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Marathon de StockholmCOMME DANS LE BON VIEUX TEMPS DU MARATHON DE MONTRÉALPar Alec NyiriLes plus vieux qui ont connu durant les années 80 la belle effervescence du Marathon de Montréal comprendront sans doute ce que je veux dire. Tandis que les marathons nord-américains subissaient une baisse de participation (à quelques exceptions près), c’est plutôt le contraire qui se produisait en Europe. La majorité des gros marathons européens continuent d’accueuillir de plus en plus de coureurs. On pense par exemple à Berlin et Londres avec leurs 35,000 participants. Ou encore à Stockholm qui, cette année, accueillait 16,300 coureurs pour sa 26e édition, un nouveau record. Au milieu des années 80, près de 12,000 participants se retrouvaient à Montréal pour un départ sur le pont Jacques-Cartier.
Situé à une heure d’avion de Tallinn, le marathon de Stockholm est sans doute avec celui de Helsinki au mois d’août le plus couru des marathons étrangers par les Estoniens. Une trentaine de coureurs d’Estonie avaient fait le voyage pour cet événement. Le départ du marathon était à côté du stade olympique, l’endroit même où avait lieu les J.O. de 1912 alors que l’arrivée se faisait à l’intérieur de ce même stade. La veille de la course, et même le jour de la course jusqu’à 12h30, il est possible d’aller chercher son dossard à un genre de salon du coureur situé dans le gymnase de Idrottsskolan (école sportive) situé derrière le stade olympique. C’est un salon du coureur en tout point similaire avec celui du marathon d’Ottawa : kiosques des compagnies de chaussures, d’organisateurs de courses, de produits diététiques, et tout le reste. Pour ma part, je ne lui ai rien trouvé de spécial. En échange de votre confirmation d’inscription, on vous remet un « kit du coureur ». Il contient toutes les infos sur la course, le dossard, le coupon pour le dîner de pâtes et le microchip nécessaire pour avoir un temps homologué. Sur le dossard, votre nom au complet est imprimé de même que le drapeau de votre pays d’origine. J’ai bien aimé. C’est ainsi que je me suis retrouvé avec la nationalité estonienne puisque mon adresse postale est en Estonie. Par contre, le dîner de pâtes m’a semblé plus ou moins bien organisé. Sans entrer dans tous les détails, il est conseillé d’arriver au début afin d’éviter une file d’attente de près d’une heure. J’ai remarqué que le système de navette, qui amenait les pâtes à l’endroit où attendaient les coureurs, avait de la misère à fournir. Le marathon de Stockholm est classé numéro 1 dans le monde par The Ultimate Guide to Internationals Marathon en raison de la beauté de son parcours et de la qualité de l’organisation. Et c’est vrai. Le parcours est de toute beauté, quoique pas entièrement plat partout. On parcours deux fois une boucle de 21.1 kilomètres et les rues sont fermées à toute circulation . On traverse les endroits les plus pittoresques de la ville. Plein de gens sont là pour vous encourager et on ne sent jamais seul. Au départ, on retrouve cinq groupes, dépendamment de votre numéro de dossard attribués selon les chronos fournis par les participants. Les coureurs ayant des temps dans les 3 heures et moins sont juste en arrière du groupe élite et bénéficient d’espace pour un léger échauffement. Les autres sont placés derrière une bannière qui sera enlevé à la toute dernière minute. Ce qui est bien, c’est que le temps officiel est le temps NET et non pas le temps brut. Peu importe si vous êtes un coureur de 2 heures 30 ou de 4 heures. Si vous mettez quatre minutes à franchir la ligne de départ et que vous voyez à l’arrivée 4 heures, votre temps OFFICIEL sera 3 heures 56 minutes. Une attitude que devrait adopter le marathon d’Ottawa puisqu’ils utilisent la même technologie que celle utilisé à Stockholm. Personellement, je n’ai mis que sept secondes à franchir le départ. Mais j’étais placé en avant alors que le coureur de 4 heures est placé loin derrière. Celui-là doit apprécier que le temps net soit le résultat officiel. Durant le parcours, des tapis étaient placés au 10e, 21e et 30e kilomètres, permettant ainsi d’avoir un temps de passage et le rang que vous occupiez à ce moment-là. Tous ces détails sont également inscrit sur le diplôme de finissant. En 2005, les organisateurs fourniront des temps de passage et de classement à chaque cinquième kilomètre. Le seul bémol que j’ai sur l’organisation est un départ à 14 heures. S’il permet d’avoir une bonne nuit de sommeil et un bon déjeuner le matin de la course, ça peut s’avérer catastrophique si la chaleur se met de la partie. Et comme la course a lieu le premier samedi de juin, tout est possible. Cette année, il faisait 24 celsius au départ avec un ciel ensoleillé. Mais une heure plus tard, la température était redescendu à 19 celsius en raison de l’ennuagement. A Stockholm, l’élément température est extrêmement difficile à prévoir. Le soleil qui tape, ainsi que le vent qui souffle fort lorsqu’il se met de la partie, sont des éléments déstabilisateurs. Concernant ma course, je ne peux dire que Stockholm ait été ma meilleure expérience sur un marathon. Je me suis enrhumé quatre jours avant la course, et malgré l’absence de fièvre et un appétit normal, j’avais le nez bouché et je toussais à m’en donner mal à la tête. Par conséquent, je n’avais rien dans les jambes et c’est à regret que j’ai abandonné au 26e kilomètre. Mais tout ça n’est qu’un accident de parcours et je n’ai aucun doute que je serai suffisamment en forme pour courir dans cinq semaines (le 10 juillet) le marathon de Tallinn, un petit marathon avec 150 coureurs sur un parcours beaucoup plus difficile que celui de Stockholm. J’aurai peut-être l’occasion de vous en reparler dans une prochaine chronique. Site web : http://www.marathon.se/stockholm/start/ Alec Nyiri pour Courir.org
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