Équipe Canadienne, nous gardons la tête froide! Au fil des jours, j'ai eu un autre courriel me demandant mes mensurations exactes pour les vêtements officiels. Dans les jours suivants, un autre courriel m’informait de la liste officielle des athlètes sélectionnées et mentionnait le nom de l'autre entraîneur. Disons que la procédure normale suivait son cours... ensuite on me demanda, toujours par courriel, de quelle ville du Canada j'aimerais partir pour le Japon. Le Canada est un grand pays et, avec neuf personnes sur l'équipe provenant de tous les coins du pays, cela demande une certaine planification. Par la suite, j'ai reçu par la poste les billets d'avions... Malgré cela, je pensais encore rêver ! LE VOYAGE Isabelle et moi nous partions de Dorval alors que le point de rencontre prévu de l'Équipe Canadienne était à Vancouver. Lorsque l'avion a quitté le sol, j'ai pensé aux propos de mon chum... et dès ce moment, le rêve devenait réalité. À notre arrivée à Vancouver, nous avions quatre heures d'attente avant le départ pour le Japon. Cela nous a permis, à l'intérieur de l'aéroport, de rencontrer à tour de rôle les sept filles de l'Équipe Canadienne dont la québecoise Émilie Mondor ainsi que l'entraîneur chef de l'équipe. Après un vol de 10 heures sans escale de Vancouver à Tokyo et un décalage horaire de 14 heures (sans oublier notre premier vol de Montréal à Vancouver de 5 heures trente), nous arrivions finalement au Japon. LE JAPON À notre arrivée, une équipe de Japonais nous accueillit à l'aéroport de même qu’une traductrice parlant anglais et japonais, afin de nous faciliter la tâche durant notre séjour. Puis nous nous sommes dirigés vers l'autobus mis à notre disposition pour un petit voyage de « seulement » deux heures jusqu'à la ville d’Yokohama où aurait lieu la compétition.
Rendu à notre hôtel, après ce long périple
et avec le manque de sommeil, j'avais l'impression d'arriver sur une autre
planète surtout que notre hôtel, le chic « Yokohama
Inter Continental » avait un style futuriste. Disons que çà
ne ressemblait pas du tout à une auberge de jeunesse! Les Japonais
savent recevoir! Je portai fièrement l'uniforme de l’Équipe Canadienne tout en savourant à fond chacun des moments, étant très conscient qu'après vingt ans de coaching, cela était un moment privilégié dans ma carrière d'entraîneur. Durant notre séjour, outre la compétition principale, le relais Ekiden, nous avons participé à plusieurs banquets. À celui d’accueil, toutes les équipes des pays invités étaient présentes et chacune fut invitée à tour de rôle à monter sur la scène pour une présentation officielle. Sans oublier les rencontres avec les dignitaires Japonais suivies des traditionnelles échanges de cadeaux. Il y a déjà quatre ans ce mois-ci de cela! Ce fut pour moi une expérience unique et j'en garde encore aujourd'hui un précieux souvenir. J’aimerais remercier Athlétisme Canada de m'avoir sélectionné comme entraîneur me permettant une telle expérience. Jean-Yves Cloutier, entraîneur
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