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Sulfate de Chondroïtine
Le sulfate de chondroïtine consiste en une chaîne de sucres sous forme de molécules appelées muccopolysaccharide, constitué d'un sucre aminé : Le N-Acetyl galactosamine et d'un sucre comportant un groupement acide : L'acide glucuronique. C'est un des composés important des cartilages, procurant une forte capacité de rétention des liquides, notamment le fluide synovial. Lorsqu'il se lie aux fibres protéiques du tissu cartilagineux (collagène et élastine), il forme avec les chondrocytes (cellules du cartilage) un cartilage qui a une texture semi-rigide. Il permet aux autres molécules de se déplacer à travers le cartilage, une propriété importante puisque ceux-ci ne sont pas pourvus de vaisseaux sanguins. On le retrouve dans l'alimentation habituelle, dans la plupart des tissus animaux, surtout dans le cartilage articulaire. Mais tout le sulfate de Chondroïtine absorbé n'est pas transformé et ne parvient pas intact dans les tissus articulaires. HistoireUne étude réalisée en 1992 en France, en double-aveugle, dans le but d'évaluer l'efficacité antalgique du sulfate de chondroïtine. L'étude a porté sur cent vingt patients souffrant d'arthrose du genou et de la hanche. Une partie des participants a reçu du sulfate de Chondroïtine et l'autre partie un placebo. Tous ont reçu en outre des doses équivalentes d'anti-inflammatoires non stéroïdiens. A la fin de la période de trois mois, les patients sous Chondroïtine ont montré une amélioration significative au niveau de la douleur. Les chercheurs ont pu également démontrer un «effet retard » de la Chondroïtine : pendant les deux mois qui ont suivi la fin du traitement, les patients ont continué à ressentir les bénéfices du produit. Lors d'une autre étude réalisée à Buenos Aires, toujours en double-aveugle, on a également comparé l'effet du sulfate de Chondroïtine à un placebo. Trente quatre patients atteints d'arthrose aiguë du genou ont été divisés en deux groupes. Les patients du premier groupe ont reçu une injection de 150 mg de Chondroïtine et 500 mg d'aspirine trois fois par jour, durant vingt semaines. Les patients du second groupe ont reçu une injection quotidienne du placebo et la même dose d'aspirine que le premier groupe. A la fin des vingt semaines, treize des dix-sept patients sous injections de Chondroïtine ont rapporté une amélioration de leur douleur, contre seulement deux dans le groupe sous placebo. BienfaitsA la différence de la Glucosamine qui favorise la production de protéoglycanes qui se placent dans les espaces libres du tamis cartilagineux, le sulfate de Chondroïtine agit comme un «aimant à eau ». Il capture le liquide vers les molécules de protéoglycanes. Les chaînes de sulfate de Chondroïtine possèdent une charge électrique négative ; elles se repoussent les unes les autres. Elles créent donc un espace qui constitue la matrice du cartilage. Une seule molécule de protéoglycane peut renfermer jusqu'à 10.000 chaînes de Chondroïtine, ce sont donc des capteurs d'eau exceptionnels. La propriété du sulfate de Chondroïtine à capter le liquide vers les molécules de protéoglycanes est essentiel à plusieurs titres :
En plus de son rôle de capteur de liquide, le sulfate de Chondroïtine exerce les effets suivants :
On peut donc résumer les propriétés du sulfate de chondroïtine en soulignant sa capacité à diminuer les effets néfastes des réactions inflammatoires et à agir sur la reconstruction du cartilage. Référence : The Arthritis Cure, Dr. Jason Theodosakis M.D.Pipitone VR. Chondroprotection with chondroitin sulfate. Drugs Experimental and Clinical Research 17:3, 1991. ToxicitéUne étude menée sur six ans réalisée avec des patients prenant une dose quotidienne allant de 1,5 à 10 grammes de sulfate de Chondroïtine a prouvé la parfaite innocuité du produit.DosageSelon le poids du patient voici les dosages recommandés par le Dr Theodosakis :
Synergie entre le sulfate de Glucosamine et le sulfate de ChondroïtineLorsqu'ils sont associés, le sulfate de Glucosamine et le sulfate de Chondroïtine favorisent la réparation du cartilage et améliorent la fonction articulaire. Agissant en parfaite synergie, ces deux compléments stimulent la synthèse de nouveau cartilage, tout en contrôlant les enzymes destructrices. Ils favorisent la normalisation de la matrice, ils traitent le mal au niveau de la cellule.Chacun de deux produits agit par un procédé différent, mais efficace et complémentaire.De nombreuses études sont actuellement en cours pour étudier la relation entre les deux produits. Pour être qualifiée de «chondroprotectrice », une substance doit :1. Favoriser la synthèse macromoléculaire des cellules du cartilage (les glycosaminoglycanes, protéoglycanes, collagènes, protéines, ARN et ADN). 2. Favoriser la synthèse de l'acide hyaluronique (substance qui confère sa viscosité au liquide synovial et permet la lubrification entre la membrane synoviale et le cartilage). 3. Inhiber les enzymes responsables de la dégradation macromoléculaire des cellules du cartilage. 4. Renforcer la mobilité des caillots, fibrines, lipides et dépôts de cholestérol dans l'interligne articulaire et les vaisseaux sanguins des articulations. 5. Soulager la douleur articulaire. 6. Réduire l'inflammation de la synoviale. Aucun produit ne réussit seul à remplir toutes ces fonctions. Par contre l'association du sulfate de Glucosamine et du sulfate de Chondroïtine peut y parvenir. Selon les études cliniques, le sulfate de Glucosamine parvient à obtenir les objectifs 1, 2, 5, et 6, tandis que le sulfate de Chondroïtine atteint les objectifs 1, 3, 4, 5 et 6.C'est donc le chevauchement des effets qui permet à l'association des deux produits d'être aussi efficace. N-Acétyl-Glucosamine : On retrouve le N-Acétyl-Glucosamine dans différents tissus du corps humain, incluant les tendons, ligaments, cartilages, la peau, les valves cardiaques et les yeux.Il compose le ciment cellulaire qui retient les cellules entre elles pour former les tissus et les organes. Le N-Acétyl-Glucosamine est un élément important de la «réparation » cellulaire lors d'atteintes inflammatoires ou dégénératives, en agissant telle une «colle » cellulaire utilisée pour réparer ou remplacer la muqueuse tissulaire.
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