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Pour que batte votre coeur Le mois qui vient de se terminer aura été rempli d’émotions fortes. Il a débuté avec le grand bonheur d`avoir rencontré maintes personnes venues des quatre coins de notre planète lors du salon du coureur au Marathon International de Montréal. Après avoir passé deux jours au kiosque de Courir.org, j’ai pu constater que vous avez été nombreux à apprécier “le récit des anges” et, croyez-moi... le mien continue de m’accompagner à travers monts et vallées! N’ayant pas eu l’opportunité de courir lors des évènements du Marathon de Montréal, je me dirigeais au travail ce matin-là avec une pensée pour mes nombreux amis présents sur le pont Jacques-Cartier, plus tôt dans la matinée, en m’imaginant où ils devaient être en ce moment-là. Assise dans le métro, je croise déjà des coureurs qui rentrent à la maison. Des petites familles, papa et fiston médaille au cou les joues rougis, fiston barre tendre à la main et heureux de leur accomplissement. A côté, un autre coureur avec des mollets bien définis, sans aucun doute un athlète d’expérience, chandail trempé, lui aussi médaille au cou; ca me semble être un coureur du demi-marathon en jugeant par la couleur du dossard. Le même air de satisfaction se lit sur son visage. Je me réjouis de ce spectacle car, pour un bref instant, un air paisible et de bien être plane dans mon wagon de métro. Un petit instant où une énergie saine et un équilibre m’enrobent. Une station plus loin d’autres coureurs et quelques marcheurs entrent dans le métro et, jusqu’à ma destination finale, quelques uns sont toujours à mes côtés. Et voilà que je les quitte avec une pointe de déception! J’aurais aimé être sur le pont avec eux mais ce n’est que parti remise. Bref, mes plans pour l’an prochain sont déjà établies: L’entraînement étant ajusté aux nouvelles circonstances de vie, tout rentrera dans l’ordre, du moins je l’espère. Il faut laisser le temps faire son oeuvre... Quelques jours plus tard, motivée par toute l’énergie reçue au cours des derniers jours, je recommence l’entraînement par des sorties matinales. Rien de tel pour s’énergiser avant le boulot! Au saut du lit avec Clovis ( mon chien qui adorent ces sorties ), je sors du pays des rêves pour profiter de l’air automnal frais et vivifiant. Le mois de septembre continue de filer en douce jusqu’à ma prochaine embûche de parcours. C'est le cas de le dire: une vilaine bûche m’a fait faire un vol plané me blessant à une main et m’égratignant un genou... Ça aurait pu être bien pire malgré une vilaine écorchure à la main! Système réflèxe opérant, rien de bien grave cependant! Seulement un peu de courbatures qui m’embêtèrent quelque jours. Oh ! Je sais: Ceux qui me suivent diront que j’ai la fâcheuse habitude de trébucher mais, courir me fait rêver mais je tente temps bien que mal de rester « les deux pieds sur terre ». Je continu mon chemin mais je ne pouvais être préparée pour ce qui suivrait... et nul ne l’aurait choisi! C’est la veille de l’anniversaire de ma chère maman et un suivi de son état de santé est prévu pour elle ce matin là. Je fait ma routine habituelle avant le travail. Un ciel azur agrémente ma sortie. Quel belle journée! Le reste de la matinée se passe comme d’habitude jusqu’à ce coup de fil au boulot. On demande la famille au chevet de ma mère à l’hôpital car on doit l’opérer d’urgence au coeur... On soignait ma mère pour la tuberculose des os depuis huit mois. Son état général était lamentable mais le médecin assurait que la médication faisait bien son travail. D’une maigreur extrême, faible comme un pou, on nous disait qu’on ne devait pas s’en inquiéter et que tout rentrerait dans l’ordre après ce traitement de neuf mois. Les médecins soupçonnaient autre chose comme, des pierres au foie! C'est en examinant le foie qu’ils ont vu le problème: l'aorte abdominal menaçait d’éclater... Quelques heures plus tard aux soins intensifs, je retrouve le cardiologue qui m’annonce que l’opération s’est très bien déroulée et qu’il est satisfait qu’aucune complication ne soit survenue. Ma mère a une constitution de fer; ça devrait bien aller pour ce qui reste à venir... la récupération. Mon ange me fait un clin d’oeil! Je retrouve ma mère qui est assommée par l’anesthésie, emberlificotée de tube de toutes parts... Ouf! elle respire et moi aussi enfin. La partie n'est pas gagnée mais ma mère est une combattante. Je sais que même si elle n’a jamais couru, elle aurait été une coureuse avec du chien dans le nez! Et, je la remercie car quelques fois quand vient le temps de lâcher et que je dit, non il faut continué, il y a un peu de ma mère la dedans. Pour aussi longtemps qu’ìl me sera donné de pouvoir metttre un pied devant l’autre, je vais travailler à faire battre mon coeur pour qu’il reste en santé. Avec une épreuve comme celle-ci, les priorités changent énormément: La vie à un autre sens aujourd`hui. Ce qui semblait être grave ne l’est plus autant maintenant. Peu importe le projet, l’important est de pouvoir le réaliser, de se réaliser. Et encore une fois, voilà l’importance de me maintenir en santé pour que battent à l’unisson mon coeur et ma semelle! Bonne route en santé à tous! Nathalie Collin (Whitelightning) pour Courir.org
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