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En 2003, j’ai été affligée par une blessure qui m’a fait perdre une partie de la saison. Au début de 2004, espérant un heureux retour, c’est la maladie qui m’a mise au tapis pour une autre saison... Heureusement, tout cela est derrière moi maintenant et je peux enfin continuer ma route. Avec la maladie, j’ai compris combien pour moi courir est primordial. L’amour de mon sport m’a aidée à me battre et à parvenir à mes fins : ma guérison. De la même façon que l’on planifie une course importante : un kilomètre à la fois, avec un plan et du support. Courir est une action physique mais avec l’habitude çà devient psychique car on en vient au point que notre corps nous le demande. Combien de coureurs sombrent dans la déprime lorsque privés de la course à pied? Combien de nous trouvent une certaine paix lors d’une séance d’entraînement? Après avoir connu les difficultés de l‘an passé, je sais que l’expérience que j’ai acquise durant les années investies dans la course à pied m’ont aidée, même m’ont sauvée. Le caractère que l’on se forge en évoluant m’a donné une marche à suivre face à la maladie. En début de saison 2004, j’étais enfin de retour à la course à pied, tout allait bien, j’étais en forme (du moins je le croyais), je travaillais, je m‘entraînais et je tenais à jour le journal mensuel Courir à Montréal. Le site courir.org connaissait un bon succès et des développements intéressants. J’étais en amour; bref, tout allait pour le mieux. Je carburais à une énergie monstre et je mordais dans la vie à bouchées doubles. Mon régime d’activité augmentait tandis que mon sommeil diminuait et... l‘appétit aussi! Après quelque temps de ce régime, le monde se déroba sous mes pieds : Imaginez ma surprise lorsque le médecin me dit : « Repos total, vous êtes au bout du rouleau... Je n‘avait qu’une idée en tête: me remettre sur pieds Le médecin n’en démordait pas : le repos = la seule solution. Je me résignai à rester tranquille! Imaginez ma frustration : on est en juin, je n’ai plus de blessure physique en théorie à ce moment-ci de l’année je devrais être dans une forme appréciable. Au contraire, je suis atterrée, chez moi... au lit! Je suis dans un état lamentable. Le médecin m’affirme que je peux quand même faire un peu de jogging; mais, lorsque j’essaie de courir, mon coeur bat la chamade et je suis affolée comme un lapin que l’on pourchasse. Je me motivais en me disant que bientôt ce serait de l‘histoire ancienne. J’ai regardé passer l’été... dans ma cour, à l‘ombre de mon parasol. Je gardais confiance. Septembre et ses couleurs arriva... octobre aussi. Alors, je me décidai à aller voir quelques amis courir le Grand Cross de Montréal. J’étais chancelante, la foule m’étourdissait, mais j’étais là... où je devais être! Et je me sentais mieux. Autour de novembre et sa froideur, un matin, j’avais rendez-vous chez mon médecin. Je portais mon manteau du marathon de Boston. Selon moi, c’était mon dernier bel accomplissement et quelle belle façon d‘accueillir la bonne nouvelle. J’attendais la phrase magique : « Vous êtes guérie ». Le médecin me trouva une meilleure mine. Sa conclusion fut intéressante. Il m’a dit : « Mme Collin vous avez accompli de belles choses dans votre vie. Vous êtes une passionnée et ce qui vous fait avancer, c’est votre passion. Si vous en sentez le besoin vous savez ou me trouver ». Je lui serrai la main et dit : « Ne le prenez pas personnel, mais je ne compte pas revenir si tôt ». Au printemps 2005, je suis de retour sur mon chemin. Il est vrai que l’inactivité m’a fait prendre du poids et perdre ma forme. J‘ai confiance, surtout je suis de retour et c’est vraiment ça qui compte. Ce fut une étape à travers laquelle je devais passer. Preuve que notre corps, lorsqu’on lui en demande trop, finit par dire : « c’est assez , il faut se reposer ». De cet intermède, je sors grandie. J‘ai compris qu’il faut apprécier la santé quand on l’a et la préserver. White
Lightning pour Courir.org
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