Mon
histoire
Le 3 février
2003 ma vie était dominée par le stress et l’anxiété.
J’ai 36 ans, ma grandeur est de 5’5’’,
mon poids était à ce moment de 185 livres, je portais
entre 36 et 38 de taille, je dormais à peine 4-5 heures
par nuit, mon alimentation était catastrophique. Je buvais
en moyenne dix cafés par jour. Je fréquentais les
restaurants jusqu’à 10-12 fois par semaine, je travaillais
70-80 heures par semaine, soit le jour, le soir ou la nuit, la
semaine et la fin de semaine. En ce qui concerne l’activité
physique, pratiquement inexistante depuis plus d’une dizaine
d’années. Ma vie sociale, sans commentaire!
Ma vie avait
pris une bascule étonnante et ce sans que je m’en
rende compte. J’étais constamment insatisfait, malheureux
et essoufflé de vivre malgré plusieurs réalisations
professionnelles intéressantes. Je me battais constamment
pour tenir ma tête sortie de l’eau. J’étais
découragé. J’avais perdu la joie de vivre,
j’avais perdu le plaisir d’admirer la beauté
de tout ce qui m’entoure. J’avais perdu mon coeur
d’enfant.
Je devais
faire quelque chose. Lorsque la journée du 3 février
je mettais les deux pieds sur la balance, j’aperçu
185 livres ! J’ai aussitôt pris mon manteau et je
me suis dirigé directement au Nautilus le plus près
de chez moi pour m’y inscrire. Maintenant, mon poids est
de 125 livres, j’ai donc perdu 60 livres en 7 mois, mes
pantalons font 30’’ de taille. Mon sommeil est de
7-8 heures par nuit. Ma nutrition est presque exemplaire, je bois
du café en moyenne 4 fois par mois, tandis que ma fréquentation
dans les restaus a diminué à 3 fois par semaine
et je commande de la nourriture saine seulement. Ma charge de
travail n’est plus que de 35 heures par semaine et de jour
seulement. Les activités physiques font maintenant partie
de mon quotidien.
Le 14 septembre
2003, j’ai atteint mon objectif : le marathon de Montréal,
soit 42 km de course en 4 heures et 41 minutes et ce, à
plus de 31 degrés celsius. Cette grande course signifiait
pour moi une grande réussite personnelle et était
le fruit de mes efforts et de ma persévérance. J’ai
maintenant à mon actif 6 courses. Mon entraînement
se poursuit avec une plus grande passion encore, et ce, non dans
la perspective de perdre du poids. Je me suis fixé de nouveaux
objectifs pour l’année 2004, 2005 et 2006. Il ne
va pas sans dire que l’entraînement s’annonce
rigoureux afin d’améliorer mon endurance ainsi que
mon cardio-vasculaire pour les prochaines grandes épreuves.
Cette épreuve
m’a fait réaliser que la vie ne tient qu’à
un fil et que seule la volonté et l’amour des gens
qui vous entourent, que se soit parents amis, frères, ou
soeurs peuvent vous sauver. Lorsque je vois un ami, un bon vivant,
un homme comme Normand Jolicoeur un photographe d’expérience
au journal de Montréal qui a toujours su voir les belles
choses de la vie, toujours prêt à aider les gens
qui l’entourent, un homme que l’on reconnaît
avoir le coeur sur la main, qui sait rire à grand éclat,
qui se retrouve frappé de plein fouet par cette maladie,
ce cancer du sang que l’on nomme la leucémie, tout
ceci m’a fait vraiment réfléchir.
C’est
bien sûr que ce n’est pas moi qui va découvrir
le remède pour guérir cette maladie, mais en tant
qu’être humain, je suis sensible à cette cause,
sensible au malheur qu’apporte la maladie, et c’est
pour cette raison que je vais courir pour lui ainsi que pour tous
ceux qui sont atteints de cette maladie.
Mon expérience
m’amène à penser que trop souvent pris par
le quotidien de tous les jours on oublie comment vivre sainement
tout en posant les gestes qui s’imposent et ce n’est
malheureusement que lorsque la maladie frappe qu’on se raccroche
aux vrais valeurs de la vie.
Mon objectif
est donc d’amasser des fonds tout en sensibilisant les gens
qu’un simple geste peut redonner l’espoir de vivre
ou même sauver des vies. Naturellement pour aider plus directement
mon ami Normand ainsi que les services hospitaliers qui le soignent,
cinquante pour cent de l’argent amassé sera remis
à la Fondation de la citée de la santé de
Laval encourageant ainsi le personnel soignant et ses intervenants.
Je vais donc courir pour donner espoir à Normand, à
ses proches et à ceux et celles qui sont atteints de cette
maladie. Cette course s’intitule Courir pour un ami(e) L’objectif
pour la prochaine année est que plusieurs coureurs se joignent
à moi afin de vivre cette expérience valorisante
et courir à leur tour pour un ami(e) et ce pour leur donner
courage et espoir de vaincre leur maladie.
Normand c’est
fait offrir une étoile dans le ciel par sa fille. Elle
se nome HÉLÉMAND. Hélé pour Hélène
sa femme et mand pour Normand. De là l’inspiration
du logo une étoile qui donne lueur d’espoir au parcourt
souvent difficile de la vie. L’acharnement de Normand ainsi
que ma détermination font en sorte que ce projet valorisant
voit maintenant le jour et donne de l’énergie à
celui pour qui je cour. Voici notre façon à nous
de faire notre part pour préserver la vie.